‹ Dictionnaire féodal ou recherches et anecdotesChapitre 52 sur 76 · CUI · texte numérisé non relu

CUI

portèrent en France des maladies et des vices, si elles firent périr des millions de Français , les croisades furent peut-être utiles en ce point, qu'elles diminuèrent les richesses et la puissance des nobles , et qu'elles donnèrent au gouvernement le moyen de s'occuper un peu des malheureux serfe.

— On trouve, dans la vie de saint Bernard, un trait remarquable sur la folie des croisés. Lorsque ce saint abbé prêcha la seconde croisade , les grands et le peuple conçurent l'idée bizarre de le mettre à la tête de l'armée sainte , avec le titre de général. Il ne fallait plus que l'agrément du pape. Mais Bernard, qui avait le courage d'exciter les peuples à courir sur les infidèles, ne se sentait pas assez brave pour donner à la fois le conseil et l'exemple. Il écrivit bien vite au pape, de ne pas l'engager dans une entreprise où sa vie pourrait courir des risques, et où il jouerait d'ailleurs un rôle ridicule, devant les gens sensés

CUISSAGE. — ( Voyez Droit de cuissage. )

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