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l'accusé : celui-ci répondit , àvec assurance , que la plainte était mal fondée , puisque la jambe était encore hors de l'église, au moment où il avait porté le coup. Cette subtilité plut au juge et empêcha d'examiner la chose plus à fond (x).
—En 1387, deux écoliers, ayant commis un vol assez considérable , se réfugièrent dans l'église des carmes de la place Maubert. Trois sergens eurent ordre de les enlever, et de les conduire en prison. Mais les carmes se récrièrent si haut contre cet attentai, que tout le clergé prit parti dans cette affaire , et que la justice séculière fut obligée de punir les sergens....
En conséquence, par un ârrét solennel, ils furent condamnés à dire amende honorable, devant la porte de l'église qu'ils avaient violée, le premier sergent, nu en chetrilge, et tenant une torche de quatre livres à la main ; le9 deux autres, pieds nus, sans chaperon, vêftisi seule*ment dune cotte, et tenant én maitt un ciergè de deux livres (2). . . . . vî 1 -\ . > , , — ■
(1) L'abbé Bertou. Anecd. fr. — Sauvai, lî^ t ~ Gesta franc, awi. 716. ' * 'I^J
(2) Les cierges et les torches appartenaient aux moines, après la cérémonie. V . , .1 ■ l