‹ Dictionnaire français-grec; composé sur le plan des meilleurs dictionnaires francasi-latine et enrichi d'une table des noms irréguliers, d'une table très-complète des verbes irréguliers ou difficiles et d'un vocabulaire des noms propresChapitre 4 sur 702 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

à chercher et assembler les phrases dont se compose ce Dictionnaire. Quant au nom des auteurs, dans les cas non douteux, ordinairement nous l’avons omis. Il ue s'agissait pas de faire ici parade d’une érudition toujours déplacée quand on travaille pour les écoles. L’érudition devait être dans le choix des matériaux, non dans un étalage de citations insignifiantes pour les élèves et presque inutiles pour tout le monde, puisque le plus souvent, faute de livres ou d’index, on manque de moyens de les vérifier.

1] faut pourtant que nous fassions connaître les principales sources où nous avons puisé.

4° Un quart de nos exemples ἃ été pris dans les auteurs mêmes, mais seulement dans les auteurs en prose, et surtout dans ceux qui appartiennent aux plus beaux siècles de la littérature grecque.

2° Un autre quart nous a été fourni par les dictionnaires latins-grecs, que nous avons consultés avec une extrême défiance, et toujours en les confrontant avec les meilleurs lexiques.

3° Presque la moitié des matériaux a été recueillie dans l'excellent dictionnaire d'Henri Étienne, véritable trésor dont nous nous sommes approprié les richesses, mine précieuse que nous avons exploitée dans tous lessens, en sorte que les immenses travaux du savant homme qui a tant contribué à ressusciter les lettres grecques, sont entrés presque tout entiers dans le nouvel ouvrage, où on les retrouvera rangés seulement dans un nouvel ordre et débarrassés de tout appareil scientifique.

Nous avons voulu que l’ensemble le plus parfait régnât dans l'ouvrage; en conséquence nous n’y avons admis qu'un seul dialecte, si l’on peut appeler ainsi la langue attique, dégagée d’un certain nombre de formes qui n’avaient point passé dans l'usage général. Les principes grammaticaux sont partout les mêmes : nous avons suivi la doctrine de M. Burnouf, actuellement répandue dans la plupart des colléges.

L’accentuation ἃ été l’objet d'un soin particulier, et cette partie du travail n’a pas été la moins pénible. Nous avons ménagé aux élèves les moyens de reconnaitre sûrement la déclinaison des noms et des adjectifs. Les comparatifs sont fidèlement indiqués. Nous avons marqué le futur de tous les verbes, et sous ce rapport nous avons poussé l'attention jusqu’au scrupule. Les commençants apprendront ainsi à distinguer le verbe dans les phrases citées, et cette connaissance les aidera à faire Ja construction. Mais ils en tireront encore un autre avantage : le futur, comparé avec le présent, moyennant les précautions indiquées dans notre avertissement, leur fera reconnaître au premier coup d'œil les verbes irréguliers ou remarquables soit par

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l'absence de certains temps, soit par quelque autre particularité. Ces verbes, qui sont presque tous des mots racines et qui se présentent souvent dans l'usage, rangés par nous dans un tableau séparé avec tous leurs temps primitifs, forment un travail neuf et complet, où l'élève aura sans cesse occasion de recourir. Il ne tardera pas à y contracter l'habitude des formes usitées , et sa mémoire ne sera plus surchargée d’une foule de barbarismes systématiques , dont les meiïlleurs ouvrages élémentaires, à peu d'exceptions près, ne sont pas exempts.

Enfin, pour éviter de perpétuer dans l’enseignement les fautes qui auraient pu nous échapper, l’ouvrage ἃ été stéréotypé ; les planches seront revues avec soin à chaque tirage, et nous espérons obtenir enfin, au moins sous le rapport typographique, une correction parfaite.

Qu'il nous soit permis d'offrir ici le juste tribut de notre reconnaissance à ceux de nos collègues qui ont bien voulu nous aider dans ce travail aride et fastidieux. M. Wendel-Heyl , qui ἃ déjà servi la cause que nous plaidons par la publication d’un excellent Cours de Thèmes Grecs , avait aussi commencé un Dictionnaire Françaïis- Grec; et, en renonçant à son entreprise , ilnous a cédé les fragments précieux qu’il avait rassemblés. M. Langlois, professeur de rhétorique au collége Bourbon, a pris une part très-active à nos travaux. Enfin nous nous plaisons à nommer M. Jumeau, professeur au collége Stanislas, qui s’est déjà fait connaître par la nouvelle édition des Racines grecques, enrichie de leurs dérivés français; et M. Chardin, maïtre de conférences au collége royal Louis-le-Grand, qui, jeune encore, après avoir brillé parmi les élèves les plus distingués de l’Université, promet de se placer bientôt au rang de nos plus habiles hellénistes.

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