‹ Dictionnaire féodal (volume 2)Chapitre 41 sur 62 · ROT · texte numérisé non relu

ROT

» tournoi, tous les autres seigneurs, chevaliers » et écuyers s’arrétaient sur lui et le battaient , » jusqu’à ce qu’ils lui fissent dire qu'il donnait » son cheval et qu'il se rendait. » Dans ces circonstances, comme dans mille autres, on voit que les nobles seigneurs se comportaient en spadassins , pour ne rien dire de plus.

— On sait qu'on donnait le nom de roture à tout ce qui n’était pas noble ; la noblesse paraissait chez nos aïeux la seule chose estimable: Les plus grands hommes et les hommes les plus généreux, n'étaient que des manans, comme les plus belles femmes et les femmes les plus vertueuses n'étaient que des vilaines, dans la roture ; tandis qu'on accablait de titres et d'honneurs le plus méprisable gentilhomme, et la marquise la plus débordée , à cause d'une noblesse , qu'on s'était avisé de donner jadis à ceux qu'ils regardaient comme leurs ancêtres. Dans la ville de Strasbourg, on remarque un trait ds sagesse qui n’a peut-être pas son pareil. On exigeait que les chanoines de la cathédrale, gens tout-à-fait inutiles, fussent nobles et au moins comtes , tandis que les six premiers magistrats de la ville devaient faire preuve de roture... (Voyez Noblesse, Droits, Privilèges, Redevances. )

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