‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 170 sur 864 · MURO-DI-CARINI. V. CARINI · texte numérisé non relu

MURO-DI-CARINI. V. CARINI

MURPHY (Arthur), poète dramatique anglais, né à Choniquin (Roscommon) en 1727, m. en 1805, se fit acteur en 1753 , puis rédacteur de quelques feuilles politiques qui eurent peu de succès, donna au théâtre un grand nombre de pièces, dont quelques-unes réussirent, fut avocat de 1763 à 1787, et ne s’occupa depuis que

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de littérature. Tl lutta toujours contre l’indigence ; à la fin de sa vie, il ohtint cependant un emploi à la Banque et une pension. Parmi ses ouvrages, on remarque : les tragédies d 'Arminius, de l'Orphelin de la Chine, d'Alzuma, de Zcnobie, imitées d’ouvrages français ; le Tapissier, V Ecole des tuteurs, le Bourgeois, la Vieille fille, l'ile déserte, le Mariage clandestin, Connaissez-vous vous-même, Tout le monde a tort, comédies restées au répertoire; des traductions de Tacite, 1793 , 4 vol. in-4° ; du Bélisaire de Marmontel , 1791; de Salluste, et des Caiilinaires de Cicéron, etc.

MURR (Christophe-Théophile de), savant littérateur et archéologue, né à Nuremberg en 1733 , m. en 1H11 , directeur des douanes dans sa ville natale depuis 1770, a laissé : Bibliothèque de peinture, de sculpture et de gravure, Francfort, 1770, 2 vol. in-8°, catalogue assez complet, mais confus; Memorabilia bibliothecarum publicarum Norimbergensium < t universilatis Altdorfinœ, Nuremberg, 1786-91,

3 vol. in-H» ; Conspeclus bibliothecæ glotticœ universalis, etc. ibid. , 1801, in-8°, prospectus d’un ouvrage immense qui l’occupa toute sa vie, et dont les matériaux ont passé depuis entre les mains du professeur J. -S. Vater; Antiquités d‘ TJerculanum, Augsbourg et Nuremberg, 1777 et 1793,

7 parties, avec plus de 200 planches; Mémoires pour la lit térulure arabe, Erlang, 1803, in-4°; Journal pour l'histoire des arts et de la littérature , Nuremberg, 1775-89, 17 vol. in-8°; Nouveau Journal pour l'histoire de la littérature et des arts, Leipzig, 1798-1800, etc.

MURRAY (Comté de). V. Elgin.

murray (Golfe de), formé par la mer du Nord an N.-E. de l’Ecosse. Il s’enfonce de 120 kil. dans le comté d'Inverness, et forme le golfe de Cromarty . Il communique, par le lac Ness et le canal Calédonien, avec le golfe Linnhe, sur la côte- O. de l’Ecosse.

ïiurüay (Jacques Stuart, comte de), né en 1531, m. en 1569, fils illégitime de Jacques V et frère aîné de Marie Stuart, sacrifia cette princesse à son ambition, I abusa de sa confiance, vendit ses secrets à Édouard VI, puis à Élisabeth, essaya de la faire enlever par les croiseurs anglais pendant sa traversée de France en Ecosse, et ne chercha depuis qu’à lui susciter des ennemis. Il trempa dans le meurtre de Darnley, excita Bothwell, son complice, à enlever la reine, et à la forcer de lui donner sa main, «oulpva ensuite le= seigneurs écossais, chassa Bothwell, enferma Marie au château de Lochleven, et se fit décerner la régence, 1567. Marie, échappée de prison, fut vaincue par son propre frère à Langside, et obligée de se confier à Elisabeth , qui , sur les conseils de Murray, la retint bientôt en captivité. Le duc de Norfolk, voulant la délivrer, s’ouvrit de sou projet au régent , qui eut la lâcheté de le livrer avec ses complices à la reine d’Angleterre. Il ne jouit pas longtemps de ses crimes. Un gentilhomme , Jacques llamilton , outragé dans son honneur par Murray, le tua d’un coup d’arquebuse à Liu- Iithgow.

murray (Lindley), grammairien américain, né en Pen sylvanie en 1745 , m. en 1826 , brilla au barreau de New- York, se livra ensuite au commerce, et se retira on Angleterre. On a de lui : une Grammaire anglaise, Londres, 1795, devenue classique, et complétée par des Exercices , et une Clef; The englisli spelling book , livre de lecture, répandu dans toutes les écoles.

murray (John) , né en Ecosse, m. en 1820 à Edimbourg, ou il professa, avec une grande distinction, la physique, la chimie et la matière médicale. Ses ouvrages principaux (en anglais) sont: Eléments de chimie, 1801 1810, 2 vol. in-8°; Eléments de matière médicale et de pharmacie, 1801, 2 vol. in-8° ; Système de chimie, 1806, 4 vol. in-8°, avec un Supplément, 1809, in-8°. C. L.

murray (la), riv. de l’Australie, sort des Alpes australiennes, coule du S.-E. au N. -O., entre dans l’Australie méridionale, coule du N. au S., et se jette dans le vaste épanchement appelé lac Victoria; env. 1,500 kil.de cours. U. P.

MURRHARDT, v. du royaume île Wurtemberg (Mec bar), sur la Murr, à 9 kil. N.-E. de Baekhang; 4,800 hab. Comm. tle bots.

MURRH1NS (Vases), coupes qui furent apportées d’Orient à Rome, pour la première fois, par Pompée, parmi les objets précieux de sou triomphe sur Mithndate, l’an 692 de la ville. Us étaient blanc rosé, avec des teintes pur purines, et des reflets d’arc-en-ciel. On ne sait pas quelle était leur véritable matière : des savants croient reconnaître, dans les descriptions, la porcelaine de la Chine, d’autres, une agate sardonyx. Les Romains mettaient des prix fous à ces coupes, et Pline eu cite une qui fut payée 70 talents (365,000 fr. ) ! C. D.— y.

M U RSA , v. de la Basse-Pannonie; auj. Eszck. L’empe-

reur romain Constance y battit Magnence. en 350. On

la nommait Major, pour la distinguer de Mursa minor, située plus au N.; auj. Darda.

MüRTEN , nom allemand de Morat.

MURZUPHLE. V. Alexis V.

MURVIEDRO, v. fortifiée d’Espagne, sur la riv. de son nom, à 5 kil. do la Méditerranée, dans la prov. et à 26 kil. N. -N.-E. de Valence; pop. de la commune : 6,749 hab. Cette ville est bâtie sur les ruines de l’anc. Sagonte, détruite lors du siège qu’elle soutint contre Annibal , et reconstruite par les Romains, qui y élevèrent de nombreux monuments, dont il reste des ruines admirables ( celles du théâtre, du cirque, etc.). Elle fut de nouveau ruinée lors de l’invasion des Goths, et relevée sous le nom de Murviter, dérivé probablement de murus velus (vieux mur). Les Arabes s’en emparèrent en 713 ; les Espagnols la leur enlevèrent en 1238.

MURVIEL, Allimurium, ch.-l. de cant. (Hérault), arr. et à 13 kil. N.-N.-O. de Béziers; 1,556 hab. Fabrique d’eaux-de-vie.

MUSA (Antonius), célèbre médecin de l’empereur Auguste, était, dit-on, un affranchi de la famille Pomponia. Pour avoir guéri son maître d’une grave maladie, il eut une statue dans le temple d’Esculape. Les fragments qui restent de lui ont été publiés par Caldiani, Bassano, 1800, in-8°. V. Ackermann , de Antonio Musa, et libris qui illi adscribuntur, Altdorf, 1786, in-4°.

musa, chef arabe. V. Mousa.

MUSÆUS ( Jean-Charles-Aug.) , littérateur, né à Iéna en 1735, m. en 1778, étudia la théologie, mais ne put obtenir d’emplois, parce que les paysans l’avaient vu danser. 11 est auteur de plusieurs ouvrages satiriques : le Grandisson allemand, 2 vol., Eisenacb, 1760-62, 2e édit. , 1781-82, dirigé contre la réputation exagérée, faite au fin milisson de Richardson ; Voyages physiognomoniques, 4 cahiers, Alten- ( bourg, 1778-79, satire contre Lavater. Le plus célèbre de ses ouvrages est un recueil de Contes populaires des Allemands, 5 vol., Gotha, 1782. Us ne sont pas tout à fait libres d’allusions aux personnages contemporains. On a en outre de lui : les Images de la mort, à la manière de Itolbein, Winterthur, 1785; Plumes d’autruclie, Berlin, 1787-97, 7 vol. dont 1 seul est de lui. Après sa mort parurent : Hochet moral, Gotha, 1788 et 1791; OEuvrrrs posthumes, in-811, Leipzig, 1791, in-8°. Les écrits de Musæus se distinguent par une verve, qui n’a point d’amertume, et par une grande originalité de style. E. S.

MUSAGÉTE, c.-à-d. conducteur des Muses, surnom d’Apollon, souvent représenté au milieu d’elles; — sumon d’Hercule, parce qu’il protégeait leur repos.

MUSCADINS, mot inventé en l’an n de la République française, par le député Chabot, pour désigner les jeunes Lyonnais qui avaieut résisté aux troupes de la Convention. 11 étendit ensuite cette dénomination à tous les jeunes gens qui avaient reçu de l’éducation, à ceux qui n avaient pas les mains calleuses ni le costume d’un sansculotte, et dont les cheveux parfumés sentaient comme le muse, d'où le nom de Muscadins. Ce furent une trentaine de muscadins qui firent, en l’an ni, une petite émeute contre le club des Jacobins, et mirent fiu à son existence en le dispersant à coups de canne.

MUSCHENBROECK. V. Musschenbroeck.

MUSCULUS, machine de siège des anc. Romains, pour aller à la sape des murailles d’une ville assiégée; galerie mobile , large de 5 pieds, haute de 4 ( 1 m,20 c., lm,50), en fortes charpentes, couverte par un toit aigu, muni de briques, de terre détrempée; habillée, sur les côtés, de peaux fraîchement écorchées, pour amortir les jets de grosses pierres, et la défendre du feu. C. D. — y.

MUSÉE, Musæus , poète grec, né à Athènes, contemporain d’Orphée et de Linus, vivait au xnie ou au xiv° siècle av. J.-C. Ses poèmes, dont aucun ne nous est parvenu, avaient pour but, selon Hérodote et Rausanias, de rendre l’homme meilleur, et développaient les vérités fondamentales de la morale et de la société. Il avait composé : des Préceptes, adressés à son fils Eumolpe; un Hymne en l’honneur deCeres; une Théogonie; une Titanographie ; un poème sur la sphère . des Mystères ou Purifications. On a publié, sous le nom de Musée , un petit poème intitulé : liero et Leandre , dont le style et les pensées decelent une origine moins ancienne; il se trouve dans le Corpus poetaruni yrrtcorum, et a été publié à part par Heinrieh, Hanovre, 1793 par Mobius, Hall, 1714; par G.-H. >chæ fer, Leipzig, 1825. Clcment Marot, Demie- Baron, Mollevaut, l’ont traduit en vers français; La Porte du Theil, 1-794, et Gail, 1796, en prose.

muser , Muséum, édifice bâti à Alexandrie d’Egypte par

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Ptolémée 1er Soter, et où les littérateurs et les savants les plus distingués (Enclide, Aratus, Diophante, Apollonius de Rhodes, Erasistrate, Théocrite, etc.) étaient entretenus aux dépens du public. C’était un grand bâtiment avec des portiques pour la promenade, et des salles pour les cours de sciences ou de littérature. Le Musée dura jusqu’à l'empire d’Aurélien, où il fut détruit dans un incendie. — Chez les modernes, on a donné le nom de Musées aux monuments qui contiennent les collections scientifiques ou artistiques.

musée, colline d’Athènes, située au S. -O. et tout près de la citadelle.

MUSÉUM d’histoire naturelle. V. jardin des PLANTES.

MUSES, du grec ifousai, déesses présidant à l’ensemble des connaissances que les anciens comprenaient sous le nom de mousikè , c’est-à-dire à peu près tous les arts de l’esprit. Filles de Jupiter et de Mnémosyne, elles sont neuf: Clio, qui préside à l’histoire; Euterpe, à la musique ; Thalie, à la comédie ; Melpomène, à la tragédie ; Terpsiehore , à la danse ; Erato, à la poésie légère ; Polymnie, à l’ode; Uranie, aux sciences; Calliope, à la poésie épique. Leur culte vint de la Thrace ou de la Macédoine, dans la Thessalie, la Phocide, la Béotie, toute la Grèce et l'Italie. Elles ont divers surnoms, tirés des montagnes et des fontaines de ces pays, telles que le Pinde, le Parnasse, le Piérius, le Permesse, Castalie, Hippoerène, l’Hélicon , etc. Le cheval Pégase leur était consacré. On leur offrait de l’eau, du lait et du miel. Il reste des statues antiques, et surtout dos bas-reliefs, des pierres gravées et des médailles, qui les représentent avec leurs attributs. P.

MUSGRAVE (Guillaume), médecin et antiquaire anglais, né en 1657 à Carlton-Musgrave (Somersetl, m. en 1721, membre de la Société royale et du Collège des médecins de Londres, a laissé , entre autres ouvrages : Je Arthritide symptomalica , 1703, in -H»; de Legionibm epistola ; De aquiiis romanis epistola , 1713,in-8°; (jeta Hritannicus, Exeter, 1716, in-8° ; Belgiv.m Brilannicum , 1719, in-8°.

MUSGRAVE (Samuel) , petit-fils du précédent, m. en 1782, médecin à Exeter, et membre de la Société royale de Londres, cultiva la philologie. On a de lui : Erercilationes in Euripidem , Leyde, 1762, in-8“ ; Animudversiones in Sophoclem , Oxford, 1800, 3 vol. in-8° ; deux dissertations sur la Mythologie des Grecs, et la Chronologie des Olympiades, en anglais, 1782. Il concourut à l’édition d'Euripide, publiée à Oxford, grec-latin, 4 vol. in-l°, 1778.

MUSKAU, v. des Etats prussiens (Silésie), sur la Neisse', dans le cercle de Rothenbourg, à 100 kil. O. -N. -O. de Liegnitz; 2,000 hab. Château seigneurial, avec belles collections d'objets d’art; bains. Poterie et bière renommée--.

MUSKOI1GES, peuple de l’Amérique. V. Creeks. MUSONh, fleuve d’Italie (prov. d’Ancône), coule au N.- E., et tombe dans l’Adr atique, à 5 kil. N.-E. de Eorette; cours de 55 kil. il donna son nom, sous le 1er Empire fiançai -, à un département : ch-E, Alareruia , réparti depuis entre les provinces de Macerata, d’Ancône, d’Urbin, et de Camerino.

MUSONI US RUFUS iCaïus), philosophe stoïcien du 1er siècle, ouvrit une école à Rome, et fut compromis dans la conjuration de Pison contre Néron, et relégué dans Pile de Gyare. Vitellius le rappela, et quand Vespasien bannit de Rome tons les philosophes, il excepta Musonius, qui était chevalier romain.

MUSSATO (Albertini), historien et poète italien , né à Padoue en 1261, m. en 1329, gagna une grande fortune par son éloquence au barreau , fut chargé de plusieurs missions par ses compatriotes auprès de l’empereur Henri VII, défendit avec vigueur sa patrie révoltée contre lui , mais fut exilé, malgré tous ses services, par ses ingrats concitoyens, en 1325. Il a laissé : Historiœ augustæ de rehus gestis Henrici VII Cœsaris libri XVI; De gestts Italorum po si Ilenricunt VII , libri XII , histoire qui va jusqu’à 1317; deux tragédies, Eccennus, et la Morl d'Achille, etc. Mussato est un historien véridique et plein de candeur, et ses ouvrages sont écrits en très-bon latin. Ses OEuvres ont été réunies à Venise, 1636, in-fol.

MU3SC1IENBROEK (Pierre Van), célèbre physicien, né à Leyde en 1692, m. en 1761, exerça d’abord la médecine, puis enseigna la philosophie et les mathématiques à Duisbourg, 1719, à Utrecht, 1723, et à Leyde, 1740. Il contribua puissamment au triomphe de la philosoplvie expérimentale et du newtonianisme en Hollande. On lui doit des recherches sur l’électricité, la cohérence des corps, le magnétisme minéral, la capillarité, le pyromètre; il eut part à l’expérience de la bouteille de Leyde. Ses princi-

paux écrits sont : De œris prœsenliâ in humoribus animalium, 1718; De cerlâ metliodo philosophiæ expérimenta lis , 1723; Tentamina eiperimenlorum naluralium , 1731, in -4°; Elementa phgsicœ , 1741; Compendium physices erperimenlalis, 1762; Inlroductio ad philosophiam naturalem , 1762, éléments de physique, trad. en français par Sigaud de La fond ; Dissertationes pliysicæ erperimenlalis et geometrice , 1729, in -4°; De metliodo insliluendi expérimenta physices , 1730, etc.

MUS3ELBURGII , brg et paroisse d’Ecosse, comté et à 9 kil. E. d’Edimbourg, à l’embouch. de l’Esk et sur l’estuaire du Forth ; 9,000 hab. Marais salants. Fabr. de toiles, cuirs, poterie; distilleries, brasseries. — Propriété successive de l’abbaye de Dunfermline, des comtes de Lauderdale, et des ducs de Monmouth.

MUSSET (Victor-Donatien de), connu sous le nom de Musset-Patiiay, littérateur, né en 1768, dans le Vendômois, ni. en 1832, servit dans le génie, devint, vers 1794, chef de bureau au ministère de l’intérieur, puis à celui de la guerre. H a composé un assez grand nombre d’ouvrages relatifs à l’histoire politique ou littéraire, dont les principaux sont a Vie militaire et privée d'Henri IV, d après ses lettres inédites..., Paris, 1803, iti-8°, livre intéressant et curieux; Anecdotes inédites pour faire su'te aux Mémoires de Mme d'Epinay, Paris, 1818, in-8° ; Histoire de la vie et des ouvrages de J. -J. Rousseau, composée de documents authentiques,

d'une biographie de ses contemporains Paris, 1821, 2 vol.

in-8° ; 2e édit., augmentée de Lettres inédites de Mlne d’Houdetot, 1822, 2 vol. in-12. Cet ouvrage, étudié à fond, mais écrit un peu sur le ton du panégyrique, est l’œuvre capitale de l'auteur. Musset est le père de MM. Paul et Alfred de Musset; M. Paul a publié: Nouvelles italiennes et siciliennes, ill-12; le Nouvel Aladin , in-12; les Originaux du xviie siècle, in-12; les Femmes de la Régence, in-12; Mémoires dé Charles (joszi , in-12; Voyage en Italie et en Sicile en 1843, in-12. ( V. au Supplément.)

MUSSIACUM , nom latin de Moissac.

MUSS1DAN ou MUCIDAN , Mulcedonum , ch.-l. de carit. (Dordogne), arr. et à 28 kil. S. de Ribérac, sur l’Isle ; 1,652 hab. Pris par les calvinistes en 1568, repris et saccagé par les catholiques en 1569, démantelé sous Louis N11I. Enorme dolmen sur un coteau voisin.

MUSSOMEl.LI, v. de Sicile, prov. et à 38 kil. N. -O» de (’alianisetta; 8,771 hab.

MUSSY-SUR-SEINE ou MUSSY-L’ÉVÊQUE, ch.-I.

de cant. (Aube), arr. et à 22 kil. S.-S.-E. de Bar-sur- Seine, et prés de la foret de son nom; 1,596 hab. Fabr. d’eaux-de-vie ; exploit, de marbre jaunâtre. Ane. château des évêques de Langres. Patrie du poète comique Boursault.

MUSTAGH ou MOUSTAGH, chaîne de montagnes de l’Asie centrale, sépare le Turkestan chinois du l’etit-Thibet, sur une longueur de 1,200 kil.

MUSTAPHA 1er, sultan ottoman , succéda à son frère Aclunet Iet en 1617, fut déposé peu de temps après, et remplacé par son neveu Othmau II, 1618; mais, en 1622, les Janissaires détrônèrent Othman , et rétablirent Mustapha. Sa nullité publiquement constatée le fit déposer de nouveau , 1623, et il mourut en prison, 1639, étranglé par ordre de son neveu Amurat IV. D.

Mustapha il , sultan ottoman , fils de Mahomet IV, succéda à Achmet II , son oncle, en 1695, débuta avec beaucoup de fermeté et de vigueur, s’empara de file de Chio, battit les Transylvains, et défit l’armée de Frédéric- Auguste, électeur de Saxe, devant Temeswar, 1695. Mais Pierre le Grand lui enleva le port d’Azov, 1696, et le prince Eugène le vainquit à Zentha, 1697. 11 signa la paix de Carlowitz, 1699. Une sédition mit fin à son règne. Mustapha fut contraint de céder la couronne à son frère, Achmet III, 1703, et mourut en 1705. D.

mustapha m, sultan ottoman, fils d’Achmet III , né en 1716, monta sur le trône en 1757 , et s’occupa d’abord d’améliorer l’administration. Les Russes lui fi. eut éprouver plusieurs revers; il perdit Choczim , la Moldavie, et une partie de la Valachie , 1769-71. Le Péloponese sc souleva à l’instigation de la Russie. La flotte russe rencontra kl flotte turque prés de l’île de Chio , et l’incendia ; Constantinople fut menacée. Ali-Bey , chef des Mamelouks , s'empara des principales villes d'Egypte. Dans la campagne de 1773, les Turcs eurent quelques avantages contre les Russes. Mustapha mourut en 1774. Il se montra le protecteur des lettres, et fut remarquable par son esprit, son amour du travail, et sa constance dans l’adversité. D.

mustapha iv, sultan ottoman, succéda à sou cousin Sclim III en 1807. Il rétablit les anciens usages, et effaça la trace des institutions de Sélim. Sa flotte fut défaite par les Russes à Lemnos, Il repoussa les Anglais qui voulaient

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s’emparer de l’Egypte. Il fut déposé dans une révolte , et étranglé, en 1808. Mahmoud II, son frère, le remplaça. D.

Mustapha , fils aîné du sultan Soliman 1", devait succéder à son père. Il avait pour mère une Circassiennè ; mais Roxelane, qui ets était jalouse , s’occupa d’assurer l’Empire à son fils Sélim , au détriment de Mustapha , qui était alors gouverneur d’A'nasie. Mustapha était aimé du peuple et des soldats. Roxelane excita la jalousie du sultan contre son fils. Soliman , persuadé qu’il voulait se déclarer indépendant en Perse, marcha contre lui. A l’arrivée de son père, Mustapha vint se justifier devant lui ; mais il fut étranglé, 1553. La catastrophe de Mustapha a été mise sur la scène française pv.r Belin , 1705; Cliamfort, 1777; Maisonneuve, 1785. D.

MUSTAPHA-BA1RAKTAR. V. BA1RAKTAR.

MUSULANI, ancienne peuplade d’Afrique, au S. de la Mauritanie.

MUSULMANS, c.-à-d. hommes résignés à la volonté de Dieu , nom que reçurent les partisans de Mahomet.

MUSURUS (Marc ) , savant grec, né vers 1470 à Rétimo (île de Crète), m. eu 1517 , vint fort jeune en Italie, où il étudia sous Jean Lascaris. Il enseigna ensuite les lettres grecques à l’université de Padoue. 11 entendait admirablement le latin, ce qu’on n’avait guère remarqué jusqu’alors d’aucun Grec transporté en Occident. Invité par Léon X à se rendre à Rome avec Jean Lascaris , 151fi , il obtint de ce pape l’archevêché de Malvasia en Morée. Il mourut d’hydropisie peu après. On lui doit la lre édition d Aristophane , Aide, 1498 , et celle d' Athénée, idem, 1514; une édition de V Elymoloyicum magnum, Venise, 1499, in-fol. ; une autre des OEuvres de Platon, Aide, 1513, en tête de laquelle est une pièce de 200 vers grecs élégiaques, à la louange de ce philosophe. C. N.

MU 1 ARA ou MUTARUM. V. mautern.

MUTHUL , riv. de l’Afrique ancienne, dans la Numidie orientale ou massylienne , près de Vacca. Sur ses bords, Metellus battit Jugurtha.

MUTIEN (Le), peintre. V. Muziano.

MUTINA , auj. Modène , v. de la Gaule cisalpine , au S., chez les Boiens. V. Modène.

MUTINUM. V. MAUTERN.

MUTIS ( Joseph-Celestino) , botaniste, né à Cadix en 1733 , m. en 1808 , étudia d’abord la médecine dans sa ville natale, fut nommé suppléant d’une chaire d’anatomie à Madrid en 1757 , suivit comme médecin en 1780 le viceîoi des possessions espagnoles en Amérique, enseigna les mathématiques à Santa-Fé de Bogota, et y devint astronome royal. On doit à ses recherches beaucoup d’espèces du genre végétal, le quinquina de la Nouvelle-Grenade, l’ipéca cuanhu du Rio-Magdalena , le thé de 'anta-Fé , les baumes de Totu et du Pérou , etc.

MUTIUS. V. Mucius.

MU 1 UAN TONIS , nom latin de Lewes.

MUTZIG, v. de France (Bas-Rhin), arr. et à 24 kil. S. O. de Strasbourg, sur la Bruche; 3.529 hab. Manuf. impériale d armes à feu. Ancien château des évêques de Strasbourg. Bons vins blancs.

MU Y (le) , vge ( Var) , arr. et à 13 kil. S.-E. de Draguignan : 2,085 hab. Seigneurie érigée en marquisat, en 1897. I our romaine (Turris de Media ) bien conservée; en 1538, sept gentilshommes s’y embusquèrent pour assassiner Charles-Quint, qui devait passer en voiture; ils brisèrent la voiture que l’empereur venait de quitter.

muy ( Nicolas -Victor de fèlix, comte du), d’une famille originaire du Piémont, né à Marseille en 1711 , m. en 1775, servit en 1734 sous Berwick et Coigny , fut nommé en 1735 menin du Dauphin , prit part à la bataille de h ontenoy eu 1745 , devint lieutenant-général en 1748 , servit encore dans les campagnes de 1757 à 1780, fut fait gouverneur de la Flandre en 1782 , ministre de la guerre à 1 avènement de Louis XVI , enfin maréchal de France. C était un homme d’un caractère religieux , juste , et quelquefois sévère jusqu’à l’austérité.

M U à Alt F DE VOUGLANS (Pierre-François) , criminaliste , né à Morancé ( Franche-Comté | en 1713, m. en 1791 , entra au barreau de Paris, s’attacha spécialement aux affaires criminelles, fit partie, en 1771, du parlement Maupeou, et devint membre du Grand-Conseil. On a de lui, entre autres ouvrages : Institules au droit criminel , Paris, 1757 , in-4° ; les Lois criminelles de la France dans leur ordre naturel , Paris, 1780, in-fol.

ML'ZIANOou Le MUTIEN (Girolamo), peintre italien, né vers 1528 à Aquafredda ( Brescian i , m. en 1590 , élève de G. Romanino , se perfectionna en étudiant les ouvrages du I i tien , vint à Rome de bonne heure, s’y fit connaître par des paysages, travailla ensuite pour les églises et les

palais, où il peignit plusieurs grands tableaux, donna la gravure de la colonne Trajane, et exécuta les superDes mosaïques de la chapelle Grégorienne. Parmi ses tableaux, on remarque : l 'Incrédulité de St Thomas et la Hésurrection de Lazare , au musée du Louvre; une Troupe d'anachorètes écoutant la parole d'un Père du Désert, dans l’église des Chartreux à Rome.

MUZILLAC , ch.-l. de cant. (Morbihan) , arr. et à 25 kil. S.-E. de Vannes, près de l’embouchure de la Vilaine; 1,168 hab. Eglise de style roman et ogival primitif. Château de Séreac. A 2 kil. de là sont les belles ruines de l’abbaye de Prières , fondée en 1250 par Jean 1er, duc de Bretagne.

MUZO , vge de la Nouvelle-Grenade , à 98 kil. N.-N.-O. de Bogota. Riche mine d’émeraudes dites du Pérou, fournissant presque toutes celles qui se trouvent en Europe.

MYGALE, auj. Samsoun, montagne de l’Asie-Mineure (Ionie), entre Ephèse et Priène, était le prolongement du mont Messogis, qui sépare les bassins du Caystre et du Méandre. A son extrémité, il se termine par le cap Trogilion ( Sle-Marie ), vis-à-vis l’ile de Samos, et forme, a'ee le cap Posidion, pointe orientale de cette île, un détroit large de sept stades. C’est à la hauteur de Mycale que la flotte grecque, commandée par I.eotychidès et Xanthippe, défit les Perses, le jour même où Pausanias battait Mardonius à Platée, 479. — Mycale était aussi le nom d’une ville de Carie. C. P.

MYCÈNES, Mycenœ, anc. v. de l’Argolide, à 50 stades (8 kilomètres, environ) N. d’Argos. On eu rapportait la fondation à Persée, ou à Acrisius, son grand-père, ou encore à Mycène, fille d’Inachus. Elle passa, comme Argos, aux successeurs de Danaiis : puis, quand les fils d'Amythaon, frère de Nélée, Bias et Mélampus, eurent reçu de Praetus, roi d’Argos, les deux tiers de l’Argolide , pour avoir guéri les filles de ce roi, Mycènes devint la capitale d’un royaume séparé; mais le temple de Junon , voisin de Mycènes, fut commun aux deux Etats. Mycènes fut d'abord effacée par Argos; mais les Pélopides s’étant établis à Mycènes, cette ville devint fameuse, surtout à l’époque de la guerre de Troie, sous le gouvernement d’Agamemnon. Elle déclina au retour des Héraclides, qui s’en emparèrent et la possédèrent comme dépendance d’Argos. Une querelle s’étant élevée entre les deux villes pour la possession exclusive du temple de Junon, les Argiens, joints aux habitants de Cléoue et de Tégée, détruisirent Mycènes, 488 av. J.-C. La plus grande partie de l’enceinte subsistait encore au temps de Pausanias, et, à l’époque de Strahon , on voyait, dans le temple de Junon , des statues de Polyclète, qui n’étaient inférieures qu’à celles Je Phidias. Auj. la plaine de Mycènes. près de Kurvati, offre une ruine importante, dite Trésor des Atrides, et que l’on croyait, dans l’antiquité, avoir renfermé les trésors qu’Agatnemnon avait rapportés de Troie. P y a aussi des murs énormes, attribués aux Cyclopes, mais oeuvre des Pélasges, car ils présentent le caractère des monuments pélagiques, d'immenses blocs de pierres non cimentées, et unies par leurs angles saillants et rentrants. C. P.

MYCERINUS, roi d’Egypte, qui vivait 10 générations avant la guerre de Troie, était fils de Chéops ou de Chemmis, et bâtit la 3e des grandes Pyramides, -ce qui a été révélé parce qu’elle lui servit de sépulture : sa momie y a été retrouvée en 1837.

MYCONE, Myconos, auj. ifycono, île de l’Archipel , l’une des Cyelades, entre Ténos au N., Délos et Rhénée à l’O., Naxos au S., a la forme d’un triangle, dont le côté N. est découpé par une baie assez profonde. Elle offre, aux deux extrémités de ce côté, deux montagnes du nom de Sl-L!ie, et le sommet de chacune est fendu en deux parties, d’où vint leur nom de Dimastor (les deux mamelles). Mycone était autrefois très-aride ; les poètes comiques raillent les habitants de leur avarice et de leur penchant au parasitisme, tout en les excusant sur leur pauvreté. Auj. elle manque encore de bois et d'eau , mais produit assez d’orge, beaucoup de figues et de raisins, peu d’olives, et une incroyable quantité de gibier. Il y avait jadis deux villes; de là le nom de Dipalis que lui donnaient les anciens. Auj. le ch.-l , Mycono, sur ht côte O., compte 3,800 hah. On y trouve encore le port Palermo au N., le port S^-Anne au S.-E. L’ile possède de nombreuses églises, toutes grecques, et plusieurs monastères. — Soumise par Datis et Artapherne, Mycone tomba ensuite au pouvoir des Athéniens. 'Au moyen âge, elle appartint, après la 4e croisade, à plusieurs familles occidentales, puis à Venise, à qui Soliman II l’enleva. Elle prit une part active, en 1822, à la guerre de l’Indépendance, et fut comprise, à la paix, dans le royaume de Grèce ; elle est dans le nome des Cy-

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MYO — 1873 -

dades et l’éparchie Ou diocèse de Syra ; 6,000 hab.; 50 kil. de tour. . , , p- p\

MYDORGE (Claude), savant geometre, ne a Paris eu 1585, m. en 1647, fut conseiller au Châtelet, puis acheta la charge de trésorier de la généralité d Amiens, se lia intimement avec Descartes, pour lequel il fit, en 1627, tailler des verres paraboliques, hyperboliques, ovales, etc., à ses propres frais, l’aida dans ses expériences, et le réconcilia avec Fermât. On a de lui : Examen du livre des Récréations mathématiques (du jésuite I .direction ) , Paris, 1630, in-8° ; Prodromi catoplricorum et dioptricorum, sive conicorum libri IV priores, Paris, 1639, in-fol.

MYGDONIE, anc. prov. du N. de la Macédoine, entre la Péonie au N., le fleuve Strymon àl’E., le mont Calauron au S., et le fleuve Axius à l’O., qui la séparaient de la Thrace, de la Chalcidique et de la Macédoine propre. Arrosée par rEchédoros ( Gallico ) , qui se jette dans la mer près de Thessalonique. Sol fertile, riche en carrières de marbre; v. princip. : Therma ou Thessalonique, Antliémus, Apollouie, Lété, Sindos. La Mygdonie forme aujourd’hui la partie N. de l’eyalet de Saloniki ou Thessalonique. C. P.

mygdonie, petite contrée de l’Asie-Mineure, habitée par une peuplade d’origine Thrace, s’étendait sur la côte de la Propontide, entre cette mer au N., le mont Olympe au S., le Khyndacus à l’O., et le lac Askania (lac de Nicée) à l’E. Elle fut soumise parles Bithyniens, et, après la conquête Romaine, la plus grande partie en fut attribuée au territoire de Cyzique. On trouve encore auj. dans ce pays une ville appelée Aloudania. C. P.

mygdonie, prov. de la Mésopotamie, entre le Tigre et le Chahoras, sur les deux rives du Mygdonius, qui devait son nom, ainsi que le pays lui-même, à une colonie de Mygdoniens d’Europe, amenés par Alexandre le Grand. Au N., le mont Masius bornait la Mygdonie, dont Nisibis était la ville principale. Ce pays fit ensuite partie de l’empire romain; il forme aujourd’hui, dans l’empire ottoman, le S. -O. de l’eyalet de Diarbékir. C. P,

MYI.ASSA ou MYLASA, v. de la Carie intérieure , à 80 stades (16 kilom. environ) de la côte et de la ville de Physcos qui lui servait de port, au milieu d’une vaste plaine très-fertile en chanvre, près d’une carrière de marbre blanc. Jupiter y était adoré dans trois temples , sous les noms de Jupiter Osogon, Labrandène, et Jupiter Carien; le dernier était commun aux Cariens , aux Mysiens et aux Lydiens , à cause de la parenté de ces trois peuples. Mylassa était la capitale des anciens rois de Carie. Les Romains la déclarèrent libre après la conquête de l'Asie; mais à l'époque des guerres civiles, elle fut prise et p liée par Labiénus. C’est auj. Melasso ou Melassa, où sont beaucoup de ruines. C. P.

MYl.ES, Mylœ, anc. v. de Sicile, à l’extrémité N.-E. ; auj. Mehizzo; c’était une colonie de Zancle. Célèbre par les victoires du consul romain Duilius sur les Carthaginois en 260 av. J.-C., et d’Agrippa sur Sextus Pompée, en 36.

myi.es, v. forte de l'anc. Thessalie, dans le canton de Magnésie ; — nom de deux petites îles sur la côte O. de la Crète.

MYLITTA, divinité assyrienne, la même que la Vénus des Grecs.

MYL1US (Jean-Christophe), bibliographe, né en 1710 à Buttstæd (principauté de Weimar), m. en 1757, professeur-adjoint de philosophie et bibliothécaire de l’université d’Iéna, a laissé : Bibliotlteca anonymorum et pseudonymorum, Hambourg, 1740, 2 vol. in-8°; de Sancta quorumdam in abolendis vel mutilandis auctoribus classicis svnplicilate, Iétia, 1741, in -4°; Memorabilia bibliothecœ acaderniœ Ienemis, ibid., 1746 , in-8°.

MYNDOS, auj. Menlech, colonie grecque fondée par les Doriens de Trézène sur la côte de l’Asie-Mineure, dans la plus septentrionale des deux péninsules Doriques, sur le golfe d'iassos et au N.- O. d’Haliearnasse. Elle possédait de fortes murailles et un bon port. A peu de distance au S., était Palemyndos ou l’ancienne Myndos, sans doute la ville dont Strabon attribue la fondation aux Lélèges , c.-à-d. aux anciens habitants de la Carie. C. P.

MYOMANC1E, divination par les rats et les souris. On tirait des présages malheureux , soit de leur cri , soit de leur voracité.

MYOXTE, Myus,v. de l’ancienne Asie-Mineure, la plus petite des 12 villes de la Confédération Ionienne, sur le Méandre . à 30 stades de son embouchure ( 5 kilom. 1/2 ), avait été fondée parCydrélus, fils naturel de Codrus. C’est une des trois villes que Xercès assigna à Thémistocle pour les dépenses de sa table. Du temps de Strabon , elle était entièrement dépeuplée, et ses habitants incorporés à Milet.

La cause de cette dépopulation était, suivant Pausanias, l’irruption d’une quantité prodigieuse de moucherons, qui forcèrent les habitants de quitter la ville. C. P.

MYOS-HORMOS, c.-à-d. port des moules ou des coquillages, nommé aussi port de Vénus, v. fondée sur un promontoire de même nom par Ptolémée Philadelphe , sur la côte du golfe Arabique, dans la Haute-Egypte. Son excellent port et sa position à 7 journées de marche de Coptos, sur le Nil, auquel l’unissait une route tracée dans le désert, en firent l’entrepôt du commerce de l’Egypte avec l’Arabie et l’Inde. Il en reste des ruines près de Cosséir. C. P.

MYRA , v. de l’anc. Lycie , près de la côte. Belles ruines antiques. Ancien théâtre et tombeaux bien conservés. Inscriptions lyciennes.

MYRDITES, peuple de la Turquie d’Europe (Albanie), enclavé dans le centre de l'eyalet de Roumélie, a pour ch.-l. Orosch. Ils sont catholiques, à peu près indépendants, et au nombre de 250,000.

MYRINE , Myrina , auj. ùlaUmène ou Lemno , anc. v. de l’île de Lesbos, tirait son nom de Myrine, fille de Créthée et femme de Thoas. — v. de l’Asie-Mineure (Eolide), porta aussi le nom de Sèbaslopolis.

MYRMIDONS , anc. peuple grec de la tribu Achéenne, habitait Pile d’Egine, lorsqu’elle était gouvernée par Eaque. Pélée , fils de ce prince , en emmena une colonie dans la Phthiotide, au S. de la Thessalie, sur les bords du golfe Maliaque ; et c’est ainsi que, dans Homère, les sujets d’Achille , fils de Pélée, et ceux de Patrocle , sont appelés Myrmidons. On donne plusieurs étymologies de ce nom : Hésiode raconte qu’à la suite d'une peste qui avait ravagé Egine, les fourmis ( Mupp-we; ) furent changées en hommes à la prière d’Eaque. D’après Strabon , le nom viendrait de ce que les Eginètes creusaient le sol à la manière des fourmis, et en tiraient la terre pour couvrir la surface pierreuse de leur ile et la rendre labourable. C. P.

MYRON, célèbre sculpteur grec, né à Eleuthère, condisciple et émule de Polyclète , florissait vers 432 av. J.-C. ; son chef-d’œuvre était une Génisse, qui existait encore. Pan 550 de J.-C., à Rome, devant le temple de la Paix. Cet artiste excellait à représenter les animaux, et leur donnait un air de vie qu’aucun sculpteur n’avait pu rendre avant lui. Il portait ce talent dans les statues humaines, et l’on citait, comme des morceaux admirables, un Discobole, un Apollon et un Hercule. Il ne travaillait qu’en airain.

MYRONIDE, général athénien, battit les Béotiens à Œnophite, 455 av. J.-C. , soumit la Béotie et la Phocide, rasa les murailles de Tanagre , où les Athéniens avaient été vaincus deux mois auparavant par les Thébains et les Spartiates, et ne consentit à laisser leurs longs murs aux Locriens Opuntiens qu’à la condition qu’ils lui livreraient cent des plus riches citoyens comme otages. Quelque temps après , il pénétra en Thessalie , ju.-.qu’à Pharsale ; mais , contenu par la cavalerie thessalienne , il ne put s’emparer de cette ville. O.

MYRRHA , fille de Cinyras , roi de Cypre, conçut, selon la Fable, une passion criminelle pour son père, et entra furtivement dans son lit. Plus tard, Cinyras ayant découvert son crime, voulut la tuer; elle s’enfuit dans les déserts de l’Arabie, où elle mit au monde Adonis, et fut métamorphosée en l'arbre qui porte la myrrhe.

MYRT1LE , fils de Mercure, conducteur du char d'CEnomaüs. Dans une course en char, dont la main d'IIippodamie était le prix (F. Œnomaps), il procura la victoire à Pélops , en ôtant les clous qui retenaient les roues du char de son maitre. Pélops lui refusa le prix de sa trahison, et le précipita dans la mer. Le corps de Myrtile fut poussé eu Arcadie, où des fêtes funèbres furent instituées en son honneur.

MYRTILLETUM, nom latin d'HEiDELBEKG.

MYRTOS , île de la mer Egée, au S.-E. de l’Eubée, prés du cap Capharée, donnait son nom à la mer qui en était voisine ( Myrtoum mare) , et qui était fort dangereuse à cause des écueils.

MY5IE, Mysia, contrée de l’Asie-Mineure, dont les limites varièrent suivant les époques. Sous l’Empire romain, elle comprenait le N. -O. de la Péninsule, et était bornée au N. par la Propontide, à l’O. par l’Hellespont et la mer Egée, au S. par le Caicus et le mont Temnus qui la séparaient de la Lydie, à l’E. par le Rhymlacus et 1 l’Olympe. On la divisait en deux parties : 1° la Petile-Mysie ou Mysie Olympienne ou Hellespontienne , s’étendant de l’Olympe à l’Hellespont, sur toute la côte de la Propontide ; 2° la Grande-M ysie , comprenant les petites provinces de Troade, d’Eolide, de l’ergamène, et de Teuthranie, jus- ! qu’aux frontières de la Lydie. C’était un pays fertile, i quoique montagneux ; on y remarquait le mont Ida en

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Troade, le Temnus (auj. Demirji-Dagh) au S., l’Olympe (. Dumandji-Dayh ) à l’E. Ces montagnes projetaient vers la mer le cap Sigée (auj. lenisclieer) et le cap Lecton [Baba ou Snnta-Maria) ; la côte O. était découpée par les golfes d’Advamytte ( Adramyti) et d’Élée ( Sanderli ou Tscliandeli) . Riv. : le Rhyndacus, et ses affluents le Macestus et le Tarsius, l’Esepus, grossi du Carésus, le Granique, le Simoïs, le Scamandre, l’Evénus, le Caïcus avec son affluent le Mysius. Sur la côte de la Propontide se trouvaient les lacs Apolloniatis ou Artynia ( Ululad ou Âbellionte) , et Miletopolitis ou Aphnitis ( Maniyas ), traversés, le 1er par le Rhyndacus, le 2e par le Tarsius. Les villes étaient, dans la Petite-Mysie : Placia, Scylace, Cyzique, Priapos, Pitva, Parion, Lampsaque, Abydos, Apollonie, Miletopolis, Ze- Ieia ; dans la Grande-Mysie : Dardanos , Sigée , Larissa , Assos, Antandros, Adramytte, Scepsis, Pergame. — Les Mysiens proprement dits n’occupaient originairement que la Petite-Mysie, entre les Troyens et les Bithyniens; ils appartenaient, comme tous les peuples de l’Asie-Mineure à l'O. de l’Halys, à ces Thraces primitifs, qui sont des tribus de Pélasges. L’alliance des Mysiens avec le royaume pélasgique de Troie contre les Hellènes, leur demeure primitive dans le voisinage des villes de Scylace et de Placia, qu’Hérodote dit formellement être des cités pélasgiques, leur propre parenté avec les Lydiens et les Cariens , tout démontre que les Mysiens appartenaient à la race pélasgique. Après avoir fait partie de l’empire des Perses, puis de celui d’Alexandre, et avoir été disputée entre ses successeurs , la Mysie devint une prov. du royaume de Per-

game, et tomba enfin sous la domination romaine : elle fut comprise dans le proconsulat d’Asie , puis dans la prov. de l’Hellespont. C. P.

MYSON , laboureur de Khen, bourg du mont Œta, est rangé par Platon, dans son Protagoras, au nombre des sept sages de la Grèce , à la place de Périandre. 11 vivait du temps d’Anacharsis et de Solon. Il est un de ceux auxquels on attribue la célèbre sentence : “ Connais-toi toimême. »

MYSORE. V. Maïssour.

MYSTAGOGUE (du grec mustos, qui apprend les mystères, et agôgos, guide), nom de celui qui, chez les Anciens, initiait à la connaissance des mystères.

MYSTERES, cérémonies secrètes dans le culte de certaines divinités antiques, et où les initiés seuls étaient admis après de longues épreuves. Il y eut des Mystères de Mithras, d’Isis, des dieux Cabires, de Cybèle, de Cérès, de Bacchus , etc. Il est vraisemblable que les initiés recevaient des enseignements sur la cosmogonie , la morale,, la politique, etc., refusés au vulgaire; mais il est aussi hors de doute que les Mystères couvrirent souvent des infamies. V. Sainte- Croix , Recherches historiques sur les Mystères du paganisme, 1817, 2 vol. in-8°.

mystères, nom donné aux drames que jouaient, au moyen âge, les Confrères de la Passion ( V. Passion ) , et dans lesquels on mettait en scène les événements de l’Ancien-Testament, les actes de J.-C., delà Sle Vierge, des apôtres et des saints. V. O. Leroy, Etudes sur les Mystère» , Paris, 1837, 1 vol. in-8°.

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