‹ Dictionnaire féodalChapitre 31 sur 158 · BIE G · texte numérisé non relu

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du pape importunèrent le roi , le pressant de faire publier et recevoir dans son royaume les décrets et ordonnances du concile de Trente ; et que , Henri III ayant refusé de le faire , le clergé se divisa en deux factions, dont l’une favorisait le roi , et l’autre le pape. «Mais le roi » n’en donna pas moins, comme devant, les bé- » néflces aux seigneurs , aux gentilshommes et » aux dames, pour en jouir par œconomat , y> s an s en parler au pape . »

BIENS ECCLÉSIASTIQUES. — On a observé plus haut que la religion chrétienne , dans sa pureté primitive, n’avait point de biens. Constantin-le-Grand fut le premier qui donna des fonds de terre k l’église.

Julien révoqua les privilèges accordés par Constantin , et ota aux chrétiens leurs terres les plus considérables, en leur rappelant qu’ils devaient vivre dans la modestie et ne point rechercher le luxe. C est un des plus grands crimes de cet empereur.

Valentinien répara quelques-uns des édits de Julien; il ne rétablit pourtant pas tous les privilèges accordés par Constantin ; et les empereurs qui lui succédèrent furent encore moins généreux.

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Mais l'avarice des ecclésiastiques suppléa au défaut de générosité des empereurs; car si nous ajoutons loi à ce que saint Jérome rapporte des prêtres et des moines de son temps, dit Acosta, il n y a sorte d’artifice dont ils ne se servissent pour attirer chez eux le bien des particuliers.

« Il y a dans Rome , dit ce père de l’église , une foule de prêtres qui font une cour assidue aux vieilles dames, pour en tirer de l’argent, et qui accablent les vieillards riches et les dames sans enfans de services bas, de viles complaisances , afin d’avoir leurs biens et leurs héritages.

» S’ils voient quelque étoffe ou quelque meuble de prix , ils l’admirent , le convoitent , et font si bien qu’ils l’emportent , plutôt comme un objet extorqué par la violence, que donné librement.

» Plusieurs veuves chrétiennes encouragent cette conduite infâme. Elles refusent de rentrer dans le mariage , pour ne pas se soumettre à un mari , et elles souffrent que des ecclésiastiques leur fassent la cour , et les dépouillent. (i). »

(i) Hitronjmus in epistolis ad Eustoch.

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