MARCHE DE SAXE, — DE STADE, — TREVISANE. V. SAXE, STADE, TRÉVISANE
marche de nuit. Batterie de tambours dans l’armée française, différente pour chaque régiment, et qui permet aux soldats de retrouver leur drapeau au milieu de la nuit, ou de savoir si un signal donné par les tambours s’adresse à eux ou à un autre corps. Ces marches sont notées en musique. Elles ont été inventées dans l’armée française d’Afr:que, vers 1840.
MARCHÉS DE PARIS. Ils étaient originairement établis dans des halles. Aux xvne et xvme siècles , Paris s’étant considérablement accru, on en ouvrit d’autres sur la voie publique, et particulièrement dans les rues les plus passantes. Ils gênaient la circulation , et obstruaient l’air et le jour, car chaque marchande y abritait son étalage
sous un grand parapluie de 2 mètres carrés environ, en grosse toile peinte en rouge. Napoléon 1er, pour purger les rues de ces incommodes boutiques à tous vents , ordonna la construction de marchés en maçonnerie, dans de vastes terrains, et qui sont encore auj les plus beaux de Paris. Les principaux sont les marchés : S1- Honoré, commencé en 1809, fini en 1810 ; à la volaille et au gibier, dit la Vallée, 1809 1812 ; S‘-Martin , 1813-1816; S‘-Germain, des Carmes, 1813-1818 ; et des Blancs-Manteaux, 1813-1819. A l’exception du premier, qui se compose de portiques en charpente couverts en ardoises , tous sont construits en pierre de taille , élevés sur caves , et d’une architecture à peu près uniforme, très-simple, mais cependant qui annonce encore un monument; ce sont de larges et hautes galeries en arcades , couvertes d’une élégante charpente apparente, qui porte un toit comme celui des fabriques italiennes, avec tuiles creuses. De fortes persiennes fixes ferment les arcades, qui ne servent pas de passage. Le plus beau, le plus régulier, et le plus vaste de ces marchés, est le marché St-Germain ; il forme un grand parallélogramme de 92 mèt. de longueur de l’E. à l'O., sur 75 de largeur, du N. au S. Autour sont 4 galeries de 13 mèt. de profondeur, dans œuvre, et percées de 112 arcades; au milieu s’ouvre une cour de sur
47“, 90, avec une fontaine monumentale au centre. Les marchés ne sont que les succursales des immenses halle3 centrales ( V. Halles). U. D — y.
MARCHENA, Castra Gemina ? v. d’Espagne, prov. et à 40 kil. E.-S.-E. de Séville, entourée de fortifications ruinées. Pop. de la commune: 13,720 hab. Fabr. de grosses étoffes de laine
MARCFIENOIR, ch.-l. de cant. (Loir-et-Cher), arr. et à 30 kil. N. de Blois; 629 hab. Autrefois ville importante et place forte; il y eut une commanderie de l’ordre de S1- Lazare. La révocation de l’édit de Nantes la dépeupla.
MARCHES (Les) , petit pays de l’anc. France (Basse- Normandie) , où étaient Alençon , Argentan , Séez.
MARCHETTI ( Alexandre ) , poète et savant italien , né en 1632 à Pontormo près de Pistoia, m. en 1714, enseigna la philosophie et les mathématiques à l’Université de Pise. On a de lui : de Resistenlid solidorum , Flor. , 1669 , in-4°; une médiocre traduction d 'Anacréon , en vers libres, Lucques , 1707, in-4° ; une traduction de Lucrèce , en vers nobles et harmonieux, Lond., 1717 , in-8°. Les poésies de Marchetti ont été recueillies sous le titre de Saggio délit rime eroiche , morali e sacre . Flor. , 1704 , in-4°, et Venise , 1755, in-4°.
Marchetti (le comte Jean), littérateur, né a Sinigaglia en 1790, m. à Bologne en 1852, étudia à Parme et à Rome, et se lia de bonne heure avec Giovanni Mastai (le pape Pie IX). Il fut conseiller d'Etat et ministre des affaires étrangères dans les Etats de l’Eglise en 1848. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Bologne, sous le titre de Rime e prose, 1850, 2 vol. in-8°. On y remarque surtout des canzones imitées de Pétrarque, des traductions d’Horace et d’Anacréon, des odes Sul traflico de’ negri et sur la mort du roi de Rome (celle-ci traduite en français par M. Ballin, Rouen, 1847) , un chant intitulé una Nolte di Dante, et un discours en prose Délia prima e principale allegoriadi Dante. K. sa Vie par Gibelli, Bologne, 1853. M. V — i.
MARCI1FELD. V. Laa.
MARCH1 (François de’ ), ingénieur italien du xvi« siècle, né à Bologne, fut attaché au service d’Alexandre de Médieis , duc de Florence , puis à celui du pape Paul III, et servit en Flandre comme ingénieur du roi d'Espagne. On a de lui ; Delta Archilellura mililare libri lre , Brescia, 1599, in-fol., et 161 pl. ; réimpr. par L. Marini, Rome, 1810, 5 vol. gr. in fol. , ou 6 vol. in-4°.
MARCHIENNES, ch.-l. de cant. (Nord), arr. et à 18 kil. N.-E. de Douai , sur la rive g. de la Scarpe et le canal du Décours; 2,400 hab. Comm. d'arbres fruitiers, asperges, lin. Filatures de laine, bonneterie, tanneries, sucre de betteraves. Cet endroit doit son origine à une abbaye fondée au vu6 siècle par S1 Amand, et supprimée en 1793.
marchiennes-a u-pont , vge de Belgique (Hainaut), à 12 kil. S.-O. de Namur; 1,200 hab. Exploit, de houille. Succès des Français sur les Impériaux en 1794.
MARCIAC, ch.-l. de cant. (Gers), arr. et à 25 kil. O. deMirande; 1,496 hab. Autrefois fortifié Verreries.
MARCIANA, brg du royaume d’Italie (i e d’Elbe), à 12 , kil. E. de Porto-Ferrajo; 7,886 hab. Près de là est le port de Marinn-di Marciana. Construction de navires.
MARCIANISI, ville du royaume d’Italie (Province de Caserta), à 5 kil. S.-O. de Caserte, 12 S.-E. de Capoue; 9,556 hab.
MARC1ANO, vge de Toscane (Prov. d’Arezzo), à 6 kil.
MAR
MAR
N.-E. de Lucignano ; 2,364 hab. Cosme Ier de Médicis y battit les Français en 1554.
MARC1ANUPOL1S, v. de l’anc. Mésie, capitale de la Mésie-liiférieure.
MARC1EN , Marcianus , empereur d’Orient, 450-457. Né d’une obscure- famille de la Thrace, il était parvenu au grade de tribun à l’âge de 58 ans , lorsque l’impératrice Pulchérie lui offrit l’empire et sa main. Par sa vertu et son application au travail , il fut utile à la religion et à l’Etat. Non-seulement il tint tête à Attila , mais il fit triompher la foi catholique par le concile de Chalcédoine, 451. L’Eglise grecque célèbre sa fête, avec celle de Pulchérie , le 17 février. S.
marcien, géographe grec du IVe siècle, né à Héraclée du Pont-Euxin, écrivit un Périple du monde, dont on a des fragments publiés en 1560, puis insérés en 1600 , avec une traduction latine et une dissertation de Dodvvell, dans les Geograplnœ veteris scriptores græci minores. Une nouvelle édition a été donnée par E. Miller, Paris, 1839, in-8°.
MARC1GNY-LES-NONNAINS , eh.-l. de cant. ( Saôneet-Loire ), arr. et à 38 kil. S. -O. de Charolles; 2,239 hab. Il y eut un riche prieuré de femmes, fondé en 1064. Comm. de blé. Fabr. de linge de table.
MARCILE | Théodore) , en latin Marsilius , savant critique, né à Arnheim en 1548, m. en 1617 , enseigna les humanités à Toulouse, puis au collège des Grassins à Paris, en 1578. Il professa aussi au collège du Plessis pendant 10 ans, et fut en dernier lieu lecteur au Collège de France pour la classe des belles-lettres. Ses principaux ouvrages sont des Commentaires sur Catulle, Paris, 1604; sur Martial, ibid., 1601 ; sur Perse, ibid. , 1601 ; surSuétone, ïbid. , 1610; des Leçons sur Horace, ibid., 1604; et des Notes sur Lucien, ibid., 1615. C. N.
MARC IL LAC , ch.-l. de cant. (Aveyron), arr. et à 22 kil. N. -O. de Rodez, sur le Craynaux; 1,601 hab. Fabr. de toiles. Comm. de vins, huile de noix, bestiaux.
MARC1LLAT, ch.-l. de cant. (Allier), arr. et à 25 kil. S. de Montiuçon ; 423 hab.
MARC1LLY-LE-HAYER , ch.-l. de cant. (Aube), arr. et à 20 kil. S.-E. de Nogent-sur-Seine ; 467 hab.
MARCION , hérésiarque du ne siècle, né à Sinope, entra dans les ordres sacrés, et se fit deux fois chasser pour inconduite. Il enseigna que l’homme procède de deux principes opposés, l’âme étant une émanation de l’être bienfaisant, et le corps l’ouvrage d’un être malfaisant. Selon lui , l’Ancien et le Nouveau Testament répondaient par leur opposition à ces deux principes ennemis. Marcion conciliait son système avec la doctrine des Valentiniens sur la production des Esprits ou des Eons. Il semble qu’il a porté et établi sa doctrine dans la Perse. Ses disciples sont appelés Marcionites. M.
MAliCK (Comté de la), anc. Etat de l’Empire d’Allemagne, dans le cercle de Westphalie, borné au N. par la principauté de Munster, à l’E. par le duché de Westphalie, au S. et à l’O. par le duché de Berg, fait auj. partie des Etats prussiens (prov. de Westphalie, régence d’Arensberg, cercle de Banun). Superf. : 200,000 hect. Pop. : 170,000 hab. II est divisé par la Roër en deux parties, le Hellweg au N. et le Sauerland au S. Pays très-fertile ; production considérable de fer et de houille. Villes principales : Hamm, Soest et Iserlohn. — Le comté appartint, à partir du xiie siècle, aux comtes de la Marck; depuis le XIVe siècle, aux comtes de Clèves ; il échut en 1666 à la maison de Brandebourg , comme héritage de Juliers. Incorporé, en 1807, au grand-duché de Berg, il fut rendu, en 1815, à la Prusse. E. S.
marck (Maison de la), anc. famille noble, originaire de Westphalie, date du milieu du xme siècle. Elle acquit successivement les comtés de Clèves, de Berg et de Juliers, et commença d’avoir des possessions sur le territoire de la France actuelle en 1424, quand Evrard de La Marck fit l’acquisition de la seigneurie de Sedan. Son petit-fils , Robert lee, y joignit par un mariage celles de Fleuranges et de Jametz. La maison de La Marck forma les branches des ducs de Clèves et de Nevers , des seigneurs d’Aremberg, de Sedan, de Fleuranges, et de Lurnain. Au milieu du xvie siècle, elle devint maîtresse du duché de Bouillon, que le mariage de Charlotte de La Marck avec Henri de La Tour-d'Auvergne , vicomte de Turenne , fit passer à la maison de La Tour, 1591. De là deux familles de Bouillon, les La Marck et les La Tour. B.
marck ( Guillaume de la ) , né vers 1446 , m. en 1485 , chef de la branche des barons de I.umain, fut élevé par les soins de l’évêque de Liège , Louis de Bourbon , se fit chasser pour avoir assassiné un des officiers de ce prélat, chercha un asiie à la cour de Louis XI roi de France
offrit à ce prince de faire révolter les Liégeois , reçut de l’argent et des troupes pour cette entreprise, attira l’évêque dans une embuscade et le tua de sa propre main, 1468, imposa son propre fils aux votes du chapitre, mit son frère- Robert en possession de la châtellenie de Bouillon , mais enfin fut battu par Maximilien, archiduc d’Autriche, livré par trahison, et décapité. On l’avait surnommé le Sanglier des Ardennes. B.
marck ( Robert II de la), neveu du précédent, né vers 1460, m. en 1535, possédait une partie du pays de Liège, le duché de Bouillon et la principauté de Sedan. Il s’unit à son frère, l’évêque Evrard, pour faire la guerre à l’archiduc Maximilien. Il accompagna Charles VIII , roi de France, dans son expédition contre Naples, figura encore en Italie, sous le règne de Louis XII, à la bataille de Novare, 1513, se laissa attirer, en 1519, dans l'alliance de Charles-Quint, revint au parti français en 1521, envahit le Luxembourg , fut dépouillé de ses Etats par le comte de Nassau , lieutenant de l’empereur, mais les recouvra en vertu du traité de Madrid, 1526. On l’appelait le Grand sanglier des Ardennes. Brantôme lui a consacré un article dans ses Vies des capitaines français. B.
marck (Evrard de la), frère cadet du précédent, connu sous le nom de cardinal de Bouillon , fut élu évêque de Liège en 1505, accompagna Louis XII dans son expédition contre les Génois, 1507, et obtint, en récompense de sa bravoure , l’évêché de Chartres. En 1519 , il contribua beaucoup par ses démarches à l’élection de Charles- Quint, qui le nomma archevêque de Valence, et qui obtint pour lui le chapeau de cardinal. Il fut ensuite légat du Saint-Siège dans les Pays-Bas , et mourut à Liège en 1538. B.
MARCK (Robert III de la) , seigneur de Fleuranges, dit V A Aventureux , fils de Robert II , né à Sedan en 1491, m. en 1537, fut envoyé de bonne heure à la cour de Louis XII, et attaché à la personne de François d’Angoulême. En 1510, il épousa la nièce du cardinal d’Amboise, fit ses premières armes en Italie sous les ordres de La Trémouille, défendit Vérone contre les Vénitiens, contribua à la prise de La Mirandole et d’Alexandrie, et reçut 46 blessures à la bataille de Novare, 1513, où son père lui sauva la vie. II commanda l’avant-garde française à Marignan, 1515, reçut de François Ier l’ordre de chevalerie, et, en 1519, fut envoyé en Allemagne pour engager les électeurs à porter leurs voix sur le roi. Il fut fait prisonnier avec lui à Pavie, 1525. Pendant sa captivité au château de L’Ecluse en Flandre , on le nomma maréchal de France. En 1536 , il défendit avec succès Péronne contre les Impériaux. On a de lui : Histoire des choses mémorables advenues aux règnes de Louis XII et de François 1er, depuis 1499 jusqu'en 1521. Ce précieux ouvrage, publié par l’abbé Lambert, avec des notes historiques et critiques, Paris, 1753, in-12, et inséré dans les Collections de Mémoires sur l'histoire de France , reproduit les impressions naïves et vraies d’un témoin oculaire, et est écrit d'un style vif, piquant et coloré. B.
marck (Robert de la), dit le maréchal de Bouillon, fils du précédent, né vers 1520, m. en 1556, fut capitaine des cent-suisses de la garde du roi , maréchal de P' rance en 1547, commandant militaire de la Bourgogne, de la Champagne et de la Brie, enfin lieutenant-général eu Normandie, prit Metz aux Impériaux en 1552, reconquit le duché de Bouillon sur Charles-Quint, fut pris en défendant Hesdin, 1553, et conduit en fi landre, où il mourut. B. marck (A.-M. Raymond de La). V. Aurnherg. MARCKOLSHEIM, ch.-l. de cant. ( Bas-Knin|, arr. et à 14 kil. S.-E. de Schelestadt, sur lTchert; 2,376 hab. Tabac, chanvre, huile, savon. Blanchisseries de toiles.
MARCO (SAN-), anc. Argentana . v. du royaume d’Italie, dans la province et à 32 kil. N. -N. -O. de Oosenza; 4,259 hab. Evêché de San-Mnrco et Bisignano.
marco (San-), anc. Agathyrne, v. de Sicile, à 80 kil. S. -O de Me-sine, près de la mer; 1,717 hab.
marco-in-lamis (san-), v. du royaume d’Italie (Prov. de Foggia), à 20 kil. N. -O. de ManfreJonia, 12 E.-N.-E. de San-Severo; 17,369 hab.
MARCODURUAl , nom anc. de Dürkn.
MARCOING, ch.-l. de cant. (Nord), arr. et à 8 kil. S.-S.-O. de Cambrai; 1,750 hab. Fabrique de sucre de betterave. , „ ,
MARCOMANS, Marcomanni (de l’allemand Marltmœnner, hommes de la frontière), anc. peuple de la Germanie, dans le groupe des Hermions habitait, au temps de 1 empereur Auguste, sur les deux rbes de VA Ibis ( Elbe), dans les monts Hercyniens. Il s’établit plus tard sur le territoire des Boii (Bohème actuelle), à 10. des Quades , et, de concert avec ce peuple, les Iazyges et les Vandales, nt
MAR
MAR
plusieurs invasions en Italie , 167-174 , au temps de Marc- Aurèle, qui les repoussa.
MARCOMIR, nom de plusieurs princes franks, dont l’histoire est racontée dans le livre de l’abbé Irithème, de Origine Francorum, mais qui paraissent être des personnages imaginaires. L’un serait le fils du Troyen Anténor, et aurait amené les Franks de Troade en Germanie; un autre serait contemporain de l’empereur Claude ; un 3e aurait donné le jour à Pharamond.
MARCO-POLO, né vers 1252 à Venise, accompagna son père et son oncle dans un voyage de commerce qu’ils entreprirent à la cour du grand-khan des Mongols en 1271. Il plut à Koublaï, qui le retint 17 ans à son service et l'employa dans des missions lointaines dont il s’acquitta avec autant d’intelligence que de fidélité. Après avoir traversé toute l’Asie depuis l’Arménie jusqu’au Japon, il revint en Europe par les îles de la Sonde, l’océan Indien et la Perse jusqu’à Trébizonde et à Constantinople. Fait prisonnier dans une bataille navale contre les Génois, Marco- Polo dicta pendant sa captivité , en 1298 , la relation de scs voyages, qui fut accueillie avec une entière incrédulité par les contemporains. Ses récits merveilleux lui avaient fait donner le surnom ironique de messe r millionc. Mais depuis que les progrès de la science sont venus confirmer son témoignage, sa sincérité est de jour en jour plus appréciée. On ne sait rien sur ses dernières années, sinon qu’il fit son testament en 1323. La meilleure édition des Voyages de Marco-Polo est celle pubiiée en français et en latin par la Société de géographie, Paris, 1824, iii-4° ; mais c’est encore une question indécise de savoir en quelle langue fut faite la rédaction primitive. H. B.
MARCOSIENS , disciples de l’hérétique Marc.
MARCOUF (SAINT-), nom de deux îles de France (Manche), arr. de Valognes, dans la rade de la Hougue. Importantes comme position militaire.
MARCOUL (Saint), eu latin Marculphus , né à Bayeux vers la fin du Ve siècle, fut, suivant les légendes, fondateur du couvent de Nanteuil, près de Coutances, et y mourut en 558. Une tradition dit que ce fut lui qui révéla la faculté qu’avaient les rois de France de guérir les écrouelles le lendemain de leur sacre.
MARCOUSSIS, vge (Seine-et-Oise), arr. et à 40 kil. E. de Rambouillet, 25 kil. S. de Versailles; 1,470 hab. Château du comte d'Entragues, père de la marquise de Verneuil ; Condé y fut enfermé en 1650. Exploitation de grès.
MARCQ-EN-BARŒUL , brg (Nord), arr. et à 5 kil. N. de Lille ; 2,833 hab. Institution importante. Filature de laines ; fabr. de sucre indigène, bleu d’azur et de tournefort, huile, vinaigre de grains ; brasseries.
MARCULFE , moine qu’on croit avoir vécu en Gaule dans le vue siècle, a recueilli les formules des contrats et des actes publics usitées de son temps. Cette collection, précieux monument de l’histoire et de l’anc. jurisprudence française, a ôté publiée par Bignon, avec de savantes remarques, Paris, 1613, in-8°, et dans les Capitulaires des rois de France de Baluze, 1677.
MARCUS GRÆCUS, auteur que l’on croit avoir vécu au xiii° siècle, a laissé un curieux ouvrage , Liber ignium ad combnrendos hosles, publié par Laporte du Theil, 1804 ; de nombreux hellénismes pourraient faire soupçonner qu’il a été d’abord écrit en grec. On y trouve beaucoup de recettes ridicules, mais aussi d’intéressants détails sur le feu grégeois, et quelque chose d’analogue à la composition de la poudre à canon.
MARDAITES, peuplade de Syrie qui, unie aux Maronites, fit la guerre aux Arabes, maîtres de son pays, depuis la fin du vne siècle, et dont on ne parle plus à partir du x8.
MARDES, Mardi , peuple de l’anc. Médie, au S. de la mer Caspienne, à l’E. des Gèles et à l’O. des Tapyres, était belliqueux et enclin au brigandage. Son territoire correspondait au Mazendéran actuel.
MARDI , 3e jour de la semaine chez les modernes, ainsi nommé parce que la planète Mars présidait à sa lre heure \Martis dies). Le Mardi gras est le dernier jour du carnaval; le Mardi saint est le mardi de la semaine sainte.
MARDICK, Marcis in littore Saxonico, hameau (Nord), à 8 kil. O. de Dunkerque y 250 hab. Port de mer important sous les Romains, réuni à la France par le traité des Pyrénées. Louis XIV voulut en relever les fortifications; mais, en vertu du traité de la quadruple alliance , les Anglais en obtinrent la destruction, 1717.
MARDIN, anc. Marde ou Miride, v. de la Turquie d’Asie, eyalet et à 80 kil. S.-E. de Diarbékir, 550 kil N.- O. de Bagdad; 27,000 hab. Bâtie en amphithéâtre et ceinte
de murs. Fabr. de toiles et de maroquins ; export, de coton. — Citée déjà par Ptolémée, Mardin fut plusieurs fois détruite par les Persans et les Tartares.
MARDOCENTÈS, chef arabe, s’empara de la région du Tigre et de l’Euphrate sur les descendants de Nemrod et d’Assur, plus de 2,000 ans av. J.-C. Au bout de deux siècles et demi, les Arabes furent chassés parBélus.
MARDOCHEE. V. Aman et Estiier.
MARDON1US, général des Perses, fils du satrape Gobryas, et gendre de Darius Ier, dirigea une expédition contre la Grèce, 496 av. J.-C., vit sa flotte brisée par une tempête sur les rochers du mont Athos, et son armée de terre taillée en pièces par les Thraces, accompagna Xercés aux Thermopyles et à Salamine, 480, et, après la fuite de ce prince, perdit une bataille et la vie dans les plaines de Platée, 479.
MAREB, riv. de l’Afrique orientale, naît en Abyssinie, coule au S. -O., puis au N. -O., entre en Nubie, et se perd dans les sables. On en a fait sans raison, d’après Ruppell, un affl. de l’Atbarah.
MARÉCHAL (Pierre-Sylvain), littérateur, né en 1750 à Paris, m. en 1803, débuta par des pastorales qu’il signa du nom du Berger Sylvain. Nommé sous-bibliothécaire du collège Mazarin, il fut destitué quelque temps après, pour avoir, dans un ouvrage intitulé : Livre échappé au déluge , 1784, in-12, indécemment parodié le style des prophètes. En 1788, il eut l’idée de publier un Almanach des honnêtes gens, où il substitua aux noms de saints du calendrier ceux des hommes les plus célèbres tant anciens que modernes; cela le fit mettre dans une maison de correction. Il prit part aux excès de 1793 et 1794; mais il ne fut point persécuteur, et, quoique professant l’athéisme, il contribua à sauver la vie à plusieurs ecclésiastiques. Ses principaux ouvrages sont: Bergeries, Paris, 1770, in-12; le Pibrac moderne, 1781; Fragment d'un poème sur Dieu, ou le Lucrèce moderne, 1781; l'Age d'or, recueil de contes pastoraux, 1782; Code d'une société d'hommes sans Dieu, 1797 ; Voyage de Pythagore, 1799; Dictionnaire des Athées, 1800, in-8°, etc. Maréchal fut un sophiste audacieux, qu’on ne lit plus aujourd’hui. C. N.
maréchal (Lord), titre héréditaire en Ecosse dans la famille des comtes de Keith. Ce fut un membre de cette famille qui fonda le Collège Maréchal à Aberdeen.