‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 171 sur 864 · NAB NAB · texte numérisé non relu

NAB NAB

NAAB ou NAB, riv. de Bavière, se forme du Bœhmische-Nab, du Fichtel-Nab et du Haid-Nab, sur les confins des cercles de Haute -Franconie et de Haut-Palatinat, coule au S., et se jette dans le Danube, rive g., près de Ratisbonne. Cours de 170 kil.

NAAMAN , général de l’armée de Benhadad, roi de Syrie, fut guéri de la lèpre par le prophète Elisée, en se baignant, d’après son ordre, dans le Jourdain.

NAARDEN ou NIEUW-NAARDEN , v. forte du roy. de Hollande (Hollande septentrionale), sur le Zuyderzée, qu’un canal joint là à Amsterdam , à 22 kil. S.-E. de cette ville; 2,200 hab. Velours, draps, indiennes. Guillaume V la fonda, en 1358, près de l’anc. Naarden, engloutie par les eaux au xn° siècle. Prise par les Espagnols, 1572, et par les Français, 1672: les premiers massacrèrent ses habitants. Fortifiée et défendue par les Français, elle soutint, 1813-1814, un siège de 5 mois contre les alliés.

NAAS , brg d’Irlande (Ivildare), à 32 kil. S.-O. de Dublin , sur la Lift’ey; 2,959 hab. Ane. résidence des rois du Leinster.

NAB, riv. de Bavière. V. Naab.

NABAB, nom donné dans l’Inde au gouverneur d’une province ou au commandant d’une armée. Les Nababs sont subordonnés aux Soubabs, espèce de vice-rois. On appelle aussi Nabab toute personne qui jouit aux Indes d’une immense fortune.

NABAL, riche Juif de la tribu de Juda , excita la colère de David fugitif, en lui refusant des vivres pour sa troupe, en fut instruit par sa femme Abigail , et mourut de frayeur.

nadal , v. de la régence de Tunis, près de la baie d’Hamamet , à 50 kil. S.-E. de Tunis, Près de là, ruines d’une anc. ville de Neapolis.

NABARZANE, général de Darius III Codoman, commandait à Issus la cavalerie. Deux ans après, il s’unit avec Bessus pour assassiner son maître, se retira dans l’Hyrcanie, et fit sa paix avec Alexandre le Grand.

NABATHEENSj Nabathæi , anc. peupie de l’Arabie Pétrée, errant entre la mer Rouge et l’Euphrate. Jonathas Macchabée essaya en vain de les soumettre. Les Hébreux les croyaient issus d’un fils d’Ismaël , nommé Nabath.

NABIS, tyran deSparte, 205-192 av. J.-C., dépouillait, dit-on, les voyageurs, et avait inventé un automate habillé comme sa femme, Apéga, qui étouffait ses victimes. Il fut l’allié de Philippe, roi de Macédoine, contre les Romains. Battu eu 194 par Flamininus (F. ce mot), il le fut

encore en 193 par Puilopémen, après avoir pris Gythium, et fut tué par les Etoliens, ses auxiliaires.

NABLOUS, v. de Syrie. V. Naplouse.

NABO. V. nébo.

NABONASSAR, roi de Babvlone, 747-734 av. J.-C., n’est célèbre que par l’ère qui porte son nom , et dont le point de départ est le 26 février 747. Cette ère n’a été employée que par l’astronome Ptolémée et ses successeurs.

NABON1D. V. Balthasar.

NABOPOLASSAR, gouverneur de Babylone pour les Assyriens en 644 av. J.-C., s’allia à Cyaxare, roi des Mèdes, pour ruiner Ninive, 625, et fonda le 2e empire de Babylone. Néchao, roi d’Egypte, lui enleva Carchémis, l’une de ses principales villes sur l’Euphrate. Il eut pour successeur son fils Nabuchodonosor IL

NABÜRD (SAINT-), brg (Vosges), arr. et à 5 kil. N. de Remiremont; 1,037 hab.

NABOTH, de Jézarel, ayant refusé de vendre au roi Achab une vigne près du palais de ce prince, Jézabel, femme d’ Achab , le fit accuser d’avoir blasphémé contre Dieu et maudit le roi, et suborna de faux témoins. Il fut condamné et lapidé, l’an 899 av. J.-C. Le prophète Elie, en apprenant ce crime, se présenta devant Achab : << Au lieu même, lui dit-il, où les chiens sont venus lécher le sang de Naboth, ils se désaltéreront du vôtre. >* Cette prophétie fut accomplie peu d’années après. La vigne de Naboth est devenue un proverbe, pour désigner le riche injuste s’emparant du bien du pauvre.

NABL’CHUDONOSOR l«r ou SAOSDUCHÉE, roi de Ninive, 667-647 av. J.-C. , vainquit à Ragau , et tua de sa main Phraorte , roi des Mèdes, 655, et envoya en Judée son général Holopherne , qui fut tué par Judith au siège de Béthulie.

nabuchodonosor ii le Grand, roi de Babylone et de Ninive réunies, 606-562 av. J.-C., fils et successeur de Nabopolassar, reprit Carchémis sur Néchao, roi d’Egypte. 11 prit Jérusalem, emmena le roi Joachim en captivité, puis lui rendit le trône. Rappelé par les révoltes des Juifs, il ruina la ville et le Temple , réduisit en esclavage toute la population, et fit crever les yeux au roi Sédéeias Maître de Tyr après un siège do 13 ans, il envahit encore le N., de l’Egypte. Enivré de ses succès, il voulut se faire adorer, et tomba dans une démence qui dura sept ans , et pendant laquelle il se crut changé en bœuf. Pendant cette maladie, l’Etat fut gouverné par la reine Nitoens. Nabuchodonosor mourut un au après avoir recouvré la raison,

NÆV

Page 1