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donnaient souvent le quart de toutes les récoltes (i), et ces dîmes , avec les bénéfices qui étaient immenses, n’allégeaient point l’indigence des pauvres prêtres des campagnes. Des abbés et des moines dé^ cimateurs levaient les dîmes pour eux , et faisaient desservir les paroisses par de malheureux curés qu’ils ne payaient point. Plusieurs conciles s’étaient inutilement élevés contre ce scandale, et Louis XIV, dans sa toute puissance , eu 1686, un an après la révocation de l edit de Nantes, n avait pu contraindie ces gros décimateurs qu’à donner trois cents francs de portion congrue aux prêtres charges du service.
Le peuple, accablé par les dîmes ecclesiastiques et par les redevances seigneuriales, payait encore la taille et des taxes énormes. Le peuple faisait la corvée pour les seigneurs, la corvee pour les moines, la corvée pour le roi , sur les grandes routes. Les gabelles, les droits d’entrée, le logement des gens do guerre étaient à la charge du peuple-, et quand, dans une profonde misere, il ne pouvait acquitte! toutes ces dettes, les officiers des fermiers généraux, ou les hommes d’armes de ses autres tyrans, lanachaient à sa famille et le mettaient à la chaîne.
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(i) Dans les temps plus reculés, qui étaient les bons temps , les rois donnaient eux-mêmes L’exemple de la soumission qu on doit au clergé: les rois payaient la dîme. Pour ne citer qu un seul tiait de cette humilité, Philippe de Valois accorde , par une chartre de i33o , à Pabhaye de la Joie, près Nemours , la dîme du pam et du vin qui sera consommé , chaque jour, en sa royale maison
de Metz-le- Maréchal.