MARIA-DEL-PUERTO-PR1NC1FE (SANTA-). V. FUERTO- PRINCIPE
mari a-dï-CAPua (Santa-), v. du royaume d Italie, dans la piov. et à 7 kil. O.-N.-O. de Caserte, 4 S.-E. de Capoue; 19,023 hab. Cour criminelle et tribunal civil de la province. Palais de l’archevêque de Capoue. Restes d’un amphithéâtre romain.
ma ri a -Di -le uc a (santa-), anc. Leuca, v. du royaume d’Italie (Prov. de Lecce), à 45 kil. S.-E. de Gallipoli ; 3,000 hab. Evêché suffragant d’Otrante.
MARIAGES CHEZ LES ANCIENS GRECS. A Sparte , ils se réglaient sur le choix des époux ou sur celui de leurs parents. Les mariages prématurés étaient défendus ; on croit que l’âge légal était 30 ans pour les hommes, et 20 ans pour les femmes. Les futurs époux devaient réunir une beauté mâle, une taille avantageuse, et une santé brillante. Les tilles n’avaient d’autre dot que l’honneur et la vertu. On ne célébrait les mariages par aucune fête; le soir, l’époux venait enlever furtivement, et comme de force, sa femme de chez ses parents, et la conduisait chez lui : il s’en retournait ensuite souper au gymnase avec ses camarades, y coucher, comme à l’ordinaire , et ne voyait sa femme qu’en se dérobant à la vigilance de tout le monde. Ce commerce secret durait quelquefois pendant plusieurs années. — .4 Athènes, le mariage se faisait en grande pompe; un prêtre le consacrait dans un temple, après avoir consulté la volonté des dieux. On conduisait ensuite la mariée, sur un char, au domicile conjugal ; une troupe de jeunes garçons l’accompagnait en chantant des chansons en l’honneur de l’Hyménée. Le soir, il y avait un grand festin. Deux chœurs de jeunes garçons et de jeunes filles chantaient un épithalame à la porte de la chambre nuptiale. En Grèce, tous les mariages se faisaient le soir, à la clarté des flambeaux.
ïÏariage chez les anciens romains. Les citoyens romains pouvaient seuls contracter mariage légalement. Il y avait deux sortes de mariages, le plébéien et le patricien, suivant la condition du contractant ; on appelait le premier Coernption , et le deuxième, Confarréation. La Coemption était ainsi nommée de ce qu’elle se faisait par une vente simulée : le père ou le tuteur de la femme était censé la vendre au futur mari ; la cérémonie se faisait avec toutes les formalités d’une vente véritable , en présence du préteur urbain, et de 5 témoins, citoyens romains pubères. Le prix de la vente était représenté par un as. La femme devenait, légalement, l’esclave de son mari; elle n’avait pas chez lui le culte des Pénates, et ne pouvait honorer que les Lares publics , dieux protecteurs des esclaves. — La Confarréalion empruntait son nom à une cérémonie religieuse par laquelle on faisait consacrer ce mariage, et qui consistait en un sacrifice où les époux mangeaient ensemble un gâteau du froment nommé far. Des fiançailles précédaient souvent la confarréation ; on en dressait un acte public, ainsi que du mariage, et il fallait pour tous deux le libre consentement de la femme. Le pouvoir civil n’intervenait dans aucun de ces actes. Sous les premiers empereurs, la confarréation était presque tombée en désuétude, parce qu’elle privait le mari du pouvoir paternel, quand ses fils devenaient flammes, ou que ses filles épousaient un de ces prêtres. En outre , sa femme était son égale , et il n’avait point de poqvoir absolu sur elle. — Il y avait une troisième sorte de mariage, que la loi des Xli Tables consacra, et que l’on appelait par usage : toute femme comarrée tombait sous la puissance de son mari, quand elle avait habité avec lui une année entière sans coucher trois nuits hors du domicile conjugal. Le mariage par usage fut supprimé pour la confarréation vers la fin de la république , ou dans les premiers temps de l’empire ; il devint alors un mariage purement plébéien, et destiné à diminuer, autant que possible, le concubinat. Le mariage plébéien s’accomplissait sans aucune /ormalité que la comparution devant le préteur; les amis de l’époux allaient ensuite enlever la mariée chez ses parents, et la portaient au domicile conjugal :
c’était pour rappeler l'enlèvement des Sabines. Dans le mariage patricien, il y avait une pompe nuptiale, un festin , un épithalame, à l’instar des mariages athéniens, avec cette différence que la mariée était conduite à pied à la maison de son mari, et non en char. C. D — y.
MARIAMNE , princesse juive, fille d’Alexandre, fils du roi Aristobule, et d’Alexandra, fille du grand-sacrificateur Hyrcan , épousa Hérode, et en eut deux fils, Alexandre et Aristobule. Des ennemis parvinrent à la perdre dans l’esprit de son mari, en l’accusant d’infidélité. Elle fut mise à mort par son ordre, 28 ans av. J.-C. Sa fin a fourni des sujets de tragédie à Hardy, Tristan et Voltaire.
MARIANA (Juan de', jésuite espagnol , né à Talavera en 1537, m. en 1624, enseigna la théologie à Rome pendant 4 ans, puis à Paris, 1569, retourna en Espagne pour raison de santé en 1574, et se retira dans la maison des Jésuites à Tolède, où il ne s’occupa plus que d’écrire. On a de lui : de Rege et regis institutions, Tolède, 1599, in-4°, traité où il soutient la doctrine du tyrannicide, et qui fut brûlé à Paris après le crime de Ravaillac ; Histoire générale de l'Espagne , en 30 livres, depuis la plus haute antiquité jusqu'à la mort de Ferdinand le Catholique, publiée d’abord en latin, Tolède, 1592-95, 4 vol. in-fol., puis en espagnol par l’auteur lui-même, et traduite en français par le P. Charenton, 1725, 5 tomes en 6 vol. in-4°. L’éditiqn latine de La Haye, 1733, a une continuation de 1516 à 1609 par le P. Miniana, 2 vol. ift-fol., et celle de Madrid, 1819, une autre suite par J. Saban Y Banco. On estime surtout les éditions d’Ibarra, 1780, 2 vol. in-fol, et de Valence, 1783-96,9 vol. petit in-fol. Mariana a étéappelé le Tite-Live de l’Espagne : il n’y a chez lui aucune vue générale, et peu d’appréciation ; son but est de raconter. Il recueille tout, miracles, légendes, contes, traditions. Du reste, il est généralement franc et impartial. Ses narrations ont de l’intérêt et de la rapidité ; sa diction est claire, élégante et vigoureuse. Il a mis, dans la bouche de ses personnages, des harangues imitées des anciens, et a encouru ainsi le reproche de prolixité. B.
mariana castra, nom latin de marbourg.
MARIANDYNES , anc. peuple de l’Asie Mineure, dans la Bithynie, aux environs d’Héraclée.
MARIANI montes, montagnes d’Hispanie (Bétique), au S. des Béturiens; auj. Sierra Morena. Les géographes modernes en font le système Marianique, qui limite au S. le bassin de la Guadiana.
MAR1ANNA, v. du Brésil (Minas-Geraës), à 16 kil. E. de Y illa-Rica , 225 N. de Rio-Janeiro, sur le Ribeiro-do- Carmo; 7,000 hab. Evêché; école latine. Mines d’or aux environs.
MARIANNE. V. Mariamne.
MARIANNE ALCAFORADA. V. ALCAFORADA.
MAR1ANNES (Les), ou ILES DES LARRONS, ou ARCHIPEL DE SAINT-LAZARE , groupe de 17 iles de l’Océanie espagnole (Polynésie), entre 13° et 21° lat. N., 142° et 144° long. E., au N.-E. des Philippines et au S. de l’archipel Magellan; 3,078 kil. carr.; 5,400 hab. La plus importante est Guam , à l’extrémité S.-O.; son ch.-l., San- Ygnacia-de-Agana , est aussi la capitale du groupe. Viennent ensuite Rota, Tinian, Seypan ou S‘-Joseph, Agrigan, et l’Assomption. Ces cinq îles sont les seules peuplées. On y comptait autrefois 50,000 hab.; la dépopulation est attribuée à la cruauté des Espagnols. Climat chaud, tempéré par des brises de mer. Sol volcanique; cocotiers, canne à sucre, mais, cacao, arbres à pain , indigo, coton , etc. Magellan les découvrit en 1521, et, en 1565, Legaspi en prit possession au nom de l’Espagne. Plus tard , Marie-Anne d’Autriche, femme de Philippe IV, y envoya des missionnaires, et leur donna son nom.
MARIANUM, nom anc. de Bonifacio.
MARIBOE ou MARIEBOÉ, v. de Danemark, dans l’île de Laaland , sur le lac de son nom; 1,992 hab. Maison de détention. Export, de grains et de suif.
MAR1DUNUM , v. de la Bretagne romaine, chez les Démètes. Auj. Carmarlhen.
MARIE (Sainte), ou la Sainte-Vierge, mère du Sauveur, naquit à Nazareth , de Joachim et d’Anne, de la tribu de Juda et de la race royale de David , le 8 septembre de l’an du monde 3985. Son nom signifie, en syriaque, dame, maîtresse, souveraine, et, en hébreu, étoile de ta mer, que le pilote ne perdjamais de vue pour éviter les écueils. Vers l’âge de 15 ans, elle fut fiancée à S1 Joseph beaucoup plus âgé qu’elle, et habita avec lui Nazareth. Quelque temps après, l’ange Gabriel lui apparut, pour lui annoncer que Dieu l’avait choisie, entre toutes les femmes, et que, par la vertu du S*- Esprit, et sans cesser d'être vierge, elle concevrait un fils, qu’elle nommerait Jésus. Neuf mois
MAR
«près l’Annonciation , le Messie naquit dans une étable de Bethléem , ville où Marie et Joseph s’étaient rendus pour le recensement ordonné par l’empereur Auguste. Au bout de 40 jours, la mère du Sauveur se présenta au Temple, afin d y accomplir la purification prescrite par la loi de Moïse ; mais bientôt elle fut contrainte de fuir en Egypte, pour soustraire son fils aux persécutions d’Hérode. La mort de ce dernier permit aux parents de Jésus de revenir à Nazareth, où la Sainte- Vierge continua de vivre dans une pieuse retraite, qu’elle quittait seulement pour aller, chaque année, célébrer la Pâque à Jérusalem. Quand le Sauveur eut commencé sa mission, sa mère l’accompagna souvent, et l’Evangile nous la montre plusieurs fois auprès de lui, aux noces de Cana, à Capharnaüm , enfin sur le Calvaire, au pied de la croix, du haut de laquelle Jésus la recommande à Jean , son disciple bien-aimé. Selon les Actes des Apôtres, elle se fixa ensuite à Jérusalem , où elle assistait aux premières assemblées des disciples du Sauveur, et , d’après une tradition adoptée au ve siècle par le concile d'Ephèse, ce fut dans cette dernière ville qu’elle mourut. L’Eglise honore Marie comme le parfait modèle de toutes les vertus; elle lui voue un culte particulier, lui donne la première place au ciel , au-dessus des anges et des saints, et, dans ses prières, la supplie d’intercéder pour les pécheurs auprès de son fils. La vénération des fidèles pour la Sainte- Vierge lui a fait consacrer, surtout à partir du xne siècle, un nombre prodigieux d’églises, parmi lesquelles on remarque les plus beaux monuments de la chrétienté, sans compter les chefs-d’œuvre que la reproduction de son image a inspirés aux artistes de différents siècles et de divers pays. Plusieurs fêtes sont consacrées par le catholicisme au culte de la mère de Dieu, telles que la Conception , qu’on solennise le 8 décembre ; l’Ânnoni. dation, le 25 mars; la Visitation , le 2 juillet; la Nativité de la Sainte- Vierge, le 8 septembre; la Purification, le 2 février; la Présentation , le 21 décembre; enfin l’ Assomption , le 15 août, anniversaire de sa mort et de son élévation au ciel , 28 ans et quelques mois après la mort de son diviu fils. Les églises protestantes ne lui rendent aucun culte. D — t — R.
MARIE de béthanie, sœur de Marthe et de Lazare, se fit remarquer de Jésus-Christ par la piété et la foi les plus vives. À sa prière, il ressuscita Lazare. Lorsque le Sauveur soupait chez Simon le Lépreux, 6 jours avant la Pâque, elle versa sur ses pieds un parfum précieux, et les essuya de sa chevelure. Il est probable qu'elle vécut et mourut en Orient; c’est en la confondant avec Marie-Madeleine qu’on a dit qu’elle était venue en Provence.