‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 147 sur 864 · MÉRÉ ( POLTROT DE). V. POLTROT · texte numérisé non relu

MÉRÉ ( POLTROT DE). V. POLTROT

MERE DE FAMILLE. V. Famille.

MÈRE-ÉGLISE (SAINTE-), ch.-l. de cant. (Manche), arr. et à 17 kil. S.-E. de Valognes ; 663 hab. Beurre,

grains et bestiaux.

MÈRE-FOLLE (La). V. Fous (Fête des),

MEREND, v. de la Perse ( Aderbaidja-), à 53 kil.

N. -O. de Tauris; 10,000 hab.

MÉREVILLE , ch.-l. de cant. (Seine-etrOise ), arr. et â 26kil. S.-S.-O. d'EtampeSjSurla Juine; 973 hab. Exploit, de pierres de taille; élève de bestiaux, mérinos, abeilles. Très-beau château, dit Folie- Méréville, avec parc magnifique, où l’on voit une colonne rostrale, en marbre bleu turquin , de même dimension que celle de la place Vendôme à Paris.

MERGENTHEIM, MERGENTHAL ou MARIEN- THAL , v. de Wurtemberg (Iaxt), sur la Tauber, à 65 kil. N. -N. -O. d’Elwangen; 2,600 hab. Bains d’eaux minérales fréquentés. Vaste château royal, dit Neuhaus, qui fut la résidence du grand-maître de l’Ordre Teutonique après 1527. Turenne y fut battu par Mercy, le 5 mai 1645.

MERGEY (Jean de), gentilhomme protestant, né en 1536 à Sauvage-Mesnil (Champagne) , attaché au comte de La Rochefoucauld, puis à son fils le comte de Marsillac, fut fait prisonnier à la bataille de S'-Quentin, 1557, assista aux journées de Dreux, 1562, et de Moncontour, 1569, et faillit périr dans la SLBarthélemy, 1572. On a de lui des Mémoires datés de 1613, et insérés dans les collections de Mémoires relatifs à l’histoire de France.

MERGHEIM. V. Merville.

MERGUI , v. de l’IndoChine anglaise, située sur la Goulpia et à l’embouchure du Tenasserim dans le golfe du Bengale, à 400 kil. S.- O. de Siam ; par 12® 12’ lat. N., et 96® 2’ long. E.; 8,000 hab. Ch.-l. de la prov. de Tenasserim. Bon port. Perles, ivoire, riz. — Elle fut prise, en 1759, aux Siamois par les Birmans, et à ceux-ci par les Anglais en 1824.

mergui , archipel dans le golfe du Bengale, sur la côte

O. de la presqu’île de Malacca, entre 7® et 14® lat. N., 95» et 96® long E. Cédé par les Birmans aux Anglais , il fait partie de la prov. de Tenasserim. Iles principales : Muscos, Tavay, Tenasserim, King’s, Saint-Mathieu, Domel, etc. Race particulière d’habitants appelée par les Chinois Chnlnme et Posé. Poissons, huîtres, perles.

MÉR1ADEC. V. Conan.

MERIAN (Marie-Sibylle), artiste célèbre, née à Franc-

MER

MER

fort-sur-Mein en 1647 , m. en 1717, se fit un nom par ses miniatures et ses dessins de fleurs et d’insectes. On lui doit : les Métamorphosés merveilleuses des chenilles , Nuremberg, 1679, 2 vol.; Histoire des insectes, Amsterdam, 1717, in-fol.; les Insectes européens, ibid., 1730, in-fol.; les Métamorphoses des insectes de Surinam, ibid.

MÉitiAN (Jean-Bernard), philosophe, né à Liechstall, près de Bâle, en 1723 , m. en 1807 , entra dans les ordres sacrés, et se livra quelque temps à la prédication. Maupertuis, président de l’Académie de Berlin, l’appela en cette ville en 1750. Frédéric II le fit, en 1770, directeur de la classe des belles-lettres; à la mort de Formey, il fut nommé secrétaire-perpétuel de l’Académie. Observateur profond et judicieux, il jugea avec un sens exquis tous les systèmes de philosophie, et, dans ses nombreux Mémoires à l’Académie, il les exposa avec une netteté de conception et de style , une impartialité et un esprit analytique admirables. Ses principaux ouvrages, tous en français, sont : Mémoires sur l’apperception de notre propre existence ; — sur l'existence des idées dans l'âme ; — sur le problème de Molyneux, — sur l'action, la puissance et la liberté ; — sur le premier principe de Leibniz et celui de Locke; une traduction des Essais de Hume, Amsterdam, 1758, 2 vol. in-12; Système du monde, d’après Lambert, Bouillon, 1770; une traduction de l’Enlèvement de Proserpine de Claudien, etc. Après une étude approfondie de la poésie , Mérian traita cette fameuse question : Homère a-t-il écrit ses poèmes ? et se déclara pour la négative. Son Eloge fut prononcé à l’Académie de Berlin par François Ancillon, en 1810.

MÉRIDA, anc. Ementa Augusta , v. d’Espagne (Estramadure), prov. et à 44 kil. E. de Badajoz, sur la rive dr. de la Guadiana; 6,000 hab. (autrefois 40,000). Evêché. Cette ville fut fondée par Auguste, qui en fit une colonie de vétérans; elle devint bientôt très-florissante et la première de la Lusitanie. Son enceinte fortifiée était d’environ 30 kil.; de magnifiques monuments la décoraient. Il lui reste encore : un arc de triomphe, élevé à Trajan (auj. de Santiago); un château-fort; un beau pont romain, de 66 arches; les ruines de plusieurs temples, d'un amphithéâtre, etc. Elle fut prise par les Arabes en 715, et conquise en 1228 par Alphonse IX, roi de Léon, qui la donna à l’ordre de Sl-Jacques ; elle avait perdu alors toute son importance. Les Français l'occupèrent en 1811.

m k m i>A , v. du Mexique, ch. -1. du dépar'.ement d’Yucatan, près de la côte N. de la presqu’île de ce nom , à 187 kil. N.-E. de Campêche, et 960 ldi E. de Mexico ; 40,000 hab. Evêché; cour de justice pour les départements de Chiapas, de Tabasco et d Yucatan.

merida, v. de la république de Vénézuéla, ch.-l. de la prov. de son nom , sur la Chama , à 530 kil. S.- O. de Caracas, 360 N.-E. de Bogota; 6,000 hab. Evêché ; université. Fabr. de tapis et lainages ; teintureries de laine. Elle fut bouleversée par un tremblement de terre en 1812. — La prov. de Merida, comprise dans l’an, départ, de Zulia, a 350 kil. sur 135 , et 70,000 hab. Sol fertile.

MÉRIDIEN, nom donné à de grands cercles de la sphère qui passent par les pôles de la terre et par un lieu convenu , coupant ainsi le globe terrestre en deux parties, l’une à l’E., et l’autre à l’O. Lorsque le soleil est dans un de ces cercles, il est minuit ou midi ( meridies ) pour tous les endroits situés sous ce même cercle. On nomme premier méridien celui d’après lequel on est couvenu de compter tous les autres en allant d’orient en occident, Autrefois on prenait pour ce méridien de comparaison celui qui passe par l’ile de Fer ; aujourd’hui, chaque peuple prend ordinairement celui qui passe par sa capitale. Les méridiens servent à déterminer la position des lieux terrestres ( V. Longitude, Latitude, Degrés ).

MERIDIONAL (Archipel). V. Pomotou.

MÉRIGNAC, vge (Charente) , arr. et à 22 kil. E. de Cognac; 1,510 hab. Bons vins rouges et blancs.

mérignac, vge (Gironde) , arr. et à 6 kil. O. de Bordeaux; 1,625 hab. Bons vins rouges. A 2 kil. au S., est la tour de Veyrines, du XIVe siècle , dernier reste du château de ce nom.

MÈRIXDOL , vge (Vaucluse) , arr. et à 28 kil. S. -O. d’Apt; 860 hab. Célèbre par le massacre des Vaudois, que le président d’Oppède exécuta en 1545.

MÉRIN1DES , dynastie arabe qui régna sur le Maroc du xme au xve siècle , et qui tenta même de soutenir les musulmans d’Espagne contre les chrétiens.

MER1NO (Don Geronimo) , connu sous le nom de curé Merino, célèbre chef de guérillas espagnols, né vers 1770 dans le vge de Villoabjado (Vieille-Castille), dont il devint curé, m. en 18 , se distingua dans la guerre de 1808

contre les Français, où il montra la plus grande cruauté.

A la Restauration de Ferdinand VII, il retourna dans son village, et y rentra dans l’obscurité. Lors de la révolution de 1820, il reprit les armes pour la cause royaliste, et revint de nouveau à sa cure après le rétablissement du roi par les Français. Après l’avênement de la reine Christine, il recommença encore la guerre de partisans, et la contL nua jusqu’en 1838, où il essuya une défaite complète, à la suite de laquelle il se réfugia en France, près du prétendant Don Carlos.

MÉRION, l’un des héros du siège de Troie, compagnon d’Idoménée, avait prétendu à la main d’Hélène.

MÉRIONETH , Mervinia , comté d’Angleterre, à l’O. du pays de Galles , entre la baie de Cardigan à l'O. , les comtés de Cardigan au S. , de Montgomery au S.-E. , de Denbigh et de Carnarvon au N. Area, 172,728 hect. , dont 2.3,000 susseptibles de culture ; 38,888 hab. Bois et montagnes. Riv. , Dee , Maw, Dyfi. Nombreux petits lacs, outre celui de Bala. Chaux et ardoises à Corwen et Festiniog ; plomb et cuivre à Barmouth , Towen , etc. Quelques terrains aurifères. Manuf. de flanelles à Dolgelly et Towyn. Cap. , Dolgelly.

MÉRITE MILITAIRE (Ordre du), ordre institué par Louis XV, le 10 mars 1759 , pour récompenser les officiers étrangers protestants qui servaient dans l’armée française et ne pouvaient, pour cause de religion , être chevaliers de S*-Louis. Il comprenait 4 grand’ croix, 4 commandeurs , et un nombre indéterminé de chevaliers. L’insigne était une croix d’or émaillée à 8 pointes et cantonnée de fleurs de lis; d’un côté, il y avait une épée en pal avec cette devise : Pro virtute bellicâ (pour la vertu guerrière); de l'autre : Ludovicus XV inslituit 1759 (Louis XV l’institua en 1759). Les chevaliers la portaient attachée à la boutonnière avec un ruban bleu foncé ; les commandeurs et les grand’croix l’avaient en écharpe. Ces derniers portaient , de plus, une croix en broderie d’or sur le justaucorps et sur le manteau. L’ordre a été aboli par la Révolution. Louis XVIII le remit en vigueur en 1814; il a encore disparu en 18.30. — Un ordre du Mérite fut aussi institué en Prusse par Frédéric II, en 1744. L’insigne est une croix d’or à 8 pointes, suspendue à un ruban bleu foncé. Des ordres du Mérite militaire existent également en Bavière depuis 1797, dans le Wurtemberg depuis 1799. — Des ordres du Mérite civil ont été fondés en Bavière, 1808, dans le Wurtemberg, 1815, et en Prusse, 1842. Le pape Pie IX a créé un ordre du Mérite en 1847.

MERLERAULT (le) , ch.-l. de cant. (Orne) , arr. et à 28 kil. E. d’Argentan; 810 hab. Toiles de coton, bonneterie. Comm. de bestiaux et de chevaux.

MERLIN, surnommé Ambroise l’Enchanteur , né , selon la légende , à Carmarthcn , dans le Ve siècle , fut un grand mathématicien, un sage par excellence, l’ami et le conseiller de quatre rois, notamment d’Artus, si célébré par sa Table- Ronde. Merlin joue un rôle très-important dans les romans de chevalerie : il métamorphose qui il lui plaît, transporte des rochers et en fait des géants, échappe à scs ennemis dans un vaisseau de verre, etc. On croit qu’il mourut dans l’ile de Bardsey. 11 existe sous son nom un livre de Prophéties, traduit en français, dès 1498, par Ro ■ bert de Borron. V. Heywood, Vie de Merlin, Loml., 1641; Freytag, Programma de Merlino britannico, Nuremb. 1737, in-fol. ; Merlin s life, his prophéties and prédictions, Londres, 1813; Histoire des enchantements de Merlin, dans le Recueil des poésies romantiques, par Schlegel, t. V. Un vieux roman de Merlin l’ Enchanteur a été mis en français moderne par Boulard , Paris, 1797, 3 vol. in-12. V. de la Villemarqué, l’ Enchanteur Merlin, son histoire, ses œuvres, Paris, 1862, in-12. J. T.

MERLIN COCCAIE. V. FOLENGO.

MERLIN (Ph lippe-Antoine, comte), dit de Douai, parce qu’il était député de cette ville, né à Arleux (Cambrésis) en 1754, m. en 1838, fut avocat au parlement de Flandre, y tint le 1er rang comme jurisconsulte, et fit par ses articles la fortune du Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, lre édit., 1775, 64 vol. in-8° ; 2e, 1 786, 17 vol. iu-4°. Elu à l’ Assemblée constituante, inhabile à improviser, il ne brilla pas à la tribune, mais prit la part la plus active à la rédaction des actes législatifs. Pendant l’Assemblée législative, il présida le tribunal criminel du Nord. Envoyé à la Convention , il se rangea parmi les Montagnards, vota la mort du roi, fut rapporteur de la loi des suspects, ce qui lui valut le sobriquet de Merlin Suspect , fit de la réaction après le 9 thermidor, et apporta de grandes améliorations dans la législation criminelle par le Code des délits et des peines , du 3 brumaire an iv. On lui doit encore la loi sur les successions. Ministre de la justice sous h Directoire, 1795, il conçut le plan d'une savante organi

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satîon de la police , remplaça Barthélemy comme directeur, 1797, et donna sa démission en 1799. La belle époque de sa vie commence avec ses fonctions de procureur-général à la Cour de cassation, dont il fut le régulateur pendant 13 ans , et où sa science admirable et sa logique pleine de dextérité le firent surnommer le Nouveau Papinien. Conseiller et ministre d'Ktat, membre de l’Institut, comte de l’Empire, grand-officier de la Légion d’honneur, etc., Merlin perdit à la Kestauration toutes ses dignités. Il fut proscrit; la haine lui interdisant jusqu’au séjour de l’Europe, il s’embarqua pour l’Amérique , fit naufrage près de Flessingue, et obtint de résider à Harlem, d’où il ne revint en France qu’aprcs la Révolution de 1830. Merlin, bien qu’il ait cédé quelquefois à des passions violentes, fut modéré de caractère et d’une parfaite intégrité de mœurs et de sentiments. L’usage utile, éclairé par une sagacité de génie, qu'il fit toujours du droit, l'a fait appeler par Toullier le prince des jurisconsultes. Parmi ses ouvrages on distingue, outre le Répertoire, son Recueil alphabétique des Questions de droit qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux, 13e édit. , 1819-20 , 6 vol. in-4°. V. M. Mignet, Notices historiques. J. T.

merlin (Ant.-Franç. -Eugène) , fils du précédent, né à Douai en 1778, m. en 1854, partit comme volontaire en 1793, fit la campagne d’Allemagne à l’armée du Rhin, celle d'Egypte, où il devint aide de camp du général Bonaparte, servit dans toutes les grandes guerres de l’Empire, et se trouvait comme général de brigade aux batailles de Leipzig et de Hauau, 1813. Lors du retour de Pile d’Elbe, 1815, il se rallia à l’Empereur, fut licencié avec l’armée de la I oire à la 2e Restauration, assista au siège d’Anvers, 1832, fut député du Kord, 1834-37, et pair de France, 1838.

merlin (Antoine-Christophe) , dit de Thionvillc, né en cette ville en 1762, m. en 1833, était fils d’un procureur de sa ville natale, qui le destina aux ordres sacrés; mais ne se sentant pas de vocation, il étudia le droit et devint avocat au parlement de Metz. Député à l’Assemblée législative, il s’y montra fougueux démocrate, fit voter la loi de confiscation des biens des émigrés, et poussa au renversement de la monarchie : « Ce n’est plus avec des discours, s’écria-t-il à la société des Jacobins, c’est avec du canon qu'il faut attaquer le palais des rois, et le peuple sera libre! « Il contribua très activement à la journée du 10 août , mais après la victoire sauva beaucoup de royalistes. Membre de la Convention et envoyé à Mayence assiégé par les Prussiens, il prit une part glorieuse à la défense de cette ville. Cependant, l’œil sur Paris, où l’on faisait le procès de Louis XVI, il écrivit à la Convention, le 6 janvier 1793 : « Nous sommes entourés de morts et de biessés ; c’est au nom de Louis Capet que l’on égorge nos frères, et nous apprenons que Louis Capet vit encore! » Merlin contribua à la chute de Robespierre. Lors de la Constitution de l’an III (1795), il entra au Conseil des Cinq-Cents , ne fut point réélu en 1798, devint un des directeurs des postes, puis ordonnateur de l'armée d’Italie, et renonça à toutes fonctions publiques après la proclamation du consulat à vie. Au milieu de son exaltation politique, Merlin ne fut ni cruel ni cupide; dans ses missions, investi d’un pouvoir absolu, il montra de l’humanité, et ne commit jamais de malversations. V. J. Reyiiaud. Vie et Correspondance de Merlin de Thionville , Paris, 1860, iu-8\

Ml.R MAUVAISE (Archipel de la). V. Pomotou.

MERMNADES. V. Lydie.

MÉRODACH-BALADAN , roi de Babylone, mentionné dans la Bible, et que l’on croit avoir régné après Nabonassar, vers 720 av. J.-C. 11 eut des relations amicales avec Ezéchias, roi de Juda.

MÊROÉ, contrée de l’anc. Éthiopie, entre le Nil et l’Astaboras. Les anciens, pensant que ces deux cours d’eau se rejoignaient au S. ou communiquaient ensemble , la regardaient comme une île. Il y avait là, dès la plus haute antiquité, un Etat puissant, qui paraît avoir donné à l’Egypte primitive, au moyen de colonies successives, sa population , ses institutions politiques et religieuses. Les monuments du Méroé et de l’Egypte offrent aussi les mêmes ressemblances. La capitale , qu'on nommait également Méroé , possédait un célèbre oracle d'Àmmon, et un commerce florissant; le voyageur Caillaud , 1819-22, en a retrouvé les ruines près du village d’dssour, dans le Chendy. Pline rapporte qu’au temps de la guerre de Troie l’empire de Méroé comptait 250,000 guerriers et 400,000 artisans , distribués dans 20 villes. C’est de là que sortirent, au vme siecle av. J.-C., les rois Sabaeos, Sua, et Tharaca, qui régnèrent sur l’Egypte.

MER

MÉROPE , fille de Cypsélus , roi d’Arcadie, épousa Cresphonte, roi de Messénie, dont elle eut trois enfants. Polyphonte, meurtrier de ce prince et de deux de ses fils, voulant la contraindre à l’épouser, son 3e fils, Epytus, élevé en secret chez Cypsélus, survint tout à coup et la délivra de cette union odieuse en tuant le tyran. Les malheurs de Mérope ont inspiré à Voltaire sa meilleure tragédie; il en existe une aussi de Mafi'ei.

MÉROVÉE, roi des Francs, 448-458, né vers 411, était, à ce qu’on croit, fils de Clodion. Le rhéteur Prisons parle d’un prince franc venu à Rome en ambassade, adopté et secouru, en 451, par le général romain Aëtius contre un frère qu’il battit, malgré le secours d’Attila , près de Châlons-sur-Marne. Comme on ne trouve de roi des Francs en Gaule à cette époque qu’un Mérovée, c’est sans doute celui-ci. Mérovée, selon l’opinion commune, donna son nom aux rois de sa race. Il eut pour successeur Childéric Ier, son fils.

mérovée, fils de Chilpéric Ier et d’Audovère, épousa Brunehaut, captive à Rouen, en 576. Poui suivi par son père à l’instigation de Frédégonde, il se réfugia dans l’église de St-Martin, se laissa attirer à Soissons par une feinte réconciliation, fut conduit sous escorte au monastère de St-Calais près du Mans, et, délivré par quelques guerriers fidèles , se retira dans la basilique de Tours auprès de l’évêque Grégoire. 11 tenta vainement de se réunir à Brunehaut en Ostrasie, et se fit tuer pour ne pas tomber entre les mains de Frédégonde.

MEROVINGIENS, nom donné aux rois Francs de la lre race, et dérivé de Mérovée, l’un d’eux. V . France.

MERR1MACK, fleuve des Etats-Unis, sort des White- Mountains dans le New-Hampshire , coule au S., puis au N.-E., traverse l'État de Massachusetts, et se jette dans l’Atlantique à Newbury-Port. Il a été rendu navigable, sur un très-long parcours , par de nombreux canaux qui font éviter les chutes. Cours de 260 kil.

MERRITCII , v. de l’IIindoustan, principauté de Kolapour, près de la rive gauche de la Krischna, à 375 kil. S.-E. de Bombay,, 105 O. de Beydjapour; 10,000 hab.

MERRY ou MÉDÉRIC (Saint), en latin Medericus, né près d’Autun au vne siècle, entra dans l’ordre de S1 Benoit ; élu malgré lui abbé de Sl-Martin d’Autun, il quitta son couvent par humilité, et n’y rentra que sur les instances de ses frères. A la suite d’un pèlerinage qu’il fit au tombeau de S1 Denis, il mourut à Paris dans un oratoire de S‘ Pierre, qui est devenu l’église de SCMerry. Fête, le 29 août.

MERSE. V. Berwick (Comté de).

MERSEBOURG, v. des Etats prussiens (Saxe), ch.-l. de la régence et du cercle de son nom, sur la rive g. de la Saale, à 90 kil. S.-S.-E. de Magdebourg, 156 de Berlin; 11,000 hab. Papier, tabac, bière renommée. Belle cathédrale, renfermant le plus grand orgue de l’Allemagne et le tombeau en bronze de Rodolphe de Rheinfelden, vaincu et mort de ses blessures à Mœlsen, près de là, 1080. Victoire de Henri Ier l’Oiseleur sur les Hongrois, 934. Gymnase ; haras royal. — La régence de Mersebourg , située entre celle de Magdebourg et de Francfort sur l’Oder, est divisée en 17 cercles; 10,206 kil. carr. ; 806,124 hab

MERS-EL-KÉB1R ou MARSALQUIVIR, anc. Portas Maqnus (le nom arabe a le même sens), v. très -forte de l’Algérie; grand et bon port sur la Méditerranée, dans la prov. et à 8 kil. N. -O. d’Oran ; par 35° 44' 21” lat. N. et 3° 1' 25” long. O; 4,000 hab. Les Français l’occupent depuis 1830. Services de bateaux à vapeur sur Marseille, Alger, Tanger, et Cadix.

MERSEN, lieu de l’anc. Austrasie, à 26 kil. N.- O. d’Aix-la-Chapelle. Célèbre par un traité entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, en 869, pour le partage du royaume de Lorraine après la mort de Lothaire IL

MERSENNE (Marin), religieux Minime, né àOizé (Maine) en 1588, m. à Paris en 1648, fut le condisciple de Descartes au collège de La Flèche, et resta toujours son ami. Il avait des connaissances très-étendues en géométrie, et les plus illustres mathématiciens de l’Europe, lui communiquaient leurs doutes et leurs découvertes. Il faisait de même avec eux ; c’est ainsi qu’il soumit à Roberval le problème de l’aire de la cycloïde, à la solution duquel il avait échoué, et Roberval l’ayant résolu, Mersenne fit part de cette découverte à Descartes, qui se l’appropria en quelque sorte, en y appliquant une démonstration courte et de la plus grande simplicité. Le P. Mersenne a laissé : 1 Quæstiones celeberrimœ in Genesim, Paris, 1623, in-fol. ; l'Im- I piété des déistes..., découverte et réfutée, ibid., 1624, 2 vol. I in-8° ; Questions théologiques , physiques, morales et mathcmilj tiques, 1634, 2 vol. in-8°; les Mécaniques de Galilée, tra-

MER

MES

duites de l’italien, Paris, 1634, in-8» ; Harmonie universelle, contenant la théorie et la pratique de la musique , Paris, 1636, in-fol.; la Vérité des sciences contre les sceptiques et les pyrrlloniens, Paris, 1638, in-12; Cogitata physico-mathematica , Paris, 1644, in-4°; Unixersœ geometriœ mixtœque mathematicœ synopsis, Paris, 1644, in-4°; Novœ observaliones physico-malhematicœ, quibus accessit Aristarchus Samius de mundi sy sternale, Paris, 1647,in-4°. V. la Vie de Mersenne par le P. Hilarion de Coste, Paris, 1649, in-8°. C. N.

MERSEY, fleuve d’Angleterre , formé de la réunion de l’Etherow et du Goyt, à 6 kil. E. de Stockport, dans le comté de Chester, qu’il sépare de celui de Lancastre. Cours de 96 kil.; il reçoit la Taine, 1’lrwell (les grands vaisseaux le remontent jusque là), et le Wewer. Navigation très-active. Vaste estuaire dans la mer d’Irlande, à 4 kil. au-dessous de Liverpool.

MERsey, île sur la côte du comté d’Essex, à 68 kil. S. de Colehester. Pêche d’huîtres.

MERTH YR-TYDVIL , v. d’Angleterre (Glamorgan), dans le pays de Galles, sur la Taff à 35 kil. N. -N. -O. de Cardiff; chemin de fer et canal ; 83,844 hab. Petit village avant 1755, ses riches mines de houille et de fer en ont fait pour cette production la ville la plus importante du pays ; 6,000 personnes travaillent à la houille, et 1 1 ,000 au fer. Près de là sont les ruines du château Morlais, résidence de anciens rois de Brecon. C’est à Merthyr, dit-on , qu’a été lancée la première locomotive de chemin de fer, en 1804.

MERTON, vge d’Angleterre (Surrey), sur la Wandle, à 13 kil. S.-S.-O. de Londres; 1,914 hab. Imprimerie sur étoffes, fondée eu 1774. Eglise très-ancienne. Restes d’un prieuré normand. Henri III y tint un parlement.

MÊRU, ch.-l. de cant. (Oise), arr. et à 26 kil. S. de Beauvais; 2,754 hab. '1 abletterie, instruments aratoires, dentelles, tanneries, mégisseries.

MERULA (c.-à-d. merle), surnom d’une branche de la famille Cornelia. Parmi les magistrats qu’elle a fournis à la République romaine, il faut citer surtout : L.-Cornélius Mérula, consul , qui remporta, l’an 560 de Rome, 193 av. J.-C., une sanglante victoire sur les Boïens, près de Mutine (Modène); et L.-Cornélius Mérula, substitué, l’an 666 de Rome, à Cinna, dans le consulat; cité devant un tribunal après la rentrée de Marius dans Rome, il n’attendit pas le jugement , et se fit ouvrir les veines. O.

mérula (George), en italien Merlo, savant critique et "un des restaurateurs des bonnes études en Italie, né vers r424 à Alexandrie, m. en 1494, vint se fixer à Milan , sur l’invitation du duc Louis Sforza, qui le chargea d’en écrire l’histoire. Il était grand censeur des ouvrages des autres, principalement de ceux qui étaient de sa profession. On lui doit: la lre édition de Martial, Venise, 1470-72, in-4°; des Rei rusticœ scriptores , Venise, 1472; des Comédies de Plaute, Reggio, 1482, in-fol.; In Philelphum Epistolœ II, Venise, 1480, in-4°; Antiquitatis vicecomitum mediolanensium libri X , in-fol., sans date, réimprimé par Rob. Estienne, sous ce titre : De gestis Ducum mediolanensium , Paris, 1549, in-4o; des annotations sur Ovide, sur des oraisons de Cicéron; des traductions du grec en latin, entre autres celle de Xiphilin. C. N.

mérula (Paul), historien et jurisconsulte, né à Dordrecht en 1558 , m. en 1607, voyagea, pendant 9 années environ, en France, en Italie, en Allemagne, et en Angleterre; y visita les principales universités, et vint à La Haye, où il exerça la profession d’avocat. Appelé quatre ans après à Leyde, il y succéda à J. Lipse dans la chaire d’histoire, qu'il occupa pendant 15 ans. Ses principaux ouvrages sont : Cosmographiœ generalis libri III , item Cosmojraphiœ parlicularis libri IV, Anvers, 1605, in-4°, Amsterd., 1636, 6 vol. in-12; Tydlresor, c.-à-d. Histoire ecclésiastique et politique, depuis la naissance de J.-C. jusqu’à l’an 1200, continuée par son fils jusqu’en 1604, en hollandais, Leyde, 1627, in-fol.; De la chasse et de la pêche, en hollandais, 1605 ; Opéra varia posthuma, Leyde, 1684, in 4°. C. N.

MERV-CIIAII-DJIHAN. V. Marv-chah-djihan.

MERVEILLES DU MONDE ( Les sept). C’étaient, par ordre chronologique : les Jardins suspendus de Babylone, construits 2000 ans av. J.-C.; les Pyramides d’Egypte, 1200 ans; le Jupiter Olympien de Phidias, 400 ans; le Mausolée, 378 ans; le Phare d’Alexandrie, 285 ans; le Colosse de Rhodes, 280 ans ; et le Temple de Diane à Ephèse, 103 ans. Philon de Byzance a décrit ces sept merveilles dans son ouvrage de Septem orbis spectaculis. — Dans le Dauphiné, on donne aussi le nom de Sept merveilles à sept objets remarquables : la Fontaine ardente, près de Grenoble; la Tour-sans-venin , sur le Drac; la Montagne inaccessible, près de Die; les Cuves de Sassenage; la

manne de Briançon ; le Pré qui tremble, îlot du lac Pelhotier ; et la grotte de Notre-Dame de la Balme.

MERVEILLEUSES, femmes de la société élégante de Paris, à l’époque du Directoire, qui , en 1797, imaginèrent d’imiter le costume des anciennes Grecques ; elles eurent des manteaux, des tuniques, des robes à la grecque. On leur donna , par plaisanterie , le nom de merveilleuses , qu’elles acceptèrent comme un éloge. L’imitation s’étendit jusqu’à la chaussure, et la plus merveilleuse parmi ces merveilleuses poussa la recherche, en chaussant le cothurne, jusqu’à orner de bagues de prix les doigts nus de ses pieds. Cette folle mode disparut avec le Directoire. Le souvenir s’en trouve consigné surtout dans la collection des caricatures si vraies et si spirituelles du peintre Carie Vernet.

MER VILLE (Pierre-François Camus, dit) , poëte dramatique, né à Pontoise en 1783, m. en 1853, étudia d’abord la médecine ; entraîné par son goût pour le théâtre, il se fit comédien, puis auteur. Il quitta la scène vers 1814, pour se livrer tout entier aux lettres. Ses principaux ouvrages sont : les Deux Anglais , jolie comédie en 3 actes, en prose, 1817 ; la Famille Glinet, ou les Premiers temps de la Ligue, en 5 actes, en vers, 1818, comédie dirigée contre l’exagération de l’esprit de parti, et qui obtint un trèsgrand succès ; les Quatre âges, en 5 actes, en vers, 1822 ; les Comptes de tutelle, comédie-vaudeville en 1 acte, 1826 (en société avec Bayard), etc. Les ouvrages de Merville, bien conduits, sont presque toujours le développement d'une pensée philosophique ; on y trouve une observation fidèle et judicieuse des mœurs de la société; mais le style en est faible et négligé, surtout dans les comédies en vers.

MERVILLE ou MERGHEIM , ch.-l. de cant. (Nord), arr. et à 14 kil. S.-E. d’Hazebrouck , sur la rive g. de la Lys, à la jonction du canal de la Bourre; 3,248 hab. Toiles, linge de table, velours ; briqueteries, etc.

MERV1NIA , nom latin du comté de Mehioneth.

MERWAN Ier, 4e calife Ommiade, 684-685, successeur de Moawia II , avait été d’abord secrétaire du calife Othman. Lors de son élection , il avait juré do laisser le pouvoir à Khaled , fils et frère des deux derniers califes, à l’exclusion de ses propres enfants. Au mépris de cette condition, il désigna, pour son successeur, son propre fils Abd-el-Mélek. La mère de Khaled, qu'il avait epousée, s’en vengea, en empoisonnant Merwan, ou, selon u'autres, en l’étouffant pendant son sommeil. Pendant son règne, qui ne dura que 10 mois, Merwan battit Abdallan, fiL de Zobayr, qui avait été proclamé calife en Arabie et en Egypte, et soumit plusieurs chefs de la secte d’Ali, qui ne voulaient pas le reconnaître. D.

merwan il , petit-fils du précédent, 14e et dernier calife ommiade, surnommé El-llimâr (l’âne), succéda à Ibrahim, fils de Walid, qu’il avait déposé à Damas, 744. Bientôt un autre Ibrahim, fils de Mohammed, fils d’Ali, et petit-fils d’Abbas, fut reconnu dans le Khoraçau comme le calife légitime. Merwan le fit périr. Abdallah, oncle de cet Ibrahim et d'Aboul-Abbas , livra bataille , près de Mossoul , à Merwan, 749, qui fut vaincu; il se réfugia en Egypte, puis fut tué dans un combat, 750. Il était courageux, habile, mais il ne put sauver la dynastie ommiade , qui céda la place à celle des Abbassides, dont Aboul-Abbas fut le premier chef. D.

MERXPLAS, v. de Belgique (Anvers), à7 kil. O. -N. -O. de Turnhout; 1,300 hab. Colonie pour la répression de la mendicité.

MÉRY-SUR-SEINE , ch.-l. de cant. (Aube), arr. et à 20 kil. O. -S. -O. d’Arcis-sur-Aube , sur la rive dr. de la Seine, qui y devient navigable; 1,419 hab. Bonneterie de coton. Comra. de grains et de planches. Elève d’abeilles aux environs. — Autrefois fortifié. Il fut presque entièrement brûlé à la suite du combat du 22 février 1814 entre les Prussiens et les Français.

MERZIG , v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 33 kil. S. de Trêves, 15 N.- O. de Sarrelouis, à la jonction du Sellerbach et de la Saar ; 3,200 hab. Belle église du xne siècle.

MESA (Julia), sœur de l’impératrice Julia Domna, femme de Septime Sévère, épousa Julius Avitus, consul en 209, et eut de lui Julia Soœmis, qui fut mère d’Héliogabale, et Julie Mammée, mère d’Alexandre Sévère. Après avoir fait proclamer Héliogabale à Emèse, elle l’amena à Rome, régna quelque temps sous son nom , lui fit adopter Alexandre Sévère, mais ne put le sauver de sa ruine; comme lui, elle périt massacrée par les soldats, 222.

MESAGNE, anc. Messapia, v. du roy. d Italie (Prov. de Leece), à 26 kil. S. -O. de Brindisi; 7,735 hab. Foires, importantes. Commerce de grains et d’huile.

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MESCHACÉBÉ fleuve d’Amérique. V. Mississipi. MESCHEHED , MESCHED ou MECHED , v. de Perse, ch.-l de la prov. de Khoraçan, sur un affluent du 1 edjend, à 264 kil. N.-O. d’Hérat; 53,000 hab. Commerce de chevaux et de turquoises. Beaux mausolées de 1 imam Keza et de Nadir-Chah. Fabr. de velours et pelisses de fourrure. Patrie de Ferdoucy. Près de là sont les ruines de Thons

Meschehed-ali ou imam-ali , anc. Alexandria ou [lira, v. de la Turquie d’Asie (Irak-Arabi) , près d’un bras de l’Euphrate, dans l’eyalet et à 133 kil. S. de Bagdad ; 7,000 hab. Murs flanqués de tours. C’est un lieu de pèlerinage pour les musulmans Chiytes, qui pensent qu’Ali y fut enterré dans la mosquée. Elle possédait jadis un riche trésor, qu’on a transporté à Bagdad, pour le soustraire aux Wahabites. Ou montre aussi un monument qui passe pour le tombeau du prophète Ezéchiel. — Cette ville fut fondée par Alexandre le Grand.

MESCHEHED-HOSSE1N,IMAM-TIOSSEIN OUKERBELA, anc. Vologesia ou Bogalasus , v. de la Turquie d’Asie, sur un bras de l'Euphrate, dans l’eyalet et à 98 kil. S.-O. de Bagdad ; 8,000 hab. Là fut tué Hossein, fils d’Ali, dont le tombeau attire beaucoup de pèlerins chiytes.

MESEMBKIA , auj . Misivri , nom de deux villes de l’anc. Thrace : l’une, sur le Pont-Euxin, au S. de l’Hémus et au N. d’Apollonie; l’autre, sur la mer Egée, entre Maronée et le lac de Stentor.

MÊSENGUY (François-Philippe) , né à Beauvais en 1677, m. en 1763, reçut les ordres mineurs, et occupa divers emplois au collège de Beauvais à Paris. Son ardent jansénisme lui fit ôter une place qu’il avait dans une des paroisses de Paris. Ses principaux ouvrages sont : le Nouveau Testament, avec notes, 1729 , in-12 , et 1752, 3 vol. in-12 ; Vies des Saints , 2 vol. in-4°, réimpr. en 1826 , 2 vol. in-12 ; Abrégé de l'histoire de l'Ancien Testament , avec des éclaircissements et des réflexions, Paris, 1735-1753, 10 vol. in-12; Exposition de la doctrine chrétienne, 1744, 6 vol. in-12 , qui fut condamnée par un bref de Clément XIII en

MESERITSCH (GROSS-), en morave Mezericz- I Vellcy , v. des Etats autrichiens (Moravie), sur l’Oslawa, à 34 kil. S.-E. d’Iglau ; 4,000 hab. Fabr. de draps. Commerce de grains. Château des princes de Lichtenstein.

MESERITSCH- WALACHlSCH, en morave Mezericz- Walashy, v. des Etats autrichiens (Moravie), à 10 kil. E. de Weisskirch ; 2,0on ilab.

MESERITZ, v. des Etats prussiens, prov. et à 99 kil. O. de Posen, sur l’Obra; 4,600 hab. Tribunaux. Fabr. de draps, bonneterie, tanneries.

MESIE , Mœsia, contrée de l’Europe ancienne, bornée au N. par la Dacie, dont le Danube et la Save la séparaient, à l’O. par le Drin supérieur et l’Illyrie , au S. par les monts Scardus, Orbélus et Hémus, à l’E. par le Pont- Euxin ; 900 kil. sur 200. Son territoire, assez montagneux et surtout très-marécageux ( Mène signifiait marais), était habité par diverses peuplades, dont les principales étaient les Mèses et les Scordisques. Les Grecs connurent fort mal la Mésie. Les Romains n’y pénétrèrent qu’après la réduction de la Macédoine, défirent les Scordisques l’an 135 av. J.-C., mais ne restèrent maîtres de tout le pays qu’au temps d’Auguste. Alors on en forma deux provinces : Mésie supérieure ou première, à l’O., entre le Drin et le Ciabros (Zibritz), ch.-l. Sardique, annexée plus tard au diocèse de Dacie; Mésie inférieure ou seconde, à l’E., entre le Ciabros et le Pont-Euxin, ch.-l. Marcianopolis , réunie dans la suite au diocèse de Thrace. La Mésie fait auj. partie de la Turquie d'Europe (Bosnie, Servie et Bulgarie).

MESLAY, ch.-l. de cant. (Mayenne), arr. et à 22 kil. S.-E. de Laval ; 1,125 hab.

MESLE (le), ch.-l. de cant. (Orne), sur la rive dr. de la Sarthe, arr. et à 28 kil. E.-N.-E. d’Alençon; 835 hab.

MESLIER (Jean), curé d’Estrépigny , en Champagne, né en 1673 dans le Rethélois, m. en 1733, se rendit célèbre par un écrit trouvé après sa mort, et intitulé : Mon testament, où, dans un style qualifié par Voltaire style de cheval de carrosse, il déclarait ne pas croire à la religion qu’il avait enseignée, et s’élevait contre les vérités du christianisme. Ce manuscrit fut publié, en 1762, sous le titre de Testament de Jean Meslier. D’Holbach est l’auteur du livre intitulé : le Bon sens du curé Meslier, 1772.

MESMER (François, ou, selon d'autres, Fréd. -Antoine ), fondateur de la théorie du magnétisme animal, né en 1734 à Itzmang sur le lac de Constance, m. en 1815, étudia la médecine à Vienne , et y acquit le grade de docteur en 1766. Sa thèse, de Planetarum influxu, prétendait établir l’influence des corps célestes sur les corps animés, par

l’intermédiaire d’un fluide subtil qui remplit tout l’univers. A partir de 1772, il commença, en commun avec le P. Hell, de faire des expériences sur l’aimant minéral, qu’il appliquait comme remède aux parties malades; puis il crut reconnaître que l’application des mains sur le corps produisait le même effet que l’aimant, et en conclut l’existence d’une force semblable à celle de ce minéral et dont les êtres animés étaient doués ; il la nomma le magnétisme animal. Après plusieurs expériences faites sur des patients, il publia sa découverte dans une Lettre à un médecin étranger sur la cuve magnétique, Vienne, 1775. Appelé par l’électeur de Bavière à Munich, il retourna bientôt à Vienne, et y fonda un hôpital, pour y développer et perfectionner ses découvertes. En 1778, il alla à Paris, et y obtint tant de partisans, que le gouvernement lui proposa de lui acheter son secret, moyennant une rente annuelle de 20,000 livres. Mesmer refusa, et promit, en retour d’une souscription effectuée par son ami Bergasse , et qui lui rapporta plus de 340,000 livres, de communiquer sa méthode aux souscripteurs. Il n’a cependant jamais tenu sa promesse. Le gouvernement français nomma alors une commission pour examiner la doctrine et les expériences de Mesmer ; on y voyait Bailly, Darcet, Franklin, A.-L. de Jussieu, Lavoisier. Ces savants ne nièrent pas certains faits surprenants; mais tous, excepté Jussieu, les attribuèrent à l’imagination ou à l’imitation. Depuis ce moment, Mesmer perdit une partie de son crédit; il fit encore un voyage en Angleterre, retourna ensuite en Allemagne, et mourut dans l’oubli à Meersburg en Souabe. La découverte de Mesmer paraît auj. hors de doute, bien qu’il ait employé les plus grossiers moyens du charlatanisme pour la propager. On a de lui : Mémoire sur la decouverte du magnétisme animal, Paris, 1779, in-12 ; Précis historique des faits relatifs au magnétisme, Lond., 1781, in-8° ; Histoire abrégée du magnétisme animal, Paris, 1783, in-8° ; Mémoire de Mesmer sur ses découvertes , ibid., 1799, in-8“ ; Mesmerism us, ou Système du magnétisme animal, en allemand, Berlin, 1815, 2 vol. in-8°. V. Bersot, Mesmer ou le Magnétisme animal, 1 vol. in-12. E. S.

MESMES (Jean-Jacques de), seigneur de Roissy, né d’une anc. famille de Béarn en 1490, m. en 1569, professa le droit à Toulouse dès l’age de 20 ans, eut la confiance de Catherine de Foix, épouse de Jean d'Albret, et revendiqua pour elle avec succès la portion de la Navarre dont s’était emparé Ferdinand le Catholique. François I" le nomma lieutenant civil au Châtelet de Paris, maître des requêtes en 1544, enfin 1er président du parlement de Normandie. Henri II l’appela au conseil d’Etat. De Mesmes négocia le mariage de Jeanne d'Albret avec Antoine de Bourbon

mesmes (Henri de), fils du précédent, seigneur de Malassise, né à Paris en 1532, m. en 1596, professa le droit à Toulouse à 16 ans. Henri II l’envoya de 1557 à 1559 chez les Siennois, qui le nommèrent podestat, et, à son retoui, le fit conseil'er d'Etat. Sous Charles IX, il fut garde du trésor des chartes, et l’un des négociateurs de la paix de Sl-Germain, dite boiteuse et mal assise, avec les protestants, 1570. Sous Henri III, il se retira de la cour. Il était fort instruit, et lié avec les érudits de son temps, Turnèbe, Lambin, Pibrac, etc. Ses Mémoires ont été imprimés dans le Conservateur de 1760. J. T.

mesmes (Claude de). V. avaux.

mesmes (Jean-Antoine de). V. avaux.

mesmes (Jean-Jacques de), neveu de Claude, né à Paris vers 1640, m. en 1688, fut président à mortier au parlement de Paris en 1672, et membre de l’Académie française en 1676.

mesmes (Jean-Antoine de), né à Paris en 1661, m. en 1723, fut d’abord substitut du procureur-général au parlement de Paris dès 1679, puis conseiller en 1687, président à mortier en 1688 ; devint premier président du parlement de Paris en 1712. A la mort de Louis XIV, partisan des princes légitimés, il fit quelque opposition aii duc d’Orléans. Ses remontrances à l'occasion du système de Law et de l’élévation de Dubois à l’archevêché de Cambrai valurent au parlement en masse un exil à Pontoise. On a son eloge par Dalembert. J. T.

MESMIN (S1), Maximinus, 2e abbé de Mici, près d'Orléans. Fête, le 15 décembre.

MESNA ou BAGHERMÉ, v. M’ Afrique ( Nigritie centrale |, capit. d’un Etat de même nom, situé entre le Darfour, le Darkoulla, le Bournou, l’Ouadi-el-Ghazel et le Berghou, à l’E. et au S. du lac Tchad.

MESNAGER (Nicolas), diplomate, né à Rouen en 1658, m. en 1714, fut chargé par Louis XIV de conclure pour la France plusieurs traités de commerce avec l’Espagne et

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la Hollande, 1705-1707, négocia à Londres en 1711 les ; conditions préliminaires de la paix, et signa en 1713, avec le maréchal d’Uxelles et l'abbé de Polignac, la paix : d’Utvecht, qu’il avait préparée par son talent.

MESNIL-SUR-L’ESTRÈE, vge (Eure), arr. et à 35 kil. N.-N.-E. d’Evreux, sur l’Avre; 012 hab. Importante papeterie.

MÉSOCHORES (du grec mésos, qui est au milieu, et ltoros chœur), musiciens qui, chez les anc. Grecs, présidaient les concerts et battaient la mesure avec les pieds. C’était aussi le nom de ceux qui, dans les jeux publics de Rome, donnaient le signal des applaudissements.

MÉSOPOTAMIE, Mesopotamia ( c.-à-d. entre les fleuves), contrée de l’Asie ancienne, tirait son nom de sa situation entre l’Euphrate à l’O. et le Tigre à l’E., et confinait à l’Arménie au N., à la Syrie à l’O., à la Babylonie au S., à l’Assyrie à l’E. On distinguait: 1° la Mésopotamie Supérieure, au N., du Mygdonius au Tigre, région fertile et bien peuplée, subdivisée en Syrie des rivières, depuis l’Euphrate à l’E. jusqu’au Chaboras, et Myqdonie, depuis le Chaboras jusqu’au Tigre, v. princip. : Nisihis, Edesse, Harran ou Carrhes, Amida; 2° la Mésopotamie inférieure ou Arabie transeuphkatésienne , au S. de l’Euphrate, région à peu près déserte, parcourue par des Arabes nomades; v. princip.: Cunaxa. A la fin de l’empire romain, la Mésopotamie supérieure forma 2 provinces du diocèse d’Orient : la Mésopotamie, ch.-l. Amida; et YOsroène, ch.-l. Edesse. La Mésopotamie inférieure appartenait aux Sassanides de la Perse. Le nom de Mésopotamie eut plutôt rapport à la configuration physique du pays qu’à sa division politique. Ce fut une région soumise successivement aux rois d’Assyrie, de Babylone, de Perse, et aux Séleucides, et longtemps disputée entre les Romains et les Parthes. Elle répond à Y Al-Djèzirèh de la Turquie d’Asie, ou partie des eyalets de Diarbékir, Alep et Bagdad.

MESRAlM ou MISRAIM, nom que l’Ecriture sainte donne à l’Egypte.

MESRATAH ou MESURATA , v. de la régence et à 17 kil. E. de Tripoli, près de la Méditerranée. Commerce actif avec l’intérieur de l’Afrique et l’Egypte.

MESROB (Saint |, surnommé Maschdolz, célèbre docteur arménien du v« siècle, m. en 411, secrétaire du patriarche Nersès Ier et du roi Varaztad, puis coadjuteur du patriarche Sahag en 390, inventa l’alphabet arménien avec l’aide d’Isaac le Grand, traduisit le Nouveau Testament d’un style pur, facile et en même temps très-élégant, établit partout des écoles, inventa pour les Ibériens ou Géorgiens l'alphabet dit Khoutzouri, et celui des Aghouan ou Àlbaniens, qui n’est pas connu. Il composa, en outre, plusieurs Prières, qui se trouvent dans l’Eucologe ou Bréviaire arménien, des Lettres instructives, des Hymnes, etc. C — a.

MESSALA, nom d’une branche de la famille Valériade Rome, ainsi appelée de Valérius Messala, son chef, qui reçut ce surnom pour s’être emparé de Messana (Messine) l’an 491 de Rome, 262 av. J.-C.

messala corvinus (Marcus-Valérius), célèbre orateur romain, né l’an 695 de Rome, 53 av. J.-C., m. l’an 762 de Rome, protecteur et ami de Tibulle, fut proscrit par les triumvirs, sous prétexte d’avoir été le complice des meurtriers de César, l’an 710 de Rome. Il combattit à Philippes avec le parti républicain, et s’attacha ensuite à Octave, qui le prit pour collègue dans le consulat, l’an 732. Deux j ans avant sa mort, il perdit entièrement la mémoire. Quintilien loue le plan, la correction et l’élégance de ses Dccla- ! mations, qui sont auj. perdues. On a attribué sans raison ! à Messala un opuscule intitulé : de Proyenie Augusti, 1540.

MESSAL1NE (Valérie), arrière-petite-fille d’Octavie, ! la sœur d’Auguste, épousa, malgré ses dérèglements, Claude, héritier présomptif de l’empire, et en eut Octavie et Britannicus. De concert avec l’affranchi Narcisse, elle fit tuer son beau-père Appius Silanus, qui avait dédaigné sa j folle passion, puis la fille de Germanicus, Julie, une autre Julie, nièce de l’empereur, Poppée, mère de l’impératrice de ce nom, Valérius Asiaticus, et une foule de dames romaines et de riches citoyens; elle s’appropria ainsi les jardins qui avaient appartenu autrefois à Lucullus, mille autres domaines ou trésors. Après avoir souillé le palais impérial de débauches que Juvénal a flétries, elle osa épouser publiquement, du vivant de Claude, Silius, cf nsul désigné; mais Narcisse, sur un ordre arraché à son faible maître, la fit tuer, l’an 801 de Rome, 48 ap. J.-C.

Messaline (Slatilie), petite-fille du consul Statilius Taurus, épousa en quatrièmes noces l’empereur Néron, l’an 818 de Rome, 65 de J.-C. Après la mort de ce prince, 1 elle intrigua pour épouser Othon; déçue dans son espoir, | elle se consacra aux lettres.

MESSANE , Messana, auj. Messine, anc. v. de Sicile, à l’extrémité N.-E., près du cap Pélore, séparée de l’Italie par le détroit de Sicile. Fondée par des habitants de Cumes, sons le nom de Zrmcle, elle reçut, en 667 av. J.-C. une colonie de Messéniens, qui lui donnèrent leur nom! Elle fut prise en 495 par Anaxilas, tyran de Rhégium. L’occupation deMessane par les Mamertins, que soutinrent ensuite les Romains, amena la lre guerre punique, en 264, à la suite de laquelle la Sicile devint province romaine. Ce fut à Messane que le préteur Verrès fit mettre en croix Gavius.

MESSAPIE, Messapia, contrée de l’Italie ancienne, au S— E., dans la Grande-Grèce, le long de la mer Adriatique, entre l’Apulie et l’Iapygie, était habitée au N. par les Peucétiens ou Pédicules, au S. par les Calabres et les Messapiens; v. princip. : Tarente, Brindes, Acherontia, Sturnes, Matéoles. Sous Auguste, la Messapie fut comprise dans la 2e région de 1 Italie. C’est aujourd’hui la provin e de Le, ce.

MESSE , nom dérive de missio (renvoi), parce qu’avant de la commencer, on éloignait les catéchumènes et les pénitents. C’est la solennité essentielle du culte catholique, en ce qu’elle est la célébration du sacrifice, commémoration de la Cène. Le Saeramentaire du pape Grégoire le Grand en a réglé les prières. Les calvinistes et les luthériens rejettent la Messe, parce qu’ils nient, les uns la présence réelle, les autres la transsubstantiation. — On donnait, avant la Révolution, le nom de Messe rouge à la messe célébrée pour la rentrée du Parlement de Paris, dont les membres portaient la robe rouge, et qui y assistaient en costume.

MESSÈNE, auj. Mavromati, v. de l’anc. Grèce (Péloponèse), capit. de la Messénie, vers le centre, près du Pamisus, fondée par Epaminondas en 370 av. J.-C. Elle était entourée de fortes murailles, munies de tours, et commandée par le mont Ithôme, qui lui servait de forteresse du côté du N., et sur lequel on avait érigé un temple à Jupiter. L’enceinte immense de Messène, signalée par Pausanias comme la plus belle construction en ce genre, et comparée aux enceintes de Babylone et de Suze, subsiste encore en partie sur une étendue de 16 kil.; elle embrasse le mont Ithôme, plusieurs monticules, et une grande vallée cultivée, où sont éparses les ruines antiques. F — T.

MESSÉNIE, Messenia, contrée du Péloponèse, au S. -O. entre la Laconie à l’E., la Méditerranée au S., la mer Ionienne à l’O., l’Arcadie au N.; 67 kil. sur 53. Traversée par la chaîne de l’ithôme, et arrosée par le Pamisus et la Néda; v. princip.: Pylos (Navarin ), Méthone (Modon), Corone (Coron), Messène (Mavromati ), Stényclaros ( Nisi), Ira. Occupée anciennement par les Héraclides, la Messénie eut pour premier roi Cresphontes , qui s’établit à Stényclaros. Son fils Epytus donna son nom à toute la dynastie des Epytides. Les Messéniens soutinrent trois guerres fameuses contre Sparte. Dans la lre, 744-724, les Spartiates surprirent la ville d’Amphéia; les Messéniens, conduits par le roi Eupbaès, s’épuisèrent à entretenir des garnisons dans les villes, et ne purent cultiver leurs champs; le dévouement d'Aristodème, qui, pour obéir à un oracle, sacrifia sa fille , ne put les sauver. Ils durent se soumettre; le vainqueur leur imposa l’obligation de livrer chaque année la moitié de leurs récoltes, et de porter le deuil à la mort des rois de Sparte. La 2* guerre, 684-668, fut suscitée par Aristomène ( V . ce mot). Les Spartiates, souvent battus, consultèrent l’oracle de Delphes, qui leur enjoignit de demander un général aux Athéniens. Ceux-ci, par dérision, envoyèrent un poète boiteux, Tyrtée, dont les chants enflammèrent le courage des Spartiates, qui cependant essuyèrent une défaite à Stényclaros. Mais la trahison d’ Aristocrate , roi d’Arcadie et allié d’Aristomène , les rendit vainqueurs dans une 2e rencontre. Les Messéniens se retirèrent sur le mont Ira, et s’y défendirent pendant onze ans. Aristomène parvint à franchir les lignes des assiégeants, et alla mourir à Rhodes. Tous les Messéniens furent réduits en esclavage, excepté ceux de Pylos et de Méthone, qui allèrent s’établir à Zancle, en Sicile. La 3° guerre eut lieu de 465 à 457. A la suite d'un tremblement de terre qui ne laissa debout à Sparte que six maisons, les Messéniens et les Hilotes se soulevèrent, et marchèrent sur Lacédémone; repoussés par Archidamus ils se retranchèrent sur le mont Ithôme; après une défense de neuf années, ils obtinrent de sortir librement du Péloponèse. Athènes les accueillit, et leur donna Naupacte. En 370, Epaminondas, vainqueur des Lacédémoniens à Leuctres, rappela les Messéniens épars, et les remit en possession de leurs terres. Plus tard, la Messénie entra dans la ligue achéenne, dont Dinocrate (F. ce mot) la fit sortir. Elle

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