‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 150 sur 864 · MEU · texte numérisé non relu

MEU

en fut curé en 1545. Le cardinal de Lorraine y fit con- I striure, sous François Ier, un château, qu’on a détruit en J 1804; celui qui existe auj. fut bâti en 1695 par le dauphin, l fils de Louis XIV, et réparé par Napoléon Ier. Il est entouré de beaux jardins, dessinés par Le Nôtre, et environné des buis de Me.idon. Beau viaduc en maçonnerie du chemin de fer. Exploitation de blanc et craie; verrerie.

MEULAN , ch.-l. de cant. ( Seine-et-Oise )', arr. et à 85 kil. N.-N.-E. de Versailles, 41 N. -O. de Paris par le chemin de fer de Rouen , sur la Seine; 2,129 hab. Autrefois fortifié, réuni à la couronne en 1204, pris par les An- I glais en 1346, par Dugueselin en 1363, et vainement j assiégé par le duc de Mayenne en 1590. On y remarque l'église de S'-Nicolas, et celle de Notre-Dame , convertie en halle au blé. Carrières et fours à plâtre ; moulins à farine.

meiji.an (Paulin? de). V, guizot (Mme).

MEULEN (Van der), peintre. V. Van der Meut.en.

MEUNG ou MEHUN-SUR-LOIRE , ch.-l. de cant. (Loiret), arr. et à 18 kil. S.-O. d’Orléans, sur le chemin de fer de Paris à Bordeaux et sur la rive dr. de la Loire; 3,022 hab. Il se forma autour d’une forteresse bâtie par Louis le Gros. Patrie de Clopinel, dit Jean de Meung, Comm. de vins, farines, bestiaux, cuirs, lainages, etc. On remarque l’église de Sl-Liphard, et un château, anc. résidence des évêques d’Orléans.

meung ou mehun (Jean de), poëte français, surnommé Clopinel parce qu’il était boiteux, né vers le milieu du xni® siècle, à Meung-sur-Loire, d’une famille noble, m. à Paris entre 1310 et 1318, continua, sur la demande de Philippe le Bel , le Roman de la Rose, commencé par Guillaume de Lorris ( V. ce nom), et l’augmenta de 18,000 vers. Le mérite principal de cette œuvre, privée d’intérêt par suite de sa longueur, est une ingénuité et une naïveté d’autant plus agréables que le secret en paraissait perdu. On a encore de Jean de Meung : Trésor, ou les Sept articles de foi , impr. avec ses Proverbes dorez et 'ses Remontrances au roi , Paris, 1503, in-8° ; Les loys des trespassez avecques le pèlerinage de maistre Jehan de Meung, 1481-84, in-8“; la Vie et les Epitres de Pierre d'Abarjlard et d'Héloise sa femme, dont la Biblioth. impér. possède un manuscrit; le Miroir d'alchymie, Paris, 1612, in-4°.

MEURS, v. des Etats prussiens (prov. du Rhin), à 50 kil. S.-E. de Dusseldorf, sur le Kemeltbach; 3,000 hab. l’abr. de casimirs et flanelles. Autrefois ch.-l. d’une principauté ; ses fortifications furent rasées en 1764. Prés de là était Asriburgium.

MEURSAULT, vge (Côte-d’Or), arr. et à 8 kil. S.-O. de Beaune, sur le chemin de fer de Paris à Lyon; 2,292 hab. Vins b'ancs très-renommés.

MEURSBOURG , en allem. Mœrsburg,v. du gr. -duché de Bade située dans le cercle et à 12 kil. N.-Ë. de Constance; 1,500 hab. Résidence de l’évêque de Constance.

MEL'RSIUS (Jean ), antiquaire et philologue , né à Losdun , près de La Haye, en 1579, m. en 1639. Il avait une vaste érudition , qu’il manifesta d’abord par d’excellentes notes sur Martial , de savants commentaires sur Lycophron, Leyde, 1597, et des traités sur certaines parties des antiquités romaines; elle le fit rechercher par le grandpensionnaire Barneveldt, qui le chargea d’accompagner ses fils dans les différentes cours de l’Europe. 11 occupa ensuite les chaires d’histoire et de grec à Leyde, 1610-11 , et fut nommé historiographe des Etats -Généraux. Poursuivi, après la mort de Barneveldt , il accepta du roi de Danemark la chaire d’histoire à l’Académie de Sorœ, en 1625. Ses œuvres ont été recueillies par J. Lami , Florence, 1741-63 , 12 vol. in-fol. Une grande partie a été aussi insérée dans les recueils de Grævius. Outre quelques éditions d’auteurs anciens (Lycophron, Philostrate, Aristoxène, Palladius, Hésychius , l’empereur Léon, etc.), elles renferment : Glossarium grœco-barbarum , Leyde, 1614, in -4®; Grœcia feriata , sur les fêtes et les jeux de l'anc. Grèce, 1619, in-4° ; Orchestra , sur la danse, 1618, in-4"; Elcusinia, sur les mystères, 1619, in-4®, sujet alors à peine connu; de Populis Atlicœ; Cecropia ; Regnum alticum ; Archontes atlienienses ; Pisistratus ; Eortuna atlica ; Thémis atlica; Areopagus ; Panathœnea ; Solon; Tlieseus ; Æschylus ; Sophocles et Euripides , sive de tragœdiis eorum, 1618-1622; toute la science acquise dans cette matière depuis la publication de ces traités est fondée sur les bases posées par Meursius. Athenœ Datavæ, sive de urbe , Zeydensi et academid, Leyde, 1625, in-4® ; Rerum Relgica rvm liber umts, de induciis belli Relgici , 1612, in-4® ; Eerdinandus , seu libri IV de rébus per sexennium sub Ferdinando , duce Albano, in Delgio geslis, 1614, in-4® ; Guillelmus j A uriacus , sive de rebus loto Belyio tùm ab eo quàm ejus tem- ‘

pore gestis libri X, 1620, in -4°; Historia Danica, usque ad annum 1523, Copenhague, 1630, in-4®, etc. V. sa Vie par Guill. Moller, Altdorf , 1693, in-4®, et par Valor. Schramm, Leipzig, 1715, in-4®. C. N.

meursius (Jean), fils du précédent, né à Leyde en 1613, m. en 1653, suivit son père en Danemark. Il publia : de Tibits veterum, Sorœ, 1641, in-8°; Arboretum sacrum, sive de arborum consecrationc, Leyde, Elzévir, 1642; Majestas Venetæ, I.eyde, 1640, in-12; Ôbservationes polilico-miscellanece, Copenh , 1641, in-8®. G. N

MEURTRE , riv. de France, prend sa source dans les Vosges, à 4 kil. de Sl-Dié, passe à S‘-Dié, Baccarat, Lunéville et prés de Nancy, et se jette dans la Moselle, près de Frouard (Meurthe). Cours de 136 kil., navigable sur 12 kil. depuis Nancy.

meurthe (La), département du N.-E. de la France, ch.-l., Nancy, formé de l’anc. Lorraine propre et du Toulois ; entre les départements de la Moselle au N. , du Bas- Rhin à l’E., des Vosges au S., de la Meuse â l'O. Superf., 602,799 hect. ; pop., 428,643 hab. Arrosé par la Meurthe, la Meuse, la Seille, la Sarre, etc.; plusieurs étangs assez vastes (Stoc!;, Gondrexange). Traversé par les montagnes des Vosges. Vaste banc de sel gemme au N. ; eaux salées à Vie. Sol très-fertile en eéréa es, lin, chanvre, tabac, betteraves, vins communs, pommes de terre, légumes secs, •houblon, prunes, écorces à tau Elève de chevaux, porcs, moutons. Belles forêts. Exploitation de sel gemme (45 millions de lcilogr. par an), fer, pierres lithographiques, pierres de taille, marbre, albâtre, grès. Industrie active : cristallerie et verrerie de Baccarat , glaces, soude ( 1 million de kilogr. par an), cuirs et peaux, produits chimiques, papiers, cartes à jouer, broderies dites de Nancy; confiserie, charcuterie. Ce département forme le diocèse et dépend de la cour impériale de Nancy.

MEUSE, en latin Mosa, en allemand Muas, en flamand Macs, fleuve d’Europe, naît au village de Meuse, à 17 kil. N.-E. de Langres (Ilte-Marne), traverse les départ, des Vosges, de la Meuse, des Ardennes, les prov. belges de Namur et de Liège, sépare le Limbourg belge du Limbourg hollandais, le Brabant septentrional de la Gueldre et de la Hollande méridionale, et se jette par 6 embouchures dans la mer du Nord. Elle arrose S*-Miliiel, Verdun, Stenay, Sedan, Mézières, Charleville , Givet Dinant, Namur, Liège, Maëstricht, Rureinonde, Venloo, Grave , Gorkum, Dordrecht, Rotterdam, et reçoit , à droite : le Chiers, la Semoy, l’Ourthe, la Roër, le \V allai, le Leck et TYssel inférieur; à gauche, le Bar, la Sambre, la Mehaigne, la Dommel. Cours de 900 kil., navigable sur 700, dont plus de 200 en France au-dessous de Verdun.

Meuse (La ), département du N.-E. de la France, ch.-l. Bar-le-Duc; formé dans l’anc. Lorraine ( Barrois, Verdunois, Olermontois), entre la Belgique au N., les départ, de la Moselle et de la Meurthe à l’E., des Vosges et de la Hte« Marne au S., delà Marne et des Ardennes â l’O.; superf., 620,555 hect. ; pop., 301,653 hab. Arrosé par la Meuse, la Marne, et l’Aisne. Sol accidenté, fertile en céréales, lin, chanvre, plantes oléagineuses, bons vins ordinaires rouges et blancs. Beaucoup de forêts et de prairies. Récolte d’écorces à tan. Exploit, de fer, pierres de taille et pierres à chaux, marne, terre à potier. Elève de bétail. Nombreuses usines à fer, papeteries, verreries, poteries, vannerie, boissellerie, bonneterie et dentelles; confitures de groseilles de Bar; dragées, anis et liqueurs de Verdun ; brasseries, distilleries, fabr. de vinaigre, charcuteries. Emigration annuelle et temporaire de marchands de paniers, d’étameurs, de rémouleurs. Ce département forme le diocèse de Verdun, et dépend de la cour impériale de Nancy:

meuse (Département des bouches-de-la- ). V. BOU- CHES-DE-LA -MEUSE.

MEUSE— inferieure , département du 1er empire français, ch.-l. Maëstricht; formé d’une partie du pays de Liège et de la Gueldre, entre ceux des Bouches-du-Rhiu au N., de la Roër à l’E.,de l’Ourthe au S., de la Dyle et des Deux- Nèthes à l’O. Il était divisé en 3 arrond. : Maëstricht, Hasselt, et Ruremonde. Il forme auj. à peu près le Limbourg belge, et partie du Limbourg hollandais.

MEUSEL (George), bibliographe., né en 1743 à Eyrichshof (Franconie), m. en 1820, fut professeur à l’université de Halle en 1765, obtint la chaire d’histoire à l’université d’Erfurt en 1768, puis à celle d’Erlangen, en 17 79. On a de lui : de Prœcipuis commerciorum in Germaniâ epnehis , Erlangen , 1780, in-4®; Bib'.iolheca historien, Leipzig, 1782- 1804, 11 tom. en 22 vol. in-8®; Réflexions sur les nouveaux ouvrages i'istoriques , 1769—1778, 9 vol. in-8®, en allemand; Histoire de France, Halle, 1771-76, 4 vol. in— 4°; l Allemagne littéraire , 1796 à 1821 , Lemgo , 18 vol. in-8», cou-

MEX

MEX

tinuée par Lindner, 1823-34, t. 19 à 23 ; Introduction àja connaissance de l'histoire des Etats de l Europe, Leipzig, 1775, in-8°: Dictionnaire des artistes allemands vivants y Lcmg‘0, 1778-89, 2 vol. in-8°; 2e édit., 1808-09, 3 vol. in-8»; Bibliothèque de la statistique , Leipz. , 1790, in-8°, et 1806-7,

2 vol. in-8° ; Direction pour l'histoire littéraire , Leipzig, 1799- 1800, 3 part. Dictionnaire des écrivains allemands

morts de 1750 à 1800, Leipzig, 1802-16, 15 vol. in-8°; Mis cellances artistiques , Erfurt , 1779-87, 30 livr. , et une nou velle série, Leipzig, 1795-1803, 14 livr. ; Musée pour les artistes et les amateurs , Manheim, 1787-92, 18 livr. , et une nouvelle série, Leipzig, 1794-95, 4 livr., etc.

MEVAN1A, aile. v. d'Italie, sur les confins de l’Etrmïe et de l’Ombrie, chez les Sénonais. Patrie de Properce. Auj. Bevagna.

MEWAR. V. Ooevpotjr.

MEVVAT. V. Matcherry.

MEXICO, v. capitale du Mexique, ch.-l. du Valle de Mexico (division de Toluca), près de la rive occidentale du lac de Tezcuco, à 220 kil. du golfe du Mexique et à 264 ldi. du Grand-Océan; par 19u 25' 45" lat. N , et 102° 11' 14'' long. O.; 205,000 hab. Résidence du Président et des administrations centrales; archevêché métropolitain du Mexique; université; bibliothèque; école des mines, avec observatoire et musée de minéralogie; séminaire, collèges de S1 Ildefonse et de Sl-Grégoire; académie des beaux-arts ; école de médecine ; société pour le progrès des arts et de l’agriculture ; jardin botanique. Imprimerie royale (depuis 1550). Hôtel des monnaies (20 balanciers donnant 80,000 piastres ou 439,200 fr. par jour autrefois, et auj. 3 millions par an seulement). Consuls de France et autres. Manuf. de cigares de l'Etat. Mexico est sur l'emplacement de l'anc. Tenochtitlan, fondée par les ' Aztèques vers 1325; les trois îles sur lesquelles celle-ci j était construite, sont auj. confondues avec la terre ferme, les eaux du lac de Tezcuco s’étant retirées. Les chaussées qui la joignaient alors au continent, servent de digues aux ; eaux des lac? voisins. Mexico est une des plus remarquables villes de l’Amérique du N., pour la beauté de ses 1 maisons peintes à fresques, la longueur et la régularité de ses rues, la grandeur de ses places, telles que la Plazza- Major, ornée de la statue de Charles IV, et pour la richesse de ses églises et de ses couvents, couverts en porcelaine, et où les métaux précieux sont répandus à profusion. On y remarque aussi le musée des antiquités mexicaines, les promenades du Paseo et de l’Alameda, et les tableaux hiéroglyphiques conservés dans les archives. Son principal commerce consiste en ouvrages d’art en or, argent, bois et os poli ; cires, toiles, sellerie et carrosserie. — Pris sur Montézuma par Cortez en 1521, Mexico appartint à l’Espagne avec tout le pays jusqu’en 1810. Siège du gouvernement depuis la rupture avec la métropole, théâtre de terribles émeutes dans un pays sans ces;e agité, Mexico fut, jusqu’en 1865, sous les institutions républicaines, le ch.-l. d’un district fédéral comprenant la ville et sa banlieue, et comptant 269 534 hab. Le district fédéral fut remplacé, lors de l’établissement de l’Empire, par un département appelé Valle de Meiico , ayant la même étendue. Au temps de la République, le district était une enclave d’un Etat de Mexico, chef-lieu Toluca ; cet Etat correspondu t au departem, impérial de Toluca ( V . ce mot au Supplément).

MEX1M1EUX, ch.-l. de canton fAin), arr. et à 40 kil. E. de Trévoux; 1,738 hab. Patrie de Vaugelas.

MEXIQUE, vaste contrée de l’Amérique septentrionale, qui s’étendait depuis l’isthme de Panama jusqu’aux territoires de l’Orégon et de la Louisiane ; après avoir appartenu pendant trois siècles à l’Espagne, le Mexique a été démembré en plusieurs Etats indépendants : le Nouveau- Mexique, la Nouvelle-Californie et le Texas, annexés aujourd’hui aux Etats-l'nis ; l’empire du Mexique; les diverses républiques du grand isthme et la colonie anglaise de Balize.

Mi xiQiiE (Républ. du), Etat de l’Amérique du Nord, borné au N. par les Etats-Unis , à l’E. par le golfe du Mexique, au S. par la république de Guatemala dans P Amérique centrale , à l’O. par l'océan Pacifique; entre 88° 55 '-119° 30' long. O., 15°-32°-40' lat. N.; 2,500 kil. de l’O. à l’E., 3,800 kil. du N.-O. au S.-E. 1,613,1 .7 kil. carr. ; 8,137,853 hab. , dont les deux tiers sont indigènes; les blancs et les métis, qui forment l’autre tiers, sont à peu près en nombre égal. Le Mexique est composé presque en entier d’un immense plateau aride et sablonneux, formé par la chaîne des montagnes Rocheu-es {Boclnj-Mountains) , dont la crête le traverse en prenant divers noms (Sierra-Madre, Sierra de Acha, Sierra de los

Mimbres , etc.), et légèrement incliné vers le N. La partie S. est parsemée de pics élevés (Citlatepetl , 5,308 mèt.; Nevada de Toluca, 4,623; Cofre de Perote, 4,088, eic.), et de volcans, dont cinq sont en activité (Popocatepetl, 5,420 mèt.; Orizaba, 5,295 ; Colima, 3,658 ; Jorullo,Tustla), Le pays manque de rivières navigables, et est, en général, mal arrosé; ses principaux cours d’eau sont: le Rio- Grande-del-Norte, le Rio-Tamési, le Rio-Tabasco à l’Est, le Rio Gvnnde-de- Santiago à l’Ouest Les autres sont sans importance, et n’ont de remarquable que la largeur considérable de leur embouchure. Les lacs, très-nombreux et très-vastes (Chapalla, Patzenaro, etc.), semblent être les restes d’immenses bassins qui existèrent autrefois dans les hautes plaines des Cordillères. Sous le rapport du climat, le Mexique se divise en trois grandes zones : 1° les terres chaudes {lierra caliente), les plus fertiles de toutes, et aussi les plus malsaines, comprenant à peu près tout l’étage inférieur baigné par la mer; on y récolte le coton, l’indigo, le sucre, les bananes, etc.; mais on y gagne aisément la fièvre jaune ( vomito prieto)-, 2» les terres froides {lierra fria ), sur les plateaux élevés; au-dessus de 2,000 mèt., la température ne dépasse pas 7 ou 8 degrés; 3° la région tempérée {lierra templada) , comprenant les terres, situées à 12 ou 1,500 mèt. sur la pente des Cordillères; les saisons s’y confondent dans un printemps éternel. La flore du Mexique est très-variée, et réunit en quelque sorte la végétation des deux mondes : palmiers, bananiers, cactus à cochenille, vanille, igname, maguey, cacaotiers, cannes à sucre, maïs, céréales, arbres fruitiers de l’Europe, bois de teinture et d’ébénisterie, plantes médicinales, fleurs éclatantes, etc. Les immenses forêts du pays renferment des animaux particuliers : le jaguar, le couguar, l’ours mexicain, le bison, l’élan, le chien muet, l’apaxa, l’antilope berendos, etc. Les animaux de l’Europe, transportés au Mexique, s’y sont multipliés rapidement. Los métaux précieux y abondent. Le plateau d’Anahuac et de Mécboacan renferme des mines d’argent inépuisables ; le produit moyen est évalué à 2 millions de marcs par an; l’or, moins abondant, se trouve surtout dans la Sonora, la Haute-Pimérie et l’Oaxaca; le produit annuel ne dépasse pas 4,000 mares. La valeur totale de l’or et de l’argent ouvrés ou monnayés au Mexique de 1521 à 1852 est de 19,235,907,000 fr. On trouve de l’étain et du cuivre dans les États de Michaogan et de Guanaxuato, et, sut différents points, du fer, du zinc, de l’antimoine, du mercure, du sel gemme, etc. Le Mexique est néanmoins dans un déploi'able état de misère : ce sol fertile n’est pas cultivé , et des déserts immenses séparent les villes. La religion est le catholicisme : 3 archevêques et 15 évêqiv*s sont à la tète du clergé. Le pays, formant (1866) 8 divisions militaires et 50 départements civils {V. le Supplément), comprenait, avant l’empire, 25 départements ou Etats, 3 territoires, et 1 district fédéral.

Départements ou Étals. Chefs-lieux.

Mexico, Toluca.

IMécliOciCcin , Morel ia ou \ «illïKloiicl.

Queretaro, Queretaro.

Aguas-Calicntes, Aguas-Calientes.

Zacatecas, Zacatecas.

Xalisco, Guadalaxara.

Cinaloa, Culiacan.

Sonora, Urès.

Guanaxuato, Guanaxuato.

Guerrero, Tixtlan.

Chihuahua, Chihuahua.

Durango, Duraugo.

Cohahuila, Saltillo.

Nouveau-Léon, Monterey.

San-Luis-Potosi , San-Luis-Potosi.

Tamaulipas, Victoria.

Vera Cruz, Vera-Cruz.

La Puebla, La Puebla.

Oaxaca, Oaxaea.

Chiapa, San-Christobal.

Yucatan, Merida.

Tabasco, San-Juan-Bautista»

Tehuantepccj Tehuantepee,

Sierra-Gorda.

Carmen.

Territoires.

Basse-Californie, La Paz.

Colima, Colima.

Tlascala, Tlascaia,

District fédéral, Mexico.

Histoire. Les Toll'eques paraissent avoir été les plus an-

MEX

Page 1