‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 131 sur 864 · MAUR (RABAN-). V. RABAN-MAUR · texte numérisé non relu

MAUR (RABAN-). V. RABAN-MAUR

ma ur-les-fossés (saint-), vge (Seine), arr. et à 17 kil. N.-E. de Sceaux, 8 E. de Paris, dans une presqu’île formée sur la rive dr. de la Marne, à la sortie du canal S'-Maur ; 2,195 hab. Culture de la betterave et du mûrier; papeterie, scierie mécanique. Clouterie, limes, fonderie, bijouterie en faux. Exploit, de pierres à bâtir. Depuis 1792, la partie du vge près du pont forme une commune distincte, sous le nom de Joinville-le-Pont. Le canal de S‘-Maur, en partie souterrain, remplace, par une ligne droite de 1,110 mèt., un circuit de 10 kil. que la Marne fait en cet endroit. — C’était, à la fin du m e siècle, un camp retranché des Bagaudes, d’ou le nom de Fossés. Une abbaye de bénédictins y fut fondée, en 638, sous le nom de S‘-Pierre ; on y transféra les reliques de S1 Maur au IX* siècle; elle fut sécularisée en cnapitre en 1535, et détruite en 1786. En 1465, on tint à Sl-Maur des conférences qui complétèrent le traité de Contlans ( V. ce mol).

MAURE, ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), arr. et à 30 kit. N. de Redon; 293 hab.

maure ( sainte-), eh. -1. de cant. (Indre-et-Loire), arr. et à 30 kil. E.-S.-E. de Chinon , sur le chemin de fer de Bordeaux; 1,717 hab. Comrn. de grains. Fabr. de mouchoirs et de toiles peintes. On y remarque un vieux château, et une belle église du xne siècle, avec crypte romane.

maure (sainte-), anc. Leucade ( V. ce mol), une des îles Ioniennes, dans la mer Ionienne, sur la côte 0. de l’Albanie, au N. de Céphalonie, et au S. de l'entrée du golfe d’Arta ; 270 kil. carr.; 80 kil. de tour; 20,147 hab. Ch.-l., Amaxiclii. Climat chaud et insalubre. Sol montagneux et peu fertile : récolte insuffisante de céréales, mais surabondante en vins, huile d’olive, coton, etc. Elève de bétail. Fréquents tremblements de terre.

MAUREPAS (Jean-Frédéric Phelippeaux, comte de), petit-fils du chancelier de Pontchartrain , né en 1701, m. en 1781, fut nommé secrétaire d’Etat dès 1715, eut le département de la Maison du roi en 1718, celui de la marine en 1723, le titre de ministre d’Etat en 1738, et montra, dans ces diverses fonctions, de l’activité, de la pénétration et de la finesse. Il embellit Paris , fit fermer les maisons d.l jeu , envoya La Condamine, Maupertuis et d’autres savants, mesurer sous l’équateur et près du pôle boréal deux degrés du méridien , chargea Sevin et Fourmont de visiter la Grèce et l’Orient, et Jussieu d’aller étudier les plantes du Pérou. Une chanson qu’il écrivit contre Mrae de Pompadour le fit exiler à Bourges, en 1749. Rappelé par Louis XVI en 1774, il présida, sans portefeuille, le conseil d’Etat, fit rappeler les parlements exilés par Maupeou, et entrer au ministère Turgot, puis Necker, mais travailla à leur chute, dès qu’J vit en eux des rivaux. Léger et superficiel, il ne tenta rien de sérieux pour tirer la France des circonstances difficiles où eile se trouvait, et d’avoir fait aux réformes nécessaires une guerre de bons mots et d’épigrannnes. Des Mémoires ont été publiés sous son nom par Sa lié, son secrétaire, 1790-92, 4 vol. in-8°. B.

maukepas (Jacques), général haïtien , noir de la classe des affranchis, né au Cap-Français en 1768, m. en 1802, fut aide de camp de Toussaint-Louverture, combattit les Français lors de l’expédition du général Leclerc, puis leur fit sa soumission, et contribua ainsi à amener celle de Toussaint.

MAURES (de l’arabe Maghreb, occident), en latin Mau ri , Mauritani, nom sous lequel les anciens désignaient les habitants de la Mauritanie ( V. ce mot ). Appliqué, pendant le moyen âge, à tous les Arabes conquérants de l’Espagne, il ne convient en propre qu’aux Almohades, qui étaient réellement d’origine mauresque. Auj. on appelle Maures une partie des indigènes de l’Algérie, du Maroc, du Bilédulgérid, de l'Etat de Sidi-Hescham , et du Sahara; ils habitent, en général, les villes, surtout celles du littoral , se livrent au commerce, exercent de petites industries, possèdent et font cultiver des biens de campagne; ils ont la peau plus blanche, le visage plus plein, le nez moins aigu , le profil moins anguleux, tous les traits de la physionomie moins prononcés que les Arabes. Us sout musulmans. B.

MAURIAC , s.-préf. (Cantal), à 36 kil. N.-N.-O. d’Aurillac , au pied d’une colline volcanique, sur l’Auze, 2,326 hab. Trib. de l*e instance ; collège. Duprat y fonda au xvi* siecle un college de Jésuites, l’un des trois premiers établis en France. Eglise Notre-Dame-des-Miracles, du xin* siècle. Comm. de chevaux, bestiaux, mulets, cire jaune, fromages, cuirs, merrains. Près de là, antique cha pelle de S*-Mary ou Marius, apôtre de la Haute-Auvergne.

MAURIANÆ comitatus, nom latin de la vallée de Maurienne

MAURICE (Saint), chef de la légion thébaine (F. ce mot), subit le martyre avec ses compagnons, en 286, dans la vallée d Agaune, auj. St-Maurice, à l’O. de Sion (Valais). Sigismond , roi de Bourgogne, y fonda au vi* siècle une abbaye. La lance de S1 Maurice fut le symbole de la puissance souveraine dans le royaume d'Arles. Fête, le 22 septembre. — Un ordre militaire de Sl-Maurice, institué en Savoie par le duc Amédée VIII en 1434, fut réuni à celui de Sl-Lazare en 1572.

Maurice , Mauritius Tiberius , empereur grec, 582-602, né en 539 à Arabissus (Cappadoce), dut la pourpre à Tibère II , qui le prit pour gendre. Son règne fut consacré à la défense de l’Empire. Il inquiéta les Lombards, repoussa les Slaves et les Avares, et restaura sur le trône de Perse Chosroès 11, 593. U mourut victime de son zèle à rétablir la discipline et fut tué avec ses fils par Phocas.

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