M EN
MÉNANG-KABOU , anc. royaume de l’ile de Sumatra, ! auj. compris dans les possessions hollandaises, avait un | eh.-l. de même nom , sanctuaire vénéré de l’islamisme.
MÉNAP1ENS, Menapii, peuple de la Gaule septentrionale, entre les Caninéfates au N.-E., et les Nerviens au S.-E. ; ch.-l., Caslellum Menapiorum , auj. Cassel (Nord).
MENARS-LA -VILLE. V. Mer.
ménaks-le-chateau , vge (Loir-et-Cher), arr. et à 9 kil. N.-E. de Blois, sur kl rive dr. de la Loire et le chemin de fer de Bordeaux ; 677 hab. Jadis ch.-l. d’un marquisat, érigé en 1677. Beau château du xvne siècle, autrefois propriété de Mme de Pompadour, du duc de Bellune, de M. de Broglie , et où se trouve une école professionnelle, dite Prytanée, fondée par le prince de Chimay.
MENAS (Sextius), affranchi de Sextus Pompée, commanda pour celui-ci en Sardaigne , et le détourna vivement de traiter à Misène avec Octave et Antoine, l’an 714 de Rome, 39 av. J.-C. Les deux triumvirs étant venus souper dans la galère de Sextus, Ménas lui proposa, au milieu du festin, de couper les câbles, et de le rendre maître de tout l’Empire. « 11 fallait le faire sans m’en prévenir », lui répondit le jeune Pompée. Gagné par Octave, Ménas livra à ce triumvir la Corse et la Sardaigne, fut élevé au rang de chevalier, et battit, à la hauteur de Cumes, une flotte pompéienne, dont il tua le chef, Ménccrate, en 38. O.
MENAS-ALBAS, brg d’Espagne (Nouv. -Castille), prov. et à 37 kil. S. -S. -O. de Tolède; 3,800 hab. Comm. de charbon de bois.
MENAT, ch.-I. de cant. (Puy-de-Dôme), arr. et à 35 kil. N.- O. de Riom ; 399 hab. Exploitation de schiste earbobitumineux et de tripoli rouge.
MENAVIA nom anc. de l’ile de Man.
MENA Y ( Détroit de ). V. Menai.
MENCIUS. V. Meng-tseu.
MENCKE , nom d’une famille qui a fourni plusieurs savants à l’Allemagne. Othon Mencke, né à Oldenbourg en 1664, m. en 1707, professeur de morale à Leipzig, fonda, en 1682, les Acta eruditorum , premier recueil périodique savant de l’Allemagne. — Jean-Burlchard Mencke, fils du précédent, né à Leipzig en 1674, m. en 1732, professeur d’histoire à Leipzig, puis conseiller et historiographe de Frédéric-Auguste, roi de Pologne, continua les Acta eruditorum de 1707 à 1732, et publia : Scriplores rerum germanicarum,prœcipuèsaxonicarum, 3 vol. in-fol., Leipzig, 1728-30 ; Oraliones duo de charlalaneria eruditorum , Leipzig, 1715, satires qui firent beaucoup de bruit, et qui furent traduites en français par Durand , La Haye, 1721 ; des poésies allemandes, sous le nom de Philander von der Linde, 4 vol., Leipzig, 1705. — Erédéric-Othon Mencke, fils du précédent, né à Leipzig en 1708, m. en 1754, professeur de droit, continua les Acta eruditorum depuis 1732, et publia : Bibliolheca virorum militiâ æquè ac scriplis illustrium, Leipzig, 1734, in-8°; llistoria vilæ inque litterus meritorum Ang. Politiani, in-4°, Leipzig, 1736; Miscellanea Lipsiensia nova, 1742-54, 10 vol. in-8°. E. S.
MEN DANA DE NEYRA (Alvaro), navigateur espagnol, né en 1541, m. en 1595, suivit en Amérique son oncle Don Pedro de Castro, gouverneur de Lima, partit du Pérou en 1568, et découvrit les îles Salomon. Chargé par le gouvernement d’une nouvelle expédition en 1595, avec Quiros, il découvrit les îles Marquises, établit une colonie à Santa-Cruz, et y mourut de chagrin, en voyant les divisions et les révoltes de ses compagnons.
mendana (Archijel). V. marquises.
MENDE, Mimatum , ch.-l. du départem. de la Lozère, à 569 kil. S. de Paris, sur le Lot, dans une charmante situation, par 44° 31’ 4” lat. N., et 1° 9’ 41” loug. E.; 5,331 hab. Evêché suffragant d’Albi. Trib. de lre instance, collège, école normale primaire, bibliothèque. Belle église gothique. Sur la pente du mont Mimât, près de la ville, se trouve l’ermitage de S'-Privat, taillé dans le roc. Filatures de laine, fabr. de cadis et de serges, dits serges de Mende.
— Cette ville, anc. capitale du Gévaudau, se forma autour du tombeau de S1 Privât, martyr; les évêques en furent seigneurs souverains jusqu'en 1306; une partie de leurs droits revint alors à la couronne. Mende fut pillée par les calvinistes en 1579.
MENDELSSOHN (Mosès), savant israélite, né à Dessau en 1729 , m. en 1786, vint à Berlin en 1742 , étudia avec passion les langues modernes, se fit connaître de Lessing j par son premier essai, les Lettres sur tes sentiments, 1755, I in-Ho, et trouva en lui un maître et un protecteur. Lessing lui enseigna la littérature allemande, et composa, de concert avec Nieolai et avec lui, les Lettres sur la littérature, 1761-66, ; qui imprimèrent à la langue allemande un nouveau carac- |
tère. Après avoir vécu longtemps dans la pauvreté, Mendelssohn avait obtenu un emploi de commis assez lucratif, qui, avec le produit de ses ouvrages, le mit à l’aise. Toute sa vie il travailla à la réhabilitation sociale dos juifs, à leur admission aux emplois. Presque tous ses ouvrages ont trait à la philosophie; son style est plein d’élégance, de goût et Je correction ; sa logique serrée est cependant toujours polie. On a de lui : Lettre au diacre Lavater, Zurich, 1770, trad. en français sous le titre de: Lettres juives, Francf., 1771; Phœdon, ou de l’immortalité de l'âme, 1767, in-8u, en trois dialogues, trad. en français par Junker, Paris, 1774; Code des lois et rites juifs, 1778; la Jérusalem, ou traité sur le pouvoir religieux et le judaïsme, 1783 ; OEuvres philosophiques, 2 vol. in-8°, 1761, 71 et 77 ; Essai d'une traduction allemande des 5 livres de Moïse, Gœttingue, 1778 ; les Psaumes, traduits en allemand, Berlin, in-8°, 1783-1788, etc. V. Mirabeau, Mosès Mendelssohn , Lond., 1787.
mendelssohn-bartholdy (Félix), célèbre compositeur de musique, petit-fils du précédent, né à Berlin en 1809, m. à Leipzig en 1847, maître de chapelle du roi Frédéric Guillaume IV en 1841, se fit d’abord connaître comme pianiste, et publia des quatuors, des sonates, des symphonies et des ouvertures. Il aborda ensuite la scène : les Noces de Gamache, opéra, 1827, eurent peu de succès. Les grandes espérances qu’il donna dans des oratorios d 'Elie, de la Conversion de St-Paul, et dans des chœurs d 'Antigone, furent détruites par sa mort prématurée. On lui doit une traduction allemande de l 'Andrienne de Térence, Berlin, 1826, in-4°.
MÉNDEN , v. des Etats prussiens ( Westphalie ) , à 19 kil. O. d’Arensberg; 3,000 hab. Fabr. d’étoffes de soie; aiguilles.
MENDÉRÉ-SOU, nom moderne du Simoïs.
MENDÈS, v. de l’anc. Egypte (Delta), au N. -O., prés de la branche Mendésienne du Nil, et dans le nome Mendésien. On y rendait un culte au dieu Mendès.
mendès ou mandou , dieu de l’anc. Egypte, un des symboles du principe fécondateur, identifié par les Grecs avec Pan. On l’adorait sous la figure d’un bouc. Dans la table Isiaque, il a 4 cornes.
MENDEZ PINTO (Ferdinand), voyageur portugais du xvie siècle, visita l’Ethiopie, l’Arabie, les Indes, la Chine, la Tartarie, le Japon, et une partie de l’Archipel oriental. Ses Voyages, publiés après sa mort, en 1614, ont été traduits en espagnol, en allemand et en français; le style le fait absoudre des écarts de son imagination. Il ne faut pas confondre cet ouvrage avec un roman français, l'ileureux voyageur, ou les Aventures de Mendez Pinto.
MENDIANTS (Ordres), nom donné aux ordres religieux dont les membres font vœu de pauvreté et vivent d’aumônes. Ce sont les Franciscains, les Dominicains, les Carmes, et les Augustins.
MENDIZABAL ( Don Juan Alvarez Y), homme d’Etat espagnol, né à Cadix en 1790, m. en 1853, était fils d’un pauvre fripier; dévoré du désir de faire fortune, il s’attacha, en 1819, à Canga-Arguelles et au comte de Toreno, qui l’employèrent dans diverses opérations de finances. Après la chute du gouvernement constitutionnel , il passa à Londres, se livra pendant plusieurs années au commerce d'exportation pour le Portugal, et gagna une fortune considérable. En 1833 , il négocia habilement à Londres un emprunt pour l’empereur Don Pedro , fut , à cette occasion, chargé de diverses fournitures pour les troupes de la reine d’Espagne, et se trouva en rapport avec le comte de Toreno , alors ministre du roi , qui lui offrit le portefeuille des finances, 1835. Son entrée aux affaires fut trèsfavorablement accueillie ; nommé président du conseil des ministres, il fit les plus pompeuses promesses, obtint, en 1836, des Cortès, un vote de confiance, qui donnait au ministère un pouvoir sans contrôle ; mais n’ayant pu ni rétablir le crédit, ni étouffer la guerre civile, en six mois, comme il s’en était vanté , il fut obligé de se retirer. Peu de mois après , à la suite des événements de la Granja ( V. Ildefonse (Saint-), il rentra au ministère des finances ; mais il avait perdu la confiance du pays; il donna sa démission en 1837, et disparut de la scène politique.
MENDOCE. V. Mendoza.
MENDOZA, v. de la Confédération du Rio-de-la-Plata, dans les Andes, et sur la riv. de son nom, à 1,230 kil. O. de Buénos-Ayres ; par 72» 7’ long. O., et 33° 25’ lat. S.; 18,000 hab. Elle est sur la seule route de Buénos-Ayres au Pérou par les Andes. Agriculture florissante. Vins renommés. — Prov. de la Plata, à l’O. 60,000 hab.
mendoza, riv. de l’Amérique du b. V. Colorado (Rio-).
mendoza (Inigo Lopez de). V. santillane (marquis de).
MÊN
MEN
Mendoza ou mendoce ( Pierre-Gonzalès de), connu bous le nom de cardinal d'Espagne, né en 1428, m. à Guadalaxara en 1495 , fut nommé évêque de Calahorra par Jean II, chancelier et cardinal, en 1473, par Henri IV de Castille, puis archevêque de Séville et de Tolède, et rendit de grands services à Ferdinand et à Isabelle dans la guerre contre les Maures de Grenade. Il fonda à Valladolid le magnifique collège deSlB-Croix, et un hôpital à Tolède.
mendoza (Pedro de) , riche gentilhomme de Cadix, offrit, en 1529, à Charles-Quint d’achever à ses frais la découverte et la conquête du Paraguay , partit en 1534, fonda Buénos-Ayres en 1535, et mourut en regagnant l’Espagne.
mendoza (Diego Hurtado de), diplomate, guerrier, historien et poète espagnol, né en 1503 à Grenade, d’une famille illustre, m. à Valladolid en 1575. Il fut ambassadeur de Charles-Quint à Venise, à Rome, au concile de Trente, reçut du pape Jules III le titre de gonfalonier de l’Eglise, et gouverna avec une rigueur impitoyable Sienne et toute la Toscane. Disgracié pour un meurtre sous Philippe II, il passa sa vieillesse dans la retraite; en mourant, il légua à la bibliothèque de l’Escurial une précieuse collection de manuscrits grecs, qu’il avait formée en Italie. Mendoza fit des sonnets et des eanzones dans le goût italien ; mais il a plus de rudesse que Boscan et Garcilaso. Les Espagnols préfèrent ses poésies du vieux genre castillan. Le genre didactique et semi-satirique de l’épitre, créé par Horace , fut introduit en Espagne par Mendoza ; on trouve, dans les modèles qu’il en adonnés, de la finesse, et une philosophie mâle et élevée. On admire, dans son Histoire de la guerre contre les Maures de Grenade sous Philippe II, Lisbonne, 1627, in-4°, l’élégance et la concision du style, évidemment imité de Salluste et de Tacite; cet ouvrage est le chef-d’œuvre du genre historique en Espagne. Le roman de Lazarille de Torm'es , Tarragone, 1536, in-12, attribué sans raison à J. de Ortega, et pitoyablement terminé par un certain De Luna, est un essai de jeunesse de Mendoza, qui a donné par là en Espagne le premier modèle de ce genre picaresque, dont s’inspira Le Sage dans la création de Gil Blas, et qui retrace, au milieu des plus vives saillies, les aventures des gens de bas étage et de probité équivoque; les railleries contre les nobles et les prêtres y sont nombreuses. Ce roman a été traduit en français par Bonnefons, Paris, 1601, in-12; par..., Paris, 1801, 2 in-8°, fig. ; par M. Pelletier, en 1861, in-18. B.
mendoza ( Bernardino de), écrivain espagnol du XVIe siècle, est auteur de Mémoires sur les événements des Pays-Bas de 1567 ô 1577, Madrid, 1592, in-4®, et d’une Théorie et pratique de la guerre, Anvers, 1596, in-8°. Ces deux ouvrages ont été traduits en français.
MENÉAC , brg ( Morbihan ), arr. et à 27 kil. N. -N. O. de Ploëvmel ; 314 hab.
MENÈCRA1E , médecin grec, né à Syracuse, vivait vers 1 an 360 av. J.-C. Il se rendit célèbre par son orgueil et sa vanité, qui passèrent en proverbe chez les Grecs. Philippe, roi de Macédoine, à qui il avait écrit : Ménécrate Jupiter à Philippe, salut, lui répondit : Philippe à Ménécrate, santé et bon sens. Lucien, dans ses Dialogues, se plaît aussi à l’humilier.
MÉNEDÈME , philosophe grec du 111e siècle av. J.-C., né à Erétrie, fut d’abord architecte. Après avoir entendu Stilpon à Mégare, il ouvrit une école de philosophie dans sa patrie, où il fut élevé aux premières dignités. Il se laissa mourir de faim, quand Erétrie subit le joug d’Antigone. Sa logique était subtile ; il ne reconnaissait pour vraies absolument que les propositions identiques.
MENEHOULD ( SAINTE-), s.-préf. ( Marne), à 40 kil. E.-N.-E. de Châlons-sur-Marne, sur l’Aisne ; 3,120 hab. Irib. de lre instance, collège. Fabr. de serges, tournerie, faïenceries, verreries, tanneries; asperges, andouilles, et pieds de cochon renommés. Comm. de bois et de grains.
Cette ville, capitale de l’Argonne, eut ses seigneurs particuliers dès le XIIe siècle ; située sur la frontière de la Lorraine, elle souffrit un grand nombre de sièges. Concini y signa, en 1614, un traité avec les nobles révoltés. Le prince de Coudé s’empara de S‘e-Menehould en 1652; Louis XIV la reprit l’année suivante. Elle fut presque détruite par un incendie en 1719. Louis XVI, dans sa fuite, y fut reconnu par Drouet, qui le fit arrêter à Varennes, 21 juin 1791. Les hauteurs de S,e-Menehou'.d turent occupées par l’armée française pendant la bataille de Valmy. Durant la Révolution, on la nomma Montaqnesur-Aisne. J
MENÉLAS, roi de Sparte, fils d’Atrée et frère d’Agamemnon, succédai Tyndare, dont il avait épousé la fille
Hélène. L’enlèvement de cette princesse par Paris, fils de Priam, fut le signal de la guerre de Troie, où Ménélas se distingua plus d’une fois par son courage, et fit fuir Paris devant lui. Il fut un de ceux qui s’enfermèrent dans le cheval de bois. Après la prise de la ville, Hélène lui fut rendue ; mais il erra huit ans loin de sa patrie avant d’y rentrer. Il eut d’Hélène une fille nommée Hermione , qui épousa Pyrrhus. Les Grecs le mirent au nombre des héros ou demi- dieux; il avait un temple à Thérapné, où l’on montrait son tombeau.
menélas , géomètre d’Alexandrie, qui vivait à la fin du Ier siècle de J.-C., avait composé, sur le Calcul des cordes, un ouvrage en six livres, qui est perdu. Il nous reste de lui deux traductions, l’une arabe, l’autre hébraïque, de trois livres intitulés Sphériques, dont le texte grec ne nous est pas parvenu. Ces livres, traduits en latin et réunis aux Sphériques de Théodose, ont été publiés à Oxford, 1707, in-8®.
MÊNÉNIUS AGRIPPA, nommé sénateur par Brutus après l’expulsion des rois, devint consul l’an 250 de Rome, 503 av. J.-C., et vainquit les Sabins. Le peuple, soulevé contre les patriciens, s’étant retiré sur le mont Sacré, 260 de Rome, 493 av. J.-C., il l’apaisa par l'apologue des Membres et de l’Estomac ; l’institution des tribuns réconcilia les deux ordres. Ménénius Agrippa mourut si pauvre, que l’Etat fit les frais de ses funérailles.
MENERBES, Machao, vge (Vaucluse), arr. et à 18 kil. O.-S.-O. d’Apt; 1,652 hab. Occupé par les Lombards au vie siècle.
MENÉS , 1er roi d’Egypte, partit de This pour fonder Memphis ( V. ce mot). On le place vers 2400 av. J.-C.
MENESTHÉE , roi d’Athènes , détrôna Thésée avec l’aide des Tyndarides, et périt au siège de Troie.
MÉNESTRELS , poètes-musiciens du moyen âge, troubadours et trouvères. Ils chantaient eux-mêmes leurs poésies. Plus tard , le poète cessa d’aller de château en château, et le musicien ambulant fut spécialement désigné par le nom de Ménétrier.
MÉNESTRIER (Claude-François), savant jésuite, né à Lyon en 1631 , m. en 1705 , professa les humanités et la rhétorique dans plusieurs collèges de son ordre. Ses principaux ouvrages sont : la Nouvelle Méthode raisonnée du blason, Lyon, 1754, in-12, et 1770, in-8°; de la Chevalerie ancienne et moderne, Paris, 1683, in-12; Traité des tournois, joutes et autres spectacles publics , Lyon, 1669, ou 1671, in-4°, fig. ; l’Art des emblèmes, Paris, 1683, in-8®, avec prés de 500 fig.: des Ballets anciens et modernes, ibid. , 1683, in-12; des Représentations en musique anciennes et modernes, ibid., 1687 , in-12 ; Histoire civile et consulaire de la ville de Lyon, ouvrage inachevé, Lyon, 1696, in-fol.; Histoire du règne de Louis le Grand par les médailles, emblèmes, devises, jetons, etc., Paris , 1693, in-fol.
MÉNETOU- SALON, brg (Cher), arr. et à 20 kil. N.-N.-E. de Bourges; 978 hab. Fabr. d’instruments
MÉNÉTRIERS. V. Ménestrels.
MENEVIA, nom anc. de David’s (Saint-).
MENGS (Antoine-Raphaël), peintre célèbre, né à Aussig (Bohême) en 1728, m. à Rome en 1779, eut pour premier maître son père Ismaël Mengs, peintre du roi de Pologne, alla se perfectionner à Rome en 1740 par l’étude des grands maîtres, fut nommé, en 1746, premier peintre du roi de Bohême , en 1754 professeur de l’Académie du Capitole fondée par Benoit XIV, en 1761 premier peintre du roi d’Espagne Charles III, et, en 1769, prince de l’Académie de Sl-I.uc à Florence. Fortifiant son goût par l’étude des lettres et des antiquités, et par l’habitude de la réflexion, il excellait également dans tous les genres de peinture. Il cherchait à réunir l’expression de Raphaël, le coloris du Titien et le clair-obscur du Corrége. Ses talents l’ont fait surnommer le Raphaël de l'Allemagne. Ses principales œuvres sont : une Madeleine en prières, un Cupidon aiguisant une flèche, et une Ascension, dans la galerie de Dresde ; une Présentation au temple, à Naples ; ses peintures à fresque de l’église de S^F.usèbe , le plafond de la villa Albani, représentant Apollon sur le Parnasse entouré des neuf Muses, le plafond du cabinet Dei papiri du Vatican, à Rome ; les peintures à fresque figurant la Naissance de l'Aurore, l'Apothéose d’ Hercule, et celle de Trajan, dans la galerie de Madrid ; une Sainte- Famille, au Louvre; Andromède délivrée par Persée, tableau envoyé par Louis XVI à Catherine II. Mengs a laissé des Considérations sur la beauté et le goût en peinture. Ses œuvres complètes ont été publiées en français, par Jansen, Paris, 1786, 2 vol. in-4®.
MKNG-TSEU , philosophe chinois , nommé pendant sa vie Meng-Kho, et par nos anciens missionnaires Mencius, né
MEN
MÉN — 177(3 —
vers la fin du ive siècle av. J.-C. dans la ville de Tséou, m. vers 314 , fut disciple de Tseu-sse, petit-fils de Confucius. Son principal ouvrage est un traité de morale qui porte sou nom, le Meng-tseu, que l’on réunit à ceux de Confucius, ce qui forme les Sse-Chou ou les Quatre livres par excellence. Le Meng-tseu a été traduit en latin par le P. Noël, Prague, 1711, et par M. Stanislas Julien, 1824- 29 ; en français, par M. Pauthier, 1841, in-12.
MENHIRS , pierres druidiques, brutes, fichées en terre isolément, ou rangées en avenue. On les nomme aussi Peulvans.
MÉNIGOUTE , ch.-l. de cant. ( Deux-Sèvres ) , arr. et à 18 kil. ft.-E. de Parthenay; 327 hab.
MÉNILMONTANT, anc. village (Seine), dans l’enceinte fortifiée et au N.-E. de Paris; il a été réuni à Paris en 1860, dans le 20e arrondissement.
MÉNIN , en flamand Meenen, v. forte de Belgique (Flandre occidentale) , à 11 kil. O.-S.-O. de Courtrai ; 8,208 hab. Importante position sur la Lys, qui la sépare de la France. Le comte Louis de Male l’acheta en 1351. Philippe II en fit une ville en 1575 ; elle fut fortifiée en 1578. Les Français la prirent en 1658 et 1667 ; elle devint en 1685, par les soins de Vauban , une des plus fortes places de Flandre; les alliés nous l’enlevèrent en 1706 , et le traité d’Utrecht la donna à l’Autriche; Louis XY la reprit en 1744, et en rasa les fortifications. Les Français y entrèrent encore en 1792 et 1794. Grande fabrication de toiles , dentelles , flanelle ; entrepôt de contrebande de tabac; bières renommées.
menin (de l’espagnol Menino, petit mignon ), nom donné, en Espagne , à de jeunes nobles destinés à être les compagnons des enfants de la famille royale. En France, on l'appliquait aussi aux 6 gentilshommes attachés à la personne du Dauphin, et dits gentilshommes de la manche (V. Manche).
MENINSKI (François) , savant orientaliste, né en Lorraine en 1623 , m. en 1698 , se rendit en 1652 à Constantinople , à la suite de l’ambassadeur de Pologne. Il acquit une connaissance si parfaite de la langue turque , que la diète le nomma son interprète auprès de la Porte. En 1661, il offrit ses services à l’empereur Léopold 1er, qui le nomma son Dr interprète. Avant de quitter l’Orient, il fit le voyage de Jérusalem, et revint à Vienne, où il mourut. Pendant ses voyages , Meninski avait fait une étude particulière des langues arabe T persane et turque. Il fit paraître, en 1680, un ouvrage qui a fait sa réputation , le Thésaurus linguarum orientalium , dictionnaire arabe, persan et turc , accompagné d’une savante grammaire turque, 4 vol. in-fol. Cet ouvrage étant devenu rare à la suite du siège de Vienne , l’impératrice Marie-Thérèse en fit publier une nouvelle édition entièrement refondue , 1780-1802. On a aussi de Meninski : Onomasticon , latin -turc-arabe-persan , Vienne, 1687, in-fol.; Grammatica seu Institulio polonicæ linguœ , Dantzick, 1649 , in-8°. D.
MENINX , G1RBA , ou île des Lotophages , anc. île de la Méditerranée , sur la côte N.-E. de la Numidie, dans le golfe de la Petite-Syrte , produisait beaucoup de lotos. Auj. Gerhi.
MÉNIPPE , philosophe cynique , né à Gadara en Phénicie, obtint à Thèbes le droit de cité , s’y livra à l’usure, et se pendit de désespoir d’avoir été volé , à ce que rapporte Diogène Laërce. Lucien , au contraire , dans ses Dialogues , où il le met souvent en scène , en fait un philosophe désintéressé, méprisant la fortune et la vie. Ménippe avait composé 13 livres de satires, où, d’après l’opinion de Cicéron , une piquante gaieté s’alliait à la plus haute morale. Ces satires, en prose mêlée de vers , ne nous sont pas parvenues.
MÉNIPPÉE (Satire). Ménippe, de Gadara, avait écrit des satires en prose et en vers parodiés des plus grands poètes. Varron l’avait imité. Des savants du xvie siècle, hommes de sens , d’esprit et de patriotisme , donnèrent le titre de Satire Ménippée à un pamphlet politique en prose et en vers , destiné à combattre la Ligue par le ridicule. L’idée première en vint à Pierre Le Roy , chanoine de Rouen, qui eut pour collaborateurs Jacques Gillot, Florent Chrestien , Nie. Rapin , Pithou , Passerat , Gilles Durant , et peut-être quelques autres. Une partie est intitulée la Vertu du calholicon , et dirigée contre les stipendiés de l’Espagne ; V Abrégé des Etals de Paris est une description ironique (les cérémonies qui eurent lieu , et des discours qui furent tenus dans le sens de la Ligue. Après avoir couru manuscrite, la Ménippée fut imprimée dès 1594, avec la date de 1593. Les éditions s’en multiplièrent, et se chargèrent de pièces analogues , de sorte que les principales du xvme siècle sont en 3 gros vol. in-8°. Ch. Nodier en
a donné nne en 1824, en 2 vol. in-8°, avec des notes tirées de Du Puv et de Le Duchat , plus un commentaire historique , littéraire et philologique. Ch. Labitte en a aussi publié une bonne édition, avec notes et introduction, 1842, J. T.
MENISQUES (du grec fjcrîvn , lune) , plaques en forme de croissant, que les anciens mettaient sur la tête des statues de leurs dieux , pour empêcher les oiseaux de s’y reposer.
MENNETOU , ch.-l. de cant. (Loir-et-Cher) , arr. et à 15 kil. S.-E. de Romorantin , sur la rive dr. du Cher; 561 hab.
MENNO , dit Simonis, c.-à-d. fils de Simon , né en 1496 à Witmaarsum (Frise) , m. en 1564, fut d’abord prêtre catholique, et combattit avec ardeur les anabaptistes. Puis, se séparant de l’Eglise en 1537, il adopta les erreurs de ces sectaires en ce qui concerne le baptême, et fonda la secte des Mennonites. Proscrit par Charles-Quint en 1540, il mena une vie errante et agitée. Ses ouvrages , presque tous en hollandais , ont été recueillis en 1 vol. in-fol. , Amst. , 1651.
MENNONITES, disciples de Menno , sont issus des anabaptistes, dont ils professent les erreurs , mais dont ils désavouent les crimes. Us ne donnent le baptême qu’aux adultes , rejettent toute autorité en matière de croyance , et accordent à la liberté individuelle le droit d’interpréter la Bible. On trouve des Mennonites en Hollande, en Prusse, sur les bords de la mer d’Azov , et aux Etats-Unis.
MENOBA, v. d’Hispanie (Bétique) , chez les Bastules carthaginois; auj. Velez-Malaga.
MENOR (ISLA-), c.-à d. ile moindre (par rapport à Isla-Mayor) , une des deux îles que forme le Guadalquivir au-dessous de Séville; 22 kil. sur 12.
MENORCA, nom espagnol de Minorque.
MÉNOT ( Michel) , cordelier, prédicateur, et auteur de sermons dans le goût de ceux de Maillard ( V. ce mot ) , m. à Paris en 1518 ou 1519 , sans qu’on sache où et quand il naquit , reçut dans son temps le surnom de Langue-d'Or. On a un recueil de ses sermons sous le titre de : Sermones quadragesimales olim (1508) Turonis declamati , Paris, 1519 et 1525 , in-8». C. N.
MENOU , législateur indien. V. Manou.
menou (Jacques-François, baron de), né en 1750 à Boussay- de -Loches (Indre-et-Loire) , m. en 1810, était maréchal-de-camp lorsque la Révolution éclata. La noblesse de Touraine l’ayant envoyé aux Etats-Généraux , il se déclara pour les libertés publiques , et se distingua dans le comité de la guerre. On lui dut l’augmentation de la paie du soldat , l’idée de la conscription avec faculté de rem placement , l’adoption du pavillon aux trois couleurs sur la flotte, l’armement des gardes nationales, et la lre levée de 100,000 hommes. Il eut le commandement en second du camp formé en 1792 près de Paris , fut envoyé dans la Vendée en 1793 , battu par La Rochejaquelein , accusé à la Convention, défendu par Barrère, et acquitté. Général de division après le 9 thermidor, il montra de l’énergie , le 2 prairial an ni , contre les émeutiers du faubourg S^Gcrmain. Il en montra beaucoup moins dans la journée du 13 vendémiaire an iv ; traduit devant un conseil de guerre, il fut sauvé par Bonaparte. Celui-ci l’emmena en Egypte, et, après l’assassinat de Kléber, 1800, Menou prit, par droit d’ancienneté, le commandement de l’armée. Les mécontentements étaient grands autour de lui ; depuis le départ de Bonaparte, il s'était fait musulman pour épouser une riche musulmane ; extrêmement brave, il montra une grande incapacité pour la direction des affaires de la guerre, et fit de nombreuses fautes. Vaincu près d’Alexandrie par les Anglais que commandait Abercromby , il capitula , et rentra en France en 1802. Nommé tribun , gouverneur du Piémont, puis envoyé à Venise, il mourut dans cette ville. J. T.
MENOUF, ancienne Momemphis , v. de la Basse - Egypte, ch.-l. d’une prov. de son nom, à 55 kil. N.-N.-O. du Caire; 4,000 hab. — La prov. de Menouf, entre celles de Garbièh , de Kélyoub et de Bahirèh , a 95 kil. sur 26 , et 230,000 hab. Sol fertile , coupé de nombreux canaux.
MENOVGAT ou MINOUGAT , anc. Aspendus ? v. de la Turquie d’Asie, dans le livah de Beischehr (Karaman), à l’embouch. du Menovgat (anc. Mêlas).
MENS, ch.-l. de cant. (Isère), arr. et à 50 kil. S. de Grenoble, au milieu des montagnes ; 1,546 hab. Eglise calviniste. Toiles , graines.
MENSAIRES , Mensarii, nom de 5 officiers de l’ancienne i Rome, créés, l’an 402, pour connaître des contestations I entre les créanciers et les débiteui’s, et prendre les me»
! sures nécessaires pour que ces derniers s’acquittassent.