‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 116 sur 864 · MARAIS PONTIN8. V. PONT1NS (MARAIS · texte numérisé non relu

MARAIS PONTIN8. V. PONT1NS (MARAIS

MARAJO, ile du Brésil (Para), dans l’estuaire de l’Amazone et du Tocantin ; 310 kil. sur 260. Ch.-l., Marajo, sur la côte E. Sol marécageux; récolte de riz. Pop. évaluée à 20,000 hab. j

MARAKAH. V. Dongolah (Nouveau-).

MARALD1 (Jacques-Philippe), astronome, né en 1665 à Perinaldo (comté deNicel, m. en 1729, était neveu de Cassini, qui l’appela en France en 1687. Il travailla à la confection d’un nouveau Catalogue des étoiles fixes, opération qu'il ne put terminer, fit quelques voyages pour des levés de triangles et le prolongement de la méridienne, et entra à l’Académie des sciences. V. son Eloge par Fontenelle. Y.

maraldi (Jean-Dominique), né à Perinaldo en 1709, m. en i788, neveu du précédent, continua ses observations, et prit, de 1732 à 1740, une très-grande part à la détermination des triangles qui ont servi à la construction de la carte dite de Cassini. Depuis 1735, il rédigea pendant 25 ans la Connaissance des temps. On trouve de lui, dans le recueil de l’Académie des Sciences, beaucoup d’observations, et surtout un Mémoire sur le mouvement apparent de l'étoile polaire vers les pôles du monde, et des dissertations [ sur les satellites de Jupiter. V. |

MARANA (Jean-Paul), écrivain génois, né en 1642, m. en 1693, subit quatre années de captivité pour n’avoir pas révélé la conjuration du comte délia Torre, qui voulait livrer Savone au duc de Savoie, et se retira en France, où il obtint une pension de Louis XIV. Il a publié, en italien, une Histoire de la conjuration du comte délia Torre, 1682, et, en français, une espèce de revue, l'Esjiion du grand seigneur dans les cours des princes chrétiens, Paris, 1684 et suiv., 6 vol. in-12, et Amst., 1756 , 9 vol. in-12.

MARANHAO ou MARANHAM, île du Brésil, dans l’océan Atlantique, entre les baies Je San-Marcos à l’O. et de San- José à l’É., vis-à-vis l’embouchure de l’Iiapicuru et du Miavim; 60 kil. sur 35; 40,000 hab. Elle forme une comarca de la prov. de Maranhao.

maranhao ( san-luis de), v. forte du Brésil, dans l’île de son nom, à l’O., ch.-l. de la prov. de Maranhao, à 2,200 kil. N. de Rio-Janeiro, par 2° 30’ 41” lat. S. et 46» 36’ 24” long. O.; 30,000 hab. Evêché. Cour d’appel; lycée provincial, école militaire, école de commerce. Export, considérable de bois de teinture, coton, riz, peaux, caoutchouc, cacao, salsepareille, etc. Elle fut fondée par des Français en 1612. — La prov. de Maranhao, au N.-E. du Brésil, entre l’Atlantique au N., les prov. de Para et de Goyaz à l’O., de Piauhy à l’E., a 1,000 kil. sur 700, et 360,000 hab. Sol fertile en riz, manioc, cannes à sucre ; arrosé par le Miarim. Mines d’argent et de fer dans les montagnes du N.; mines d’or à Tury-Assu.

MARANO, v. du royaume d’Italie (prov. de Naples), à 8 kil. N. -O. de Naples, 8 N.-E. de Pouzzole; 7,640 hab.

MARANS, ch.-l. de cant. (Charente-Inférieure), arr. et à 24 kil. N.-E. de La Rochelle; 3,210 hab. Autrefois place forte, défendue par les marais, maintenant canalisés, qui l’entourent; prise par Henri de Navarre en 1588; son château fut rasé en 1638. Port sur la Sèvre-Niortaise, prés de son confluent avec la Vendée. Comm. de grains, farines, légumes secs, merrains, lin, chanvre.

MARANS1N (le). V. Marennes |Pays de).

MARAT (Jean-Paul), né en 1744 à Boudry (principauté de Neuchâtel), de parents calvinistes, m. en 1793, étudia la médecine, et publia, avant l’H9 , une douzaine d’ouvrages scientifiques, qui dénotent de l’étude et des connaissances variées. Médecin des gardes-du-corps du comte d’Artois, il voulait de la célébrité à tout prix ; dès 1789, il se fit journaliste, et publia le Moniteur Patriote, qui n’eut qu’un numéro; puis le Publiciste Parisien, qui devint successivement l’Ami du Peuple, le Journal, enfin le Publiciste de la République française ; il parut chaque j sur, du 12 septembre 1789 au 14 juillet 1793. Marat y professe les principes de la démocratie la plus furieuse et la plus féroce ; son langage est celui de la plebe, il excite au p. liage et au meurtre. Cependant il embarrasse parfois les chefs: on le poursuit, il se cache dans des caves, continue ses feuilles sanguinaires, et lorsque Danton est ministre de la justice, il va préparer avec lui les massacres de septembre. Paris élut Marat député à ia Convention. Marat demandait 270 000 têtes! Si on les lui refusait, disait-il pour sa défense, il en demanderait un bien plus grand nombre. On l’envoya pourtant un jour au tribunal révolutionnaire; il en sortit absous, et fut porté en triomphe à la Convention. Nul ne fut plus acharné contre Louis XVI et les Girondins; il vota la mort du roi et l'exécution dans les 24 heures, et demanda ardemment cette loi des suspects qui fit emprisonner prés d’un demi-million de personnes. Enfin, ses accusations, ses luttes, ses polémiques l’épuisèrent; il se mourait, quand Charlotte Corday le tua dans son bain, le 13 juillet 1793. On lui décerna les honneurs du Panthéon, son buste décora les maisons; mais, après le 9 thermidor, un décret du 8 février 1795 l’exila du temple qu’il avait souillé; son buste fut jeté dans l’égout Montmartre, où l’on jeta aussi un pot de nuit plein de cendres, simulacre de ses restes, ce qui donna naissance à la croyance populaire que son corps y avait été précipité. Marat était petit, d’une stature grotesque , et ses traits étaient hideux. Parmi ses ouvrages, nous citerons: de l' Homme ou de l'influence de l'âme et du corps, Amst., 1775, 3 vol. in-12; Recherches physiques sur le feu, 1780, in-8°; Découvertes sur la lumière, 1780, in-8° ; Recherches sur l'électricité, 1782, in-8°; une traduction de l'Optique de Newton, 1787, 2 vol. in-8°; Recherches sur l’électricité médicale, 1784, in-8° ; les Charlatans modernes, 1791, in-8° ; les Chaînes de l’esclavage, d abord en anglais à Edimbourg, 1774, puis en français à Paris, 1792; Plan de législation criminelle, 1787, in-8“ ; il y réclame contre la peine de mort, de même que, dans son Projet de constitution, 1790, il démontre la nécessité d’une monarchie en France. La Bibliothèque impériale de Paris pos-

MAR

MAR — 1712

sède 2 exemplaires incomplets de l'Ami du Peuple ; le seul complet est à Berlin. J.T.

marat, brg ( Puy-de-Dôme), arr. et à 15 lui. N. -N. -O d’Ambert, sur un affluent de la Dore; 128 hab.

marat-les-forêts , nom donné à Saint-Saulge pendant la Révolution.

marat-sur-oise , nom de Compïègne pendant la Révolution.

MARATEA, v. du royaume d’Italie, à 13 kil. S. de Lagonegro, près du golfe de Polioastro; 7,121 hab.

MARATHON , vge de Grèce ( Attique) , à 31 kil. N.-E. d’Athènes. Célèbre, dans la Fable, par le taureau monstrueux dont la délivra Thésée , et, dans l’histoire, par la victoire de Miltiade sur Datis et Artapherne, chefs des Perses, l’an 490 av. J.-C. Aux environs est le cap du même nom, sur le canal de Négrepont.

MARATHONISI , vge du royaume de Grèce (Laconie), dans le pays des Maïnotes, sur le golfe de Kolokythia, à 40 kil. S. de Misitra ; 600 hab. Bâti près de l’anc. Gythium.

MARAT'L'ES. V. Maiirattes.

MARATTA (Carlo ), célèbre peintre italien, né à Camerino en 1625 , m. en 1713 , élève d’André Sacchi , commença par copier les Loges du Vatican de Raphaël, travailla ensuite pour le pape Alexandre VII et ses successeurs, reçut le titre de peintre ordinaire de Louis XIV, et restaura les peintures des salles du Vatican et de la Farnesine. On cite de lui : une Madone , dans le palais Pamphili; St André Corsini, à Florence ; une Nativité, une Vierge avec l'enfant Jésus endormi, St Jean dans le désert, et le Mariage mystique de Ste Catherine, au musée du Louvre. Il a aussi laissé des gravures à l’eau-forte, exécutées d’une manière pittoresque, mais d’une pointe peu fine. B.

MARÀVÉDI, monnaie de compte espagnole; 4 maravédis valent 5 centimes.

MARAVI (Lac). V. Nyassi, au Supplément.

maravi, v. de l’île de Cuba, port sur la côte N., à l’embouchure d’une rivière de même nom.

MARBACH, v. de Wurtemberg (Neckar), a 20 kil. N. de Stuttgard , sur le Neckar ; 2,400 hab. Belle église du xve siècle. Fabr. de draps et cotonnades. Brûlée par les Français en 1693. Patrie de l’astronome Mayer et de Schiller.

MARBELLA, ane. Salduba? v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 47 kil. O. -S. -O. de Malaga , port sur la Méditerranée. Fonderies de fer; comm. de grains, huile; pêche de sardines. Pop. de la commune : 6,700 hab.

MARBEUF (Louis-Charles-René, marquis de ), né près de Rennes vers 1736, m. en 1788, entra fort jeune au service, fut fait maréchal de camp en 1761, partit pour la Corse cédée par les Génois à la France en 1768 , eideva Capraja à Paoli, partagea avec Chauvelin, son supérieur, la défaite de Borgo-di-Marana, reprit Barbaggio qui était tombé au pouvoir des insulaires , et , après avoir aidé le comte de Vaux à soumettre l’île entière, en reçut le gouvernement. Il fut le protecteur de la famille Bonaparte, et fit admettre le jeune Napoléon à l’école de Brienne. Louis XVI érigea en sa faveur le marquisat de Cargèse. Un fort, sur la côte O. de la Corse, au fond de la baie Girolata, entre Calvi et Ajaccio, porte le nom de Marbeuf. , D’immenses jardins qu’il possédait sur les Champs-Elysées, à Paris, furent déclarés propriété nationale, 1794, quand sa veuve eut péri sur l’échafaud ; on y établit plus j tard le jardin Marbeuf , dont une rue rappelle encore le nom. B. !

MARBLEHEAD , v. des Etats-Unis (Massachussetts) , bon port sur la baie de Massachussetts, à 22 kil. N.-E. de Boston ; 7,650 hab. Pêche du maquereau et de la niorue.

MARBOD ou MAROBODUUS , chef des Marcomans , élevé à Rome, rallia les peuples suéviques, et fonda un 1 vaste empire près du Danube. D’abord allié d’Arrninius, il se. tourna ensuite contre lui, fut abandonné de ses sujets, et se réfugia chez les Romains. Il vécut à Ravenne , d’une pension de l’empereur Tibère, et mourut l’an 37 de J.-C.

MARB01S ( Barbé-). V. Barbe.

MARBOT (J. -B. Marcelin de) , général, né en 1782 au j château de la Rivière ( Corrèze), m. en 1854, entra au ser- ! vice à l’âge de 17 ans. En 1807, il était déjà capitaine ; il fut atteint par un boulet à Eylau, servit en Espagne sous Lannes et Masséna, fit la campagne de Russie, en 1812, fut nommé colonel après Leipzick, prit part au combat de Hanau, et fit, en 1815, des prodiges de valeur à Waterloo, i Payant partout de sa personne, il ne quitta pas un champ ! de bataille sans avoir reçu au moins une blessure. Pros i crit à la 2e Restauration, il se réfugia en Allemagne, où il écrivit des Remarques critiques sur l’ouvrage du lieute- j nant-colonel Roguiat, intitulé : Considérations sur l'art de 1

la guerre, livre remarquable qui obtint le suffrage de Napoléon Ier. Rappelé de l’exil , le colonel Marbot s'attacha au duc d’Orléans, qui lui confia l’éducation de son fils, le duc de Chartres. Maréchal de camp après 1830 , il suivit le prince royal à Anvers, et fut blessé à ses côtés en Afrique. La révolution de Février 1848 le mit à la retraite. F — r.

MARBOURG, Mattium, Mattiacum , Amasia Cattorum, Marpurgum, v. de Prusse, dans la province de Hesse, chef-lieu d’un cercle de son nom, sur la Lahn, à 80 kil. S. -O. de Casse]; 8,000 hab. Elle a une Université fondée en 1527 ; gymnase , école des arts et métiers , école vétérinaire ; bibliothèque , jardin botanique , observatoire. Rues étroites, tortueuses et sales. Fabr. de pipes et de poterie , bonneterie , lainages , tabac ; tanneries. On remarque : l’anc. château des landgraves de Thuringe, qui sert de maison de force; l’église S^-Elisabeth,” du xme siècle, une des plus belles de l’Allemagne, avec de curieux tombeaux; le palais de l’Ordre Teutonique. — Marbourg , érigé en ville en 1227 , fut une des résidences des landgraves de Thuringe, et, pendant quelque temps, le ch.-l. de l'Ordre Teutonique. Il s’y tint un célèbre colloque en 1529. Ses fortifications furent démolies en 1807 par les Français. B.

marbourg, Mariana castra, v. des Etats autrichiens (Styrie), ch.-l. de cercle, à 60 kil. S.-S.-E. de Grætz, sur la Drave ; 4,000 hab. Comm. en blé et en vins.

MARBOZ , brg (Ain), arr. et à 15 kil. N. de Bourg; 450 hab. Moulins à farine.

MARBRE (Ile dej, en anglais Marble Island, île de la baie d’Hudson; par 62“ 50’ lat. N., et 92“ long. O.; 40 kil. sur 24. Le marbre dont elle est formée est à peine recouvert de terre végétale.

marbre (Table de) , nom donné autrefois à trois juridictions, la connétablie , l’amirauté, et la réformation générale des eaux et forêts , parce que ces tribunaux siégeaient autour d’une table de marbre noir, occupant la largeur de la grande salle du Palais à Paris. Cette table recevait aussi, au temps de Louis IX, les redevances en nature des vassaux de la tour du Louvre. Elle servait encore dans les solennités aux festins royaux. Enfin, les clercs de la Basoche y montaient pour jouer leurs pièces dramatiques. La table de marbre fut détruite dans un incendie, en 1618; les trois juridictions, statuant en dernier ressort, conservèrent leur nom jusqu’en 1789. B.

MARBRES CAPITOLINS. V. FASTES.

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