hab. Fabr. d’étoffes de soie (occupant près de
15.000 personnes), tissus de coton, passementerie, boutons , chapeaux. Fonderies de fer et de cuivre. Belle église de S'-Michel, bâtie en 1278, reconstruite en 1740. Aux environs, houillères et carrières d’ardoises.
MACDONALD (Etienne-Jacques-Joseph- Alexandre) , d’une famille noble, originaire d’Irlande, né à Santerre (Cher) en 1765, m. en 1840, entra dans le régiment irlandais de Dillon , et fit sa première campagne en Hollande sous le comte de Maillebois, 1784. Colonel d’infanterie à Jemmapes, 1792, général de brigade à l’armée du Nord, 1793, il battit le duc d’York en 1794, dans plusieurs rencontres; en 1795, le passage du Wahal sur la glace, sous le feu de l’ennemi , lui valut le grade de général de division. On le trouve ensuite à Cologne, à Dusseldorf, aux arn.ées du Rhin et d’Italie, et, en 1798, gouverneur des Etats romains. Attaqué par 80,000 Napolitains, et n’ayant que 25,000 hommes, il évacue Rome, et se retire à Ûtricoli, où il bat l’ennemi qui l’avait suivi, et rentre dans Rome. Bientôt il se brouille avec Championnet, qui est rappelé, et il lui succède dans le commandement en chef. Manœuvrant pour se joindre à l’armée de Moreau, il rencontre 50,000 Russes, commandés par Souwarof, aux bords de la Trébia, et, avec 28,000 hommes, il tint pendant trois jours la fortune en balance. 11 battit enfin en retraite, mais Souwarof s'écria : *< Encore un semblable succès, et nous aurons perdu la péninsule. » Au 18 brumaire, Macdonald seconda Bonaparte. Il eut ensuite à diriger l’armée de réserve, dite des Grisons, alla comme ministre plénipotentiaire en Danemark, et tomba en disgrâce pour avoir défendu Moreau. En 1809, il commanda, en Italie, l’aile droite du prince Eugène, qui se joignit à Napoléon sous les murs île Vienne, et combattit a Wagram, où il enfonça le centre de l’ennemi sous les yeux de Napoléon, qui. après la bataille, le nomma maréchal et duc de Tarente. En 1810, il remplaça Augereau en Espagne; en 1812, il commanda en Russie le 10e corps de la grande
armée. Ce corps, chargé d’observer la Baltique, fut, après que les Français eurent évacué Moscou, réduit à 7,000 hommes par la défection des Brussiens. Alors Macdonald fit une habile retraite devant un ennemi très-supérieur, et ramena, sans perte bien sensible, sa petite division à Kœnigsberg. 11 se distingua en 1813, à Lutzeu. à Bautzen, à Leipzig : à cette dernière bataille il commanda l’arrière-garde. Dans la campagne de France en 1814, il lutta constamment contre des forces supérieures. Le 11 avril, chargé avec Caulincourt de porter aux souverains alliés l’abdication de Napoléon, il fut le dernier maréchal qui adhéra au gouvernement provisoire. Créé pair de France par Louis XV11I, il refusa tout emploi pendant les Cent-Jours. La 2e Restauration le chargea de licencier l’armée de la Loire, et, en 1816,1e nomma grand-chancelier de la Légion d’honneur, place qu’il résigna en 1831 .
MACDUFF, brg d'Ecosse, comté et à 2 kil. E. de Bauff. Petit port sur le Doveron et sur le golfe de Murray.
MACEDO (le P. François de), cordelier portugais, dit François de St-Augustin, né à Coimbre en 1596, m. en 1681, est auteur d’un nombre prodigieux d’ouvrages qui sont : 53 panégyriques, 60 discours latins, 32 oraisons funèbres, 43 poèmes épiques, 132 élégies, 2,600 poèmes héroïques,
3,000 épigrammes, 700 lettres, etc. Macédo écrit presque toujours en latin, en espagnol et en italien. Ses livres les plus utiles sont : Propu piac.ulum lusitano-yallicum, Paris, 1647, in-fol., où il défend les droits du duc de Bragance à la couronne de Portugal; Schéma congregationis sanrti O/firii romani, 1676, histoire de l’Inquisition.
MACEDOINE, Macedonia, roy. de l’anc. Grèce, suj. partie des eyalets d’Uskub, Salonique, etRoumélie dans la Turquie. Elle prit sou nom d'une tribu de Pélasges, les Macednes, qui se fixa, à une époque très-reculée, dans le petit bassin de l’Astrée (auj. Vistritza), avait pour limites au S. la mer Egée et les monts Cambuniens, qui la séparaient de la Thessalie ; à PO. , la chaîne du Pinde, qui la séparait de l’Hlyrie et de l’Epire; au N. , le mont Orbélus, continué par le Scomios (au), les Balkans ) , et qui la séparait de la contrée barbare appelée Dardanie; à l’E., le Rhodope ( Despolo - Dagh) , qui lui servait, avec le Nestos, de limite commune avec la Thrace. Sur le rivage baigné par la mer Egée, des environs du mont Olympe à l’embouchure du Nestos , est la péninsule de Chalcidique ( F. ce mot) , que baignent les golfes Strymonique ( auj. Confessa ou Orfiino ), Singitique (auj. de Monte-Santo ) , Toronaïque (auj. de Cassandria) , et Thermaïque (auj. de Saloniki). Cinq rivières arrosaient la Macédoine : le Nestos , le Strymon | Karasou 1, l'Axios [V ardar) , l’Astrée ( Vistritza ) et l’Haliacmon | Imljé-Karasou) . La Macédoine était presque entourée de montagnes inaccessibles ; les peuples en étaient très-propres à la guerre, courageux, infatigables; ils appartenaient autant à la race thrace qu’à la race hellénique, et, jusqu'au temps de Philippe, ils furent des étrangers et des barbares aux yeux des Grecs. Il y avait en Macédoine une foule de cantons : au S., outre la Chalci- ! dique , l’Emathie , qui paraît avoir été le nom poétique de ; tout le pays, la Mygdonie , la Bottiée, l’Anthémasie , la Piérie; à PE., la Bisaltie , l'Edonie; au N., la Péonie, la Pélagonie; à PO., l’Elymiotide , l’Orestide , la Dassa- ! rétie, la Lyncestide , la Pénestie, etc. — Ce fut un Héraclide , Caranus , frère d’un roi d’Argos , qui , sur la foi d'un oracle, amena une colonie grecque en Macédoine vers 796 av. J.-C., et fonda Egé ou Edesse, capitale du pays jusqu’au temps de Philippe, qui choisit Pella, plus voisine de la mer. La plus grande incertitude règne sur l’histoire des rois qu’on intercale entre Cai’anus et Philippe, père d'Alexandre, ainsi que sur l’époque et la durée de leur î-ègne. D'après Eusèbe, Alexandre serait le 24e roi de cette dynastie, le 17e selon Velléius Paterculus, le 12e suivant Justin. Vers 513, sous Amyntas Ier, la Macédoine, envahie par Darius , fut forc ée de subir l’alliance des Perses ; Xereès entraîna aussi Alexandre 1er dans son expédition contre la Grèce ; mais ce prince dévoila aux Grecs les plans de leurs ennemis , et rentra dans leur alliance après la bataille de Platée, 479. Pendant la guerre du Péloponèse, Perdiccas II fut l’allié des Spartiates contre Athènes , dont les colonies de Chalcidique lui fermaient le chemin de la mer. Après le règne civilisateur d’Archélaüs , la Macédoine tomba pour un demi-siècle dans une anarchie profonde, que ne put dissiper l’intervention de Pélopidas et des Thébains, 370. A l’avénement de Philippe, 360, elle ue touchait la côte de la mer Egée qu’en un point , le fond du golfe Thermaïque. Philippe fit un nouvel avenir à son pays, en lui ouvrant, par la conquête d’Amphipolis et de toute la Chall cidiqne, la mer Egée et une route commode vers tous les ' rivages de la Grèce. Il soumit la Grèce, et son fils Alexandre
MAC
MAC
conquit l’Asie. Philippe Arrhidée, frère d'Alexandre, et i Alexandre Aigos, son fils posthume, furent déclarés ses j successeurs au trône de Macédoine , sous la tutelle d’Antipater d’abord , puis de Polysperchou. Mais Cassandre , fils i d’ Antipater, arracha la Macédoine à Polysperchou , mit à mort Alexandre Aitros , et s’empara du trône. Durant les troubles qui suivirent sa mort, la Macédoine passa tour à tour sous le joug d’un roi d’Epire, Pyrrhus, d'un roi de Thrace , Lysimaque, d’un prince lag'ide, Ptolémée Céraunus, et de plusieurs chefs militaires, jusqu’à ce qu’enfin Antigone Gonatas s’empara de la couronne, 278, que sa famille garda jusqu’à la conquête romaine. Les Romains commencèrent la guerre contre la Macédoine en 200; Flamininus vainquit Philippe V à Cynoseéphales en Thessalie , 197. Plus tard, Paul -Emile battit Persée à Pydna , 168. La Macédoine fut alors divisée en 4 districts, dont les habitants ne pouvaient contracter mariage, vendre ou acheter hors de leur territoire. La révolte d'Andriscus servit de prétexte à une nouvelle guerre, 148 , et Métellus , victorieux à la 2e bataille de Pydna , déclara la Macédoine province romaine. Au ivc siècle de J.-C. , la Macédoine forma un des deux diocèses de la préfecture d’illyrie. Ce diocèse était divisé en 6 provinces •. la Macédoine propre, cap. Thessaloniquc ; la Nuuvelle-Epiro, cap. Dyrrachium ; l’Ancienne-Epire , cap. Nicopolis ; la Thessalie, cap. Larisse; la Crète, cap. Gortyue; l’Aehaïe, cap. Corinthe. Le diocèse de Macédoine embrassait donc un pays plus vaste que la contrée connue précédemment sous ce nom , et qui s’appela Macédoine propre, tandis qu’on désignait sous le nom de Macédoine salutaire une région du N.- U., formant une province du diocèse de Dacie. Au moyen âge, la Macédoine subit le sort de l’empire byzantin. Vers le milieu du vu0 siècle, la Macédoine proprement dite forma un thème, dont la capitale était Stobi. Au XIe siècle, un peu avant les croisades , le thème de Macédoine comprenait la préfecture du Strymon et celle de Thessalie ; une partie , située au N., retenait l’ancien nom de Pélagonie. Au midi s’étaient établies quelques tribus de Vainques. La 4e croisade ayant eu pour résultat la conquête et le partage de l’empire grec , la Macédoine échut au marquis de Mont ferrât sous le nom de royaume de Thessalonique ( V. ce mot). Enfin , au xve siècle , la Macédoine tomba , ainsi que tout l’empire grec, au pouvoir des Turcs-üttomans.
Huis de Macédoine depuis 796 av. J.-C.
Caranus
Alexandre III , dit
le
Cœnus
Tyri minas
Philippe III Arrhidée. 323
Perdiccas Dr
Alexandre Aigus. . .
Argeus pr
Cassandre
Philippe Ier
Philippe IV
Ajeropas
Antipater
Alcétas
Amyntas 1er
Démétrius Ier
Alexandre Ier
Pyrrhus, d'Epire. .
Perdiccas !I
Lysimaque, roi de
Archelaüs Ier
Thrace
Ûrestes
Séleucns , de Syrie.
Archelaiis 11
Ptolémée Cérauuus
Amyntas II
Méléagre, Sosthènes. 279
Pausanias
Antipater ( de noun.)
Amyntas III
Antigone Gonatas.
Argeus H
Pvrrhus [de nom».).
AmvntasIII [rétabli]..
Antigone (de noue.).
Alexandre II
Démétrius II
Ptolémée
Perdiccas III
Philippe V
Amvntas IV
Persée
Philippe II
Andriscus
MACÉDON1US , patriarche de Constantinople, 342-360. Dévoué au parti arien, il contribua d’abord à la déposition «lu patriarche Paul, dont il convoitait la place, 340; deux ans après, il la lui disputa les armes à la main, et en resta maître par la tolérance de Constance, 342. Mais Paul ayant été rétabli en 347, Macédoriius ne recouvra le siège patriarcal qu'après un nouvel exil de Paul, 350. Devenu odieux aux ariens purs, parce qu’il professait le semi-arianisme , il fut déposé en 360 , et se fit le chef des Pneumatomaques. S.
MaCER (Clodius), préteur en Afrique sous l’empereur Néron, voulut, après la mort de ce priuce, se rendre indépendant et affamer l'Italie. Galba le fit tuer, en 68.
MACER (Emilius), poète de Vérone, contemporain de l’empereur Auguste , avait écrit , en vers latins , sur les
plantes vénéneuses, un ouvrage qui parait perdu. Il n® doit pas être l’auteur de celui qu’on a publié sous son nom, Bruxelles, 1477, et Hambourg, 1590, et qui a été traduit en français, Rouen, 1588.
MACERATA, v. du roy. d’Italie, ch.-l. de la prov. de ce nom, à 176 kil. N.-E. de Rome; 19,632 hab. Evêché; tribunaux d’appel, civil, et criminel. Université, fondée en 1824 par Léon Xll , avec une riche bibliothè«]ue. Belle cathédrale. Aux environs, quelques ruitms de l’anc. Ileleia Hicina, qui fut détruite par les Goths. Napoléon ,er en fit Je ch.-l. du départ, du Musone. — La province de Maeerata. pntre celles d’Ancttue au N., de l’esaro et Urbino, et de Pérouse à l'O., d’Ascoli au S., et l’Adri tique à l’E., a 2,737 kil. carr. et 229,411 hab. i-ol traver-é par l’Apennin, arrosé par le Musone, l’Esino , le Chienti, la Potenza. et fertile en blé, eha ivre, vin, huile, etc.
MACES, anc. peuple de l’Arabie Heureuse, sur le golfe Persique. — peuple de la Libye intérieure, près des Nasamons.
MACFARLANE (Robert), publiciste écossais, né en 1734, m. en 1804, dirigea quelque temps les journaux le Morning-Chronicle et le London Pocket, dans un esprit d’opposition au gouvernement. On a «1e lui : Histoire du règne de. George 111 , Londres, 4 vol. in-8°, 1770-82-94, ouvrage médiocre; une traduction, en vers latins, des poésies d’Ossian ; Adresse au peuple anglais sur l'état présent et l'avenir présumé des affaires publiques, 1797 ; Dialogue de George Buchanan sur les droits de la couronne d’Ecosse, trad. en anglais, 1801 ; Essai sur l'authenticité d’Ossian et de ses poème », Londres, r804.
MAOHABEE. V. Macchabée.
MACHaDO (Rio de). V. Jeuparana.
MACHADO (BARBOSA-). V. BARBOSA.
MACHADOU. V. Makhadod.
MACHANIDAS, tyran de Sparte, 210-206 av. J.-C., voulut assujettir le I’éloponése entier, mais fut vaincu à Mantinée par Philopéuien , qui le tua de sa propre main.
MACHAü, nom anc. de Menerbes.
MACHAON , fils d'Esculape et d'Epione ou Arsinoé, était frère de Podalire. Tous deux, élèves du centaure Chiron, figurèrent à la guerre de Troie comme guerriers» et médecins, et furent placés au rang des dieux après leur mort. Machaon pansa la blessure «le Ménélas, et guérit Philoetète. Après la guerre de Troie, il vint en Messénie, fonda les villes de Tricca et d’Oechalie, et fut tué par Euripyle, fils de Télèphe. Il eut cinq fils, tous médecins, entre autres Nicomaque. Podalire, au retour de Troie , fut jeté par une tempête en Carie, où il épousa la fille du roi.
MACHARÈS, roi du Bosphore, trahit son pere Mfthridate pour le consul romain Lucullus, 70 av. J.-C. Dans la suite, redoutant la vengeance de son père, il se tua.
MACHA U (Uui’laume de), ancien poète français, né dans la Champagne eu 1282 ou 1284, m. vers 1370. La Bibliothèque impériale de Paris conserve de lui eu manuscrit des Poésies françaises et lutines, 2 vol. ili-fol.
MACHAULT D’ARNOUVILLE (Jean-Baptiste), né en 1701, m. en 1794, fut nommé maître des requêtes en 1738, intendant du Hainaut en 1743, et contrôleur-général des finances en 1745. Dans le but de créer des ressources à l’Etat , il fit rendre , en 1747 , l 'édit de main-morte, <;ui défendait tout nouvel établissement de chapitre, collège, séminaire, maison religieuse ou hôpital, sans une permission expresse du roi et lettres-patentes enregistrées dans les cours souveraines, révoquait tous les établissements de ce genre faits sans cette autorisation juridique, et interdisait à tous les gens de main morte d'acquérir, recevoir ou posséder aucun fonds, maison ou rente, sans une autorisation légale. En 1749, nommé ministre d’Etat, il remplaça l’impôt du dixième, créé pendant la guerre de la succession «l’Autriche, par un impôt du vingtième, gradué sur le prix de ferme des terres, et destiné à fonder une caisse d amortissement. En 1750, il remplaça Daguesseau comme garde des sceaux, tout en conservant le contrôle-général. En 1753, il fit rendre un arrêté pour la liberté du commerce des grains dans l’intérieur de la France. En 1754, le roi lui ôta le contrôle-général, où son édit de main-morte lui avait fait trop d’ennemis dans le clergé, èt le nomma ministre de la marine. Il montra dans ce nouveau poste la même activité et la même intelligence que dans le premier, arma à Toulon l’escadre avec laquelle La Galissonnière défit l’amiral anglais Byng, et à Brest celle qui ferma aux Anglais le chemin du Canada. Disgracié, en 1757, par les intrigues «lé M",e de Pompadour, il se retira dans sa terre d’ Arnouville , près de Paris, puis s’établit à Rouen en 1792, et deux ans après fut emmené comme suspect à Paris; où il mourut dans la prison des Madelonnettes. Ma-