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neste à la liberté qu’on le dit tous les jours ; que le despotisme et la tyrannie des ministres ne l’encombraient point de malheureux ; que la volonté d’un seigneur ou le caprice d’une maîtresse n y conduisaient point le faible. Mais ces écrivains ne donnent là que des mots ; et des milliers de faits pourraient prouver que la Bastille était en France le premier instrument du pouvoir arbitraire des grands et de la misère des petits. Qui comptera ces infortunés, morts dans les cachots de la Bastille , sans que le monde ait connu leurs fautes et leur destinée (i)?
BATARDS. — Les seigneurs héritaient de tout bâtard, qui mourait sur leurs terres, sans avoir fait de testament ; c’est ce qu’on appelait droit de bâtardise (2).
Dans la vicomté de Bigorre , et dans d’autres seigneuries , lorsque le seigneur avait des bâtards, les serfs ou hommes de corps étaient obligés de payer auxdits bâtards, pendant qu’ils
(1) On n’a jamais pu savoir quel était le prisonnier au masque de fer . Cependant 011a écrit ià-dessus des volumes...
(2) Baquet , Des Droits de justice , ch. 8.