‹ Dictionnaire féodalChapitre 25 sur 158 · AVE · texte numérisé non relu

AVE

scellé et signé , dans lequel le vassal avouait qu’il était soumis, lui et son fief, à son seigneur dominant , et faisait le détail de toutes les redevances et de tous les droits attachés à son fief.

Ainsi il fallait que le vassal exprimât, dans cet acte , si la justice de son fief était haute , moyenne ou basse ; s’il y avait un château, un colombier , une garenne ; s’il possédait des moulins , des pressoirs et des fours banaux ; qu’elle était l’étendue de son domaine ; combien il avait de serfs; eu un mot, tout ce que contenait le fief en vasselage ; quelles redevances il fallait payer , quels droits et quels hommages il fallait rendre au suzerain.

L’objet de ce dénombrement était de mettre les grands seigneurs toujours en état de savoir ce qui leur revenait de leurs vassaux. Mais on n’inventa ces mémoires que quand les nobles commencèrent à apprendre à lire.

Au reste les aveux et dénombremens , qui faisaient connaître la puissance des seigneurs et les devoirs des vassaux, étaient publiés dans la paroisse, et dans tous les bourgs et villages Voisins. — Dans quelques provinces , les vas- * saux ne donnaient l’aveu et dénombrement qu’une fois en leur vie; dans d’autres, ils le donnaient tous les cinq ans , ou â des espaces plus

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