‹ Dictionnaire général d'administrationChapitre 57 sur 217 · CHA · texte numérisé non relu

CHA

ou cercles pour les officiers de toutes armes en garnison dans la môme ville a, depuis longtemps, été reconnue indispensable, tant au point de vue des rapports de bonne camaraderie et de solidarité qui s'établissent ainsi plus promptement entre tous les membres de la grande iamille militaire, qu'à celui des facilités que les ofticiers peuvent ainsi trouver, soit pour se livrer, dans les bibliothèaues spéciales, à des études et à des recherches profitables à leur instruction, soit pour se distraire d'une façon à la fois agréable et économique.

« Dans cet ordre d'idées, il a déjà été fondé des établissements militaires de celte nature dans quelques grandes villes de France, de TAlgérie, etc., et j'ai lieu de penser qu'il s'en créera de nouveaux, outre celui de Paris, inauguré le 1®' juillet courant.

« Ces cercles ayant, comme j'ai eu l'honneur de vous l'exposer ci-dessus, un caractère absolument militaire et d'intérêt général pour l'armée, il m'a paru, après avoir pris l'avis du Conseil d'Etat (section des finances, des postes et télégraphes, de la guerre, de la marine et des colonies), que leur existence et leur mode de fonctionnement devaient être sanctionnés par une disposition de principe, et que leur surveillance appartenait, de droit, à Tof licier qui, dans chacune des villes de garnison, est chargé de la police militaire, c'est-a-dire le commandant d'armes. »

Suit le décret. (Joum. off, du 25 juillet 1886.)

Le commandant d'armes a la surveillance des cercles ou lieux de réunion pour les officiers, existant ou à créer dans chacune des villes de garnison.

Ces cercles sont dirigés par un comité comprenant un ou plusieurs officiers des diverses armes ou services en garnison dans la ville, ainsi que des officiers de résen^e et de l'armée territoriale résidant dans la ville.

Les statuts du cercle sont soumis par le commandant d'armes à l'approbation du commandant du corps d'armée.

Les cercles contiennent, selon les ressources dont on peut disposer dans la ville, des salles d'étude, la bibliothèque de garnison et des salles de réunion, etc.

Les cercles sont installés et entretenus au moyen de cotisations versées par tous les officiers de l'armée active en garnison dans la ville, d'après un prorata déterminé par le comité dirigeant et après approbation du ministre de la guerre. Le montant de la cotisation est perçu par prélèvement mensuel sur la solde des ofnciers.

Les conditions d'abonnement et de cotisation du cercle pour les officiers de réserve, de l'armée territoriale, elc, qui demandent à y être admis sont fixées dans les mêmes conditions.

Les présidents des comités de direction des cercles militaires s'adressent hiérarchiquement au ministre de la guerre (état-major général) pour obtenir des livres et traiter toutes les questions relatives à l'installation et à l'entretien du matériel des cercles, etc.

Au premier rang des cercles militaires il faut citer le Cercle national des armées de terre et de mer constitue à Paris, sur la proposition du ministre de la guerre, et après avis des sections réunies du conseil d'Etat de la guerre et de l'intérieur, par un décret du 5 février 1887, dont voici les termes :

« Le Cercle national relève du ministre de la guerre et est administré par un conseil d'administration de neuf membres, nom nés par le ministre sur la proposition du gouverneur militaire de Paris. 11 est soumis aux règles générales d'administration et de comptabilité adoptées pour les corps de troupe.

u Le budget du cercle est arrêté par le conseil d'administration et approuvé par le minisire de la

§ueiTe. Les recettes se composent : 1® du revenu es dons et legs; f* du produit des cotisations; 3° des bénéfices de l'exploitation du cercle. (Art. 2.)

« Les dons et legs, dont le Cercle national peut être appelé à recueillir le bénéfice, sont acceptés par le ministre de la guerre, conformément aux lois et règlements sur la matière. Les contrats son', passés par le conseil d'administratton ; lorsqu'ils s'appliquent à des engagements dépassant 10,000 francs, ils sont approuvés par le ministre. (Art. 3.)

* Les règlements du cercle sont arrêtés par le ministre de la guerre. (Art. 4.) »

Voyez au mot Budget : Budget de 1890, loi de finances du 17 juillet 1889, article 4.

CÉRÉALES. — Voy, Douanes.

CERTIFICAT DE VIE. — Voy, Légalisation.

CHAMBRE DES DÉPUTÉS. — Voy. Pouvoir

Page 1