‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 148 sur 864 · MES — 1785 — MET · texte numérisé non relu

MES — 1785 — MET

passa, avec le reste de la Grèce, sous la domination romaine. F — T.

messenie (Golfe de), Messeniacus sinus, formé par la Méditerranée sur la côte S. du Péloponèse, entre la Laconie à l'E. et la Messénie à l’O., depuis le cap Acritas jusqu’au cap Ténare. Auj. golfe de Calamata.

messenie jNomarchie de), division administrative du royaume de Grèce, dans la Morée ; 101,271 hab. Ch.-l., Calamula; superf., 3,348 kil. carrés.

MESSEN1US (Jean), historien suédois, né en 1584 à Vadsteua (Ostro-Gotliie), m. en 1837, professa le droit à l’Université d’Upsal, passa ensuite au tribunal supérieur de Stockholm , fut accusé de correspondances secrétes avec Sigismond, roi de Pologne, et avec les Jésuites, et subit dans un château de Finlande, de 1816 à 1635, une détention, durant laquelle il se livra aux études historiques. On a de lui : Scondia illustrata, Stockholm, 1710-14, 14 vol. in-foi. ; Chronicon episcoporum per Suei:iam, Go- Ihinm et Finlandiam, ibid., 1611; Cliorographia Scandinaïiœ, ibid., 1615, in-8°, etc.

MESSE1 (Saint-Gervais de), ch.-l. de caut. (Orne), arr. et à 17 kil. N. de Domfrout; 527 hab.

MESSIDOR, dixième mois de l'année républicaine française; il commençait le 19 juin, et finissait le 18 juillet. Son nom venait de Messis, moisson, parce que c’est l’époque où commence la moisson des céréales, sous le climat de Paris.

MESSIE, c.-à-d. en hébreu oint, a le même sens que Christ en grec ( V. Christ).

MESSIER (Charles), astronome, né à Badonviller (Lorraine) en 1730, m. en 1817, fut employé chez le géographe Delisle, puis commis au dépôt des cartes de la marine, et entra à l’Académie des sciences en 1770. Messier n’a fait qu’observer pendant toute sa vie, sans jamais calculer ses observations. 11 s’est surtout occupé des comètes, dont il a découvert un assez grand nombre, des éclipses, des taches du soleil. Il n’a laissé aucun ouvrage; ses observations se trouvent dans les Mémoires de l’Académie et dans la Connaissance des temps. V.

messiek, Messarius (d e messis, moisson), nom donné, avant la Révolution, à l’homme que chaque commune chargeait de garder les fruits avant la récolte, et qu’elle rendait responsable des délits. C’était une sorte de garde champêtre. Maintenant, dans certains pays de vignobles, les vignerons nomment encore, entre eux, à l’époque de la maturité des fruits, des messiers temporaires, dont les fonctions sont gratuites.

MESSIN (Pays), Metensis pagus, pays de l’anc. France (Lorraine), ch.-l. Metz. Il se divisait en 2 parties, que séparait le bailliage de Dieuze du duché de Lorraine : la lre était bornée au N. par le duché de Luxembourg et l’électorat de Trêves, à l’E. et au S. par divers bailliages du duché de Lorraine, à l’O. par le duché de Bar; la 2e était comprise entre l’Alsace à l'E., la principauté de Salm au S.-E., et le duché de Lorraine de tous les autres côtés.

MESSINE, anc. Zancle, llfessana, v. forte de Sicile, à la pointe N.-E. de cette île. Port militaire et de commerce, le premier de l’Italie méridionale, sur le Phare ou détroit de son nom, à 210 kil. E. de Palerme; par 38» 11' 3" lat. N. et 13° 14' 30" long. E.; 103,324 hab. Ch.-l. de préfecture. Archevêque et archimandrite catholiques. Port franc. Cours et tribunaux criminels, civils, et de commerce. Facultés de belles-lettres, sciences et philosophie, droit, et médecine; collège royal, séminaire; 4 bibliothèques. Ecole de navigation. Consulats étrangers ; banque. (Messine est agréablement située en amphithéâtre sur la rive O. dis port, et assez bien bâtie; elle est entourée d’une muraille, et défendue par une citadelle de construction moderne, et par les forts de San-Salvador et de la Lanterne. Le port est formé par une langue de terre semicirculaire, dite bras de Sl-ftenier, dont l’extrémité se rapproche vers le N. jusqu’à 700 met. de la côte; le bassin a 6 kil. 1/2 de tour. On remarque : la cathédrale, bâtie par le comte Roger, et dont la place est ornée d’une belle fontaine et de la statue équestre de Charles II; le palais archiépiscopal ; le grand hôpital ; la belle premenade du Corso; le phare qui donne son nom au détroit; l’hôtel de tille [Pulazzo senatorio),etc. Export, de soie grége, soieries, laines, fruits frais et secs, blé, huile, vins, soufre, etc. Gr. pêche. — Messine fut assiégée inutilement par Charles d’Anjou, après le massacre des Vêpres siciliennes, 1283, et, en 1675, par les Espagnols, que le duc de Vivonne et Duquesne battirent en vue du port. Elle eut beaucoup à souffrir d’une peste en 1743, et d’un tremblement de terre qui enleva 40,000 personnes en 1783. Une révolte contre le roi de Naples, en 1848, lui attira un bombardement.

messine (Province ou préfecture de), division administrative de la Sicile, entre la mer Tyrrhénienne au N., les prov. de Palerme à l’O., de Catane au S., le phare de Messine à l’E., a 4,402 kil. carr., 135 kil. sur 40, et 394,803 itao. Oln-1. Messine; v. priucip., CasUo-Keale, Paui, Mistretta, faoriuiua. aol montagneux, fertile eu lui, chanvre, fruits et soie. Les îles Lipari font partie de cette province.

messine (Détroit ou Phare de Messine), anc. Siculum frelum , détroit de la Méditerranée , entre l’Italie et ia Sicile; il unit la mer Tyrrhéuienne à la mer Ionienne ; largeur, de 3 à 7 kil. Il est traversé, 4 fois par jour, par des courants contraires, qui en rendaient la navigation trèsredoutée des anciens. On y remarque les rochers de Scylla et le gouffre de Charybde, écueils célèbres dans l’antiquité.

MESSINES, en flamand Meessen,v. de Belgique ( Flandre occidentale), à 9 kil. S. d’Ypres; 1,460 hab. Maison royale d’éducation pour les filles de militaires, établie par Marie-Thérèse, en 1776, dans une anc. abbaye de bénédictins.

MESSIRE , titre qui ne se donnait d’abord qu’aux chevaliers , et qui était l’équivalent de Monseigneur. Les femmes s’en servaient aussi en adressant la parole à leurs maris , ou en parlant d’eux. Plus tard , les nobles , les hommes d’église et de robe , le prirent dans les actes qu’ils passaient.

MESSIS , v. de la Turquie d’Asie. V. Mopsoeste.

messis (Quintin). V. matsys.

MESTRÈ, v. du royaume d’Itaile (Vénétie), à 9 kil. O. de Venise, au milieu d’un marécage; 6,500 hab. Pays malsain. Un pont de 222 arches, long de 3,600 mèt. , sert de passage au chemin de fer de Venise à Vérone; il a été construit, de 1841 à 1845, sur 80,000 pilotis, et a coûté 6 millions de fr.

mestre-de-camp , anc. grade dans la cavalerie française , correspondant à celui de colonel. U fut créé sous François Ier, et subsista jusqu’en 1788. On appelait mestrede-camp-général de la cavalerie un officier-général institué en 1552, et remplaçant le colonel-général en cas d’absence; et mestre-de-camp-général des dragons , un officier créé en 1558, ayant les mêmes pouvoirs que le colonel-général de cette arme, et marchant immédiatement après lui: ces deux charges furent supprimées en 1791. Il y eut aussi, aux xvi* et xvne siècles , des mestres-de-camp d’infanterie, qui commandèrent les régiments et reçurent ensuite le titre de colonel.

MÈSUÈ (Jean ou Jahiah-Ibn-Masouia), médecin arabe, né à Khouz près de l’anc. Ninive, m. en 855, était chrétien nestorien, et commença par étudier la théologie à Bagdad. Puis il se borna à la médecine, et l’enseigna publiquement. De son école sortirent des médecins estimés. Protégé par Aroun-Al-Raschid et Al- Mamoun. 11 a laissé des traités sur les bains, les aliments, les fièvres, etc. Ses G’.uvres ont été publiées en latin par Marini, sous le titre de : Optra omnia, Venise, 1562, et 1602, in-fol.

MESURADO ou MONTSERADO , riv. de la Guinée septentrionale, sort du pays des Mandingues, coule au S. -O., et se jette dans l’océan Atlantique, au N.-E. du cap de son nom.

mesürado , cap de la Guinée supérieure , sur la côte des Graines; par 6° 20’ lat. N. et 13° long. O.

MESURATA. V. Mesratah.

MESVRES, ch.-l. de cant. (Saône-et-Loire), arr. et à 13 kil. S. d’Autun ; 186 hab.

MÉTA, riv. de l’Amérique du Sud, naît dans les Andes, coule au N.-E., et se jette dans l’Orénoque au-dessous de San-Borja. Cours de 800 kil. (N.-Grenada et Vénézuéla).

meta, borne dans les cirques romains. Il y en avait trois, placées de front, sur un stylobate, à chaque extrémité de l’Epine ( V. ce mol) , pour marquer l’endroit où les coureurs devaient tourner. Elles avaient la forme d’un cône cylindrique fort allongé, surmonté d’un œuf, en l'honneur de Castor et Pollux. Ces bornes furent originairement en bois; on les fit ensuite en pierre, puis eu marbre, et, depuis Claude , on les dora. C. D — y.

METÆ , nom de Metz dans le latin du moyen âge.

METAG1TN1UN, 2* mois de l’année athénienne (mai ou juillet), dans lequel les habitants du bourg de Mélite célébraient les Métagilnies en l’honneur d’Apollon, pour rappeler qu’ils s’étaient transportés dans un bourg voisin, à Diomée (du grec meta, près, et geitnia, voisinage).

METAGON1UM, cap de l’Afrique septentrionale (Numidie), auj. Capo de Tres-Forças , tire ce nom de sa forme, qui le fait ressembler à une fourche à trois pointes.

METAI.LUM , nom latin de Melle, i MÉTAPHRASTE (Simeon le), liagiographe du x* siècle,

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né à Constantinople , fut proto-secrétaire de l'empereur Léon, grand-logothète, puis maître du palais. Il a rassemblé les Vies de 122 saints, éparses dans les monastères et les archives des églises , et a retouché sans discernement le style des premiers auteurs , afin de le rendre plus uniforme. Cette compilation , où il a supprimé des faits pour en ajouter d’autres parfois moins authentiques, a peu de valeur. Un moine, Agapius, a publié un extrait de l’ouvrage du Métaphraste sous le titre de : Liber dictus Paradisus , seu illustrium sanctorum vitœ , desumptce ex Simeone Metaphraste , en grec, Venise, 1541 , in-4°. Les Vies principales ont été insérées , en grec et en latin, dans les Acta sanctorum des Bollandistes.

MÉTAPONTE , Metapus, Mc'.jpontum , auj. Torre di Mare, v. de l’Italie ancienne ( Grande-Grèce) , sur la côte E. de la Lucanie , près de l'embouch. du Bradanus. Fondée , selon la tradition , par Nestor ou par Epéus , elle fut détruite au vie siècle av. J.-C. par les Samnites, et reçut ensuite une colonie de Sybaris. Pythagore y fonda son Institut, et y mourut. Les Romains la prirent en 270 av. J.-C. ; elle se déclara pour Annibal , et fut reconquise en 207. Le port est auj . un lac , lago di Santa Pelagina ; on voit encore une église dite de Samson, d’où l’on a tiré de belles terres cuites , et , sur une éminence qui était probablement l’Acropole , 15 colonnes d’un temple que les habitants du pays appellent la Table des Paladins. B.

MÉTASTASÉ ( Pierre-Antoine-Dorainique-Bonaventure Tbapassi, dit) , célèbre poète italien, né à Assise (Etats de l’Eglise | en 1698, d’une famille d’artisans, m. à Vienne en 1782, fut pris en affection par le jurisconsulte Gravina, qui le fit instruire et lui légua sa fortune en mourant, 1718. Dés l’âge de lâans, il composa une tragédie, Giustino , imitation servile des anciens. Une tragédie lyrique, Didone abbandonata , jouée à Naples en 1724, avec la musique de Sarti, excita un vif enthousiasme. L’empereur Charles VI attira Métastase à Vienne, 1710, et lui donna le titre de Poeta Cesareo , avec une pension de 3,000 florins : à cette époque brillante de la vie du poète appartiennent Giuseppe riconosciuto , Demofonte , la Clemenza di Tito , et 1 ’Olimpiade, que toute l’Italie surnomma la Divine. Marie-Thérèse lu, continua les mêmes faveurs que son père. Les Œuvres de Métastase ont été publiées à Turin, 1757, 14 vol. in-4°; à Paris, 1780-82, 12 vol. gr. in-8°; à Gênes, 1802, 6 vol. in-8°; à Florence, 1819-23. Elles contiennent 63 tragédies lyriques et opéras , 12 oratorios ou mélodrames sacrés , 48 cantates , une foule d’élégies , d’idylles, de sonnets, etc.; et, en prose , les Analyses des poétiques d'Aristote et d'Horace , des Observations sur le théâtre grec, et une Correspondance intéressante. Richelet a donné une traduction française anonyme d une partie des pièces de Métastase. Ce poète avait le génie fécond, l’imagination mobile, la sensibilité délicate. Il réussit peu dans le genre tragique, qu’il affectionnait le plus; mais il est sans rival pour le drame lyrique, qu’il a élevé en Italie à la même hauteur que Quinault en France : son action et son dialogue ont du mouvement; il a su combiner les prétentions de la musique et celles de la poésie. Cependant, il n’a pu éviter les imperfections naturelles au genre de l’opéra , les traits superficiels , la monotonie dans les intrigues , les caractères et les situations. Dans l’oratorio , où il avait plus d’indépendance, il est aussi plus parfait : les caractères y sont vrais et variés , l’action touchante ou sublime. Le grand mérite de Métastase, c’est la pureté parfaite, la grâce et l’élégance soutenues de la diction , la douceur ravissante des vers; nul poète n’a une versification plus facile, plus mélodieuse, plus musicale. B.

META U RE , anc. Metaurus, auj. Metauro ou Mnrro, riv. du royaume d’Italie, liait à Lcmole, passe par San-Angelo-iu-Vado, Urbania, et Fossombrone, et se jette dans l’Adriatique, à 2 kil. S.-O. de Fano. Cours de 70 kil. Claudius Néron et Livius Salinator, gagnèrent sur ses bords, l’an 546 de Rome, 207 av. J.-C., pendant la 2e guerre punique, une célèbre bataille, où les Carthaginois furent complètement défaits , et Asdrubal , leur chef, tué. — Sous le 1er Empire français, le Métaure donna son nom à un département du royaume d’Italie; ch.-l. Ancône.

MÉTELIN , anc. Lesbos , île de la Turquie d’Asie, dans l’Archipel , sur la côte O. de l’Anatolie. V. Lesbos.

mételin ou Castro , anc. Milylèrie , v. capit. de l’ile de Mételin, sur la côte E. ; 7,000 hab. Château-fort.

METELLINUM , nom latin de MÉdellin.

METELLUS | Les | , branche de la famille plébéienne des Cæcilius , fournit un grand nombre de personnages illustres de l’anc. Rome.

métellus (L. Cæcilius) , consul romain l’an 502 de la ville , 251 av. J.-C., puis proconsul, battit à Panorme les

Carthaginois, qui croyaient lalrc guerre punique terminée à leur profit , et qui avaient fait Régulus prisonnier. Il obtint le triomphe , et y fit paraître 120 éléphants pris sur l’ennemi. Il perdit la vue en sauvant le Palladium dans un incendie.

métellus (Q. Cæcilius), dit le Macédonique , préteur romain, battit Andriscus, et réduisit la Macédoine en province romaine, l’an 605 de Rome, 148 av. J.-C., puis défit les Achéens à Scarphée, 147. Il fut consul en 610 ( 143 ), proconsul en Espagne, censeur, et vit ses quatre fils arriver aux dignités les plus hautes.

métellus (Q. Cæcilius), dit le Numidique , fils du précédent, étudia à Athènes sous Carnéade, fut questeur l’an , 627 de Rome, 126 av. J.-C., tribun en 632 (121 ), édile en. j 635 (118), préteur en 638 (115), gouverneur de Sicile en j 639 (114), consul en 644 (109), et reçut la directiontde | la guerre contre Jngurtha. Il battit ce prince sur les bords du Muthul , lui prit Cirta, Vacca, et autres villes, et allait le réduire complètement , quand son lieutenant Marius ( V. ce mol ) le supplanta. Il reçut néanmoins le triomphe. Censeur quelques années après, il déploya une sévérité qui lui fit beaucoup d’ennemis, fut exilé, en l’année 100, par les intrigues de Marius et de Saturninus, mais ne tarda pas à être rappelé. Ses Harangues, ses Lettres, et d’autres ouvrages qu’il avait composés, sont perdus, ainsi que sa Vie par Plutarque. B.

métellus pius (Q. Cæcilius), fils du précédent, fit ses premières armes en Afrique sous son père. Plus tard , ses démarches pour le faire rappeler de l’exil lui valurent le surnom de Pius. Pendant la Guerre Sociale, il battit le général samnite Pompédius Silo. Les guerres civiles l’obligèrent de quitter l’Italie, où il ne revint qu’au triomphe de Sylla. Consul l’an 672 de Rome, 81 av. J.-C., il alla en Espagne combattre Sertorius, dont il balança quelque temps la fortune. Il était grand-pontife quand il mourut , l’an 689 (64). B.

métellus ( Q. Cæcilius), dit Creticus, consul l’an 684 de Rome, 69 av. J.-C., soumit l’ile de Crète, l’an 690 (63).

métellus népos ( Q. Cæcilius), fils d’un Métellus qui avait soumis les îles Baléares, fut tribun du peuple, l’an 690 de Rome, 63 av. J.-C., et l’un des adversaires de Cicéron. Il se réconcilia cependant avec lui , et devint consul.

métellus celer ( Q. Cæcilius), préteur l’an 689 de- Rome, 64 av. J.-C., se servit de son autorité pour sauver Rabirius de la fureur du peuple qui demandait sa mort. Il fut proconsul dans la Gaule Cisalpine, puis collègue de Pompée dans le consulat l’an 693 (60), et s’opposa de toutes ses forces aux triumvirs.

métellus scipion (Q. Cæcilius), petit-fils de Scipion Nasica, fut adopté par Métellus Pius, devint consul l’an 701 de Rome, maria sa fille Cornélie à Pompée, qu’il suivit dans la guerre civile, et, après la mort de son gendre, continua la lutte contre César en Afrique avec Caton et Juba, fut battu à Thapsus, et se tua l’an 707.

METEMPSYCOSE. V. Supplément.

METENSIS pagus , nom latin du pays Messin.

MÉTÈQUES. V. Solon.

MÉTHODISTES, secte protestante. V. Wesley.

MÈTEZEAU (Clément), architecte et ingénieur, né à, Dreux dans le xvie siècle, fit la partie de la galerie du Louvre qui commence au bâtiment du Jardin de TInfanter et s’étend jusqu’au pavillon Lesdiguières. En 1612, il commença l’église (auj. temple) de l’Oratoire de la rue S*- Honoré, et ne la finit pas. Comme ingénieur, il conçut et exécuta la fameuse digue de La Rochelle, 1627-28, lors du siège de cette ville par Richelieu. C’est à cet ouvrage qu’il doit principalement sa célébrité.

MÊTHODIUS (Saint), surnommé Eubulius, successivement évêque d’Olyrape, de Patara et de Tyr, fut exilé par les Ariens, et souffrit le martyre en 312. Fête, le 18 septembre. Il ne nous reste de ses ouvrages que le dialogue intitulé : le Festin des Vierges , Paris, 1657, in-fol., avec traduction latine, et quelques fragments recueillis par le P. Combéfis dans les Œuvres d’Amphilochius. Il avait composé un Traité du libre arbitre, des Commentaires sur la Genèse et le Cantique des Cantiques, un poème de 10,000 vers contre Porphyre, etc.

méthodius (Saint), moine et peintre, né à Thessalonique, évangélisa les Moraves et autres peuples slaves aveo S1 Cyrille ( V. ce mot). Fête, le 9 mars dans l’Eglise romaine, le 11 mai chez les Grecs et les Russes.

MÉTHONE , v. de banc. Messénie, au S.-O.; auj. Jl/o~ don. — v. de Macédoine, sur la rive O. du golfe Thermaïque. Le roi Philippe, père d’Alexandre le Grand, perdit un œil en l’assiégeant, 353 av. J.-C. K. Aster.

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