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MAAD, v. de Hongrie (Zemplin),à lOkil. O. de Tokai, 5,600 hab. Un des plus célèbres crus des vins de Tokai. Vignoble royal de Tlieresienberg.
MAALSTROM. V. Maelstrom.
MAAS, nom allemand de la Meuse.
MAASEYCK. V. Maeseyck.
MAASI.AND, département du royaume de Hollande, de 1805 à 1809; ch.-l., La Haye. Il fut réparti ensuite entre les départein. français des Deux-Nèthes, des Bouches-du- Rhin, et des Bouches-de-la-Meuse, et est compris aujourd'hui dans la prov. de Hollande méridionale.
MAASLUIS ou MAASLANDLUIS , v. du royaume de Hollande l Hollande-Méridionale I, sur un bras de la Meuse, à 15 kil. O. de Rotterdam; 4,500 hab. Chantiers de construction; fabr. de voiles et cordages; huile de merluche; pêche de la morne et du hareng.
MAB, fée des songes, dans les traditions du moyen âge; elle délivrait les idées des hommes endormis et rêvants. Selon d’autres, elle accouchait les autres fées. Quelquesuns en font la reine des fées et l’épouse d’Obéron.
MABILLON (Jean), l’un des hommes les plus savants de la congrégation des Bénédictins de Sl-Maur, né en 1632 à St-Pierremont, près de Reims, m. en 1707, entra à 22 ans dans l’ordre de Si-Benoit, vint à Paris en 1664, et se fit remarquer de bonne heure par son goût pour les travaux d’érudition. Après avoir aidé Doua d’Achéry dans la rédaction du Spicile/ium, et travaillé aux éditions des Pères alors publiées par les bénédictins, il reçut de Colbert, en 1683, une mission scientifique pour l’Allemagne. Six années plus tard, il fut également envoyé en Italie, afin d’y acheter, aux frais du roi, des livres et des manuscrits précieux, dont il recueillit une abondante collection. A propos de sa visite aux Catacombes de Rome, il fut le premier à signaler l’influence des habitudes païennes sur les monuments primitifs du christianisme, idée neuve et hardie pour le temps, et qui lui inspira un traité sur le Culte des suints inconnus, attaqué par Fabretti. Le reste de sa vie, qu’il passa à l'abbaye de S1- Germain -des -Prés, à Paris, fut consacré, d'abord aux travaux d’une polémique assez vive avec de Rancé, abbé de la Trappe, qui prétendait que les moines ne devaient pas s’occuper d'études , ensuite à l’achèvement de ses nombreux et importants ouvrages. Les principaux sont : Acta sanctorum ordinisS. Benedicti , Paris, 1668-1702, 9 vol. in-fol.; Vetera Analecta , Paris, 1675-85, 4 vol. in-8«, 2« édit., 1723, in-fol.; de Be Diplnn-.aticâ libri VI, Paris, 1681, in-fol., œuvre pleine d’une érudition aussi variée que profonde sur tout ce qui est relatif à l’étude des chartes et des diplômes; de Liturgie Gnlliranâ libri très, Paris, 1685; Musæum llalicum, Paris, 1687 89, 2 vol. in-4°; une édition des œuvres de St Bernard, 1690, 2 vol. in-fol.; Traité des études monastiqnes , Paris, 1691; Annales ordinisS. Benedicti , Paris, 1713-39, 6 vol. in-fol. Il laissa des œuvres posthumes, que l’on publia en 1724, 3 vol. in-4°, avec celles de D. Ruinart, qui avait écrit la Vie de son savant confrère. En 1847 , Valéry a publié une Correspondance inédite de Mabillon et de Mont faucon avec l’Italie, 3 vol. in-8®. Les
restes de Mabillon, transférés, pendant la Révolution, au Musée des monuments français, furent rendus, en 1819, à l’église S* -Germain -des -Prés. D — T — R.
MABINOGI , nom donné à une sorte de roman ou récit gaélique. Une collection d’œuvres de ce genre, conservée en mss. à la Bibliothèque du college de Jésus à Oxford, a été publiée, avec notes, par lady Guest, sous le titre de : The Mabinogion , Lond., 1838-9, 3 vol. in-8°. Quelquesuns de ces récits, empreints d’un caractère chevaleresque, ont pu être composés pendant l'époque et quelquefois à l’imitation des poèmes anglo-normands ; d’autres, beaucoup plus anciens, sont les échos de cette civilisation celtique presque perdue pour nous. La première partie de l’ouvrage donne en gaélique, puis dans une traduction anglaise, le mabinogi intitulé : la Dame de la fontaine, qui semble être la source du poème français du Chevalier au lion. La 2e partie donne l’histoire de Peredur , fils d'Evrawc; c’est celle de Perceval le Gallois. Puis viennent le Gerainl, fils d’Erbin ; c’est le roman d 'lirec et Enide, mis en vers par Chrestiens de Troyes. Les autres manibogion : Histoire de Kullawch et Oltcen, le Itère de Bhonobwy , le Conte de Pwyll prince de Dyved, de Brunwen fille de Lhjr, etc., sont sans doute d’une origine exclusivement gaélique, et, en se rattachant d’autant mieux au cycle d’Arthur, ne ressemblent pas aux poèmes anglo-français que nous connaissons sur ce sujet.
MABLY (Gabriel Bonnot de), frère de père de Condillac, né à Grenoble eu 17U9, m. en 1785, fut mis par son oncle, le cardinal de Tencin, au séminaire de Si Sulpice. Préférant son indépendance aux dignités ecclésiastiques, il ne reçut que le sous-diaconat, et se livra à l’histoire et à la politique. Secrétaire du cardinal, il négocia un traité contre l’Autriche avec l’ambassadeur de Prusse, 1743, et engagea Louis XV à se mettre à la tête de l’armée des Pays-Bas. U abandonna, la même année, les affaires publiques, pour s’occuper des lettres. Dans son premier ouvrage , le Parallèle des Romains et des Français par rapport au gouvernement, 1740, 2 vol. in-12, il s’était montré partisan du gouvernement sous lequel il vivait, et réclamait pour le monarque « une autorité indépendante des lois. » Mais ensuite un revirement s’opéra dans ses idées; et il ne cessa de faire une vive opposition aux institutions existantes, et de témoigner un grand enthousiasme pour les républiques de l’antiquité, et celle de Lacédémone en particulier. On a de lui : Droit public de l'Europe, fondé sur les traités, Genève, 1748, 2 vol. in-12; 3e édit., 1764, où l’on trouve un sommaire des traités conclus jusqu’à cette époque ; Observations sur les Grecs , 1749, 1 vol. in-12, ouvrage qu’il modifia et fit paraître plus tard sous le titre d’ Observations sur l’histoire de la Grèce; il y recherche les causes de la prospérité et de la décadence de's peuples helléniques ; Observations sur les Romains, 1751, 1 vol. in-12, ouviage médiocre, où plus d’une chose est mal comprise, entre autres les lois agraires ; Principes aes négociations, La Haye, 1757, 1 vol. in-12, théorie de la morale appliquée à la politique; Entretiens de Phocion sur les rapports de la morale avec la politique, 1 vol. in-12, 1763 , le livre le plus intéressant et le mieux écrit
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de l’auteur ; Observations sur l’histoire de France, 1765, 2 vol. in-12 , auxquels il en ajouta un 3e plus tard ; cet ouvrage, réimprimé par M. Guizot, 1823, 3 vol. in-8°, est une histoire abrégée des gouvernements de la France depuis l'établissement des Francs jusqu'à l’époque où les grands fiefs furent réunis à la couronne; du Gouvernement et des lois de la Pologne, 1781, 1 vol. in-12, ouvrage entrepris à la demande des Polonais, comme projet de constitution, et pour l’étude duquel Mably alla passer une année en Pologne ; de l'Etude de l’histoire , 1778 , 1 vol. in-12, traité composé pour l’éducation de l’infant duc de Parme, et qui contient un résumé de la forme des divers gouvernements; de la Manière d'écrire l'histoire, 1782, 1 vol. in-12, espèce de libelle critique contre les principaux historiens de son temps; Principes de morale , 1784, 1 vol. in-12; Doutes sur l’ordre naturel et essentiel des sociétés, 1768; de la Législation, ou Principes des lois, 1776; Observations sur le gouvernement et les lois des Etats-Unis d' Amérique , 1684. Mably fut, en politique, une espèce d’utopiste à vues bornées et rétrogrades, qui citait comme modèles les mœurs et les vertus de Sparte. C’est un novateur érudit, mais un écrivain exact, clair, quelquefois énergique, souvent diffus, sans charme ni élégance. L’abbé Aïnoux a donné les OEuvres complètes de Mably, 15 vol. in-8°, 1794-1795.
MAC, mot signifiant fils, et qui précède beaucoup de noms propres en Ecosse et en Irlande.
MACABRE iDnnse). V. Danse des morts.
MAC-ADAM ( John-Loudon ) , curateur des routes en Ecosse, puis à Bristol, né en Ecosse en 1755. m. en 1836, a inventé le système de routes par empierrement de cailloux de 6 centimèt. cubes environ , et qui porte son nom.
MACAIRE (Saint) l'Ancien, né vers l’an 300 dans la Hante- Egypte, m. vers 390, passa 60 ans dans la solitude près de la montagne de Secté (Thébaide). Sa renommée de sainteté se répandit au loin, et il lut obligé de recevoir le sacerdoce. Son attachement au concile de Nicée le fit exiler par l’empereur Valens dans une île du Nil ; mais le mécontentement du peuple obligea le préfet à le rappeler. Fête, le 16 janvier. On lui attribue 50 Homélies, publiées en grec, Paris, 1559, in-8°, et des Opuscules ascétiques, imprimés dans le Thésaurus asceticus du P. Poussines.
MACAiRE (Saint) le Jeune, né à Alexandrie, m. en 394, se retira, en 335, dans la solitude de Nitrie ( vallée de Nation), où l’on comptait prés de 5,000 solitaires. Son zèle contre les Ariens lui attira des persécutions. Fête, le 2janvier. On le regarde comme l’auteur de la Règle de St Macaire, imprimée dans le Codex regularum , Rome, 1661, 2 vol. in-4®.
macaire (saint-) , cli.-l. de cant. (Gironde) , arr. et à 15 kil. O. de La Réole, sur la rive <lr. de la Garonne ; 1,352 hab. Belle église gothique, bâtie du xm* an xve siècle. Comra. de vins; tonnellerie. — Ce fut d’abord une ville gallo-romaine, sous le nom de Ligena, puis un oratoire dédié à S1- Laurent, et où S*- Maeaire fut inhumé, enfin, au xie siècle, une abbaye de bénédictins. La ville fut saccagée par les calvinistes en 1562, et le château royal démoli en 1627. Archives précieuses, contenant un curieux exemplaire des privilèges de la ville.
MACALO ; lieu de Lombardie, entre Bergame et Brescia , où Carmagnola et les Vénitiens battirent les troupes du duc de Milan, en 1427.
MACAO, en chinois Ngao-men , v. forte de l’empire chinois ( Chine propre) , dans la prov. de Canton , sur une péninsule à l'angle S. -O. de l’ile de Macao située dans la baie de Canton , à 128 kil. S. -S. -O. de cette ville; par 22® i|’ 25" lat. N., et 111® 13’ 55” long. E.; 70,000 hab. , dont 30,000 Chinois , et le reste Portugais et étrangers. Port franc depuis 1814 Station de tous 'es bâtiments allant à Canton, et où doivent être débarquées les femmes qui se troment sur ces bâtiments. Des agents du gouvernement anglais des Indes y résident pendant 8 mois de l’année. Résidence d’un évêque catholique. Imprimerie chinoise. Musée d’histoire naturelle. On montre une grotte, dite lu Casa , où Canmëns, juge à Macao, composa, dit-on, les Ludades. Autrefois très florissante, mais bien déchue depuis la fondation de l’établissement anglais de Hong- Kong; Macao a néanmoins encore un assez grand mouvement commercial Vente importante d’opium. Centre d’engagement pour les coulis. La ville appartient aux Portugais depuis 1563. Le pouvoir y est nominalement partagé entre un gouverneur portugais, assisté d’un conseil, et un mandarin chinois réellement tout-puissant. La ville européenne est très-petite, et séparée de la ville chinoise par une épaisse muraille.
M ACARON’IQUES (vers), poésie burlesque formée de mots de la langue vulgaire, auxquels on donne uue termi-
naison latine. Elle a été appelée ainsi, par comparaison avec le ragoût que le macaroni forme avec le fromage et la farine. Elle fut inventée au xvte siècle par le moine Folengo de Mantoue, qui prit le nom de Merlin le Cuisinier (Merlin Coccaie, Merlinus coquus ), dans son épopée burlesque des Aventures de Bahlus , écrite, en effet, en latin de cuisine. On a fait aussi de la poésie maearoniqne en Allemagne, en Angleterre, en France ; on connaît surtout chez nous la Mort de Michel Morin, où se trouve ce vers modèle du genre :
De brancâ in braucam dégringolât, atque facit pouf. D — r.
MACARTNEY (George, comte de) , diplomate anglais, né en 1737 à Lissanoure (Irlande), m. en 1806, étudia à Dublin et à Londres , et, après un voyage sur le continent, fut élu membre du parlement irlandais. Envoyé en Russie , il négocia avec Catherine II un traité de commerce, 1766. De retour en Irlande, il parvint à la délivrer de la ruineuse domination des entrepreneurs (r mdertakers) qui l’administraient au nom du vice-roi. Elevé à la dignité de gouverneur de la Grenade , des Grenadines et de Tahago, il défendit la Grenade contre le comte d’Estaing, 1779, mais dut se rendre prisonnier de guerre. Louis XVI lui ayant rendu la liberté , la Compagnie des Indes le uomma, en 1780, gouverneur de Madras, qu’il protégea contre Ilaider-Ali et Tippoo-’aëb. En 1792, il partit pour la Chine , afin d’obtenir un traité de commerce avec ce pays, mais ne réussit pas. Il revint en Angleterre en 1794, reçut le titre de comte, devint pair de la Grande-Bretagne, et enfin gouverneur du Cap de Bonne-Espérance, 1197. On a de lui : Etat de la Russie en 1767; Etat de l'Irlande en 1773 ; Journal de l’ambassade envoyée par le roi delà Grande- Bretagne à l'enijiereur de ta Chine en 1792, 1793, 1794, Londres, 1807, 2 vul. iri-4°.
MACAS. V. Quixos-et-Macas.
MACASSAR ou M ANüKAS'AR, v. de l’ile Célèbes, capit. de l’anc. royaume de son nom; par 5° 9' lat. S., et 117° 8' long. E. ; 17,000 hab. Siège d’un gouverneur hollandais. Port franc depuis 1817. Près de là est la ville de Vlaardingen et le fort Rotterdam. — Le royaume île Macassar , qui occupait le S. -O. de l’ile, est auj. vassal do la Hollande, et a pour capit. Goule. Export, de café, écaille de tortue, nacre, rotins, riz. Connu, en progrès. — Le gouvernement de Macassar comprend l’ensemble des possessions hollandaises dans l’ile Célèbes. — Le détroit de Macassar est le bras de mer qui sépare Célèbes et Bornéo.
MACAULAY, historien. V. Supplément.
MACAULEY (Catherine Sawbridgk, m'str'ss) , née en 1733 dans le comté de Kent, mort en 1791 , femme auteur dont les principaux ouvrages sont : Histoire d’Angleterre de/iuis T avènement de Jacques Ier jusqu'à l'élévation de la maison de Hanovre , 1763-1783, 8 vol. in— 1°, où elle s’élève contre les Stua rts et manifeste des idées républicaines; Remarque sur les Eléments du gouvernement et de la société, par Hobbes, 1767, in-8°; Traité sur Timmuabil té de la vérité morale, in-8”, 1773; Histoire d’ Angleterre depuis la révolution jusqu'au temps présent, dans mie suite de lettres au docteur Wilson, 1 vol. in-4° 1778 ; Lettres sur l'éducation , in-8°, 1790 , etc.
MACAYO, v. du Brésil, dans la province d’Alagoas, â 1650 kil. N.-N.-E. de Rio-Janeiro ; 5,000 hab. Port sur l’océan Atlantique. Export, de coton et de sucre.
MACBETH , cousin-germain de Donald Vil on Duncan Ier, roi d’Ecosse, s’unit à Banquo, thane de Lochquhabir, et défit les Danois qui avaient attaqué le royaume. Une sorcière lui ayant annoncé qu’il serait roi, il tua Duncan, et se fit proclamer à sa place, 1040. 11 fut détrôné et mis à mort en 1056 par Malcolm, fils de Dunean, â qui le roi d’Angleterre, Edouard le Confesseur, avait prêté des secours. Shakspeare a immortalisé le nom de cet usurpateur dans une de ses plus belles tragédies, imitée par Ducis.
MACCALUBA, montagne de Sicile, dans la prov. et au N. de Girgenti. C’est un volcan qui vomit de la boue par de nombreux cratères.
MAC CARTI1Y | Nicolas de), prédicateur, né à Dublin en 1769 , m. â Annecy en 1835 , était fils du comte Justin de Mac Carthy, qui se fit un nom comme bibliophile. Il fut ordonné prêtre en 1814 , entra dans l’ordre des Jésuites en 1818, et obtint, dans l’éloquence de la chaire, une immense réputation. Ses Sermons, pleins d idées nobles ou touchantes , d’une logique serrée , et d’un style riche et chaleureux, ont été imprimés après sa mort en 3 vol. in-8°.
MAC CA.UTHY (Jacques) , géographe, né d’une famille irlandaise, à Cork en 1785, m. en 1835, fut amené très-
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jeune en France, s’enrôla à 17 ans, fit avec distinction les guerres dp l'Empire, et, à la suite de la Restauration de 1815, fut traducteur, imprimeur-libraire, puis entra, après 1830, chef à la section de statistique au dépôt de Ja guerre. On a de lui : Choix de voyages modernes , 1821-22, 10 vol. iu-8°; Dictionnaire universel de géographie , physique, politique , historique et commerciale , 2 vol. gr. iu-8°, Paris, 1824 ; 2e édit., 1835, 2 vol. in-8° ; un Traité de géographie moderne, in-8°, etc. — Son fils, M. Oscar Mac Carthy , géographe distingué, a envoyé à l’Institut plusieurs Mémoires très-intéressants sur l’Algérie. On lui doit encore des travaux sur la géographie de Q.-Curce, sur celle de César, et une Statistique du Brésil.
MACCHABÉE (Mathathias) , chef des Hébreux, le 1er de la race des Asmonéens, résista au roi de Syrie, Antiochus Epiphane , qui voulait imposer à la Palestine le culte des idoles, et chassa les Syriens , lfi7 av. J.-C*. Il laissa 5 fils : Judas, Simon , Jonathas , Jean et Eléazar.
macchabée (Judas), fils du précédent, lui succéda dans le commandement des Juifs, et battit successivement, de lfi7 à 184 av. J.-C., Apollonius, Nieanor, Gorgias , Ptolémée et Lysias, généraux d’Antiochus Epiphane. Ce prince mourut au moment d’entreprendre lui-même une campagne. Antiochus Eupator, son successeur, accorda à Judas Macchabée une paix avantageuse , qui fut rompue par un nouveau roi de Syrie, Démétrius Soter ; Judas périt dans un combat, en 161.
macchabée (Jonathas) , frère du précédent, chassa .Bacchidés de la Judée en 158 , s’allia tour à tour avec Alexandre Bala, Démétrius Nicator, Antiochus VI, et fut tué par T ry phon, en 143.
macchabée | Simon), frère des deux précédents, prince des Juifs et grand-sacrificateur, prit Gaza, obtint que Démétrius Nicator reconnût l’indépendance de la Judée, et repoussa les généraux d’Antiochus Sidétès. Son gendre , Ptolémée, l’assassina en 133. — Le 1er livre des Macchabées dans la Bible est un extrait d’annales écrites pendant le règne des princes asmonéens, dont il retrace les exploits; le 2e, où se trouve l’épisode du martyre des 7 Macchabées ( V. l’art, suivant), est extrait d’un travail perdu d’un certain Jason , Juif né à Cyrène.
macchabées (Les), nom de 7 frères qui souffrirent le ma.-t.yre sous Antiochus Epiphane, pour avoir refusé de manger des viandes consacrées aux idoles ; leur mère les exhorta à supporter les tourments, et fut martyrisée après eux, 164 av. J.-C. L’aue. Testament raconte cette histoire dans ? livres intitulés les Mvchnbèes.
MACCLESFIELD , v. d’Angleterre, comté et à 53 kil. N.-E. de Chester sur la Rollin, affluent de la Mersey;