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MAN — 1706 — MAN

N. de Carlsruhe; par 49» 29’ 13” lat. N., et 6® 7’ 30” long. E.; 37,000 hab., dont 12,000 catholiques. Dans une admirable situation , elle est une des plus belles villes de l’Allemagne, mais aussi une des plus monotones, la seconde capitale et la seconde résidence du grand-duc, et autrefois capitule du Palatinat du Rhin. Cour suprême du grandduché, lycée grand-ducal, écoles de commerce, de peiuture et de dessin, bibliothèque, observatoire, jardin botanique, musée d’histoire naturelle. On remarque le château ducal, avec parc et collections d’objets d’art, l’arsenal , la bourse, le théâtre. Maisons de force et de correction ; asile pour les auvres. Fabrique d’orfèvrerie et bijouterie en similor dit or de Manlieim), glaces et cristaux , tapis, tabac, anisette dite eau de Manheim. Port franc magnifique; comm. de coton, fer, café, riz, soufre, sel, houille, sucre, etc. Bateaux à vapeur pour Strasbourg, Mayence, Cologne et les ports de la Hollande. Chemins de fer pour toutes directions. — Manheim n’était qu’un village, quand le comte palatin Frédéric IV le fit agrandir et fortifier en 1606. Il fut saccagé par les Bavarois en 1622, par les Français en 1688, passa à la Bavière en 1777, et vit ses fortications détruites par les Français en 1795. Le traité de Lunéville, qui interdit de les relever, donna la ville au grand-duché de Bade. — Pour le cercle, V. Badis, au Supp.

MAN1ACES | George) , patrice grec, commandant des troupes en Italie pendant les règnes de Michel le Paplilagonien et deConstantinMonomaque, se défendit mal contre les Sarrasins, prit à son service plusieurs bandes de Normands, qui l’abandonnèrent faute de solde, se fit proclamer empereur, et fut mis à mort, en 1043. B.

MANICA, royaume de l’Afrique orientale, entre ceux de Sofala et de Sabia à l’E., d’Inhanbane au S., de Mocarangua à l’O. et au N.; ch.-l., Manica, à 264 kil. N.- O. de Sofala. Il fait partie nominalement de la capitainerienérale portugaise de Mozambique.

manica BuiSTOLiENSis , nom latin du Canal de Bristol.

MANICHÉENS, disciples de Manès. Les principaux sont Hermas , Buddas et Thomas , qui vont dans l’Inde , en Egypte, en Syrie : on les persécute d’abord par haine nationale, parce qu’ils apportent une religion venue de la Perse; Dioclétien condamne au feu les chefs de cette secte, et les Manichéens se multiplient. Pendant plus de 600 ans, les exils, les bannissements, les supplices, sont inutilement employés contre eux ; sous la minorité de Michel , en 841 , ils sont répandus dans tout l’Empire : la piété de Théodora veut détruire cette secte ; elle la frappe, son zèle immole plus de cent mille Manichéens obstinés, et du sang de ces malheureux elle voit sortir une puissance ennemie de la religion et de l’Empire. Les Pauliciens, on Manichéens réformés vers le milieu du vne siècle, construisent des places fortes, et menacent Constantinople, seuls ou unis aux Sarrasins. Détruits comme parti politique, ils se dispersent en Orient et dans la Bulgarie, se répandent en Italie au x® siècle, et de leurs établissements de Lombardie envoient des prédicateurs en Frauce. Eu 1022, le roi Robert fait condamner au feu des chanoines d’Orléans qu’ils avaient séduits. On brûle des Manichéens dans le Languedoc et dans la Provence, on assemble des conciles contre eux ; mais ils se perpétuent , et forment , au xue et au xme siècle, cette multitude de sectes qui faisaient profession de réformer la religion et l’Eglise; tels furent les Albigeois, les Pétrobusiens, les Henriciens, les disciples de Tanchelin , les Cathares et les Popelicains. M.

MANICOLO, île du Grand-Océan. V. Vanikoro.

MANIKA anc. Magnesia ad Sipylum , v. de la Turquie d’Asie (eyalet d’Aidin), près du Sarabat, et au pied du Saboundjidagh (anc. Sipylus) , à 35 kil. N.-E. de Srnyrne ; 12,000 hab. Tissus de soie, coton et cachemire.

MANIL1US (Caïus), tribun du peuple, proposa un plébiscite pour charger Pompée de la guerre contre les rois Mithridate et Tigrane avec des pouvoirs illimités. Avant le vote, il eut soin de répandre les affranchis dans trentecinq tribus, et sa rogation, soutenue par Cicéron, alors préteur, qui prononça à cette occasion son premier discours public i Pro leye Maniliâ), fut adoptée par les comices, l’an 687 de Rome, 66 av. J.-C.

manilius (Marcus), poète latin delà fin du siècle d’Auguste , a laissé un poème en 5 chants sur V Astronomie. Il donnait peu son sujet; aussi, ce qu’il y a de plus remarquable, ce sont les épisodes, et le style, qui a de la précision et de la poésie. Les meilleures éditions sont celles de 1655, Strasbourg, in-4°, avec les notes de Scaliger; Ad usum Delphini, Paris, 1679, in-4®, avec des notes de Michel Dufay ; de Bentley, Londres, 1739, in-4°; de Stoeber, Strasbourg, 1767 , in -8°; de F. Jacob, Berlin, 1846, 1vol.

in-8®. Il a été traduit en français par l’astronome Pingré, Paris, 1786, 2 vol. in-8®. '

MANILLE, v. de la Malaisie espagnole, ch.-l. de la capitainerie -générale des Philippines, sur la côte O. de l’ile de Luçon et sur la rive S. d’une baie de son nom ; par 14® 29’ 20” lat. N., et 118» 34’ 59” long. E.; 15,000 hab., dont environ 5,000 Européens. Place forte , défendue par la citadelle de Santiago. Archevêché; cour d’appel des Philippines; résidence du capitaine-général. Université fondée en 1645; eollége de missionnaires. La ville est partagée par la riv. de Passig en ville de guerre et en ville marchande, et bâtie régulièrement. Les maisons religieuses en occupent le tiers. Les constructions n’ont généralement qu’un étage ; au lieu de vitres, les fenêtres sont fermées par des coquillages transparents. On remarque la cathédrale et le palais archiépiscopal, l’hôtel du gouvernement, la douane, et la Grande-Place, où est une statue de Charles IV. Commerce très-actif avec l’Europe, et surtout avec la Chine et la Malaisie. Dans le faubourg Beneudo est la fabrique royale de cigares, qui emploie plus de 9,000 femmes et confectionne chaque année 700 millions de cigares ; d’autres manufactures de cigarettes occupent 3,000 ouvriers. — Manille fut occupée par les Espagnols en 1571 ; les Anglais la leur ayant enlevée en 1762, ils la rachetèrent au prix de 25 millions de fr. Elle souffrit beaucoup des tremblements de terre en 1645, en 1824, et surtout en 1863. B.

MANIPULE, Manipulus, enseigne primitive de la légion, chez les anc. Romains; poignée d'herbes tressées attachée au bout d’une longue perche. — Corps d’infanterie légionnaire, composé originairement de 100 hommes, puis de 200, et ayant un signum en guise d’étendard. — Chambrée de 10 soldats couchant sous la même tente, du temps du Bas- Empire. C. D — Y.

manipule , partie du costume d’un prêtre catholique officiant. C’est une bande large de 10 à 12 centimètres, qui se met sur l’avant-bras gauche.

MANITCH, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gvt d’Astrakhan, et se jette dans le Don à Manitzkaïa-Stanitza. Cours de 500 kil.

MANITOU , le Grand-Esprit ou l’Etre suprême chez un grand nombre de peuplades indigènes de l’Amérique du Nord.

MANLIUS , nom d’une famille patricienne de 1 «tienne Rome. Elle comprenait plusieurs branches : les Capitolinus, les Torquatus, les Vulso.

manlius capitolinus (Marcus), consul romain l’an 361 de Rome, 392 av. J.-C., obtint le triomphe pour avoir battu les Eques sur le mont Algide. L’an 363, réveillé par les oies de Junon, il sauva le Capitole, qu’assiégeaient les Gaulois ; puis, mécontent du sénat, qui décernait tous les honneurs à Camille , il passa dans le parti populaire , et demanda l’abolition des dettes. Cornélius Cossus, dictateur, le fit arrêter; le peuple prit le deuil, et le délivra. Enfin, comme il aspirait à la tyrannie, les tribuns euxmêmes l’accusèrent; mais au Champ-de-Mars , d’où l’on voyait le Capitole qu’il avait sauvé , le peuple ne put le condamner ; on transporta ailleurs les comices , et Manlius, déclaré coupable, fut précipité de la roche Tarpéienne. Le prénom de Marcus fut interdit à sa famille et à ses descendants , et sa maison abattue , avec défense d’habiter sur son emplacement, l’an 369 de Rome, 384 av. J.- C. 11 y a une tragédie française de Manlius par Lafosse. A. G.

manlius imperiosus (Titus), dictateur l’an 390 de Rome, 363 av. J.-C., fit la guerre aux Herniques. Son despotisme et ses violences le rendirent odieux, et lui firent donner le surnom d' imperiosus; la multitude, soulevée par les tribuns, l’obligea d’abdiquer, et il ne dut qu’au courage de son fils d’échapper à une accusation que lui intentait le tribun T. Pomponius.

manlius torquatus (Titus) , fils du précédent, fut, pendant sa jeunesse , relégué à la campagne par son père et associé aux travaux des esclaves , à cause d’une difficulté de parole qui devait l’empêcher d'obtenir les emplois. Néanmoins, apprenant que son père était accusé par T. Pomponius, il vint trouver ce tribun, et, le poignard à la main, l’obligea de se désister. Nommé tribun des soldats l’an 391 de Rome, 362 av. J.-C., il vainquit en combat singulier un géant Gaulois, et lui enleva son collier d’or; de j là lui vint le surnom de Torquatus (de toi gués , collier).

: Consul dans une guerre contre les Latins, l’an 413 de ! Rome, 340 ans av. J.-C., il fit décapiter son fils, pour j avoir combattu contre ses ordres.

manlius touquatus (Lucius), consul l’an 529 de I Rome, 224 av. J.-C., soumit la Sardaigne, et, la répu-

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blique étant alors en paix, ferma le temple de Janus. Après la bataille de Cannes, il s’opposa au rachat des prisonniers faits par Annibal.

MANNE Id’un mot nébreu qui signifie don), nourriture des Hébreux dans le désert ; elle tombait du ciel chaque matin, excepté le jour du Sabbat; la veille de ce jour, il en tombait une quantité double. Elle avait le goût de la fleur de farine mêlée avec du miel. 11 fallait la recueillir avant le lever du soleil.

MANNERSDORF, brg des Etats autrichiens (Basse- Au triche I, à 31 kil. S.-S.-E de Vienne; 2,000 hab. Château impérial, avec bergerie de mérinos.

MANNERT i Conrad) , historien et géographe allemand, né en 1750 à Altdorf (Bavière) , m. en 1836, fut professeur à Nuremberg, 1784, à Altdorf, 1808, ensuite à l’université de Landshut, et, depuis 1826 , à celle de Munich. On a de lui : Histoire des Vandales, Leipz., 1785; Histoire des successeurs d'Alexandre, 1803 ; Traité de l’histoire de l' Empire germanique , 1819; Histoire primitive de la Bavière, 1807; l'Empereur Louis IV, 1812; Manuel de l’histoire ancienne, 1818; Histoire de la Bavière, 2 vol., 1826; Histoire des Allemands , 2 vol., 1828-30; Histoire des anciens Germains, surtout des Francs, 1829. Il a publié, en commun avec Ükert, la Géographie des Grecs et des Romains, Nuremberg et Leipz., 1798-1825, 15 vol. in-8°. Enfin il a laissé un vol. de Miscellanea, 1793, contenant des observations de diplomatique. E. S.

MANNE VI LLETTE. V.- Après de Mannevillette.

MANNHEIM. V. Manheim.

MANUEL DO NASC1MENTO (Francisco) , poëte portugais, né à Lisbonne en 1734, d’une famille riche et distinguée. m. en 1821, se fit remarquer par la hardiesse de ses opinions religieuses. Une traduction du Tartufe de Molière, qui parut en 1778, lui fut attribuée, et il dut fuir devant les poursuites du Saint-Office. Il vécut en France, pauvre et ignoré. Il a composé des odes, des épîtres, des satires, où il prend Horace pour guide ; des élégies et des sonnets, où le talent poétique se montre au plus haut de gré; une épopée (les Fastes du Portugal), qui n’est point achevée; et d'excellentes traductions des Fables de La Fontaine, et des Martyrs de Châteaubriand. Quelques-unes de ses odes ont été traduites en français par Sané , dans un recueil de Poésies lyriques portugaises , 1808.

MANOSQUE, Manuesca, ch. 1. de cant. (Basses-Alpes), arr. et à 18 kil. S. de Forcalquier, à 2 kil. de la Durance ; 4,877 hab. Cette ville se forma autour d’un château des comtes de Forcalquier ; elle appartint ensuite à l’ordre de S*-Jean-de-Jérusalem. Trib. de commerce ; collège. Fabr. d’huiles, eaux-de-vie, cadis, toiles; filatures de soie et de coton; tanneries. Coram. de vins, eaux-de-vie, truffes, miel, etc. Vieilles murailles flanquées de tours.

MANOU , nom donné dans l’Inde à 14 personnages héroïques. Chaque Manou est le chef d'un Manwatara, révolution de temps au bout de laquelle le monde éprouve une destruction momentanée; les 14 Manwataras forment un Kalpa, qui est un jour et une nuit de Brahma. Il a déjà paru 7 Mauous. On attribue au 1er, qui est le père du genre humain, le code dit Manava-Dharmasastra ; ce code, écrit en langue sanscrite et en vers, a été traduit en anglais par W. Jones, Calcutta, 1794, Londres, 1796, et en français par Loiseleur Delongchamps, Paris, 1832-33.

MANRESA, Bacasis, Minorissa, v. forte d’Espagne, entre le Llobrégat et le Cardenet, dans la prov. et à 47 kil. N.- O. de Barcelone. Fabr. de draps, étoffes de soie et de coton, rubans, passementerie. Cette ville fut prise et incendiée par les Français en 1811. Pop. de la commune : 16,200 hab.

MANRIQUE , anc. et illustre maison d'Espagne, issue des comtes de Castille par Ferdinand de Gonzalès, m. en 970. Elle a formé les branches des comtes de Lara, des vicomtes de Narbonne, des marquis d'Aguilar, des comtes de Parédès, etc.

MANS ( le j , Sumdinum, Cenomani , ch.-l. du département de la Sarthe, à 214 kil. S. -O. de Paris, 211 par chemin de fer île l’Ouest, sur le penchant et le plateau d’une colline baignée par la Sarthe, que l’on traverse sur 4 ponts; par 48° O' 35" lat. N., et 2° 8’ 19" long. O.; 45,230 hab. Evêché suffragant de Tours, tribunaux de lre instance et de commerce, lycée; écoles normale primaire et de dessin. Ville assez bien bâtie, excepté dans les anciens quartiers. De jolies avenues ornent son entrée par les principales routes. Belles promenades. Plusieurs monunients, parmi lesquels on distingue : la magnifique cathédrale de Sl-Julien, que domine une tour élevée; l’église Notre-Dame-du- Pré, édifice du xi8 siècle; l’église abbatiale de Notre-Dame la Couture; l’anc. abbaye du même nom où sont auj. la

préfecture, la bibliothèque, et les musées de peinture et d’histoire naturelle ; un beau palais épiscopal moderne, dans le style du moyenâge; l’hôtel-de-ville ; l’asile des aliénés. Connu, de toiles de chanvre, bestiaux, volailles grasses, cire, miel, grains, et surtout graines de trèfle. Fabr. import. de toiles, bonneterie, bougie, etc. Fonderies de fer et de cuivre. Succursale de la Banque de France. Patrie de l’ressan. — Le Mans était la capitale des Aulerces Cénomaus; les Romains le fortifièrent; S* Julien y apporta le christianisme au m« siècle. La ville eut à souffrir, aux ixe et xe siècles, des incursions des Normands; aux xie et xne, des guerres des ducs d’Anjou et des ducs de Normandie ; puis, pendant .3 siècles, des guerres entre l’Angleterre et la France, à laquelle elle ne revint définitivement qu’en 1481. Elle fut la capitale de la province du Maine, et posséda une commune libre dès l’année 1071. Elle adopta la Ligue; Henri IV la soumit en 1589. Le 10 décembre 1793, les Vendéens s’en emparèrent, et, trois jours après , ils y essuyèrent une sanglante défaite.

MANSARD, ou mieux, MANSART (François), architecte, né à Paris en 1598, d’une famille d’origine italienne, m. en 1666, poussa à l’excès le sentiment de la noblesse et de la majesté, et tomba dans la lourdeur. Il restaura l’hôtel de Toulouse et le portail de l’église des Feuillants à Paris, éleva les châteaux de Blois, de Berny, de Gèvres et de Fresnes, et fut chargé par Anne d’Autriche de la construction du Val-de-Grâce : mais il ne fit que le premier étage de ce monument, ses ennemis lui ayant fait ôter ce travail. Il bâtit ensuite l’église Ste-Marie de Chaillot, celle des Minimes de la Place Royale à Paris, auj. détruite, l’hôtel de la Vrillière, où est auj. la Banque de France, et qui a été modifié, la façade de l’hôtel Carnavalet, le château de Maisons, près de Sl-Germain-en-Laye, etc. On lui attribue l’invention de cette couverture à comble brisé qui, de son nom, a été appelée mansarde. B.

mansard (Jules hardouin-), architecte, fils du peintre Jules Hardouin et d’une soeur de François Mansard, né à Paris en 1645, m. à Marly en 1708, fut surintendant des bâtiments de Louis XIV. Il n’eut pas toute la correction, toute la sévérité désirables, mais il évita la bizarrerie et les folies architecturales de son temps. Son chef d’œuvre est le dôme des Invalides de Paris, construction riche et élégante, où la légèreté s’unit à la solidité, et qui ne le cède qu’à celui de Sl-Pierre de Rome ( V. Invalides). Le palais de Versailles, dont il fut aussi l’architecte, n’est grand et imposant que par l’immensité des lignes; mais Mansard fut beaucoup plus heureux dans la chapelle du même palais, qui est un chef-d'œuvre. On lui doit aussi les châteaux de Marly, du grand Trianon, de Clagny, de Dampierre, de Lunéville, la maison de Sl-Cyr, la place Vendôme et celle des Victoires à Paris , l’église Notre-Dame de Versailles. Hardouin-Mansard fut décoré de l’ordre de SMVIichel, membre de l’Académie de peinture et de sculpture, 1699. Il fit renouveler les expositions de peinture, dont l’usage était tombé en désuétude. B.

MANSE, Mansus, mot par lequel on a désigné, dans le moyen âge, tantôt une certaine étendue de terres, d’une contenance variable, avec une habitation et les bâiimeuts nécessaires à l’agriculture ; tantôt l’habitation prise à part. Le manse seigneurial ( Mansus Uominicus) était la maison du maître et ses dépendances; le manse censuel (mansus censitis, ingenuilis , lidilis ou servilis), la maison et la terre tenues à cens par un colon, un lide, ou un serf.

MANSFELD, anc. comté souveraiu d’Allemagne, dan3 le cercle de la Haute-Saxe, auj. incorporé à la Saxe prussienne (régence de Mersebourg), entre les principautés d’Anhalt, d’Halberstadt, de Saxe-Eisenach, le comté de Stolberg, l’évêché de Mersebourg et la Saxe électorale. Superf., 100,000 hect.; popul., 60,000 hab. Pays montagneux; mines considérables de fer et d’argent. Le comté est subdivisé en 2 cercles: cercle de la Montagne, et cercle du lac de Mansfeld. Villes principales : Mansfeld, Eisleben et Sangerhausen. Gouverné, presque durant deux siècles, par ses souverains endettés, il fut partagé, à l’extinction de leur famille, 1780, entre la Saxe et la Prusse, fit, en 1807, partie du royaume de Westphalie, et fut cédé, en 1815, tout-à-faità la Prusse. E. S.

mansfeld, v. des Etats prussiens (Saxel, régence et à 45 kil. N.-O. de Mersebourg, sur le Thalbach; 1,500 hab. Autrefois capitale du comté de son nom. Anc. château des comtes.

mansfeld (Pierre-Ernest, comte de), né en 1517, m. en 1604, servit dans les Pays-Bas sous Charles-Quint, et prit Stenay en 1551; il commandait dans Ivoy sous le duc d’Albe, quand cette place fut prise par les Français, et y ; fut fait prisonnier, 1553. On le vit dans l’armée catho-

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lique française à la bataille de Moneontour, 1569. Puis il fut successivement gouverneur d’Avesnes, de Luxembourg, et de Bruxelles.

mansfeld I Ernest de), fils naturel du précédent, né à Malines en 1585, m. en 1626, se mit au service du duc de Savoie, qui le créa marquis de Castelnuovo. Il adopta la Réformation en 1610, entra dans la ligue protestante contre l’Autriche, accepta, en 1618, le commandement des Bohémiens insurgés, et força le comte de Bucquoi, général de l’empereur, d’évacuer le pays. Mais, bientôt attaqué par des forces supérieures, il opéra, en 1621, une retraite savante sur le Bas-Falatinat, ravagea l’Alsace en 1622, et défit successivement les Bavarois et les Hessois, alliés de l’Autriche. Sa tête ayant été mise à prix en Allemagne, il transporta la guerre dans les Pays-Bas, et, de concert avec Christian de Brunswick, battit les Espagnols à Fleurus; il était si bien retranché dans l’Ost-Frise, que Tilly n’osa tenter de l’en chasser. Avec l’argent de la France et de l’Angleterre, il forma une nouvelle armée, 1625, rentra en Allemagne, mais fut battu par Wallenstein près de Dessau , 1626. Bethlen-Gabor, waiwode de Transylvanie, qui devait se joindre à lui, ayant traité avec l’Autriche, il congédia ses soldats, tâcha de gagner Venise, et fut emporté par une maladie à Vranovitz (Bosnie). B.

MANSFIELD , v. d'Angleterre, comté et à 22 kil. N. de Nottingham, au milieu de la forêt de Sherwood ; 9,500 hab. Fabr. de cotonnades, bonneterie. Comm. de grains et drèche.

MANSLE , ch.-l. de cant. (Charente), arr. et à 20 kil. S. de Ruflec, sur la rive dr. de la Charente; 1,637 hab. Comm. de grains, vins, eaux-de-vie et safran.

MANSI (Jean-Dominique), né à Lucques en 1692, m. en 1769, entra dans la congrégation des Clercs de la Mère de Dieu , professa la théologie à Naples, et reçut du pape Clément XUI, en 1765, la dignité d’archevêque. On a de lui : Traclalus de casibus et excommunicationibus épis copi s re servatis, Lucques, 1724, 1739, in-4°; De epochis conciliorum Sardicensium et Sirmiensium , ibid., 1746, in-80 ; une traduction latine du Dictionnaire de la Bible de dom Calmet; une édition des Œuvres de Pie II > Livourne, 1752, in-4° ; Sacrorum conciliorum nova et amplissima colleclio, Florence et Venise, 1757 et suiv., 31 vol. in-fol., etc. B.

MANSION, Mansio. Etablissement sur une grande route, dans l’empire romain, où l’Etat entretenait des chevaux et des chars pour les voyageurs chargés des affaires publiques. Il y avait une mansion par journée de marche. On croit que l’établissement des mansions date de l’empereur Auguste. Dans la suite on les perfectionna , en y bâtissant des maisons pour loger les voyageurs de marque et leur suite, qui de plus y étaient nourris aux frais de l’Etat. Sous le Bas-Empire, les juges en tournée tenaient leurs assises dans les mansions. Les gouverneurs de provinces veillaient à l’entretien de ces établissements, et à leur approvisionnement. C. D y.

MANSO I Jean Baptiste, marquis de La Villa), littérateur napolitain, né en 1570, m. en 1645, fonda le Collège des nobics à Naples. Il a laissé : une Vie du Tasse, Naples, 1619, in-4°; des Dialogues sur l'amour , Milan, 1608, in-4°; des Poésies, Venise, 1635, in-12.

jianso I Jean-Gaspard-Frédéric), poëte, critique, et historien allemand, né en 1759 à Blasienzell (Saxe-Gotha), m. en 1826, professeur à Gotha, puis à Breslau, a laissé : des traductions élégantes de Virgile, Bion, Moschus, etc.; une édition des poésies de Méléagre , Gotha, 1689; l’Art d’aimer, poème, Berlin, 1794; Essais sur quelques sujets mythologiques des Grecs et des Romains, Leipzig, 1794; Sparte, essai sur l’histoire, la constitution et les mœurs des Lacédémoniens, ibid., 1800, 2 tom. en 4 vol.; Vie de Constantin le Grar id, ibid., 1817 ; Histoire de Prusse depuis la paix de Hubertsbourg, Francf., 1819-20, 3 vol.; Histoire de l’empire des Ostrogoths en Italie, Br eslau, 1824, etc.

MANSOURAH, vulgairement Mansoure ou La Massoure, v. de la Basse-Egypte, sur la rive dr. de la principale branche orientale du Nil, à 59 kil. S. -O. de Damiette. ‘ h.-l. d’une prov. de son nom. Elle fut fondée par les lurcs vainqueurs de Jean de Brienne. C’est aux environs qu’eut, lieu, pendant les Croisades, en 1250, la malheureuse bataille où fut tué Robert d’Artois, et où Louis IX fut fait prisonnier. En 1798, une garnison française y fut massacrée par les Arabes. — La prov. de Mansourah est comprise entre celles de Damiette, de Charquieh et de Darbieh ; elle a 85 kil. sur 35, et 200,000 hab. Elle produit des cotons estimés.

MANTAILLE , château sur la rive gauche du Rhône, entre Vienne et Valence (Drôme). R s’y tint, en 879, une assemblée de seigneurs et d’évêques, qui conférèrent

la couronne de Bourgogne cisjurane à Boson (F. ce mot 1.

MANTCHOURIE. V. Mandchourie.

MANTEGNA (André ), peintre célèbre, né à Padoue en 1430, m. en 1506, eut pour maître le Squarcione, dont il adopta d’abord complètement les principes et la manière. Plus d’une fois, il parvint à s’approprier la noblesse et la grandeur de l’art antique; mais, d’autres fois, ses personnages avaient la raideur immobile des statues qu’il copiait. Le Squarcione adopta ce fervent et scrupuleux imitateur du beau style. Mais, quelque temps après, Jacques Bellini étant venu habiter Padoue, son sentiment chrétien , sa manière plus moderne, étonnèrent et séduisirent Mantegna. Jean Bellini , dont il devint le beau-frère, acheva de l’entraîner dans les routes du progrès. Cette défection causa une vive douleur au Squarcione, qui blâma dès lors avec amertume les travaux de Mantegna. Le Louvre possède de ce peintre deux toiles qui montrent les deux formes de son talent : l’une, Apollon faisant danser les Muses devant Mars et Vénus; l’autre, les Vices chassés par la Vertu. Il a de lui aussi une Vierge avec l’enfant Jésus, et un Calvaire. Neuf cartons en détrempe, représentant les Triomphes de César, sont à Hamptoncourt. Dresde a une Madone de la victoire, une Vierge tenant l’enfant Jésus, et une Annonciation. Mantegna avait étudié avec passion la perspective, et , outre ses tableaux, avait exécuté une quarantaine de gravures sur cuivre. A. M.

MANTES , dite la Jolie, en latin Medunta, s.-préf. (Seineet-Oise), à 50 kil. N.-O. de Versailles, 57 O.-N.-O. de Paris par chemin de fer, sur la rive g. de la Seine ; 5,202 hab. Trib. de lre instance; bibliothèque publique. C’est une ville dont les rues sont propres, bien percées, et ornées de fontaines. On y remarque l’église gothique de Notre-Dame, construite en grande partie par Èudes de Montreuil, et la tour de l’anc. église de Sl-Maclou. Comm. de vins, blé, fruits, légumes, cuirs, bonneterie, vannerie, etc. Moulins à farine. Auprès de la ville, très-beau pont de pierre sur la Seine. — Mantes avait pour armoiries un gui de chêne, ce qui a fait attribuer sa fondation aux Druides. Saccagée par Guillaume le Conquérant en 1087, elle était ch.-l. d’un comté, et possédait un château, souvent habité par les rois de France jusqu’à Henri IV. Erigée en pairie et donnée à Charles le Mauvais , elle fut prise par Du Guesclin en 1.364, par les Anglais en 1416, par Charles VII en 1449. Henri IV fit détruire ses fortifications.

MANT1ANE. F. Arsissa.

MANTINÉE, Mantinœa, anc. v. d’Arcadie, au N. de Tégée, sur les confins de l’Argolide ; célèbre par les victoires des Spartiates sur les Athéniens et les Argiens, 418 av. J.-C., d’Epaminondas et de Démétrius Poliorcète, 363 et 296, sur les Lacédémoniens, et de Philopœmen sur Machanidas, 206. C’est auj. Gritsa ou Goritza, ou Paléopoli. Elle a conservé son enceinte à peu près entière, et , dans cette enceinte, munie de 130 tours, rondes et carrées, on distingue encore sept des anciennes portes. Ruines d’un petit théâtre.

MANT1NUM ou MANTINORUM OPPIDUM, nom latin de Bastia.

MANTO, fille de Tirésias, fut, comme son père, habile dans l’art prophétique. Prêtresse d’Apollon à Thèbes, elle rendait ses oracles sur une pierre, qu’on voyait encore du temps de Pausanias. Après la prise de la ville par les Epigones, elle fut transportée à Delphes ; de là elle se rendit en Asie Mineure, où elle fonda le temple de Claros et épousa le Crétois Rhacius, dont elle eut Mopsus. Selon une autre tradition, elle finit ses jours en Italie.

MANTOIS ou MANTAIS (Le), Meduntensis pagus, petit pays de lanc. France (Ile-de-France), au S.-E. et au S.-O. du Vexin français, le long de la riv. g. de la Seine; ch.-l., Mantes, puis Versailles; v. princip.: Meulan , Anet, Rueil , Montfort-l’Amaury, Dreux, Poissy, Sl-Germain-en- Laye, Houdan. On le rattachait parfois à la Beauce. Il est auj. partagé entre les départements de Seine-et-Oise et d’Eure-et-Loir.

MANTOUAN ( Jean-Baptiste-Bortano Ghisi, dit le), peintre, sculpteur, architecte et graveur, né à Mantoue vers 1504, fut élève de Jules Romain. Il est surtout connu comme graveur ; son dessin est correct, mais il y a de la dureté et de la raideur dans son burin. On cite comme son chef-d’œuvre V Incendie de Troie. — Son fils, George Ghisi, dit aussi le Mantouan, né à Mantoue en 1524, grava avec plus de douceur et de hardiesse tout à la fois. On cite surtout le Jugement dernier d'après Michel-Ange , l’Ecole d’Athènes d’après Raphaël, Céphale et Procris, et Régulus conduit au supplice, d’après Jules Romain , etc. M. V — I.

mantouan (Le), poëte latin. F. battista.

MANTOUE , anc. Mantua, en italien Mantova, v . du

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royaume d’Italie (Vénétie), ch.-l. de la province de son nom, est située dans une position très-forte, au milieu d’un lac et de marais formés par le Miuoio ; par 45° 9’ 34” lat. N., et 8° 27’ 37” long. E.; 30,000 hab. Place de guerre, l’une des plus fortes de l'Europe. Evêché suff ’ragant de Milan; synagogue. Trib. de lrc instance. Académie dite Virgilienne, Académie des Beaux -Arts, lycée, 2 gymnases, bibliothèque publique, riche musée de sculptures et d’antiques. Maison centrale de détention. Les fortifications comprennent l’ïle de Ceresa ou du Té. La ville est unie par des digues ou ponts fortifiés aux deux faubourgs de Borgo-di-Fortezza ou Citadella-di -Porto et de Borgo-di-San-Giorgio. On y remarque : la belle place de Virgile (Foro Virgiliano ), construite par les Français, et ornée d'une statue du poëte ; le palais du Té, anc. résidence des ducs, et bâti par Jules Romain; le Manège; les vieilles tours délia Gabbia et dello Zuccaro;\a. cathédrale, ouvrage de Jules Romain; l’église S'-Barnabé, où estle tombeau de cet artiste; l’église Santa- Maria-delle-Grazie, lieu de pèlerinage, où est un portrait de la Stc Vierge attribué à S1 Luc; le palais de justice; l’arsenal; 4 théâtres. Fabr. de cuirs, parchemin, soieries et rubans, draps, etc. Chemin de fer sur Vérone. — Mantoue, fondée, suivant les uns, au xvc siècle av. J.-C. et, suivant les autres, au xie, tirait, dit-on, son nom de la prophétesse Manto. Après avoir été une des lucumonies organisées par les Etrusques dans la région du Pô, elle fut occupée par la tribu gauloise des Cénomans, puis par les Romains en 197. Lors du 2e triumvirat , en 42, son territoire fut distribué aux vétérans d’Octave, et ce fut cet événement qui amena à Rome Virgile, né près de là au village d’Andes. Les troupes de Vitellius, victorieuses à Bédriac, en 69 ap. J.-C., saccagèrent Mantoue. Cette ville subit en core les dévastations des Marcomans en 269, de Radagaise en 406, d’Alaric en 403 et en 408. Elle passa successivement aux Hérules, aux Ostrogoths, aux Grecs, aux Lombards, aux Francs de Charlemagne, fit partie du royaume d’Italie formé après la mort de ce prince, puis du royaume de Germanie sous Othon le Grand, fut donnée par Othon II à Thibaut, comte de Canossa, tomba au pouvoir de la grande-comtesse Mathilde en 1114, et entra, quelques années plus tard, dans la ligue lombarde. Elle ne fut délivrée de la tyrannie des comtes de San-Bonifacio et des Buonacossi, que pour tomber sous la domination des Gonzague. En 1328, Louis Ier de Gonzague fonda la grandeur de sa maison , et se fit reconnaître vicaire de l’Empire. Mantoue avec son territoire fut érigée en marquisat en 1433, et en duché en 1530. En 1392, une confédération fut signée à Mantoue, entre cette ville, Ferrare, Padoue, Florence, Bo- \ logne, etc., pour le maintien de l’équilibre en Italie. En 1459, le pape Pie II y prêcha une croisade contre les Turcs, qui venaient de prendre Constantinople. En 1511, Jules II, l’empereur Maximilien Ier, et Ferdinand le Catholique, y réglèrent le sort du Milanais, enlevé au roi de i France, Louis XII. La possession du duché de Mantoue fut, de 1628 à 1631, le motif d’une guerre entre les familles j de Nevers et de Guastalla; il resta à la lre, en vertu du j traité de Cherasco. Occupé par les Français en 1701, il fut repris par les Impériaux en 1707. A l’extinction des Gonzague, 1708, le duché passa à l’Autriche. En 1791, l’em- j pereur Léopold II et les Bourbons émigrés de France organisèrent à Mantoue une coalition contre la République française. Cette ville fut prise par le général Bonaparte sur Wurmser en 1797, et devint le ch.-l. du département du Mincio. En 1814 , on la rendit à l’Autriche. Mantoue est la patrie du poëte Battista Spagnuoli, et des Ghisi, peintres célèbres. B.

mantoue (Duché de), ancien Etat de l’Italie, entre le duché de Milan à l’O. et au N., les Etats vénitiens de terre ferme à l’E., le duché de Modène et les Etats de l’Eglise au S., comprit en outre, depuis 1631, le Montferrat.

mantoue i Province de), division administrative du royaume d'Italie (Vénétie), entre celle de Vérone à l’E. et au N., et les provinces italiennes de Brescia et de Crémone à l’O., et de Modène au S.; 151,223 hab. Ch.-l , Mantoue. Elle comprenait environ l’ancien Mantouan, mais elle a perdu, en 1859, toute la partie à l’O. du Mincio; superficie actuelle : 1,242 kil. carrés.

MANTLA, v. de l'Italie ancienne (Gaule cisalpine), chez les Cénomans, tirait son nom de la prophétesse Manto. Auj . Mantoue.

MANUBALISTE, Manubalista , machine de guerre des anc. Romains, pour lancer det flèches, probablement une baliste à main ( V . Bauste ), une espèce d’arbalète.

MAN l 'CE (Aide), dit V Ancien, célèbre imprimeur, né vers 1449 à Bassiano , dans le duché de Sermonetta (Etats Romains), m. en 1515, étudia à Rome et à Ferrare, et

prit un tel goût pour l’antiquité, qu’il se dévoua à la reproduction de ses chefs-d’œuvre. Dès 1488 , il se fit connaître à Venise par des leçons publiques de grec et de latin , et établit un atelier d’imprimerie d’où sortit, en 1494, Héro et Léandre de Musée , avec une traduction latine. En 1500, il épousa une fille d’André Turisan d’Asola, imprimeur lui-même, qui l’aida dans ses entreprises; il créa une Académie aldine , composée de savants, ses amis, qui voulaient bien surveiller les nombreux ouvrages qui sortaient de ses presses. A leurs soins et à ceux de l’infatigable Manuce sont dues les éditions princeps de Musee , d’Aristote , de Platon , d’Aristophane, d’Eschyle, de Sophocle, d’Euripide , de Pindare , d’Aratus , d’Hérodote , de Thucydide, d’Athénée, de Théocrite , etc., éditions grecques estimées , mais cependant moins correctes que ses éditions latines et italiennes. Manuce soutlrit beaucoup de la guerre en 1506 , manqua d’argent , ferma deux ans son atelier, et mourut trois ans après l’avoir rouvert. La marque de son imprimerie est une ancre , dont un dauphin enlace la tige, de chaque côté de laquelle on lit, en 2 syllabes : al dvs. On lui doit , outre des préfaces et des dissertations nombreuses en grec et en latin : Grammaire latine, 1501, in-4°; Grammaire grecque , 1515, in-4°; Dictionnaire greclatin, 1497 , in-fol. ; de Metris Horatianis , traité souvent reproduit ; des traductions latines d’auteurs grecs, etc. J. T.

manuce (Paul ), fils du précédent , né à Venise en 1512, m. en 1574 , fut imprimeur en 1533 , et se distingua par la correction de ses classiques latins , surtout Cicéron , avec préfaces, notes et index. Le peu d’encouragement qu’il trouvait à Venise le détermina à partir pour Rome , 1562, afin d’imprimer les Sis Pères au Capitole , où Pie IV lui confiait un atelier. Mal payé par les successeurs de ce pontife , il retourna à Venise en 1570 , pauvre et malheureux. Il fut un imprimeur-éditeur égal à son père, et un des critiques les plus judicieux , et des écrivains les plus polis du xvi« siècle. Outre ses commentaires de Cicéron , une traduction latine des Pkilippiques de Démosthène , et des ouvrages en italien, il a laissé : Epistolarum libri xn, Venise , 1580 , in-8° ; Antiquilatum romanarum liber de legibus , 1557, in-fol.; Liber de senatu Romano , 15Hl , in-4°; de Comitiis Romanorum , 1585, in-fol. ; de Civilate Romana , 1585, in-4°, etc. J. T.

manuce ( Aide ) , dit le Jeune , fils du précédent , né à Venise en 1547 , m. en 1597 , publia , dès l’âge de 11 ans, un Recueil des élégances des langues latine et italienne. A 14 ans, il donna : Orthographiée ratio, système d’orthographe latine fondé sur les inscriptions , les médailles et les manuscrits. Malgré les promesses de ces débuts prématurés, il ne fut qu’un homme médiocre. Trop peu soucieux de la correction , Aide le Jeune employa moins que son père et son grand-père des érudits à la révision des épreuves ; il laissa, dès 1584, ses presses à un de ses ouvriers , et son inconstance le porta de chaire en chaire comme professeur de belles-lettres à Bologne, à Pise, et à Rome, où il mourut. On a de lui beaucoup d’ouvrages en italien et en latin, des commentaires sur Horace et Cicéron, de Toga et tunica, de Tibiis, etc. Cette famille des Manuce, célèbre en Italie comme les Estienne en France , a trouvé un historien dans A.-Aug. Renouard , qui a donné : Annales de l'imprimerie des Aide , ou Histoire des trois Manuce et de leurs éditions , 3 vol. in-8°, lre édit. 1803-12; 2e, 1825 ; 3e, 1834 , ouvrage fait avec soin, et qui se lit avec intérêt et profit. J. T.

MANUEL (don Juan) , petit-fils de Ferdinand III et neveu d’Alphonse X , rois de Castille , né vers 1267 , m. en 1347 , fut tuteur d’Alphonse XI , et gouverneur des frontières des Maures. Il a laissé un recueil de 49 nouvelles, intitulé : Le Comte Lucanor, et imprimé à Séville en 1575. Conteur naïf et gracieux , Juan Manuel a voulu donner, sous la forme d’apologues, des leçons de politique et de morale; il a contribué puissamment à assouplir la prose castillane. 11 reste en manuscrit une Chronique d’Espagne et un Traité des devoirs du chevalier, qu’il avait composés. Les recueils de romances ont conservé de lui quelques pièces simples et naïves. Le Comte Lucanor a été traduit en français par M. de Puibusque, Paris, 1854, in-8°. B.

manuel Ier comnène, empereur grec, 1143-1180, succéda à son père Jean II , au détriment de son frère aîné Isaac. Brave et robuste soldat , ce ne fut qu’un mauvais général; pendant 37 ans , il eut les armes à la main , sans laisser une conquête durable. En 1147 , il trahit les Croisés conduits par Conrad III , empereur d’Allemagne , et par Louis VII , roi de France , donna aux Turcs avis de leurs mouvements , et en fut châtié par Roger, roi de Sicile, qui lui prit Thèbes et Corinthe. Il fit pendant 18 ans la guerre aux Hongrois sans résultat, 1150-1168. Il tenta en vain de conquérir les Etats de Guillaume Ier fils de

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Roger, 1154-1155; les Vénitiens insultèrent impunément son empire, 1171-1174. Enfin le sultan d’ieonium, Azzeddin, lui fit essuie- une défaite à Myriocéphales, 1175. S.

manuel il paléologue, empereur grec, 1391-1425. Il avait déjà été associé à l’empire, dès 1373, par son père Jean V, auquel il succéda. Son long règne est l’agonie de l’Empire grec. Bajazet 1er, sultan des Ottomans, commande en maître à Manuel, et tient Constantinople bloquée pendant 7 ans, 1391-1397. Boucicaut, venu pour aider Manuel, l’emmène en Occident, où personne ne veut le secourir, 1399-1403. Il échappe à une ruine certaine par l’invasion de Tamerlan, 1402; mais il ne peut profiter de la mort de Bajazet, et Amurat II assiège Constantinople, 1423. Manuel obtient cependant la paix. S.

manuel ( Pierre-Louis | , né à Montargis en 1751, m. en 1793, entra dans la congrégation de la Doctrine chrétienne, et publia un pamphlet irréligieux qui le fit mettre à la Bastille, d’où il sortit plein de ressentiments qui éclatèrent avec la Révolution. Membre de la municipalité provisoire après le 14 juillet 1789, il devint procureur de la Commune de Paris à la fin de 1791. Ce fut lui qui dirigea les mouvements décisifs du 20 juin et du 10 août, et qui transféra au Temple Louis XVI et sa famille. Sa complicité dans les massacres des prisons en septembre est attestée par des témoins oculaires , et cependant il sauva de nombreuses victimes. Député à la Convention , il fit supprimer la croix de S^Louis , disant que c’était une tache sur un habit. Ses missions près du roi changèrent ses opinions. Dans le procès, il vota pour la détention, et prononça de courageuses paroles. Le lendemain , il fut forcé de donner sa démission ; le 20 août 1793 , on l’arrêta à Montargis, et il fut guillotiné à Paris, au mois de novembre suivant. On a de lui , outre des brochures politiques : Essais liisloriques, critiques, littéraires et •philosophiques , Genève, 1783, in-12; Coup d'œil philosophique sur le règne de St Louis, 1786, in-8®; l’Année française, 1788, 4 vol. iu-12, réédité sous le titre A' Histoire des hommes illustres qui ont honoré la France par leurs talents ou leurs vertus , 1797 ; Lettres sur la Révolution , recueillies par un ami de la Constitution , 1792 , in-8°. Il fut l’éditeur des Lettres de Mirabeau à Sophie, 1792, 4 vol. in-8°. J. T.

manuel | Jacques- Antoine) , né à Barcelonnette en 1775, m. en 1827 , étudia chez les Doctrinaires de Nîmes , se destina d’abord au commerce, s’engagea en 1793 dans un bataillon de volontaires , et fit les premières campagnes d’Italie. Devenu capitaine, il rentra blessé dans ses foyers, prit la carrière du barreau à Digne , et passa bientôt à la Cour d’appel d’Aix, où sa réputation d’avocat s’étendit au loin. Il était à Paris pendant les Cent-Jours , lorsqu’il fut nommé représentant des Basses-Alpes. Il ne fit son début qu’a prés le désastre de Waterloo ; mais ce début le rangea parmi nos gloires parlementaires. A la 2e Restauration, Manuel vint s’établir à Paris, où l’ordre des avocats le repoussa pour ses opinions. Réduit à n’être qu’un avocat consultant, il eut bientôt une brillante clientèle, à laquelle il renonça lorsque la Vendée l’élut député en 1818. Eloquent orateur de l’extrême gauche, et versé dans les diverses branches de l’administration , il se distingua dans toutes les discussions de quelque importance. L’éclat et l’énergie de sa parole , sa logique serrée , sa fermeté de caractère , déterminèrent la majorité ministérielle à le perdre. Dans les ardents débats au sujet de la guerre projetée contre l’Espagne, on l’arrêta au milieu d’une période, et on l’accusa de faire l’apologie du régicide; vainement il voulut expliquer sa pensée; vainement il repoussa l’accusation, le 3 mars 1823, la majorité prononça son expulsion de la Chambre, d’où les gendarmes l’arrachèrent le lendemain par la violence. Manuel vécut dans la retraite, et mourut à Maisons. Cent mille personnes accompagnèrent ses restes au cimetière du Père-Lachaise. J. T.

MANUESCA , nom latin de Manosque.

MANUMISSION, Manumissio, nom de l’affranchissement, en général, chez les anc. Romains, et ainsi nommé parce que tout esclave était sous la puissance, sous la main de son maître, et que l'affranchissement l’en faisait sortir. C. D— y.

MANUS , nom latin du Mein.

MANZANARÈZ ou MANÇANARÈZ , riv. d’Espagne; source sur le versant S. de la Sierra-de-Guadarrama ; cours de 100 kil. au S.-S.-E., par Madrid, à 18 kil. audessous duquel il se jette dans l'Hénarez.

MANZANARÈZ OU MANÇANAREZ, V. d’Espagne (Nouvelle- Castille ) , près de l’Azuer, province et à 42 kil. E. de Ciudad-Real. Elle appartint autrefois à l’ordre de Calatrava. Pop. de la commune, 10,270 lmb. Fabr. d’étamines et de draps grossiers.

MANZANEDA-DE-TRIBES. v. d’Espagne (Galice), à 60 kil. E. d’Orense; 3,300 hab.

MANZAT , ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), arr. et à 20 kil. N. -O. de Riom, sur laMorge; 230 hab.

MANZOLLI ( Pierre- Ange ) , poète latin du xvi® siècle, né à Stellala, près de Ferrare, paraît avoir vécu à la cour d’IIercule, duc de Ferrare. Il est auteur d'une poème intitulé : Zodiacus vitœ, hoc est, de hominis vità, studio oc moribus optimi insliluendis , publié sous le pseudonyme de Marcellus Palingenius , Bâle, 1537 , in-8°, et Rotterdam, 1722, in-8®, imité librement en vers français par Rivière, Paris, 1619, in-8®, et traduit en prose par Lamonnerie, La Haye, 1731, 2 vol. in-12. C’est une revue satirique de toutes les professions , où l’on trouve de beaux vers , des allégories ingénieuses, d’utiles réflexions morales, mais pleines d’attaques contre l’Eglise romaine et le clergé. Ce fut Facciolati qui découvrit, en 1725 , le véritable nom de l’auteur du Zodiacus. B.

MANZORA ou ARVANHA, riv. d’Afrique, entre le Monomotapa et le Sofala , vient des monts Beth , et se jette dans le Zambèse. Cours de 500 kil. au N.-E.

MAÜUNA , une des lies Hamoa ou des Navigateurs, au S.-E. d'Oyolava; par 14® 25’ 15” lat. S., et 173® 13’ long. O. Célèbre par le massacre du capitaine De Langle, du savant Lamanon , et de 9 autres Français de l’expédition de La Pérouse, en 1787.

MAP (Gauthier ou Walther), prêtre gallois, auteur d’un curieux livre de Nugis curialwm , joua dans les lettres et dans la politique un rôle assez considérable sous le roi d’Angleterre Henri IL 11 semble auj. prouvé que Map est le véritable auteur du roman de Lancelot du Lac, écrit en prose française à l'instigation de Henri 11 lui - même.

MAPI MI, v. du Mexique, à 52 kil. N. de San-Antonio; 3,000 hab. Donne son nom à un département compris dans la division de Monterey, et dont le ch.-l. est San- Fernando de Rosas.

MA PPA, serviette de festin, chez les anc. Romains. — Pièce de pourpre ou de linge que, dans les jeux du cirque, le magistrat qui les présidait lançait sur l’arène pour dooner le signal de les commencer. Cet usage, que l’on a attribué à Néron, existait déjà du temps d’Ennius.

MAR (Comte de), le même que le comté d'AuERDEEN.

MARA (Gertrude-Elisabeth Schmœling, M1®6), cantatrice célèbre , née à Cassel en 1747 , m. à Revel en 1833, fut la seule artiste allemande d’une réputation européenne avant Mu« Sontag. Elle se fit entendre à Paris en 1782 , et balança les succès de M016 Todi. Elle excellait dans les opéras de Hasse.

MAR-ABAS-CATINA, Syrien du n» siècle av. J.-C., se rendit à Ninive par ordre de Vagharschag Ier (Valarsaeel, roi arsacide d’Arménie, pour recueillir dans les archives tout ce qui se rapportait à l’histoire de la nation arménienne. Il y trouva une Histoire universelle traduite du chaldéen en grec par ordre d’Alexandre le Grand, et en tira tout ce qui. était relatif à l’Arménie. D’autres monuments, des chansons populaires, et ses propres connaissances, le mirent à même d’écrire l’histoire des faits survenus depuis Alexandre jusqu’à lui. Cet ouvrage était écrit en caractères syriens et grecs, l’alphabet arménien n’étant pas encore inventé. Moïse de Khoren nous en a conservé quelques extraits. C — a.

MARABOTINS, nom donné à des monnaies arabes qui eurent cours en France aux XIe et xile siècles. Elles étaient d’or, portaient des légendes en l’honneur de Mahomet, la date de l’hégire, le nom du calife qui les avait fait frapper, et valaient environ 14 fr. de notre monnaie.

MARABOUT (de l’arabe rabatha , lier, attacher), homme qui s’attache, qui se lie à Dieu, à la vie spirituelle ou à la retraite chez les musulmans de l’Algérie, comme chez nous un religieux (de religare | . Il se disait, dans le principe, de ceux qui se dévouaient à la défense ou à la propagation de la foi dans la guerre sainte. De la même racine vient Al-mourabit, par corruption Almoravides ( V. ce mot) . La petite cha relie desservie par le Marabout porte en français le même nom que ce solitaire. D.

MARACA1BO, v. de la république de Vénézuéla, dans l'Amérique du S., port fortifié sur la rive O. du canal qui joint le lac de son nom à la mer, à 500 kil. O.-N.-O. de Caracas; située par 10° 40’ lat. N., et 74° 6' long. O.; 20,000 hab Ch.-l. de la prov. de son nom. Ecole de pilotage et collège; chantier de construction Comin. actif de café, cacao , plantes médicinales et cuirs. — La prov. de Maracaiho s’étend à l’O. et au S. -O. du lac de sou nom; climat très-chaud; élève de bestiaux. 60 000 hab.

maracaibo (Lac de|, dans la république de Vénézuéla, forme une ellipse de 170 kil, sur 150 , entre 9® et 10® 40’

MAR

MAR - 1711 -

lat. N., 73» 15’ et 74» 45’ Ion?. O. 11 s’écoule au N., devant la ville et dans le golfe de son nom, par un canal de 36 kil. de long. Navigation facile; bords malsains.

makacaibo ( Golfe de| ou de Venezuela, dans la mer des Antilles, sur la côte N. de la Colombie, entre 10° 40’- 12» lat. N., 72° 15’-74° 30’ long. O. Sa profondeur dans les terres est de 180 kil , sur 75 à 230 de large. Il renferme plusieurs îles, entre autres, Zopara, et reçoit la rivière Maracaiho.

MARAOANDA. v. de l’anc. Sogdiane, sur le Polytimète, fut détruite par Alexandre le Grand, et se releva plus tard sous le nom de Samarkand.

MARACAY, v. de la république de Vénézuéla, sur le lac de Valencia, à 80 kil. S.-O. de Caracas ; 8,500 hab. Sucre, indigo.

MARACH , G ermanica Cœsarea, v. murée de la Turquie d’Asie (eyalet d’Adana), ch.-l. du sanjak de son nom, à 140 kil. N. -U. d'Alep. — Le sandjak de Marach, entre l’eyalet de Kharbout au N., et à l’t., celui d'Alep au S., de Bozoq à l’O., est compris dans l’eyalet d'Adana, dont il forme la partie N.- O. ; v. princ. : Marach, Albi.-tan, Zeïtoun. Sol traversé au S. par l’Akma-Dagh, au N. par le Bimbogha-Dagh, arrosé par le Djihan et le Kara-sou, fertile en excellents fruits. Ce sandjak répond à une partie de l’anc. Comagène et de la Petite- Arménie.

MARADEH EL-HAMOLT), oasis de la régence de Tripoli, à 300 kil. S. de Benghazy.

MaRAGHA, v. forte de la Perse ( Aderbaïdjan), à 80 kil. S. deTauris; 15,000 hab. Tombeau d’Houlagou, qui y avait éleve un observatoire.

MARAUNON, fleuve d’Amérique. V. Amazones (fleuve des).

MARAGOGIPE, v. du Brésil (Baliia), à 45 kil. N. -O. de San Salvador, près de la rive g. du Guahy , 3,000 hab. Ecole latine. Comm. de farine de manioc, sucre, tabac.

MARAIS (Marin), musicien, né à Paris en 1656, m. en 1728, excella a jouer de la viole, et imagina, le premier, de faire filer en laiton les dernières cordes de la basse, afin de rendre cet instrument plus sonore.

marais (Le), un des quartiers de Paris, dans la partie E. de la ville, 3» et 4» arrondissements. Bâti sous le règne de Louis XIII, on y voyait beaucoup de jardins maraîchers," qui le firent appeler le Murais.

marais (Théâtre du), théâtre de Paris construit vers 1598, rue de la Poterie, transféré vieille rue du Temple au commencement du règne de Louis XIII, et démoli en 1673. C’est sur ce théâtre que furent joués les premiers ouvrages de Corneille.

marais (Le) ou la Plaine, nom donné en 1792, dans la Convention, à la réunion des députés modérés, qui sié- I geaient dans la partie la moins élevée de la salle, entre la | Gironde et la Montagne (K. Montagne). Ce fut une déno- ! mination injurieuse inventée par les Montagnards, qui appelaient encore les députés siégeant au bas de la salle, les crapauds du murais.

marais de la chèvre, espèce d étang formé par les débordements du Tibre, et situé vers le milieu du Champ- , de-Mars de Pane. Rome. C'est dans le voisinage de ce marais que Romulus disparut pendant une tempête. Plus tard, Agrippa créa des jardins en ce lieu, et le marais > devint l'étang d'Agrippa. Il était tout près et vers l’extrémité S.-E. de la place Navone actuelle. C. D — y.

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