‹ Dictionnaire féodal ou recherches et anecdotesChapitre 50 sur 76 · CRI · texte numérisé non relu

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feu; ce mot est assez intelligible. — Au reste, l'ordre et la coutume de couvrir le feu et de s'aller coucher au son d'une cloche subsista long-temps dans les provinces, surtout dans les temps où les horloges étaient rares. On sait encore que nos ancêtres se couchaient de bonne heure : dans le quinzième siècle , les gens du meilleur ton avaient déjà fait leur premier somme à minuit. .

Dans plusieurs villes , après que tout le monde était couché , on faisait rôder par les rues certaines gens chargés de réveiller les habitans, et de les avertir de prendre garde au feu, ce qu'ils faisaient , en criant de toutes leurs forces, sur un air noté en plain-chant :

« Réveillez-vous, gens qui dormez; » Prier Dieu pour les trépassés... »

CRIEURS DE MORTS. — Dans nos siècles de barbarie, où le supplice d'un criminel était un spectacle , il y avait en France des officiers chargés de faire les cris de morts. Ces officiers obtinrent même anciennement des privilèges ; et, par des édits de 1 65 1 et de 1690, ils furent exemptés de la taille, et de l'obligation de loger les gens de guerre. On leur donna de plus le titre de jurés crieurs de morts etdïentcrremens.

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