‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 167 sur 864 · MU G · texte numérisé non relu

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parties d’une manîève facile et naturelle au milieu des combinaisons les plus compliquées. Ses opéras sont des chefs-d'œuvre; les principaux sont : Milridate , 1770; Lucio Silla , 1773; la Finta Giardinicra , 1774; [dominée , 1731; V Enlèvement du sérail , 1782 ; les Noces de Figaro, 1786 ; Don Juan, 1787 ; Cosi fan tulle, 1790; la Ftùle enchantée, 1791, ouvrage monstrueusement défiguré en France sous le nom des Mystères d Fis ; et la Clémence de Titus, 1791. Mozart avait une force de conception prodigieuse et une facilité non moins étonnante : il composait de mémoire et jamais au piano ; quand il avait mûri ses idées, il les jetait sur le papier avec une sorte de fougue, qui était encore de l’inspiration. Un des prodiges ne sa mémoire fut d’avoir reproduit , en 1770 , après une seule audition dans la chapelle Sixtine à Rome, le Miserere d’Allegri, dont il était défendu de donner copie. Il est mort dans toute la plénitude de son gên e, après avoir produit un œuvre très-considérable, et à l’âge de moins de 36 ans. Il vit approcher sa fin : •< Je meurs, dit-il , au moment où j’allais jouir de mes travaux, où j'allais écrire sous la dictée de mon cœur! » Une statue de bronze lui a été élevée à Salzbourg en 1841. Une excellente biographie de Mozart a été publiée par le conseiller danois de Nissen , Leipzig, 1828, in-8°. V. aussi une notice de Schlichtegroll , trad. en français par Winckler,dans le Magasin encyclopédique, 1801, t. ni ; C.-F. Cramer, Anecdotes sur Mozart , Paris, 1801, in-8°. B.

MOZDUK ou MOSDOK, v. de l’empire russe, sur le Térek, dans le gouvern. et à 225 ldi. S.-F. de Stavropol ; 10,885 hab. Elle communique à Titlis par le passage du Danel , et termine la ligne militaire formée le long du Caucase. Fabr. de maroquins.

MQUIXW’aRI. V. Kazbek.

MSTA, riv. de la Russie d’Europe, sort du lac Mstino (Tver), arrose le gvt de Novogorod , et se jette dans le lac Umen; cours de 500 kil. Elle est réunie par un canal à la Tvertza, affluent du Volga.

MSTISLAVL , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 140 kil. N.-E. de Mohilev, sur la Soja; 5,000 hab. Collège de jésuites. Connu. de chanvre et de blé. — Fondée eu 1180, réunie à la Russie par Catherine II en 1772.

MTZENSK , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 52 kil. N.-E. d’Orel ; 12,327 hab. Comm. de blé et de chanvre. — Cédée par les Lithuaniens aux Russes en 1509.

MUC1IAMIEL, v. d’Espagne (Valence), à 11 kil. N. d’Alicante; 3,700 hab. Bons vins.

MUCIDAN. V. Mussidan.

MUC1EN | Marcus-Licinius-Crassus), consul en 52, en 70, en 74, exilé en Orient sous Claude, détermina Vespasien â accepter l’Empire, vint à Rome après la victoire de Crémone, et après avoir repoussé une invasion des Daces. Vespasien le fit tout-puissant dans Rome, l’appela son frère, et ne réprima pas ses exactions.

MUC1US, nom d’une illustre famille plébéienne, à Rome, dont les membres portaient le nom de Scœvola, et qui produisit d'habiles jurisconsultes. V. Scævola.

MUCY- L’ËVÉQUE. V. Mussy.

MUDGE (Thomas), mécanicien , né à Exeter en 1715, m. en 1794, acquit une grande supériorité dans t’horlogerie. Parmi ses ouvrages, on cite deux montres, lune à équation, l’autre à répétition, qu’il fit pour le roi d'Espagne Ferdinand VII, et, pour l’observatoire de Greenwich, des garde-temps qui lui valurent une prime de 2500 liv. sterl. Il perfectionna les montres marines , et inventa un nouvel échappement pour les montres ordinaires. On a de lui : Pensées sur les moyens de perfectionner les montres , particulièrement celles de la marine, 1766.

MUEZZIN ou MOUEZZIN. V. Adan.

MUETS, employés du palais dos sultans Ottomans, ne s’exprimant que par signes, sans toutefois être privés de l’usage de la p.arole.

MUETTE (La). V. Passy.

MUFTI , chef principal de la religion musulmane, oracle respecté qui résout les difficultés de la loi; ses décisions, appelées fetvas, sont aveuglément exécutées. Il réside à Constantinople; son élection dépend absolument du sultan , qui , du reste, ne s’oppose jamais à ses sentences et le consulte souvent dans les affaires d’Etat. On fait rarement périr un mufti revêtu de sa charge ; mais on le dégrade d'abord. Pour crimes énormes ou trahison , on le pilait autrefois dans un mortier, que l’on conserve encore dans la prison des Sept-Tours.

MUGLI1Z ou MOHELNICE, v. des Etats autrichiens (Moravie), sur la Morawa, à 35 kil. N.-N.-O. d’OImiitz; 4,000 hab. Etoffes de laine.

MUGNANO, V. du royaume d’Italie, prov. et à 66 kil. N.-E. de Naples; 4,303 hab.

MUGNOZ. V. Munoz.

MUGRON , ch.-l. de cant. ( Landes ), arr. et à 18 kil. O. de S'-Sever, près de la rive g. de l’Adour; 694 hab. Comm. de vins et eaux-de-vie.

MUHL, signifie moulin en allemand; MUHLHausen, maison à moulins.

muhl, riv. de l’Autriche (Autriche au-dessus de l’Ens), naît sur les frontières de la Bavière et de la Bohême, et, après un cours de 60 kil., se jette dans le Danube, près de Neuhaus. — Elle donne son nom à l’un des 4 cercles de la Haute-Autriche, entre la Bohême au N., le Manhartsberg supérieur à l’E., le Danub- au S., et la Bavière â l’ü.; 3,185 liect. ; 100 kil. sur 32; 197,215 hab. Ch.-l., Linz.

MUHLBERG, v. des Etats prussiens (''axe), sur l’Elbe, régence et à 84 kil. E. de Mersebourg; 3,000 hab. Produits chimiques, toiles, houblon. — Bataille, le 24 avril 1547, où Charles-Quint défit les protestants, commandés par l’électeur de Saxe Jean-Frédéric, qui fut fait prisonnier.

MUHLDORF, v. de Bavière (Tsar), sur la rive g. de l’Inn, à 75 kil. N.-E. de Munich; 1,600 hab. Ruines d’un château. Culture de houblon et de chanvre. — Victoire de Louis V de Bavière sur Frédéric le Beau, qui y fut fait prisonnier, 1322.

MUHLENBACH, en hongrois Szasz-Sebes, v. des Etats autrichiens (Transylvanie), à 20 kil. S. de Karlsbourg; 4,500 hab. Récolte de vins.

MU11LHAUSEN, v. murée des Etats prussiens (Saxe), régence etâ 53 kil. N. -O. d’Erfurt, sur l’Unstrutt; 15,600 hab. Ane. ville libre impériale. Gymnase. Foire aux laines. Fabr. de tabac, tanneries. — Cédée à la Prusse en 1802.

muiii.hausen, nom allemand de Mulhouse.

MUHLHE1M, v. des Etats prussiens (Prov. rhénane), sur le Rhin, régence et à 6 kil. N.-E. de Cologne, 11,000 hab. Papeteries, fonderies de fer, machines.

mus lh ki.w , v. des Etats prussiens (Prov. rhénane), sur la Roër, régence et à 25 kil. N.-E. le Dusseldorf; 11,789 hab. Quincaillerie, machines, filature de coton, fabr. de draps, savons, cuirs, blanc de zinc.

MUHR ou MUR, riv. des Etats autrichiens, liait au pied du Schoderborn (province de Salzbourgj, passe à Murau, Judenburg, Brück , Grætz , Radkersburg, et se jette dans la Drave, rive g., près de Legrad. Cours de 500 kil.

MU1D, Modius, anc. mesure de capacité, de France, très variable selon les localités: pour les liquides, le muid de Paris valait 268 litres ; celui de Bourgogne, 320 ; celui du Languedoc, 114. Il était de 1875 litres pour les grains, 2473 pour le sel, 3746 pour l’avoine, etc.

MUIDEN, v. forte du royaume de Hollande (Hollande septentrionale), à 3 kil. U. -N. -O. de Naarden , à l'embouchure du Vecht dans le Zuyderzee; 1,000 hab. Petit port de pêche.

MULA , v. d’Espagne , prov. et à 31 kil. S.- O. de Murmie. Poterie, moulins à farine et à huile, distilleries. Fur son territoire se trouvent des eaux thermales , avec un établissement de bains très-fréquenté. Pop. de la commune : 9,800 hab.

MULCEDONUM, nom latin de Mussidan.

MULDE , riv. d’Allemagne , formée en Saxe par la réunion du Frciberger et du Schneidberger, nés dans l’Erz- Gebirge, coule au N. -O. , passe à Zwickau, et se jette dans l’Elbe près de Dessau, dans la principauté d'Anhalt. Cours de 260 kil.

MULE du pape (du latin Mulleus ), pantoufle sur laquelle il y a une croix, et que baisent ceux qui sont présentés au pape.

MULLY-ABDEL-MÉLEK , roi de Fez et de Maroc, de la dynastie des Chéryfs , détrôna son neveu Muley-Mohammed al-Monthaser, fils d’Abdallah, en 1576. Ce prince implora le secours des chrétiens ; don Sébastien , roi de Portugal, débarqua en Afrique, en 1573, et campa dans les plaines d’Alcaçar-Quivir, où Muley-Abdel-Mélek , quoique malade, lui livra bataille; les chrétiens furent taillés en pièces , et Sébastien tué. Mohammed se noya dans sa fuite, etMulev lui-même muurut d’épuisement à la fin de l’action.

muley-haçan , roi de Tunis en 1533 , fut chassé par le célèbre corsaire Barberousse, et s’adressa à Charles-Quint, qui vint en personne assiéger Tunis, la prit d’assaut, et rendit le trône à son allié , 1535. Un traité humiliant signé avec l’Espagne fit bientôt chasser Mulev par ses sujets; il courut demancir protection à l’Empereur, revint avec quelques troupes, fut vaincu par sou fils Muley-H ornai dah, que les Tunisiens avaient proclamé eu son absence, et eut les yeux crevés. Délivré par les Espagnols , il passa en Europe, et mourut en Italie vers 1545. — Son fils , chassé à

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on tour par les Turcs, en 1573 , fut le dernier prince de a dynastie des Hafsides.

Müley-ismael , empereur de Maroc , de la dynastie des Chéryfs , monta sur le trône en 1672 , se fit céder Tanger par les Anglais, 1684, enleva Larache et Mahmorah aux Espagnols , mais assiégea inutilement Ceuta pendant 26 ans, conclut avec la France un traité de paix et de commerce en 1699, et échoua en 1700 dans une attaque contre les Algériens. Sa vieillesse fut tourmentée par les révoltes de ses fils, et il mourut en 1727.

MULGARADOCKS, nom que portent les prêtres-médecins des indigènes de l'Australie.

MULGItAVE ( Constantin-John-Phips , lord), navigateur anglais, né en 1734, m. en 1794, fut envoyé en 1773 à la recherche d’un passage au N. de l’Amérique, s’avança jusqu’à 80» 37’ de lat. N., et revint sans avoir pu se frayer un passage au milieu des glaces. Il devint membre de la Chambre des Communes, 1775, commissaire de l’Amirauté , 1777 , et pair, 1784. Il a publié : Voyage au pôle boréal , entrepris par ordre du roi en 1773 , Londres , 1774 , 1 vol. in-4°, cartes et fig. , trad. en français , Paris , 1 vol. in-4°.

MULGRAVES (Les), groupe d’iles peu importantes, au centre de la Micronésie, dans le Grand-Océan équinoxial, au S.-E. des Mariannes, et que Balbi désigne sous le nom à'Archipel central. Elles sont habitées en grande partie par des noirs, et comprennent les groupes secondaires de Mulgrave, Balielc, Gilbert, Radak, etc.

MULHOUSE, en allemand Mülhausen (Haut-llhin), s.préfect. depuis 1857, à 43 kil. S. de Colmar, dans une île de l’ill et sur le canal du Rhône au Rhin; 58,573 hab. Chemin de fer pour Thann et Strasbourg. Bourse, succursale de la Banque de France, trib. de irc inst. et de commerce, chambre de commerce, école préparatoire des sciences et des lettres, collège. Bureau de douane. Société industrielle. Jolie ville, au milieu d’une campagne fertile, et l’une des premières de France pour l’industrie. En 1746, Kœchlin, Schtnalger, et Dollfus, y fondèrent la première manufacture de toiles peintes, et Risler y créa, en 1762, le premier atelier pour le tissage du coton. Les indiennes, toiles peintes, et impressions sur reps, pour tentures imitant le point d’Aubusson, sont au rang de nos plus belles productions industrielles. Nombreuses filatures de coton et de laine. Fabrication de calicot, draps, toiles, linge de table, mousseline, percale; blanchisseries et apprêts, teintureries. La valeur des produits manufacturés s’élève chaque année à 100 millions de francs. Aux environs , exploitation de pierres lithographiques. — Mulhouse appartint d'abord aux évêques de Strasbourg; Rodolphe de Habsbourg la leur enleva, et l’érigea en ville impériale en 1273 ; au xve siècle, elle s’allia avec les cantons suisses, et l’archiduc Sigismond fut forcé, par la paix de Waldshut, 1468, de reconnaître son indépendance avec celle des cantons. Charles le Téméraire essaya en vain de la reprendre. Près de cette ville, Turenne défit les Impériaux en 1674. En 1798 , cette petite république demanda à être réunie à la France.

MULL, île d’Ecosse, à 3 kil. de la côte N.- O., une des plus grandes Hébrides, dans l’océan Atlantique (comté d’Argyle), par 56» 30’ lat. N. et 8° 28’ long. O.; 49 kil. sur 35; 6,850 hab. Sol montagneux; cavernes profondes; climat humide; lacs et marais; vastes forêts au N. Commerce de bestiaux. Granit, basalte, pierre à chaux. Ville princip. : Tobermory.

MULLER (André), orientaliste, né à Greiffenhagen (Poméranie) vers 1630, m. en 1694, d’abord pasteur à Bernow, puis prévôt de l’église de Berlin, 1667, était profondément versé dans les langues orientales, et particuliérement dans le chinois, dont il répandit l’étude; il a laissé: l’Oraison dominicale , en chinois, comparée avec cent autres versions, Berlin, 1680, in-4° ; Catalogue des ouvrages chinois de la bibliothèque de Berlin, 1683, in— fol. ; Opuscula nonnulla orientalia, Francfort, 1695, in-4° ; Speciminum sinicorum decimœ de decimis, una cum mantissis, 1685, in-fol., ouvrage très-rare. Il coopéra à la Bible polyglotte de Walton.

muller (Gérard-Frédéric), voyageur et historiographe, né en 1705 à Hervorden (Westphalie ), m. en 1783, vint se fixer en Russie, où il enseigna le latin, l’histoire, et la géographie à l’Académie de Sl-Pétersbourg ; accompagna, dans leurs voyages en Sibérie, Gmelin et Delisle de la Croyère, 1733 43; fut comblé d’honneurs par l'impératrice Catherine II, et devint historiographe de l’Empire, conservateur des archives aux affaires étrangères , etc. On a de lui : Gazette allemande de Sl-Pétersbourg, 1728-30, in-4°; Recueil pour l'histoire de Russie, S'-Pétersbourg, 1732-

1764, 9 vol. in-8°; De scriplis tonguticis in Siberid repertis, 1747, in-4°; Origines gentis et nominis Russorum, 17-19; Histoire de la Sibérie, tome Ier, 1750, ouvrage incomplet; Histoire des voyages et découvertes des Russes, Amst., 1766, 2 vol. in-8°, etc.

muller (Othon-Frédéric), naturaliste, né à Copenhague en 1730, m. en 1784, renonça en 1771, étant conseiller de chancellerie et archiviste des finances, à un brillant avenir dans l’administration publique, pour se livrer exclusivement à l’étude de la nature. Il s’attacha surtout à celle des petits animaux, des vers, des infusoires, dont il décrivit avecune admirable patience et une scrupuleuse exactitude les espèces et les caractères distinctifs. Ses livres sont devenus classiques. On a de lui : Traité sur quelques champignons, 1763 ; Fauna insertorum Friedriclisdaliana, 1764; Flora Friedrichsdaliana, 1767 ; de Certains vers de l'eau douce et de l'eau salée, 1 vol. in-4°, 1771, en allemand ; Vermium lerreslrium et fluvialium Historia, 1773-14, 2 vol. in-4° ; Traité sur les Hydrachnes ou Araignées aquatiques, en latin, 1781, 1 vol. in-4°; Entomoslraca , 1 vol. in-4°, 1785 ; Animalcula infusoria , jluviatilia et marina, in-4° et 50 planches, 1786. Il ajouta 2 vol. à la Flore de Danemark, commencée par Œder, et entreprit une Zoologie danoise, dont il ne put publier que 2 cahiers in-fol-, avec 40 planches; un 3e parut en 1789, un 4e en 1806; elle est encore incomplète.

muller (Louis), ingénieur prussien, né en 1735 dans la Marche de Pregnitz, m. en 1804, servit dans la guerre de Sept-Ans, et s’occupa surtout du système d’attaque et de défense des places. On a de lui : l’Art des retranchements et des cantonnements d’hiver , Potsdam, 1782, in-8«; Précis des trois campagnes de Silésie, 1785, in-4°; Tableau des guerres de Frédéric le Grand, 1785, in-4°, trad. en français; OEuvres militaires, Berlin, 1806, 2 vol. in-4°.

muller ( Jean-Gothard de), célèbre graveur, né en 1747 à Bernhauscn ( Wurtembergl , m. en 1830, vint étudier à Paris sous la direction de Wille, et fut professeur à l'école des beaux-arts de Stuttgard. Ses principales œuvres sont : Sainte Cécile, d’après le Dominiquin ; Lolh et ses filles, d’après Honthorst; la Vierge à la chaise, d’après Raphaël.

muller (Jean-Frédéric-Guillaume), fils du précédent, né à Stuttgard en 1782, m. en 1816, s’est aussi fait un nom dans la gravure, et devint professeur à l’Académie des beaux-arts de Dresde. On cite de lui : la Vénus d’Arles, gravée pour le Musée français; Saint Jean, d’après le Dominiquin ; la Madone de Dresde; Adam et Ève, d’après tua plafond du Vatican par Raphaël.

muller ( Jean de), célèbre historien suisse, né à Schaffhouse en 1752, m. en 1809, fit ses études à Gœttingue, professa d’abord le grec à Sehaffhouse, 1771, puis l’histoire à Genève et à Berne. Après avoir été au service du landgrave de Hesse, 1782, puis de l’électeur de Mayence, 1786, il se retira à Vienne en 1791, obtint de l’empereur Léopold II une place de conseiller à la chancellerie d’Etat, entra à l’Académie de Berlin en 1804, et, après l’occupation de la Prusse par Napoléon Ier, fut nommé secrétaire d’Etat du royaume de Westphalie, puis directeur-général de l’instruction publique. Muller a été surnommé le Thucydide de l’Helvélie. On a de lui : Betlum Cimbricum, Zurich, 1772, in-8°; Essais historiques, Berlin, 1781; Lettres d'un jeune savant à son ami, ou Correspondance de Jean de Muller et de Victor de Bonstelten, Tubingue, 1802, en allemand, trad. en franç. par M'ue Steck, Zurich, 1810, et Paris, 1812; Histoire de la confédération Suisse, dont la lre édition parut à Berne en 1780 et ne fut point terminée ; la 2e fut publiée en 1786 à Leipzig. Cette Histoire, écrite en allemand, commence à l’origine de la nation Suisse, et va jusqu’au XVe siècle inclusivement. Elle est pleine des recherches les plus exactes et les plus profondes sur les villes et leurs traditions particulières; la narration, large, grave, quelquefois majestueuse, est un peu froide, mais inspirée partout d’un profond sentiment de liberté. Elle a été traduite tn français par Mourer, Lausanne, 1794-1803, 12 vol. in-8°, continuée jusqu’à nos jours par C. Monnard et L. Vulliemin, et traduite par C. Monnard, Paris, 1840-46, 16 vol. in-8°. Les OEuvres complètes de Jean de Muller parurent à Tubingue, 1810-20, 28 vol. in-8». Une Histoire universelle, posthume , a été traduite en français par Hess, 1814-17, 4 vol. in-8°; 2e édit., 1826 ; 3e Bruxelles, 1841. V. Heeren , Muller l’historien, Leipzig, 1809; Woltmann, Jean de Muller, Berlin, 1810; Roth, Panégyrique de Jean de Muller, Sulzbach , 1811; Waehler, Biographie de Jean de Muller, Leipzig, 1825.

muller (Jean), astronome. V. regiomontanus.

muller (Jens- Peter), peintre danois, né vers 1779, m. en 1854, jouit d’une grande réputation en Danemark

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