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cèrent , et les roturiers surtout en furent les victimes; ces excès amenèrent les guerres de la Jacquerie (i).
QUESTION. — ( V. Inquisition > Peines , etc.)
QUINT ET REQU1NT.— Lorsqu’un vassal vendait son fief, la cinquième partie du prix du fief vendu appartenait au seigneur par le droit de quint, et la cinquième partie du. cinquième, par le droit de requint . C’était, pour le seigneur dominant, vingt-quatre mille fr. sur cent mille (a). (Voyez Lods. )
R ANÇON. — Nos anciennes lois défendaient
aux nobles, lorsqu ils étaient prisonniers à la guerre, de donner pour leur rançon leur épée ou leur èpervier ; mais ils pouvaient donner cent, deux cents paysans de leurs terres. En 858 , l’abbé de Saint-Denis ayant été pris par les Normands, 011 donna, pour sa rançon, plusieurs serfs de son abbaye , avec leurs en fan s
(1) Voyez à l’article Noblesse ( p. 100) quelques mots sur la guerre de la Jacquerie. Voyez aussi le chapitre XVI des Mémoires d'un vilain du quatorzième siècle.
(2) Voyez Guyot , tome III , du Quint. — Despeisses^ des Droits seigneuriaux. , sect. 5. — Lalande ^ Sur O dé ans y etc.
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et leurs femmes. Ces esclaves furent sans doute transportes dans le nord ; et sans doute aussi ils embrassèrent la religion de leurs nouveaux maîtres, le paganisme (i).
RÉAGGRAVE. — Lorsque les premiers monitoires navaientpas eu l’effet que Ton en pouvait attendre, on lançait le dernier monitoire , qui se nommait réaggrave . On allumait , pour cette cérémonie, un cierge très-mince, qu’on laissait brûler jusqu’à la fin ; et si ceux que le pape ou les prélats avertissaient par ces doux moyens , ne venaient pas se soumettre aux ordres de l’église , avant que le cierge fût consumé , on fulminait les dernières excommunications.
(Voyez Moni toires . )
REDEVANCES. — On donnait ce nom à certaines charges et à certains devoirs féodaux, qu il fallait remplir chaque année envers le seigneur du fief dominant. 11 n’y avait presque point de vassaux ni de serfs, qui 11e lussent soumis à des redevances, plus ou moins absurdes , plus ou moins injustes. Celui qui aurait négligé de payer ces dettes féodales se serait
(1) Saint-Foix, tome II. — Après les Annales des Bénédictins , tome III , liv. 35 . nnm. 33.