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pneumo-entérite infectieuse dans des arrivages par terre ou par mer entraîne l'abatage des animaux malades. Les animaux qui ont été exposés à la contagion sont repoussés après avoir été marqués, à moins que le propriétaire ne consente à ce qu'ils soient sacrifiés sur place pour la boucherie.

« Art. 22. — Lorsque le charbon (sang de rate, fièvre charbonneuse), le charbon symplomatique, le rouget ou la pneumo-entérite infectieuse est constaté sur un champ de foire ou un marché, les animaux malades sont mis en fouiTière et séquestrés.

« Pendant la durée de la séquestration, le pro-

Ïtriétaire peut faire abattre ses animaux malades ; es cadavres sont enfouis ou livrés à l'atelier d*équarrissage. Le transport à Tatelier d'écjuarrissa^e a lieu sous la suiTeillance d'un gardien spécial. Les animaux qui ont été en contact avec les bêles reconnues malades sont signalés aux maires des communes oîi ils sont envoyés.

« Art. 23. — Lorsque la tuberculose est constatée sur un champ de foire ou un marché, les animaux malades sont renvoyés dans leur commune d'origine, à moins que le propriétaire ne préfère les faire abattre. Dans le cas de • retour, ils sont signalés au maire de la commune.

a Art. 24. — - Les préfets des départements sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de Veiécution du présent arrêté. »

PONTS. — Voy. Budget, loi des 8-9 août 1885, art. 30 ; Chemins vicinaux.

PONTS ET CHAUSSÉES. (Z)w/.)— *• Undécretdu 25 mars 1885 (Journ. off., 31 mars 1886, p. 1741) a abrogé le décret du 30 décembre 1878 qui avait institue, pour la période des grands travaux publics, un cadre auxiliaire d'ingénieurs et de conducteurs, — sauf exception temporaire et facultative pour les ingénieurs auxiliaires des travaux do l'Etat et les chefs et sous-chefs nécessaires au service.

2® Un décret du 9 juin 1888 décide que t les employés secondaires des ponts et chaussées prendront à l'avenir le titre de Commis des ponts et chaussées^ réglemente tout ce qui concerne leur effectif / leur nomination, leurs examens, leur avancement, leur discipline, et abroge les dispositions du décret du 17 août 1853 relatives aux employés secondaires des ponts et chaussées, (/oiirn. off,y 19 juin 1888; BulL des lois annoté, 1888, p. 114.)

3* Un décret du 11 juin 1888 réorganise le personnel des agents inférieurs des ponts et chaussées (gardes, éclusiers, barragistes, pontiers et autres agents de la navigation intérieure, — éclusiers-pontiers et autres agents des ports maritimes de commerce, — gardiens de phares et fanaux) et abroge les dispositions correspondantes du décret du 17 août 1853. {Journ. oïï.y 19 juin 1888; BulL des lois annoté^ 1888, p. 15.)

POPULATION. {Dict.) — Le dernier dénombrement quinquennal de la population a eu lieu en 1886. Nous n'avons à signaler ici, d'après le rapport officiel, que les principaux changements survenus depuis le précédent recensement.

D'après le dénombrement de 1881, qui a eu lieu au mois de décembre de la môme année, le nombre des arrondissements était de 362, celui des cantons de 2,868 et celui des communes de 36,097. Quant à la population totale, elle s'élevait à 37,672,048 habitanU.

On compte actuellement 362 arrondissemeats,

2,871 cantons, 36,121 communes et 38,218,903 habitants.

Le nombre des arrondissements est donc resté le môme; celui des cantons a augmenté de 3 unités par suite de la création de deux nouvelles justices de paix à Marseille (Loi du 13 novembre 1885) et d'une nouvelle circonscription judiciaire à Denaîn (Nord). (Loi du 29 décembre 1886.)

Quant au chiffre des communes, il s'est accru de 23, déduction faite de sept suppressions prononcées depuis le recensement.

Lors du précédent dénombrement, les 87 départements de la France comptaient 37,672,048 habitants. La population recensée de 1886 s'élève à 38,218,903 individus; c'est donc une augmentation de 546,855.

Pendant la période de 1876 à 1881, l'accroissement avait été plus sensible (766,260); mais il faut tenir compte de cette circonstance que le recensement de 1881 a porté sur un espace complet de cinq années, tandis que celui de 1886 n'embrasse qu'une période de (juatre ans et cinq mois environ (de fin décembre 1881 à fin mai 1886).

58 départements sont en progression, tandis que dans 29 autres il y a décroissance.

Parmi les premiers, il faut citer le Finistère, la Gironde, la Loire-Inférieure, le Nord, le Pas-de- Calais, le Rhône, la Seine et le département de Scine-et-Oise. Quant aux diminutions, elles sont surtout sensibles dans les départements de l'Eure, du Gers, du Lot, de la Haute-Marne et de l'Orne.

En 1881, 53 départements étaient en augmentation et 34 en décroissance; la proportion est donc restée à peu près la môme. Le déplacement s'opère surtout au profit des grands centres ; c'est là une loi d'attraction qu'explique aisément le plus de facilité des conditions d'existence dans les grandes agglomérations. — Yoy. Gouvernement de l'Algérie, 29*.

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