‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 172 sur 864 · NAI · texte numérisé non relu

NAI

laissant pour successeur au trône Evilmérodac, son fils. I

NACHIMOFF , amiral russe, né en 1800, m. en 1855, entra au corps des Cadets en 1815 , fut nommé midshipmau en 1818, lieutenant en 1823, contre-amiral en 1845, vice-amiral en 1852, détruisit une escadre turque à Sinope en 1853, passa amiral en 1855, et fut tué pendant le siège de Sébastopol par les armées franco-anglaise et sarde.

NACH1TSCHEVAN. V. Nakiiitschevan.

NACOGDOCHES, v. des Etats-Unis (Texas), sur la Nana, à 380 kil. N. -O. de San-Antonio de Bejar ; 1,000 hab. Elle fit d’abord partie du Mexique sous le nom d’ jsstn âge , et fut le théâtre des premiers essais d’indépendance des Texiens en 1812 , 1819 et 1826.

NADAB, roi d’Israël , 943-941 av. J.-C. , fils de Jéroboam , fut un prince impie et débauché ; Baasa , un de ses généraux , le tua , et prit sa place.

NADASI (Jean), jésuite hongrois, né en 1614 à Tyrnau, m. en 1679, professa au collège de Grætz, rédigea à Rome, de 1649 à 1654, des Lettres sur l’état des missions, et devint directeur spirituel du collège de Vienne, enfin confesseur de l’impératrice Eléonore. On a de lui : Reges Hungariœ à S. Slephano usque ad Ferdinandum , Presbourg, 16>7, in-fol.

NADASTI ou DE NADAZD (François), comte de Forgatsch, président du conseil souverain de Hongrie, n’ayant pu obtenir de l’empereur Léopold Ier la dignité de palatin, entra dans la conspiration des nobles contre l’Autriche en 1666. On découvrit qu’il avait voulu employer le fer et le poison contre Léopold , et il eut la tête tranchée en 1671. On lui doit : Mausoleum regni apostolici Hungarici regum et ducum , Nuremberg, 1664, in-fol., en style lapidaire, avec de belles estampes; Cynosura juristarum , 1668, contenant les lois et ordonnances du royaume de Hongrie jusqu’en

NADDIA , en anglais Nuddea , v. de l’IIindoustan anglais (Calcutta), dans l’anc. Bengale, à 96 kil. N. de Calcutta. Ch.-l. de district. Célèbre collège hindou.

NADIR-CHAH, ou Th amasp-kouli-kh an, roi de Perse, né en 1688 à Mesched (Khoraçan), m. en 1747, fut d’abord conducteur de chameaux, puis brigand. A la tête de quelques tribus, il fit de Kélat le berceau de sa puissance, s’empara du Khoraçan pendant les troubles qui suivirent la chute de Hussein en 1722, et entra au service de Tharaasp, fus de ce prince, en 1726. Après s’être emparé d’Ispahan en 1729 et avoir remporté une série de victoires sur tous les rebelles, il prit les rênes du gouvernement sous le titre de Thamasp-Kouli-Khan, c.-à-d. chef des serviteurs de Thamasp. Pendant qu’il était occupé dans le Khoraçan, Thamasp, battu par les Ottomans, leur abandonna le pays de l’Araxe. Indigné, Nadir déposa le roi, le remplaça par Abbas III, enfant de 8 mois, marcha contre les Ottomans, et les chassa de leurs conquêtes, 1734-36. Après la soumission de l’Arménie et de la Géorgie, Abbas étant mort, Nadir se fit proclamer roi. Puis il marcha contre tes Afghans rebelles, prit Kandâhar après un siège de 10 mois, 1738, attaqua l’Empire du Grand-Mogol, dont le chef, Mohammed-Chah, semblait menaçant, s’empara de Delhi, soumit le Kaboul , et revint avec des richesses immenses, 1740. Son ambition et sa tyrannie l’ayant fait détester des Persans, il fut tué par ses généraux dans une expédition contre les Kurdes.

NADliOVIE, ane. division de la Prusse, au N., à l’E. de la Deime, entre la Pyssa et le Memel.

NÆFELS, brg de Suisse, cant. et à 9 kil. N. de Glaris , sur la rive g. de la Linth; 1,870 hab. Victoire célèbre des Suisses sur les Autrichiens, 9 avril 1388, fêtée par une grande procession annuelle. C'était, avant 1836, le lieu d'assemblée des catholiques du canton.

NÆNIA, chansons funèbres que des pleureuses à gages chantaient , chez les anc. Romains , à la louange du défunt, dans les pompeuses funérailles. — Paroles ou chants magiques employés par les magiciennes dans leurs conjurations.— Chants ou cris de joie des enfants dans un de leurs jeux, où ils proclamaient roi celui d’entre eux qui était vainqueur. Cl D — T.

NÆVIUS ( Cnéius ) , poëte épique et dramatique latin, né en Campanie, m. l’an 541 de Rome, 212 av. J.-C. , servit, dit-on, dans la lre guerre punique. Il a chanté cette guerre dans un poëme historique , premier essai de l’épopée latine : il commençait par le récit des origines de Rome et de celles de Carthage, puis chantait les événements de la lre guerre punique, jusqu’à la conclusion de la paix. Sauf quelques vers énergiques , la langue paraît bien rude ; on comprend le dédain d’Horace pour ces essais que, de son temps encore, on apprenait dans les écoles. Nævius avait composé aussi des tragédies et des comédies,

et s’était attiré par ses personnalités la colère de l’aristocratie, et surtout de la famille desMétellus. Mis en prison, il dut, pour obtenir sa liberté, faire amende honorable sur la scène; mais il retomba dans ses habitudes, et, poursuivi par les nobles , mourut en exil à Utiquc. Il ne reste du poëme de Nævius sur la guerre punique , que des fragments qui ont été réunis par Spangenberg, Leipzig , 1825, in-8° ; on a aussi des fragments dramatiques insérés par Bothe dans les Poetœ scenici , t. v, Halberstadt, 1823-28. E. Klussmann a donné une édition de tous les fragments, Iéna, 1843, in-8«. D — E.

NAGAPOURA. V. Nagpour.

NAGARA. V. Najeran.

NAGARA-BOUROUN, cap. de la Turquie d’Asie, à l’endroit le plus resserré des Dardanelles, au N.-E. des ruines d’Abydos.

Nagasaki, v. du Japon, v. Nangasaki.

NAGGOR, v. de l’Hindoustan. V. Bednor.

NAGOl D, v. de Wurtemberg (Forêt-Noire), sur la Nagold, à 40 kil. O. de Reutlingen, 44 S.- O. de Stuttgard ; 2,600 habitants. Fabriques de draps et lainages; commerce de hois.

NAGOR ou NAGAR, signifie ville en sanscrit : Bisnagar, ville de la victoire.

NAGORKOTK, v. de l’Hindoustan. V. Ivangkah.

NAGPOUR ou NAGAPOURA, v. de l’Hindoustan anglais (Dekkan septentrional), sur la Nag, anc. capit. du roy. de son nom, formant les Etats du radjah de Bérar, tributaire de l’Angleterre depuis 1803 , et annexé à ses possessions en 1853; par 21° 9' lat. N., et 77° 25’ long. E. ; 115,000 hab. Grande, mais mal bâtie, quoique moderne. Fondée en 1740. — Leroy, de Nagpour, dans l’anc. prov. de Gaudouana, entre les présidences de Bombay à l’O. , des provinces Nord-Ouest au N., et de Madras au S.-E., est habité par les Mahrattes; très-étendu autrefois, il a été successivement réduit en 1803 et 1818 par les conquêtes anglaises , et entièrement réuni en 1853 ; 19,795 kilomètres carrés; 4,650,000 hab. Il forme la plus grande partie de la Présid. des Provinces Centrales.

NAGY, mot hongrois qui signifie grand, entre dans la composition d'un grand nombre de noms géographiques-

NAGY-BANYA. V. BANYA.

NAGÏ-BECSKEREC. V. BECSKEREC.

nagy-disznod, brg de Transylvanie. V. HELTAN.

NAGY-MAIITONY. V. MATTERSDORF.

NAGY-SZEBEN. V. IIERMANNSTADT.

NAGY-VAKDA. V. WARDE1N (GROSS-).

NAHARKO (Barthélemy Torrès-), poëte dramatique espagnol du xvie siècle, né àTolède, embrassa l’état ecclésiastique, et passa une partie de sa vie à Rome. Créateur du théâtre espagnol, il publia ses comédies à Naples, 1517, sous le titre savant de Prnpaladia ; ces pièces, toutes d’intrigue, sont les premières qui aient été divisées en cinq journées. Naharro a aussi publié, le premier en Espagne, des préceptes sur l’art théâtral.

NAHARVALES, peuplade germanique, du groupe des Lygiens, habitait, à l’époque de Tacite, entre la Wartha et la Vistule, au N. -O. de la Germanie, dans le grandduché de Posen actuel et l’O. du roy. de Pologne. La principale divinité de cette peuplade se nommait Alcis ; elle n’était représentée par aucune idole, mais était vénérée dans un bois sacré, et son prêtre s’habillait en femme. Les Romains y voyaient leur Castor et Pollux. C. P.

NA11E, riv. d'Allemagne, a sa source dans la prov. Rhénane, coule à l’E. -N.-E. pendant 115 kil., n’est navigable que par parties, à cause de rochers qui l’obstruent, et se jette dans le Rhin près de Bingen ( Hesse -Cassel).

NAHL (Jean-Augustin), sculpteur, né à Berlin en 1710, m. en 1785, enseigna son art à Cassel pendant 30 ans. Entre autres ouvrages estimés, il a laissé une belle statue du landgrave Guillaume, placée sur l’esplanade de Cassel, un tombeau dans l'église d’Hindelbanck (Suisse), des morceaux qui décorent les jardins de Potsdam et de Charlottembourg.

NAHR-EL-ARDEN, nom arabe du Jourdain.

nahr-el-kébir , anc. Eleulheros, riv. de la Turquie d’Asie (Saïda), nait.daus le Liban, et se jette dans la Méditerranée au Sud de Latakieh. Cours de 140 kil.

nahr-el-kelb, anc. Lycus, rivière de la Turquie d'Asie (Saida), coule au S. -O., et se jette dans la Méditerranée , à 13 kil. N.-E. de Bairout.

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