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» avait pas, il recevait cent vingt coups de gaule.
» S’il dérobait la valeur de quarante deniers, y on le faisait eunuque , à moins qu’il ne ra- » ehetàt ses parties sexuelles , en restituant le » principal , et en payant une amende de » deux cent quarante deniers (i). »
— Il n’y a pas encore très-long-temps que , pour le moindre vol , on coupait l’oreille droite à tout homme de condition servile ; on coupait la seconde en cas de récidive, lors même qu’il ne s’agissait que d’un vol de quelques deniers ; on donnait la mort pour la troisième faute de ce genre (2),
Malgré toute cette sévérité , tous ces supplices , tout ce fanatisme de nos siècles barbares , on voit , à la honte des proneurs du temps passé, que le temps passé était bien plus fécond que le nôtre en abominations, en brigandages, en larcins et en toutes sortes de crimes. C’est que la cruauté et la terreur ne servent qu’à rendre les hommes plus médians , la religion plus méprisée, et les gouvernemens plus odieux.
(1) Antiquités de Paris , liv. X. — On a évité quelques termes inclécens de Sauvai. Dicuntur enim in istius libido genitalia pendentia et castratus évitatus. p. 5g6 > tome //, infrà.
(2) Ces supplices avaient lieu , à Paris , au bout du pont Notre-Dame.
— Ce ux que l’on condamnait à être noyés étaient enfermés, pieds et poings liés, dans un sac solidement fermé par une corde de potence, et jetés ainsi dans le courant. Ce supplice était réservé aux grands criminels; et c’est de là que nous vient l’usage d’appeler les scélérats gens de sac et de corde. S’il faut en croire le journal de Charles VI , les armagnacs avaient conçu , en 141S, le projet de noyer ainsi toutes les Parisiennes qui ne partagaient pas leurs opinions politiques. C’était un moyen prompt et commode de ramener toutes nos dames au même parti (i).
— Les femmes étaient anciennement condamnées au supplice de la roue (;), aussi-bien que les hommes ; et on les appliquait à la question, sans égard pour leur sexe , sans pitié pour la faiblesse de leur complexion. On voit, dans le
(1) Tl y avait alors à Paris un grand nombre de dames, qui s’étaient jetées dans le parti de Jean-sans-Peur , duc de Bourgogne. Voyez Adîy , ou Mézerai , dans sa grande histoire.
(2) Frédégonde lit rompi’e les os et administrer Je supplice de ia roue à plusieurs femmes qu’elle accusait de magie. Bien des écrivains ont donc fait une erreur grossière , en avançant que le supplice de la roue était inconnu en France , avant François Ier,
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procès des dames hérétiques et des sorcières , qu'elles subissaient des tortures inouïes et des supplices que nos imaginations ne conçoivent plus. Il est vrai que le fanatisme inspirait, dans ces deux cas, les bourreaux et les juges.
— Sous la loi salique, les juges étaient tous militaires; la loi leur ordonnait de passer leur bouclier à leur bras, lorsqu’ils prononçaient un jugement. — Alors, tous les Francs étant obligés au service militaire , celui qui n’arrivait pas à l’armée au jour marqué, était condamné à s’abstenir de vin et de viande , pendant autant de temps qu’il avait différé de se rendre au camp.
— On dit que, sous le roi Charles V, la peine des calomniateurs était de se mettre à quatre pâtes , et d’aboyer comme des chiens pendant un quart d’heure. On ajoute qu’il y avait des jours, où Fon entendait qu’aboiemens à la cour, pendant toute la matinée (i).
— Le trentième article d’un capitulaire , donné par Pepin-le-Bref en j55 , ordonne dadministrer la bastonnade à tout ecclésiastique et a tout moine qui viendra à la cour porter des plaintes, contre son évêque ou contre son abbé.
(j) Saioî-Foix , Estais , tome IL
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