MAURICE DE SAXE. V. SAXE
Maurice (île) ou île de France, île de l’océan Indien, dans l’Afrique anglaise, une des îles Mascareignes, au S.-E. de l’Afrique, à 140 kil. N.-E. de la Réunion; 800 E. de Madagascar; par 20° 9' 45" lat. S., et 55° 12' long. E. Superf., 1,813 kil. carr., 60 kil. sur 35; 313,500 hab., dont 10,000 blancs environ, d’origine française pour la plupart. Ch.-l., Port-Louis. Sol montagneux, formé de trois massifs s’élevant vers le centre de l’ile, et boisés; terrain fertile, autrefois volcanique; les 2/3 sont eu terres cultivables, un 6* en savanes, dans lesquelles on engraisse des bestiaux. Le climat est sain; mais des ouragans terribles désolent l’île pendant l’hiver, qui est la saison des fortes chaleurs; des vents violents rendent l’été presque froid. Maurice est arrosée par 46 rivières peu considérables. Les principales productions sont les bois estimés (bois de fer, benjoin, bois de natte, mangliers, palmiers), lesdenrées coloniales, dont la culture nuit à celle des céréales, le coton et le café, de très-bonne qualité. Le sucre est le principal objet d’exportation; récolte de 1860 : plus de 150 millions de kil. La pêche vaut annuellement 220,000 piastres. — Le Portugais Mascarenhas découvrit Maurice eu 1545, et la nomma Cerné. Le Hollandais Van Neck en prit possession en 1598, et lui donna le nom de Maurice eu l’honneur de Maurice de Nassau ; abandonnée en 1712, les Français s’y établire t en 1715, et l’appelèrent Ile de France ; le génie de La Bourdonnais en fit une colonie importante, d’où s’élançaient ces infatigables corsaires qui portaient la terreur jusque dans le golfe de Bengale. Prise par les Anglais en 1810, elle leur fut cédée définitivement en 1814. Elle forme un gouvernement, dont dépendent les îles Seychelles, Rodriguez, Azalega, Diego- Garcia, etc. L’usage officiel de la langue française n’a cessé qu’en 1847. Au N.-E. de l’ile Maurice se trouve le quartier des Pamplemousses , immortalisé par Bernardin de Saint-Pierre. F — t.
Maurice (saint-) , Agaunum, v. de Suisse (Valais), à 26 kil. O. de Sion, sur le Rhône, à l’entrée d’un défilé qui ferme le Valais; 1,200 hab. Beau pont d’une seule arche de 22 mèt., construit en 1842. Abbaye, avec une riche bibliothèque. — Elle doit son nom à une abbaye fondée au VIe siècle par Sigismond, roi des Burgondes, en mémoire de S1 Maurice, qui avait péri en ce lieu avec la légion thébaine, en 286.
Maurice (saint-), chef-lieu de canton (Savoie), dans l’arrondissement, à 27 kil. N.-E. de Moutiers; 656 hab. Sel et houille aux environs. Commerce de bestiaux et fromages.
Maurice (saint-), rivière de l’Amérique du Nord (Bas- Canada), affluent du Sl-Laurent à Trois-Rivières. Cours de 280 kil.
maurice-en-gourgois (saint-), brg (Loire), arr. et à 30 kil. S. -S.-E. de Montbrison; 446 hab.
MAURICEAU (François), accoucheur célèbre , né à Paris en 1637, m. en 1709, devint prévôt du collège des chirurgiens, et accoucheur en chef de l'Hôtel- Dieu. Le premier, il publia sur l’art des accouchements un ouvrage méthodique, où l’on trouve un grand nembre d’observa-
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lions très- intéressantes : Traité des maladies des femmes grosses, etc., Paris, 1675, in-4°, traduit dans la plupart des langues de l'Europe. D — G.
MA U Kl EK NE I Vallée de), en italien Moriana, en latin Garocelia vallis, Maurianœ comitalus , anc. prov. des Etats sardes (Savoie), entre les prov. de Savoie supérieure et de Tarantaise au N., la division de Turin au S., la France au S. -O., et la Savoie propre à KO.; 2,145 kil. carr.; 90 kil. sur 26; 65,000 liai). Ch.- 1., St-Jean-de- Maurienne. — Elle appartient à la France depuis 1860, et forme dans le dép. de la Savoie, l’arrond. de S‘-Jean-de-Maurienne.
Maurienne (Saint-Jean-de-). V. Jean-de-maurienne (saint-).
MAUKITANIE, Mauritania (aujourd. empire de Maroc et partie de V Algérie}, anc. contrée de l’Afrique septentrionale, au N.-O., entre la Méditerranée au N., l’Atlantique à l’O., le désert au S., et la Numidie à l’E. Gouvernée par des rois dès les temps les plus anciens, elle ne figure dans l’histoire qu’à partir du 11e siècle avant J.-C. Bocchus, l’un d’eux, livra aux Romains son gendre Jugurtha, en 106 ; pour prix de sa trahison, ses Etats, qui s’arrêtaient, du côté de l'E. , à la rivière Mulucha, furent reculés jusqu’à l’Ainpsagas; la partie de la Numidie qu’il reçut fut appelée Mauritanie orientale, par opposition à la Mauritanie occidentale. En l’année 30 av. J.-C., Auguste donna encore à Juba II ( V. ce mol) le pays desGétules. Le royaume de Mauritanie fut conquis, l’an 42 de J.-C., sous l’empereur Claude, par Suétonius Paulinus : on divisa alors la Mauritanie orientale en Mauritanie Césarienne, ch.-l., Césarée; et Mauritanie Si/ifienne , ch.-l., Sitifis; la Mauritanie occidentale changea son nom en celui de Mauritanie Tingilane, ch.-l., Tingis. Au ive siècle, les deux premières furent comprises dans le diocèse d’Afrique (préfecture d’Italie), et la troisième dans le diocèse d’Espagne (préfecture des Gaules).
MACRO (Fra), religieux de l’ordre des Camaldules, fut le plus célèbre des cosmographes de son temps. Il forma dans son couvent une sorte d’école, et exécuta, de 1457 à 1459, une mappemonde qu’on voit encore auj, près de Venise, dans une des salles du monastère de S*-Michel-de-Murano. Zurla, religieux eamaldule, en a publié une description , 1806, 1 vol. lu— fol.
MAUROCORDATO ou MAVROCORDATO, famille de Fanariotes, originaire de Scio. Elle a produit : Alexandre Maurocordato , médecin et interprète de la cour du Grand-Seigneur, né vers 1636, m. en 1709, négociateur de la paix de Carlowitz en 1699, et auteur de deux ouvrages : Instrument um jmeumalicum circulandi sanguinis, sive de molu et usu jmlmonum, Bologne, 1664; Histoire sacrée, en grec, Bukharest, 1716, 1 vol. in-fol.; — Jean-Nicolas Maurocordato, fils d’Alexandre, hospodar de Moldavie en 1707, -puis de Valachie, captif des Autrichiens de 1716 à 1718, rendu à la liberté par la paix de Passarowitz, m. en 1730, «t dont on a un livre De o/liciis, 1719 et 1722, in-4°, ainsi que des Loisirs de Philolée. en mss. à la Biblioth. impériale de Paris ; — Constantin Maurocordato, frère du précédent, hospodar de Valachie en 1735, auteur de l’abolition de l’esclavage dans ses Etats, et disgracié en 1763 ; — Alexandre Maurocordato, né en 1787, un des chefs de l’insurrection grecque en 1821, président du conseil administratif en 1823, éloigné par l’influence de Capo-d’Istria ■et des Russes, puis rappelé aux affaires, et président du conseil en 1841.
MAUROL1CO (François), géomètre, né à Messine en 1494, m. en 1575. On lui doit des travaux sur les sections coniques et la gnomonique , des recherches sur l’arithmétique , des commentaires sur les géomètres de l’antiquité, etc Ses principaux ouvrages sont : des traductions latines de Théodose , de Ménélaüs, à' Euclide, à.' Apollonius, etc.: Cosmographia de forma, situ, numeroque ccrlorum el elementorum, Venise, 1543, in-4°; Theoremata de lumine el umbrd ad perspectivam radiorum incidenlium , Venise, 1575, in-4°, et Lyon, 1613; Admirandi Archimedis Syracusani monumenta omnia quæ exstant, Palerme, 1685, in-fol.; c’est plutôt une imitation qu’une traduction littérale. V.
MA U ROM ATI, brg du royaume de Grèce (Morée), ch.-l. du dème d’Ithome, dans l'éparchie de Messéuie, près des ruines de l’a.ic. Messine.
MAUliON, ch.-l. de cant. (Morbihan), arr. et à 21 kil. N.-N.-E. de Ploërmel; 887 hab.
MAUU5, ch.-l. de cant. (Cantal), arr. et à 40 kil. S. -O. d’Aurillac, dans la vallée d’Arcambie , sur la Rance; 1,877 hab. Cumin, de porcs gras, excellents jambons, cire, toiles grises, chanvre, bestiaux, chevaux, châtaignes.
MAUK.US (Terentianus). V. Terentianus.
MAU R Y (Jean Siffrein), né à Vauréas (Vaucluse) en
1746, m. en 1817, était fils d’un cordonnier. A 20 ans, après avoir terminé ses études à Avignon, il vint à Paris, en qualité d’abbé-précepteur, obtint une mention de l’Académie Française, en 1772, pour un Eloge de Fénelon, et, se vouant à la prédication, prononça devant l’Académie le Panégyrique de St Louis, et, devant l’assemblée du clergé, celui de St Augustin. Il entra à l'Académie en 1785. Député du clergé aux Etats- Généraux de 1789, il osa tenir tête presque seul à la foudroyante parole de Mirabeau, et fut le défenseur de l’Eglise et de la royauté, tout en jugeant que c’était alors une cause perdue. Son habileté à parler sur tout, guerre, finances, commerce, etc., sa logique spécieuse, mais souvent pleine de bon sens et de vigueur, son abondance un peu emphatique, et surtout ses saillies, lui valurent d’incontestables succès; sa présence d’esprit lui sauva plus d’une fois la vie. Son courage politique ayant cessé avec son mandat, il émigra; mais l’exil lui réservait de nouveaux honneurs, l’évêché de Montefiascone, la barrette de cardinal, et le titre d’ambassadeur du comte de Provence (depuis Louis XVIII) auprès du Saint-- Siège. En 1804, il demanda et obtint de rentrer en France. En 1810, Napoléon ler lui donna l’archevêché de Paris, qu’il occupa malgré la défense du pape; mais, en 1814, il dut se retirer. Maury alla finir tristement ses jours à Rome, après avoir expié sa désobéissance au pape par quelques mois de captivité au château Sl-Ange. On a publié, en 1827, les OEuvres choisies du cardinal Maury, 5 vol. in-8». Ses panégyriques de S‘ Augustin, de S* Louis, de Fénelon, etc., sont d’un rhéteur ingénieux et instruit; mais il y a dans ces œuvres un Essai sur l’éloquence de la chaire, 1810, 2 vol. in-8», qui est un livre sérieux, bien composé, bien écrit, plein d’intérêt, et dont le succès sera durable. V. M. Poujoulat, le Cardinal Maury, sa vie et ses œuvres, Paris, 1855, 1 vol. in-8®. G. L.
MAUSOLE, roi de Carie. V. Artemise ii.
MAUSOLÉE , tombeau qu’Artémise fit ékver à son mari Mausole, roi de Carie, mort l’an 2 de la 100® olympiade (379 av. J.-C.). Il fut fondé sur la plus belle place de la ville d’Halicarnasse, et se composait d'une masse quadrangulaire de 63 pieds (19 mèt. 45 c. ) de côté, 40 ( 12“,35 c.) de face, et 25 coudées ( 11®, 60 c.) de hauteur. Un péristyle de 36 colonnes hautes de 24 pieds (7®, 40 c.), l’entourait, et l’ensemble mesurait 411 pieds (126®, 85 c.) de tour. Une pyramide, haute de 25 coudées, surmontait la masse centrale; ses parois se découpaient en 24 degrés décroissant jusqu’au faite, couronné par un quadrige de Marbre, dans lequel était assise la statue de Mausole. La hauteur totale du monumeut était de 140 pieds (43"',20 c.) d’élévation. Sa masse, et surtout la beauté du travail, le firent regarder par les anciens comme la 7e merveille du monde (F. notre Dictionnaire des lettres au mot Mausoi.ee ) — Depuis Mausole on donna le nom de mausolée aux tombeaux somptueux. Ou voit à Londres, au British-Museum, la statue de Mausole et les bas-reliefs deson tombeau. Les Romains en élevèrent dès le temps de la république, tels que celui dit des lloraces et des Curiaces, près d’Albano; de Cécilia Métella, sur la voie Appienne, à 24 kil. de Rome; de Plautius, à 23 kil. sur la voie Tiburtiue ; la pyramide de Cestius, à Rome, et surtout le mausolée d’Auguste et celui d’Adrien, les plus célèbres de tous, et que nous décrirons seuls.
Mausolée d’Auguste. Situé à l’extrémité N. du Champde-Mars, près du l ibre. Augu-te le bâtit pour lui et les siens l’an 725 de Rome, 28 av. J.-C., et lui donna la forme d’une haute tour à 3 étages concentriques, terminés par un amortissement supportant sa statue en bronze. Chaque étage était en retraite sur le précédent; l’espace laissé libre se creusait en canal rempli de terre, et planté d’un rang de cyprès. L’intérieur du monument contenait 84 chambres sépulcrales. Il existe encore la partie inférieure du mausolée d’Auguste, auprès de la Strada di Ripetta; on l’a converti en un petit amphithéâtre pour des combats de taureaux. Le monument avait 92 mètres de diamètre à sa base; quant à sa hauteur, on peut l’estimer à 100 mètres.
Mausolée d'Adrien. Bâti pat cet empereur, et peut-être sur ses plans, il était sur la rive droite du Tibre, vis-à-vis le pont Ælius , auj. sl-Ange. Adrien le fit pour servir de sépulture à la famille impériale, et suppléer celui d’Auguste, dont la mort avait comblé les vides. C’était une haute tour en forme de temple à 3 étages concentriques,' reposant sur un soubassement quadrangulaire de 83®, 50 c. de côté, sur 19®, 20 c. de haut. Le Ier étage mesurait 67®, 46 c. de diamètre, et 16m,41 c. de hauteur. Il était entouré de 48 colonnes corinthiennes, en marbre. Le 2e étage avait une disposition semblable, en retraite sur le
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1er, et le 3e se composait d’une tour, en forme d'attique, en retraite aussi, et couverte par un toit hémisphérique avec une grosse pomme de pin en bronze pour amortissement. Quatre-vingt-seize statues réparties, moitié dans les entrecolonnements du Ier étage, et moitié à l’aplomb des colonnes du 2e étage, achevaient la décoration de ce monument, dont on peut évaluer la hauteur totale à 60 ou 70 mèt. Il n’en reste plus auj. que la tour du Ier étage, dépouillée de ses colonnes, et convertie en forteresse pendant le moyen âge. On l’appelle le château Sl-Ange.
U au so l<:e chez les modernes. Chez nous, ce terme est presque une expression païenne, et l’on se sert plus volontiers du mot tombeau. On voit de ces somptueux monuments dans les cimetières de Paris, et dans ceux de quelques grandes villes de province. Les sépultures royales auraient pu être des mausolées, mais la coutume de les placer dans une église les a réduits à n’être que des tombeaux : l'église même est, pour ainsi dire, le mausolée. Les tombeaux de Louis XII, de François Ier, et d’Henri II, dans la basilique de Sl-Denis, trois chefs-d’œuvre d’architecture élégante et de sculpture, sont des modèles en ce genre. Nous citerons encore le plus récent et le plus célèbre de tous, le Tombeau de Napoléon Ier aux Invalides de Paris. 11 occupe le centre du dôme de l’église , où il forme une chapelle basse, découverte sur un diamètre de 20 mèt. environ, et entourée d’une galerie circulaire en portiques, composés de 12 piliers quadrangulaires supportant une belle corniche surmontée d’une espèce d’acrotère continu qui sert de garde-corps aux personnes qui circulent dans le dôme. Douze grandes statues, accolées aux piliers , représentent les 12 victoires principales de l’Empereur. Ces statues, les piliers, et la corniche, sont en marbre blanc. Sous la galerie circulaire, 10 bas-reliefs, en marbre blanc aussi, rappellent, dans des compositions symboliques, les travaux de Napoléon législateur et administrateur. Au centre de la chapelle , un grand sarcophage monolithe , en grès rouge de Finlande, poli, contient le cercueil de Napoléon. Ce sarcophage a la forme d’une cuve antique, portée sur deux pieds, avec un socle en granit vert des Vosges, et mesure 4 mèt. de longueur, 2 mèt. de largeur, et 4m,50 de hauteur. Tout autour, dans le pavé, qui est de marbre blanc, est une couronne de laurier en mosaïque, d’où partent des rayons d’un jaune d’or. Un double escalier demi-circulaire, de 26 degrés, en marbre blanc de Lunel, descend à la chapelle. Il passe en dehors de sa galerie de ceinture, et conduit sur une sorte de vestibule, de chaque côté duquel se trouvent les tombeaux des maréchaux Duroc et Bertrand. Entre les deux escaliers est l’entrée de la crypte de Napoléon, par une belle porte de bronze, flanquée de 2 grandes statues persiques, de môme matière, formant caryatides, et portant, sur un coussin, l’une le sceptre et la couronne impériale ; l’autre, le globe héraldique. Vis-à-vis de cette porte, à l’autre extrémité du tombeau, est une chambre, dite le reliquaire , entièrement revêtue de marbre noir ; on y voit, au fond , la statue, en marbre blanc de Carrare, de Napoléon dans le grand costume impérial; à droite et à gauche, de vieux drapeaux, conquis dans les batailles du 1er Empire; et au milieu, sur un piédestal en porphyre et bronze, l’épée de Napoléon , son chapeau, et les insignes des ordres qu'il portait aux jours solennels. Une loi du 10 juin 1840 a ordonné l'érection du tombeau de Napoléon. Les travaux furent commencés en 1843, interrompus en 1848, et finis en janvier 1853. La dépense s’est élevée à 4,744,000 fr. Un concours fut ouvert entre tous les architectes pour ce mémorable monument ; le projet préféré et exécuté est dû à Visconti. C. D — T.
MAUTERN, Mulinum , Mutara ou Mutarum, vge des Etats autrichiens (Basse-Autriche), sur la rive dr. du Danube, vis-à-vis de Stein, à 60 kil. N.-O. de Vienne, 700 hab. Victoire de Mathias Corvin , roi de Hongrie, sur les Autrichiens, en 1484.
MAUVAIS ( Félix-Victor) , astronome, né à Maiche (Doubs), en 1809, m. en 1854, entra, en 1836, à l’onservatoire de Paris, où il se livra avec une grande activité au travail pénible des observations, qu'il fit en grand nombre et avec beaucoup de précision. Il découvrit 4 comètes, dont il étudia le mouvement. Dans les dernières années de sa vie, il avait entrepris la détermination des positions des étoiles fondamentales, travail qu’il a laissé inachevé. L’étendue de ses connaissances le faisait souvent consulter dans les questions d'astronomie pratique. En 1843, il fut élu membre de l’Académie des sciences, et, en 1848, nommé député du Doubs à l’Assemblée constituante. V.
mauvais gauçons, nom donné, pendant le moyen âge, aux goujats ou valets d’armée, aux pillards qui désolaient les campagnes. On l’appliqua aussi , dans Paris , jusqu’à la
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fin du xvie siècle, aux gueux, mendiants et coupeurs de bourse.
MAUVEZIN, ch.-l. de cant. (Gers), arr. et à 34 Ml. S.-E. de Lectoure; 1,550 hab. Ruines d’un château dns vicomtes de Fezenzaguet. Eglise calviniste. Comm. de blé, mais et bestiaux.
MAUZÉ, ch.-l. de canton (Deux-Sèvres) , arr. et à 23 kil. S.- O. de Niort , sur le Mignon ; 1,740 hab. Comm. de vins, eaux-de-vie, huile de lin, baudets. Patrie du voyageur Caillié.
MAVORS, nom de Mars dans les poètes latins.
MAVROCORDATO. V. Maorocordato.
MAVROMATI. V. Mauromati.
MAVROM1CALIS. V. Cafo-d’Istria.
MAWARANNAHAR. V. Transoxiane.
MAXENCE , Marcus Aurelius Valerius Maxcnlius , fils de Maxiraien-Hereule , fut proclamé Auguste , à Rome , par les Prétoriens , 306 , et prit son père pour collègue. Après avoir résisté , en Italie, aux armes de Sévère, qui fut tué dans Ravenne , à celles de Galérius , 307 , et renversé en Afrique l’usurpateur Alexandre, il osa provoquer Constantin , son beau-frére; mais , vaincu près du pont Milvius , il se noya dans le Tibre , en fuyant, 312.
MAXIMA CÆSARIENSIS. K. Césarienne (Grande-).