‹ Dictionnaire féodal (volume 2)Chapitre 43 sur 62 · SUI · texte numérisé non relu

SUI

des droits de l’homme et de l'égalité politique(r). (Voyez Esclaves, Abonnement, Afjranchissement, etc. )

SERMENS. — Jusqu'au règne de Louis XII, les rois de France étaient obligés, en faisant leur premiere entrée à Notre-Dame, de prèter serment de fidélité à Yévèque de Paris, et de jurer qu’ils le maintiendraient, lui et son chapitre, dans tous leurs priviléges (2).

— Lorsqu'un Turc a fait un faux serment devant Dieu, on le punit d'une peine ordinaire. Mais s’il a fait un faux serment sur un chapelet (3), on le condamne au plus cruel de tous les supplices, celui d’être pilé vivant, dans le mortier de marbre qui est à la porte du sérail. ( Voyez Jugemens, Hommages, etc.)

SERVITUDE. — ( Voyez Serfs, Glebe, etc. ) SUCCESSIONS. — ( Voyez Héritages. )

SUICIDE. — « Les lois sont furieuses en Eu-

(1) Nouveau Voyage en Suisse, par Hélene-Maria Williams , traduction de M. Say , tome F°". , ch. 7.

(2) Sauval, Antiquités de Paris, liv.x1, t. IT, p, 644.

(3) Thebhuch; c'est un chapelet de quatre-vingt-dix grains d’égale grosseur. | |

SUZ | 259 » rope contre ceux qui se tuent enx-mèêmes ; » on les fait mourir, pour ainsi dire, une se- » conde fois ; ils sont traînés indignement par » les rues; on les note d'infamie, on confisque » leurs biens.

» Il me parait que ces lois sont bien injustes. » Quand je suis accablé de douleur, de misere, » de mépris, pourquoi veut-on m'empècher » de mettre fin à mes peines, et me priver » cruellement d'un remède qui est en mes » mains. (Monresqureu, 76°. lettre persane. ) »I] -est inutile d'ajouter que ces lois de barbares ont été abolies par la révolution.

SUJETS. — C'est le nom que les seigneurs donnaient, dans ces derniers siècles, aux roëuriers des villes où ils étaient souverains, pour les distinguer de leurs vassaux et de leurs serfs..…… Souvent aussi ils appelaient leurs sujets, la masse des vassaux, vilains et serfs, qui Leur étaient soumis.

SURCENS. — C'était un cens, ajouté au cens proprement dit, comme lerequint était un droit ajouté au quint. (Voyez Cens.)

SUZERAIN. — On appelait suserain, le sei-

gneur qui possédait un fief dont d'autres fiefs relevaient directement.

S'il est probable que les fiefs remontent au

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