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ciens habitants du Mexique. Décimés par une épidémie, ils furent remplacés par les Chichimèques et les Aztèques, qui, soumis un instant par les Colhues , recouvrèrent leur liberté, et fondèrent en 1325 la ville de Mexico, qui devint la résidence de leurs rois. Ces princes furent conquérants, et étendirent bientôt leur domination sur tous les peuples du Mexique, Tapnnèques, Tlatélolgves, etc. Le gouvernement était une monarchie élective -, l’Etat percevait des impôts réguliers. D’importantes découvertes, faites dans ces derniers temps par l’archéologie au Mexique , s’ac- ( cordent avec les traditions pour témoigner que les Mexicains, antérieurement à la conquête espagnole, étaient arrivés à un haut degré de civilisation. Ils étaient assez avancés dans les mathématiques, dans la mécanique, dans les arts industriels, faisaient des routes, établissaient des relais de courriers, creusaient des canaux, connaissaient l’architecture, la sculpture, la peinture, et employaient, dans la fabrication des poteries, des procédés déjà très-perfectionnés : ils avaient poussé l’astronomie presque aussi loin que les anciens Egyptiens. Montézuma régnait sur les Mexicains, et son empire s’étendait jusqu'aux frontières du Guatémala et du Yucatan , lorsque Fernand Cortez envahit le Mexique. En moins de 2 ans, 1519-1521, le plus puissant Etat de l’Amérique fut subjugué par une poignée d’aventuriers ( V. Cortez ), et le Mexique devint une viceroyauté espagnole, sous le nom de Nouvelle-Espagne. La cupidité et la barbarie des conquérants accablèrent de maux le malheureux peuple dépossédé. Des moines furent envoyés pour convertir les Mexicains; l’Inquisition fut établie, et, sous cette pression terrible, la civilisation antérieure et l’esprit national disparurent peu à peu. La population s’épuisait elle-même, décimée par les supplices et les travaux excessifs. Cédant enfin aux réclamations de Las Casas, Charles-Quint garantit aux Indiens la liberté personnelle , en > léterminant les tributs et les services auxquels ils étaient assujettis. Mais le sort des cultivateurs mexicains, traités comme serfs, et attachés à la glèbe, ne s’adoucit guère qu’à partir du xvme siècle. L’exploitation du pays conquis se borna d’ailleurs longtemps à la recherche des métaux précieux, dont le produit surpassait toute attente. L’énorme quantité d’or et d’argent que l’Espagne tira de l'Amérique au xvie siècle, ne contribua pas peu à en faire la puissance prépondérante de l’Europe. L’avéneinent de Joseph Bonaparte au trône d’Espagne, en 1803, fit naître un conflit entre les Indiens et les Espagnols du Mexique; les indigènes s’unirent et s’insurgèrent. Guidés par le curé Hidalgo , ils prirent et pillèrent Guanaxuato ; mais , battus plusieurs fois, ils rentrèrent dans l'obéissance en 1811. Une 2e tentative d’indépendance eut lieu en 1812 ; elle avait pour chef le curé Morelos ; elle n’eut pas plus de succès que la lre ; Morelos fut fait prisonnier et fusillé. Mina se mit à la tête d’une nouvelle insurrection en 1818 ; il ne fut pas plus heureux que Morelos, et périt comme lui. En 1821, un des généraux de l’armée espagnole, Augustin Iturbide, accusé de concussion parle gouvernement, donna sa démission, et se mit à la tête des Indépendants. 11 battit deux fois le vice-roi Apodaca, s’empara de Mexico, organisa un gouvernement provisoire, réunit les Cortès, et se fit proclamer empereur sous le nom d’Augustin Ier, 1822. Cet Empire dura moins d’un an. Après l’abdication d’Iturbide, Vitloria, président du Congrès, organisa les Etats-Unis mexicains sur le modèle des Etats-Unis du Nord, 1823 , et la victoire de Tampico, 1829, assura leur indépendance. La révolution était accomplie : la nouvelle république forma des alliances avec les Etats-Unis, l’Angleterre, la Colombie, et fut reconnue par le pape. La prise du fort de Sl-Jean d’Ulloa compléta l’affranchissement du pays. Mais à peine le Mexique a-t-il conquis son indépendance, que des discordes intestines viennent le déchirer. A Vittoria avait succédé Pedrazza en 1828. Le président Guerrero, 1828, rétablit un instant le cglme ; mais il est bientôt déposé, fusillé, et rem placé par Bustamente, 1829. En 1832, le général Sanla- Anna se révolte à Vera-Cruz, et obtient la présidence, grâce à l’appui du parti démocrate , qui veut en faire un dictateur. La lutte s’engage entre les partisans du système fédéral et ceux de la république unitaire. Aux troubles civils se joignent les insurrections militaires, et on ne voit plus dès lors que révoltes suscitées par des généraux qui se disputent le pouvoir. Bustamente est rétabli en 1836; en 1838, les mauvais traitements qu’enduraient les Français au Mexique furent châtiés par le bombardement de S‘-Jean d’Ulloa et de Vera-Cruz. Parédès a la présidence en 1841 ; Santa-Anna se fait proclamer dictateur en 1843; Herrera en 1844, Paredès de nouveau en 1846, Santa-Anna pour la 3e fois en 1847, Pedro Anana
la même année, Herrera rétabli en 1848, se succèdent. Dès 1836, le Texas s’est détaché du Mexique, qui n’a pu empêcher son incorporation aux Etats-Unis en 1846. Dans la guerre qu’il soutient à ce sujet, Matamoras, Santa-Fé, Monterey, Tabasco, Tampico, sont occupées par les troupes de l’Union; en 1847, Puebla, la Vera- Cruz, et, après une série de défaites, Mexico même, succombent. En vertu du traité de Guadalupe, le Mexique abandonne aux Etats-Unis le territoire à i’E. du ltio-del- 'Norte, le Nouveau-Mexique, et la Nouvelle-Californie. La désorganisation est effroyable : les villes maritimes réforment leurs tarifs douaniers, sans consulter le pouvoir central; les provinces du N. sont dévastées par les Indiens et envahies par des aventuriers de toutes nations. La détresse financière est au comble, et les étrangers sont soumis aux exactions du gouvernement. Les années 1854 et 1855 ont vu la révolte d’Acapulco, l’expédition du comte Raousset-Boulbon, une nouvelle dictature et la chute de Santa-Anna, réélu en janv. 1855 : Carrera le remplace en août suivant; il est dépossédé en sept par Alvarez qui, en décemb., se démet en faveur de Comonfort. Ce dernier est chassé en janv. 1858; Zuloaga occupe la présidence jusqu’en janv. 1859, où Miramon lui succède. Juarez avait, dès 1858, établi un contre-gouvernement à la Vera-Cruz: Miramon essaye de le détruire, échoue, tombe en décemb. 1860, et Juarez est reconnu seul président en janv. 1861. Sa conduite politique avec l’Espagne, l’Angleterre, et la France, oblige ces nations à une intervention armée en janv. 1862; des dissentiments entre les 3 chefs éclatent en avril suiv., et la France reste seule pour mener à fin l’intervention. Le général Lorencez, trompé par de faux renseignements, échoue devant Puebla; mais Forey, son successeur, prend cette ville et occupe Mexico (mai 1863). L’empire est établi, en 1864, en faveur de Maximilien, frère de l’empereur d’Autriche, et renversé, en 1867.
Mexique (Golfe du), extrémité orientale de l’océan Atlantique, dans un enfoncement profond de la côte, entre les Etats-Unis au N.-B. (Texas, Louisiane, Mississipi, Alabama, Floride), le Mexique à l’O. et au S., et l’ île de Cuba au S.-E. ; par 83° 30'-100° 40' long. O., et 18°-30° 30' lat. N. Uni à l’Océan par le détroit de Floride, et au golfe d’Honduras par le canal d’Yucatan. Alluvions, écueils et bas-fonds à l’embouchure du Mississipi et près de Cuba. Varech abondant à la surface, surtout dans l’E. Marées peu considérables; courant très-sensible sur la côte depuis le cap Catoche jusqu’au détroit de Floride; eaux d'un bleu plus foncé que dans le reste de 1 Océan.
Mexique (nouveau-), territoire des Etats-Unis, cédé par le Mexique en 1848, et situé entre le Texas et le territoire indien à l’E., le Colorado au N., V Arizona à l’O., le Texas et le Mexique au S.; 225,000 ldi. carr. ; 60,000 hab. Ch.-l., Santa-Fé. Sol montagneux, fertile, mais en partie abandonné, Culture de la vigne. Commerce de peaux et de fourrures.
MEYElï (Jacques) ou DE MEYERE, historien belge, né en 1491 à Vleteren près Bailleul (Flandre), ni. à Bruges en 1552. Il étudia la philosophie et la théologie à Paris. Ami de Despautère et d’Erasme, il hâta la renaissance des lettres en Flandre par ses travaux historiques, qui sont : Flandricarum rerum decas, Bruges, 1531, in-4° ; Chronicon Flandriœ , Nuremberg, 1538, in-4°, de 1 an 445 à 1278; Commenlarii , seu annales rerum /' landricarum, Anvers, 1561, in-fol. ; c’est sou histoire, corrigée et continuée jusqu’au temps de Maximilien d’Autriche et de Marie de Bourgogne; ses recherches sont profondes, mais sa critique est peu sûre.
meyer (Conrad), peintre et graveur à l’eau-forte, né à Zurich en 1618, m. en 1689, peignit habilement I histoire, le- paysage et le portrait, et, le premier, mit en usage le vernis mou pour graver à l’eau-forte. Le nombre de ses peintures est considérable, et celui de ses gravures s élève à plus de 900 pièces.
MEYMAC, ch.-l. de cant. (Corrèze), arr. et à 16 kil. O. d’Ussel ; 1,745 hab. Mine de houille; fabr. d’armes à feu. Commerce de chevaux, mulets, et bestiaux.
MEYNIER (Charles), peintre d’histoire, né à Paris en 1768, m. en 18.32, étudiad’abord la gravure en taille-douce, puis, entraîné par son goût pour la peinture, entia dans l’atelier de Vincent, et remporta, en 1799, le grand-prix de Rome. Ses principaux ouvrages sont : les Adieux de 7elémuque et d Eucharis ; le 76e de ligne retrouvant ses drapeaux dans l'arsenal d'Inspruck ; l'Entrée des Français dans Ueihn; la Dédicace de la basilique de Sl-Deuis en présence de Charlemagne (dans la sacristie de cette basilique); P hor bas présentant OEdipe enfant à la reine de Corinthe (au Louvre), etc. Mercier n’etait pas coloriste, mais il dessinait assez cor-