‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 146 sur 864 · MERCURE DE I RANCE , MERCURE GALANT. V. JOURNAL · texte numérisé non relu

MERCURE DE I RANCE , MERCURE GALANT. V. JOURNAL

MERCUREY, vge (Saône-et-Loire), arr. et à 13 kil. N.- O. de Châlon; 682 hab. Vins estimés.

MERCURIALS, nom donné, dans l’anc. Rome, aux membres d’un collège de marchands, fondé, vers l’an 259 de la ville , pour connaître des différends en matière de commerce. Le lieu où ils s’assemblaient était voisin du temple de Mercure, dieu protecteur du commerce.

MERCURIALES, nom des assemblées du parlement dans lesquelles les gens du roi prononçaient un discours pour rappeler aux membres de la compagnie les devoirs de leur profession. Elles se tenaient toujours un mercredi (jour consacré k Mercure | ; l’ordonnance de Villers-Cotterets, en 1539, prescrivit qu’elles eussent lieu tous les trois mois; mais il n’y en eut plus tard que de 6 mois en 6 mois, après Pâques et à la S’-Martin, et enfin seulement une fois chaque année, à la rentrée des tribunaux. Le discours prononcé s’appelait aussi Mercuriale.

MERCUR1ALIS ( Jérôme ), médecin, né à Forli en 1530, m. en 1606, fit ses études à Bologne et à Padoue. Envoyé à Rome par ses concitoyens pour traiter avec Pie IV, il resta sept ans dans cette ville , et y fit des cours de médecine; nommé professeur à Padoue en 1569, il alla à Vienne pour donner des soins à l’empereur Maximilien II, qui le fit comte palatin. Il passa la fin de sa vie dans sa ville natale, dont les habitants lui élevèrent une statue après sa mort. On lui doit, entre autres ouvrages : une édition des œuvres d 'Hippocrate , en grec et en latin, Venise, 1588, in-fol.; de Arte gymnastied Ubri VI, Venise, 1569, in-4®, ouvrage trés-savant sur la gymnastique des anciens; de Maculis pesliferis et de hydrophobid, Padoue, 1580, in-4»; de Morbis mulierum, 1601 ; de Morbis puerorum, Francf., 1594. D g.

MERCI RII curtis, nom latin de Mirecourt.

MERCY (François, baron de), général célèbre, né â Longwy en Lorraine, entra très jeune au service de l’empereur, et, en 1635, comme général à celui de la Bavière. Il seconda les opérations du duc de Lorraine en Alsace , d abord sans succès; mais, dans la campagne de 1643, il battit le général français Rantzau près de Duttlingen, et reçut de l’empereur le titre de feld-maréchal. L’année

suivante, il perdit contre Condé la bataille de Fribourg. En 1645, il vainquit Turenne à Mergentheim, mais fut tué à la bataille de Nordlingen, livrée contre Condé. On grava sur sa tombe, élevée sur le champ de bataille, cette épitaphe : Sla, viator; lieorem calcas, c.-à-d. ; « Arrête, passant; tu foules un héros. » E. S.

mercy (Claude-Florimond, comte de), petit-fils du précédent, né en Lorraine en 1666, m. en 1734, entra au service de l’empereur Eeopold Ier en 1682 , se signala contre les Turcs, et commanda la cavalerie impériale en Italie, en 1702. Envoyé sur le Rhin, en 1705, il força les lignes de Pfaffenhofen, refoula les Français jusqu’aux portes de Strasbourg, et remporta , en 1707 , une victoire sur le général Vivans à Offenbourg. Moins heureux dans la campagne de 1709, il fut battu à Rumersheim. A la fin de la guerre, il fut nommé feld-maréchal. En 1716, il commanda une partie de l’armée dirigée contre la Turquie, et contribua aux victoires de Belgrade et de Peterwardein. En 1719, il commanda l’armée de Sicile, fut nommé à son retour gouverneur du Banat, et, plus tard, feld-maréchalgénéral. En 1733, il reçut le commandement en chef de l’armée d’Italie. Peu de temps après avoir occupé Parme, 1734, il succomba dans une attaque qu’il avait entreprise en personne, contrairement à l’avis de ses généraux, sur le château de Croisetta. Il fut enterré à Reggio. E. S.

MERDRIGNAC, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), arr. et à 30 kil. E. de Loudéac ; 840 hab.

MÉRÉ (George Brossin, chevalier de), né vers 1610, m. en 1685, d’une famille ancienne du Poitou, cultiva les lettres en grand seigneur. Bel esprit, demi-savant, demilittérateur, c’était un précieux, resté tel quand il n’y avait plus de précieuses, et qui traitait Pascal en écolier, et Mme de Sévigné en protecteur. Son style plein d’affectation est appelé par celle-ci un chien de style. Il donna des leçons à Mlle d’Aubigné (Mme de Maintenon), qu’il aima sans succès. On a de lui : Conversations de M. de Clérembault et du chevalier de Méré, 1669; Lettres, 1682; Maximes, sentences, reflexions morales et politiques, 1687 Traité de la vraie honnêteté, de l’éloquence et de l'entretien , 1701. L’abbé Nadal publia ses Œuvres posthumes en 1700.

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