‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 168 sur 864 · MUM · texte numérisé non relu

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et en Allemagne comme peintre de paysages. On remarque, parmi ses nombreuses toiles, une collection de Tues dos contrées les plus pittoresques de Suède et de Norvège, souvent reproduites par la gravure et la lithographie.

muller (Charles Ottfried), illustre philologue et archéologue, né en 1797 à Brieg (Silésie), m. en 1840, était fils d’un pasteur protestant, et venait à peine de terminer ses études à Berlin, lorsqu’il y publia, en 1817, un Ægineticorum liber, résultat de ses recherches sur la mythologie, et le 1er ouvrage complet sur une tribu grecque. La même année, il obtint la chaire de langues anciennes au Magdalenum ou lycée de Brcslau. Tout en s’occupant de son enseignement, il conçut et commença d’exécuter le plan d'analyser tout le cycle mythique, et de remonter jusqu’à l’origine des traditions grecques sur chaque peuplade. Son premier essai parut sous le titre d'Orchomène et les Minyens, Breslau, 1820. Nommé professeur d’archéologie à l’université de Gœttingue en 1819, il donna une autre monographie, les Doriens, Breslau, 1824. Les deux ouvrages ont été refondus dans une nouvelle édition par Sclmeidewin, Breslau, 1844, 3 vol. in-8°. Mi ller prit, en 1824, la chaire d’histoire et de philosophie, et publia successivement : Prolégomènes d’une Mythologie scientifique , Gœttingue, 1825; les Macédoniens, Berlin, 1825; de Pkidiœ vilâ et nperibus, 1827 ; les Etrusques, 1828, 2 vol. in-8®, un des plus remarquables travaux de l’auteur; Manuel de l’archéologie et de l'art, 1830 et 1835, trad. enfranç., avec quelques additions, par P. Nicard, sous le titre de Nouveau Manuel complet d'archéologie, Paris, 1841,3 vol. in-18 et atlas, et réédité par Welcker, Breslau, 1847, etc. Ce Manuel est un livre d’une science exacte et sûre. L’idée qui a présidé à sa composition, est qu'il n’y eut jamais qu’un peuple vraiment artiste, les Grecs, et que tous les autres peuples de l’antiquité n’ont cultivé les arts que comme amusement ou dans un but pratique. Il y a là sans doute beaucoup d’esprit de système, mais cette pensée est développée avec une hauteur de vues et une richesse de moyens auxquelles il faut rendre hommage. Muller mourut à Castri (Livadie), en explorant les monuments de la Grèce. On a publié, depuis, une Histoire de la litière ce de la Grèce ancienne, 1841, qu’il laissa inachevée.

MULLEUS. Chaussure des magistrats .rules, des sénateurs, des prêtres, des empereurs, des tribuns militaires chez les anc. Romains ; bottine en cuir rouge ou noir, montant jusqu’au-dessous du gras de la jambe, où elle était serrée par quelques lanières.

MULLINGAR, v. d’Irlande, cap. du comté de West- Meath, dans le Leinster, sur la Brosna et le Grand-Canal, à 110 kil. O. -N. -O. de Dublin, avec chemin de fer; 5,359 hab. Commerce de blé.

MULLNLR (Adolphe), littérateur allemand, né en 1774 à Langendorf (Saxe prussienne) , m. en 1817, neveu de Bürger, fit ses études à Leipzig, et se consacra presque exclusivement au théâtre et à la critique. Il débuta par de spirituelles comédies, qu’il faisait jouer sur un théâtre de société à Weissent'els. Puis il s’engagea dans la tragédie sur les traces de Werner. Le 29 février, la Faute (trad. en français dans la collection des Chefs-d'œuvre des théâtres étrangers), le Roi Yngurd, i Albanaise, etc., eurent le plus grand succès, grâce à des plans habilement conçus, à des coups de théâtre bien ménagés, à une diction pleine de verve et de poésie. Les Giuvres dramatiques de Mullner ont été réunies à Brunswick, 1828, 7 vol. On a aussi de lui des Mélanges , Stuttgard, 1824-26, 2 vol.

MULSUM, boisson composée de vin miellé, chez les anc. Romains, et que l’on prenait à jeun ou au commencement du repas. On en donnait aux soldats, dans les triomphes.

MULTIEN (le), Melcianus pagus, petit pays de l’anc. France (Brie), entre Crespy (Oise) et Crécy (Seine-et- Marne) ; lieux principaux : Meaux et May (Seine-et-Marne), Rosoy, Rouvres et Acy (Oise). Pays à blé.

MULUCHA. V. Malva.

MUMMIUS (Lucius) , général romain, fut préteur en Espagne l’an 601 de Rome , 152 av. J.-C., puis consul Tan 607. Il battit les Achéens et Diæus. prit, pilla et brûla Corinthe, et réduisit, sous le nom d ’Achaie , la Grèce en province romaine. On le surnomma Achalcus. 11 poussait l’ignorance jusqu’à menacer ceux qu’il chargeait de transporter à Rome les œuvres d’art de la Grèce, de les leur faire remplacer, s’ils les perdaient.

MUMMOL (Énnius), général bourguignon du vie siècle, fils d’un comte d’Auxerre, obtint, en 561, de Gontran, roi d’Orléans et de Bourgogne , la succession de son père , reçut le titre de patrioo, vainquit plusieurs fois les Lombards et les Saxons, conquit la Lorraine et le Poitou sur

Chilpéric, roi de Soissons ; mais, ayant tenté de mettre sur le trône un aventurier nommé Gondovald, il fut assiégé dans Comminges, et se tua de désespoir, 585.

MUMPELGARD, nom allemand de Montbéliard.

MUNAT1US PLANCUS, né à Tibur, d’abord partisan de Pompée, s’attacha ensuite à César, et commandait dans la Transalpine lorsque Antoine , vaincu sous les murs de Modène (Tan 710 de Rome, 43 av. J.-C.), s’enfuit vers les Alpes. Il s'avança avec une armée pour lui fermer la Gaule ; mais , bientôt après , il passa dans son parti , et fut élu consul, Tan 711, avec Lépide. Devenu partisan d’Oetave, comme on cherchait pour ce nouveau maître un nouveau nom, il proposa celui d’Auguste, Tan 726, et fut, Tan 731, le dernier censeur de Rome. Lors de son proconsulat en Gaule , il avait bâti ou du moins réparé Lugdunum (Lyon). Horace lui a adressé la 7e ode de son 1er livre.

MUNCER. T. Munzer.

MUNCHHAUSEN (Gerlach -Adolphe, baron de), homme d’Etat allemand, né dans le Hanovre en 1688, m. en 1770, siégea 37 ans dans le conseil privé de l’électeur, et, en 1768, parvint au poste de premier ministre. Il fonda l’université de Gœttingue, et en fut curateur pendant 32 ans.

MÜNCHEN , nom allemand de Munich.

MUNCHENBUCHSEE , vge de Suisse (Berne), à 8 kil. S.-S.-O. de Fraunhrunnen ; 2,200 hab. Ecole normale cantonale d’instituteurs primaires, dans une anc. commanderie de Malte.

MUNCHENGRÆTZ, v. de Bohême (Etats autrichiens), à 11 kil. N. d’Iung-Bunzlau ; 2,900 hab. Tombeaux de la maison de Watlenstein, dans la chapelle du château.

MUND , bouche en langue germanique ; affixe qui indique la position à l’embouchure d’une rivière ; Tangermunde, bouche de la Tanger, etc.

MUNDA, v. d’IIispanie (Bétique), chez les Bastitans. Victoire de César sur les fils de Pompée, le 17 mars de l’an 709 de Rome, 45 ans av. J.-C. Auj. Ciudad-Ronda.

munda , nom anc. du mondego.

MUNDAT. C’est, dans l’ancienne langue féodale de la France, le même mot que Mainbournie ou Avouerie. Il y avait, en Alsace, le mundat de Wissembourg, que les Chambres de réunion rattachèrent à la France en 1680.

MUNDEN, v. du royaume de Prusse (Hanovre), au confluent de la Fulde et de la Werra, à 16 kil. N.-E. de Cassel, 26 S. -U. de Gœttingue; 6,000 hab. Ane. château, où résidaient les princes de Gœttingue , et transformé en grenier public. Entrepôt royal de fer; maison de détention. Bières, cuirs, produits chimiques, toiles, pierres meulières. Grand commerce de transit. Anc. ville hanséatique, pillée par Tilly en 1626. Les Français l’ont occupée en 1756 et 1805.

MUNDINUS. V. mondino.

MUNGO (Saint), nommé aussi Kentigern , descendant, dit-on, d’une famille royale, fut évêque de Glasgow au VIe siècle. On lui attribue la fondation du monastère de Sl-Asaph, 560, et la création de l’université d’Oxford.

mungo-park, voyageur, né en 1771 près de Selkirk (Ecosse), était fils d’un fermier, qui lui fit donner de l’éducation, et le destinait à l’état ecclésiastique; mais il préféra la médecine. A l’âge de 20 aus, étant venu à Londres pour chercher de l’emploi , il s’embarqua pour Sumatra. L’année suivante , la Société africaine de Londres le commissionna pour aller explorer la Nigritie, 1795, et il remonta dans ce but le cours du Niger bien avant dans les terres. De retour en Europe, 1797, il exerça la profession de médecin. En 1803, il s’embarqua de nouveau pour l’Afrique; ses premières explorations furent heureuses; mais, à partir du 16 novembre 1805, on n'entendit plus parler de lui ; on conjecture qu’il périt assassiné à Yaour, dans le royaume de Ilaoussa. Il a publié : Voyages dans les contrées intérieures de l'Afrique, faits en 1795, 1796 et 1797, Londres, 1799, 1 vol. in-4®, avec cartes et fig., traduit en français par Castera, Paris, 1800, 2 vol. in-8°. Le second voyage a été publié par le major Rennel, sous le titre de Dernier voyage dam les contrées intérieures de l'Afrique, fait en 1805, Londres, 1815, 1 vol. in-4°, avec cartes et fig. Il a été également traduit en français, Paris, 1820, 1 vol. in-4®. Mungo-Park fut un voyageur plein de courage et d’énergie, un observateur exact et judicieux. Ses relations ont le ton de la vérité, et sont écrites d’un style élégant et simple.

MUNICH, en allemand München, en latin Monarum ou Monachium , en italien Monaco, v. capit. de la Bavière, sur la rive g. de l’Isar et un canal qui la joint au lac Würm, ch.-l. du cercle de Haute-Bavière, à 460 kil. S. E. de Francfort-sur-Mein, 61 d’Augsbourg, 229 de Stuttgard, I 448 de Vienne, 862 E. de Parte; par 48® 8' 20” lat. N.,

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et 9» 14’ 18” long. E.; 167,054 hab., dont 15,000 protestants et 1,000 juifs. Siège du gouvernement. Archevêché; consistoires protestants, synagogue. Cour suprême de justice; division militaire ; Académies royales des sciences, des beaux-arts, militaire et d’artillerie. Université catholique (à Landshut, avant 1826); écoles technique, polytechnique, industrielle et rurale, vétérinaire, clinique, forestière, des mines, de sourds-muets, d’aveugles, etc. Ecole du dimanche. Collections d'histoire naturelle, jardin botanique , institut géographique du baron Cotta , institut mathématique de Reichenbach, observatoire. Bibliothèque royale, la plus riche du monde après celle de Paris. Asile d’aliénés; maison de force ou de détention. Beau musée de tableaux ( Pinacothèque ), de sculpture et d’antiques ( Olyplolhéque), et de médailles ; nombreuses collections particulières. Grande et belle ville, divisée en 4 quartiers (Graggenauer, Anger, Kreuz , Hacken), entourée des 6 faubourgs de Maximilien, d’Au, de I.ouis, d’Isar, de Santa-Anna. de Schonfeld, et dont les principaux édifices sont: le Palais royal, rempli de richesses d’histoire et d’art, entre autres, de fresques de Schnorr, représentant les principales scènes des Niebelungen ; I hôtel-de-ville ; les palais des Etats, de Maximilieu, de Wittelsbach, de Leuchtenberg; les églises de Notre-Dame (charmant pastiche du style ogival le plus pur), des Théatins, de Sl-Michel ( avec le tombeau d’Eugène Beauharnais), et de S'-Pierre; celle de Sl-Louis, en style italien, inaugurée en 1844, et enrichie de sculptures et de peintures par les plus célèbres artistes allemands modernes ; celle de Tousles-Saints, ou nouvelle chapelle de la cour, bâtie de 1826 à 18.87 dans le style byzantin du XIe siècle: l’église de Saint-Boni face, construite de 1825 à 1850 d’après le modèle d’une basilique romaine; l’hôpital du S'-Esprit; le collège des jésuites, où se trouve l’Académie des beauxarts; la halle au blé; le palais de l’exposition de l’industrie; les théâtres; les places de Maximilien, de Joseph, et de l’Odéon. L’aspect général de Munich est cependant triste, et la population insuffisante pour l’animer. Fonderies royales de bronze, de fer, et de canons; mauuf. de peintures sur verre; brasseries considérables et trèsrenommées; pierres lithographiques. Fabr. de tapis , soieries, cotonnades, lainages, cartes à jouer, tabac, gants, dentelles, tabletterie, laques, machines, instruments de précision, etc. Chemin de fer pour Augsbourg. — Fleuri de Saxe fonda Munich, en 962, sur un terrain qui appartenait à des moines (d’où lui vient sou nom). Incendiée en 1827 et 1848, cette ville fut prise par liustave- Adolphe, roi de Suède, en 1632, par les Autrichiens en 1704, 1741, 1743, et par les Français en 1800. B.

MUNICH on MUNNICH ( Burchard-Christophe , comte de) , né en 1683, dans le comté d’Oldenbourg, d’un pauvre gentilhomme, m. en 1767 , vint en France à l’âge de 16 ans, et allait y entrer au service comme ingénieur, quand éclata la guerre de la Succession d’Espagne , 1700. Il s’engagea, en qualité de capitaine d’infanterie, dans les troupes de la liesse, fit les campagnes d’Italie et de Flandre sous le prince Eugène, fut fait prisonnier et conduit à Cambrai, OÙ il connut Fénelon. Il passa au service de la Pologne en 1716, et obtint le grade de général-major des armées saxonnes, et le commandement des gardes de la couronne. En 1721 , il se rendit en Russie, et fut accueilli avec empressement par Pierre Ier, qui l’employa comme ingénieur, le nomma lieutenant-général, et, peu après, lui confia l’exécution du canal de Ladoga. Cette œuvre ne fut terminée qu’en 17.38. Créé successivement comte , gouverneur de Sl-Pétersbourg, de l’Ingrieetde la Finlande, feld-maréchal des armées de la tzarine Anne, il remporta de grands avantages sur les Tartares de la Crimée, battit les Polonais, 1736, prit Otchakow, 1737, vainquit les Turcs, 1739, près de Chocz m, s'empara de cette ville et de celle d'Iassy. Il fit partie du conseil de régence pendant la minorité d’Ivan VI, et devint premier ministre de ce prince. Victorieux de son rival Biren ( F. ce mot ) , dont il obtint l’exil en Sibérie , il succomba à son tour au milieu des intrigues de la cour, 1742, et fut condamné à être décapité; mais on se contenta de l’envoyer en Sibérie. Pierre 111 le rappela, 1762,etlui rendit ses titres. 11 essaya vainement dedefendre ce prince , lors de la révolution de palais qui le renversa du trône. L'impératrice Catherine lî le nomma directeurgénéral des ports de la mer Baltique. Munich était brave jusqu'à la témérité; il avait des talents militaires, sans être cependant un grand général. On a de lui : Ebauche pour donner une iilée de la forme du gouvernement de l'Empire russe, en français, Leipzig, 1774, in-8°; Recueil des écluses et des travaux du canal de Ladoga, recueil de dessins, 1765. V, lia lem, Vie du comte de Munich, Paris, 1807, in-8°. Pi..

MUNICIPAL (Conseil), V. commune.

MUNICIPE , Muniripium , ville de pays conquis par les anc. Romains, et qu’ils avaient gratifiée du droit de cité romaine, oramairement saus les droits de suffrage et d’honneurs I V. Cité romaine), quelquefois avec ces droits. La cité romaine était pour les individus; mais la ville on l’Etat pouvait garder sa constitution indigène, que la république reconnaissait. Si le mnnicipe y renonçait pour adopter la constitution romaine , il devenait peuple fundut ( V ce mot ) , sans cesser d’être mnnicipe, et organisait son gouvernement à l’instar de celui de Rome : il avait ses trois ordres , le sénat, les chevaliers , et le peuple , ses consuls, appelés duumvtrs ou qualuorvirs , suivant leur nombre, ou bien édiles, dictateurs , ou questeurs; enfin ses comices pour l’élection des magistrats , ou la sanction des lois. Les municipes furent d’abord établisen Italie, et avec une extrême réserve, puisque, vers la fin du vu0 siècle de Rome, il y avait à peine vingt villes municipales dans cette péninsule , et presque toutes dans le Latium. Quand l’Empire se fut agrandi jusqu’aux pays barbares, on établit aussi des municipes dans les provinces d’outre-mer. Ce fut une politique d’Auguste, et de la plupart des empereurs , de donner assez facilement aux provinces des droits civiques dont la république avait toujours été fort avare, parce qu’elle voulait tenir ses sujets sous le régime de la conquête. Les provinciaux, gagnant ce que Rome perdait, s’affectionnèrent au gouvernement impérial : ils furent le contre-poids de la métropole , toujours mécontente et prête à devenir turbulente , et le but que se proposait Auguste fut atteint. Sous le Bas-Empire, les municipes formèrent une des ressources importantes de l’Etat; mais leur sort devint misérable, parce qu’on les accabla d'impôts. C. D — y.

MUNITIONNAIRES, agents préposés à la garde, à la fourniture et à la distribution des vivres et des fourrages de l’armée. En 1211, Philippe- Auguste établit quelques Commis du roi , chargés de pourvoir à la subsistance des gens de guerre. En 1470, furent créés des Commis ou Commissaires généraux des vivres , chargés de la direction , de la comptabilité et de la distribution. Le 1er traité des vivres et fourrages par entreprise fut conclu en 1594, et confié à un M unitionnaire général. Depuis 1648 , les fournitures , qui autrefois pesaient sur les habitants , furent faites au compte du gouvernement. En 1831 , on établit le système par adjudications annuelles avec publicité et concurrence.

MUNKACS ou MONGATCH, v. de Hongrie (Beregh), sur la Latorcza, à 21 kil. N. de Beregh-iszasz; 5,000 hab. Evêché, dont le titulaire réside à Ungvar. Entrepôt de sel. Anc. château-fort, transformé en prison d’Etat. Aux environs, mines de fer et forges; exploit, d’alun.

MUNNICIl. V. Munich.

MUNOZ (Sébastien!, peintre espagnol, né en 1654 à, Naval- Caruero, m. en 1690, un des meilleurs élèves de Claude Coello, alla étudier à Rome sous Carlo Maratti, et, de retour en Espagne, 1684, aida son maître à orner Je fresques le collège de la Manteria. En 1688 , le roi nomma Munoz peintre de la cour. Celui de ses tableaux qui obtint le plus grand succès fut le Martyre de St Sébastien, placé dans la sacristie des Carmes déchaussés. On cite encore Psyché et l'Amour, et huit sujets tirés de la Vit de St Eloi. Il retouchait, dans l’église d’Atocha, la célèbre voûte peinte par Hcrrera le Jeune, lorsqu’il tomba de l’échafaudage et se tua sur le coup. Tarragone et Madrid renferment ses principaux ouvrages. A. M.

munoz (Gilles de). V. clément viii, antipape.

MUNSTER ou MOMONIE, une des quatre grandes divisions ecclésiastiques de l’Irlande, au S.- O., entre le Connauglit au N., l'océan Atlantique à l’O. et au S., et le Leiuster à l'E.; par 51» 19 -53» 8' lat. N., et 9» 20’-12» 50' long. O. Divisé en 6 comtés : Clark , Cork , Kerry, Limerick, Tipperary, Waterford. Côtes très -découpées (baies de Bantry et de Cork). Riv.: Shanuon, Suir, Blackwuier ; 1,502,200 hab.

munster, nom commun à plusieurs villes d'Allemagne, qui doivent leur origine ou leur célébrité à une abbaye ( monasterium),

munster, v. des Etats prussiens, surl’Aa et le canal de Munster, ch.-l. de la prov. de Westphalie, de la régence et du cercle de son nom , à 470 kil. O.-S.-O. Je Berlin; par 51» 58’ 10” lat. N., et 5» 17’ 31” long. E.; 24,000 hab. Evêché (autrefois indépendant, sécularisé en 1803 1 ; Cour d’appel; division militaire; université catholique; 3 gymnases; écoles de médecine, de sourds-muets, vétérinaire, normale primaire. Maison de détention. Bibliothèque, jardin botanique, collections scientifiques. Beaux jardins sur l’emplacement des anciennes fortifications. Eglise gothique

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