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MÉTHUEN (John), ambassadeur anglais, a donné son nom à un traité qu’il fit signer, en 1703, à Pierre II de Portugal. Bien qu’il n'y fût question que de l'introduction les tissus de laine anglais dans ce royaume, et de la diminution des droits sur les vins portugais importés en Angleterre, ce traité ruina le Portugal au profit des Anglais, qui y introduisirent dés lors la plupart des objets de première nécessité, et arrêtèrent par là le développement de toute industrie nationale. Il a subsisté sans aucune modification jusqu’en 1810. R.
METHYMNA asidonia, nom latin de Medina-Sidonia ; — Campestris, nom latin de Medina-del-Campo ; — cetia, nom latin de Medina-Celi ; — sicca , nom latin de Medina-del-Rio-Seco ; — turrium, nom latin de Medina-d; las-Torres.
MÉTHYMNE, Methymna , auj. Mollevah ou Molivo , v. del’ile de Lesbos, sur la côte S. Patrie d’Arion. Pendant la Guerre sociale, 358-56 av. J.-C., elle demeura seule fidèle, aux Athéniens.
MET1DJAII ou MITIDJAH , grande plaine de l’Algérie, dans la prov. et au S. d'Alger, entre les deux zones montagneuses de l’Atlas et du Sahel. Sa fertilité l’a fait surnommer par les Arabes la Mère du pauvre. Là s’élèvent Bouffarik, Beni-Mered, Montpensier, Joinville, etc.
METIOSEDUM, v. de l’anc. Gaule. Auj. Meudon,
MÈTHJS FUFFETIUS, dictateur des Al bains, eut à combattre Tullus Hostilius, 3e roi de Rome, et dut se soumettre après le combat des Horaces et des Curiaces. Ayant voulu trahir les Homains dans une bataille contre les Fidénates, il fut arrêté par l’ordre de Tullus, et attaché à deux chars tirés en sens contraire, l’an 90 de Rome, 663 av. J.-C.
MÈTIUS (Jacques), Hollandais, né à Alkmaar vers 1575, passe généralement pour être l’inventeur du télescope par réfraction. Il fit cette découverte à Middelbourg vers 1609. — Son frère aîné, Adrien Métius, né en 1571, m. en 1635, fut un géomètre et un astronome distingué. On a de lui : Doctrinœ sphericœ libri V, Franeker, 1598, in-8° et in-13; Praxis noua geomelrica, 1623, in-4° ; Problemata ustronomica, Leyde, 1625, in-4°, etc.
METON , astronome athénien , vivait dans le Ve siècle av. J.-C.; il établit à Athènes, avec la collaboration d’Euctémon, l’ennéadécaétéride ( V. Calendrier grec). Il y construisit, sur le Pnyx, un gnomon pour l’observation des solstices. Il calcula un calendrier météorologique et astronomique, commençant au solstice qu’il crut observer le 27 juin de l’année 432 av. J.-C., à 6 heures du matin, sous le méridien d'Athènes ; mais le solstice vrai n’arriva que 34 heures plus tard. H. M.
ME TOPOSCOPIE , genre de divination, par lequel on juge des passions et du caractère par les traits ou lignes du vi,sage. Du grec me toron, front, et slteplomai, regarder.
METRAGYRTES (du grec mètèr, mère, et agruptès, mendiant), nom donné aux prêtres de Cybèle, parce qu’ils recueillaient des aumônes pour la Mère des dieux.
METRE f E, mesure de capacité chez les anc. Grecs. Elle valait 39 litr. 018.
METROPOLE , ville mère d'une colonie. On donna le même nom , au temps de l’empire romain , à la ville qui, dans chaque province, était le centre de l'administration, le siège des autorités supérieures. L’Eglise chrétienne ayant adopté les divisions civiles, l'évêque qui résida dans la métropole prit peu à peu la suprématie sur les évêques des autres cités de la province, et on le nomma Métropolitain; le concile de Nieée confirma le fait accompli. Au IVe siècle, le titre d’archevêque commença à remplacer celui de métropolitain. Dans l’Eglise grecque, le métropolitain occupe un rang intermédiaire entre le patriarche et l’archevêque. En Russie , il est au sommet de la hiérarchie.
METTRIE (La). V. Lamettrie.
METTERNICH, vge des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 5 k-il. O. de Coblentz; 600 hab. Berceau de la famille des princes de Metternich.
METTRA Y, vge (Indre-et-Loire), arr. et à 8 kil. N. de Tours; 176 hab. Colonie agricole de jeunes détenus acquittés comme ayant agi sans discernement.
METULUM, auj. Metling, v. des Iapodes, sur le Savus.
ME1Z, üioadurum, Mediomatrices ,eh.-l. du département de la Moselle, au confluent de la Seille et de la Moselle, à 316 kil. E.-N.-E. de Paris, 392 par le chemin de fer de l’Est; 54 817 hab. Place de guerre de lre classe, avec citadelle, ouvrage de Vauban et de Belle-lsle. Evêché, suffragant de Besançon; église consistoriale calviniste, consistoire israélite, synagogue, avec une école centrale rabbinique. Cour impériale ; tribunaux de lre instance et
de commerce; Bourse et Chambre de commerce; succursales de la Banque de France et du Crédit foncier; ch.-l. de la 5e division militaire, de la 23e légion de gendarmerie, du 11e arrond. forestier. Ecoles d’application d’artillerie et du génie, avec biblioth., et collections scientifiques ;
' école régimentaire d’artillerie et du génie; gymnase militaire. Lycée, école normale primaire; écoles de dessin et ! enseignement industriel; école de musique, succursale du i Conservatoire de Paris. Académie des lettres, sciences et I arts. Sociétés des sciences médicales, d’histoire naturelle, i Comice agricole. Biblioth. publique, musée d’histoire naturelle, jardin des plantes. Belles pépinières. Metz est une ville grande assez régulièrement bâtie; on y remarque -. une belle cathédrale gothique du xve siècle, d’une construction élégante et hardie , surmontée d’une flèche de 84 mètres, et ornée d’admirables vitraux : le portail est du xvme siècle; l’hôpital militaire, vaste construction du xvme siècle, et l’un des plus beaux établissements de ce genre; l’hôtel de ville, l’église S'-Vincent, édifice du xiv' siècle, avec portail du xvme, la magnifique promenade de l’Esplanade, les quais, les ponts, le théâtre, le palais de justice, l’arsenal, les casernes, les magasins de vivres et de fourrages. Fabr. de grosse draperie, broderies sur mousseline, papiers peints, flanelles, molletons, couvertures de laine, toiles, bonneterie, mercerie, peluches, colle forte, toiles cirées, velours et soieries, brosses et pinceaux de crin, toiles métalliques, étrilles, enclumes, clouterie, étaux, chapeaux, instruments de musique, bimbeloterie, imagerie. Filât, de coton et de laine, teintureries, tanneries, mégisseries. Poudrerie, fonderies et forges. Fabr. de machines à vapeur, de meubles en fer pour jardins. Commerce de fers, bois, bière, vins, eaux-de-vie, confitures renommées. — Capitale des Médiomatrices, florissante sous les Romains, Metz devint , après la conquête des Francs, la capitale du royaume d’Austrasie. Comprise, après Charlemagne, dans la Lorraine, elle fut reconnue, eu 985, comme ville libre impériale. Elle se gouvernait en petite république, où la puissance résidait dans 6 familles, avec un maître - échevin , un conseil des Treize, et un grand-conseil des prud’hommes. Ses évêques et les ducs de Lorraine l’obligèrent à lutter plusieurs fois pour son indépendance. Eu 1552, Metz, Toul, Verdun, et le territoire de ces trois villes dites les Trois -Evêchés, tombèrent au pouvoir d’Henri II. Charles-Quint assiégea vainement Metz l’année suivante. En 1648 , le traité de Munster confirma sa réunion à la France. Un parlement y fut établi en 1633. Patrie de Le Ducliat, Fabert, à qui l’on a élevé une statue sur la place d’Armes en 1843, Custine , Pilâtre de Rosier, général Lasalle, Paixhans, Barbé-Marbois, les frères Lacretelle, Poncelet. B.
METZ (Gouvernement de), un des 8 petits gouvernements de France avant 1789, entre ceux de Sedan , de Champagne, de Lorraine et d’ Alsace, touchait vers le N. au duché de Luxembourg et à l’électorat de Trêves. Il comprenait la ville, le territoire et l’évêché de Metz, les prévôtés de Longwy, de Jametz, de Dun et de Stenay, le Luxembourg français, le duché deCarignan, et le pays de la Sarre. Il est auj. réparti entre le département de la Moselle et la prov. prussienne du Rhin.
metz (Royaume de). V. austrasie.
METZEHWISSE , ch.-l. de cant. (Moselle), arr. et à 11 kil. S.-E. de Thionville; 720 hab. Nombreux fours à chaux.
METZU ( Gabriel), peintre, né à Leydeen 1615, et sur la vie duquel on ne sait presque rien. Il paraît qu’Amsterdam était son séjour habituel , et qu’il fut opéré de la pierre en 1658 ; mais on ignore si cette opération causa sa mort, ou s’il y survécut. C’est un peintre complètement original , et qui se forma par l’étude de la nature ; il n’y a dans ses ouvrages aucune trace d’imitation. Ses tableaux n’offrent qu’un petit nombre de personnages, appartenant d’ordinaire à la haute bourgeoisie. Sa couleur tranquille a des tons argentins; nul n’a distribué plus savamment la lumière, et n’a su mieux rendre la perspective aérienne. Il excelle encore dans tous les accessoires, vêtements, tapis, meubles, vaisselle de choix, orfèvrerie d’or et d’argent. Il finissait moins que Gérard Dow et Terburg, ce qui le fait préférer par beaucoup d’amateurs, qui trouvent sa touche plus large. Le Louvre possède de Metzu huit tableaux ( Un chimiste lisant près d'une fenêtre, le Marché aux herbes d’Amiterdam, Portrait de l’amiral Trornp, etc.), qui donnent une idée parfaite de sa manière. A. M.
MEUDON, Metiosedum, brg (Seine-et-Oise) , arr. et à 10 kil. E.-N.-E de Versailles, et à 9 kil. O. de Paris, au sommet d’un coteau près de la rive g. de la Seine et sur le chemin de fer de Versailles (rive g.); 3.646 hab. Rabelais