‹ Dictionnaire féodalChapitre 52 sur 158 · DÉ R · texte numérisé non relu

DÉ R

le serf retombait toujours sous la puissance d’un seigneur, qui ne le traitait pas mieux que son premier patron. — C’est ce déplorable sort des paysans , qui a causé tant de maladies noires dans cette classe opprimée , et qui a fait tant de possédés. . . !

DÉNOMBREMENT. — ( Voyez Aveu. )

DÉROGEANCE. —Lorsqu’un noble dérogeait a sa noblesse, en tenant des fermes, en faisant le commerce, en épousant une femme roturière, il était obligé (1) de payer des amendes, pour lui et pour ses enfans nés depuis sa dérogeance , s’il voulait se faire réhabiliter. Autrement il retombait dans la roture.

Les nobles dérogeaient, et les ecclésiastiques perdaient leurs privilèges , s’ils faisaient valoir leurs biens. Mais on trouve , dans les registres de i685, que les nobles qui travaillaient aux manufactures de chaux de sa majesté, ne dérogeaient point; et on remarque, dans les arrêts de 1687 , qu’on pouvait , sans dérogeance faire valoir une forge et un fourneau, pourvu qu’on

(1) Déclaration de Louis XIV, du 8 février 1661. - — Arrêts du conseil d’état du i3 janvier et du io octobre ifc6b\

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