‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 143 sur 864 · MENAM-KONG. V. MAY-KONG · texte numérisé non relu

MENAM-KONG. V. MAY-KONG

MÉNANDRE , célèbre poète comique , né à Athènes (dème de Céphisia) en 342 av. J.-C., m. en 290, était louche et fort laid, et se noya, dit-on, en se baignant dans le port du Pirée. 11 composa plus de 100 comédies; mais il n’en reste que des fragments très-courts, recueillis dans Stobée, Suidas et Athénée. Ménandre créa le genre de la comédie nouvelle. Athènes n’était plus libre , la comédie politique et licencieuse n’était plus possible; la censure même des vices et des travers du cœur humain ne pouvait plus être faite qu’en traits généraux. Le poète fut désormais un moraliste. Disciple de Théophraste, Ménandre dut à ses leçons un remarquable talent d’observateur et de peintre de caractères. Il se préoccupe peu de varier son type, et n’innove que dans les détails. Ce sont toujours les mêmes événements, les mêmes personnages; la variété est dans les caractères, et les nuances y sont finement marquées. Ménandre a peint non-seulement les travers particuliers à son temps, mais les passions et les vices généraux. Un des premiers, il introduisit comme élément dramatique un amour véritable, déjà sensible et presque rêveur. La comédie de Ménandre, inférieure sans doute à celle d’Aristophane pour la verve poétique, la variété, le mouvement et l’effet dramatique, semble l’avoir emporté comme œuvre d’art, de morale et de goût. Térence a beaucoup imité Ménandre, et César donne une magnifique idée du poète grec, en appelant Térence un demi-Ménandre. Ménandre pourtant ne fut couronné que huit fois : son rival Philémon lui enlevait les prix par ses cabales. Les fragments de Ménandre ont été publiés par Le Clerc , Amst., 1709 ; par Meineke, Berlin, 1823 ; et par M. Dübner, dans la collection des classiques grecs de Didot, qui comprend la spirituelle traduction latine de Grotius. Ils ont été traduits en français par Raoul-Rochette dans le Théâtre des Grecs. Deux travaux remarquables sur Ménandre par M. Benoît et M. Guillaume Guizot ont été couronnés par l’Institut en 1854. F — T.

ménandue, chef d’une secte de Gnostiques, était disciple de Simon le Magicien. Il se disait envoyé de Dieu afin de faire connaître aux hommes un bain magique, qui les rendrait invulnérables pour les mauvais Eons ( V. ce mot ) .

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