‹ Dictionnaire féodal (volume 2)Chapitre 8 sur 62 · MÉD · texte numérisé non relu

MÉD

l'on voit que les anciens marquisats étaient sur les limites du royaume. L'ordre des choses cessa d’être le même, et les marquis ne gardèrent plus que leurs titres.

C’est sous le. règne de, Louisle-Débonnaire que l’on trouve, pour la première fois , le nom de marquis employé dans un acte public. Les comtes sont bien plus anciens, puisqu'ils étaient connus des Romains, et qu’on les trouve cités dans Tacite ; cependant, en Italie et en France, - les marquis avaient la préséance sur les comtes, et marchaient après les ducs ; ce qui devait leur faire grand bien à la jambe ( 1)

MÉDECIN S. Dans le sixième siècle , la belle Austregilde'; femme de Gontran:, roi d'Orléans -et de Bourgôgne, obtint en mourant, du roi son mari, qu'il ferait tuer et enterrer avec elle less deux. médecins Nicolas et. Donat, qui l'avaiènt soignée pendant sa maladie. Gon-.

tran lui accorda:cette grâce ; 0e qu'il rie fit pas sans péché, dit Grégoire de Tours (2), ainsi que

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»«} 5 sat, oo et:

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(1) Voyez (pour ne rien voir) Loyseau, des Seigneuries, ch. 5. Henriquez, Code des Seigneurs , ch. 5. Laplace, Dict,des Fiefs. Dacange , en.son Glossaire.

(2) Histor. , lib. 5, cap. 35 et 36.

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MES 67 plusieurs personnes le pensent assez judicieusement. —Ces deux médecins sont sans doute les seuls que l'on ait inhumés dans les tombeaux de nos rois ; mäis iln y a pas de doute que plusieurs autres n'aient mérité le même honneur (1). | |

—Par l’édit de 1692, concernant les médecins, messreurs des facultés de médecineet de chirurgie étaient exemptés en France de toute charge onéreuse ; ils ne faisaient point le guet ; ils ne montaient pas la garde;.on avait même arrêté qu'ilsnelogeraient point les gens deguerre, parce qu'ils auraient pu tuer au lit ceux que la mort ne doit atteindre qu'au champ de bataille.

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MESSES.—Au commencement de la régence du duc de Beaufort, qui fut remplacé par Mazarin , On ne refusait aucune grâce à tous ceux qui prenaient la peine d'en demander. Le cardinal de Retz assure qu’on accorda à à un spéculateur un brevét en bônne forme, qui lui permettait de lever un impôt sur les messes... Cet impôt n'était pas plus ridicule que bien -d'au-

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(1) Saint-Foix, Essais historiques ) tome e ir. — Chronique de Marius , etc. ù

68 MES tres, puisque les messes sont un commerce e qui se fait pour de Fargent.

* “MESSIERS (1). __ Au moment de la moisson, les communautés étaient obligées de nommer des messiers , chargés de veiller à la conserva tion des biens de la terre, et d ‘empêcher toute espèce de dégât. - Fout homme de profession honnète.ne poue vait être nommé messier (2)... Cependant on obligeait les messiers à jurer, devant le juge, qu'ils remplraient honnétementleurs fonctions; et l'on s’en rapportait a leur mégrité pour la garde des moissons.

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MESURAGE. __ Outre les droits de dime , de champart.et de cens, les seigneurs avaient encore le droit de TMESUTAGE ; SUX tous les grains qui s se vendaïent, soit dans les maisons, soit dans les marchés , par les gens de leur seigneurie. Les mesures ont été. données, disent. les feudistes, afin .que le public ne soit pas fraudé dans l'achat qu'il fait des bleds et des autres grains.

{1) Du mot latin messis, qui veut dire moisson.

(2) Frémainville, tom. IIT, page 478.—Arrét du par-

lement de Bourgogne , de 1706 et 1744.— Taisan, sur la Coutume de Bourgogne , etc.

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