NAR
il fut enfermé dans les prison# de Dublin jusqu’en 1802, époque où le gouvernement français obtint sa délivrance. Il se réfugia à Bordeaux, où il fut nommé colonel.
NAR, riv. de l’Italie ancienne (Ombrie), affluent du Tibre, sortait du mont Fiscellus, et passait à Narnia. Auj. Nera.
NARBO ou NARBO-MARTIUS , v. de la Gaule, capit. de la Narbonaise Ire, chez les Ataeins, colonisée par le Romain Martius en 118 av. J.-C. Auj. Narbonne.
NARBONAISE, nom que prit, l’an 27 av. J.-C., la partie de la Gaule conquise par les Romains antérieurement à César, et qui s’appelait auparavant Provincia Romana ou Gallia Braccala. Auguste, qui fit ce changement, modifia légèrement les limites de cette province, en lui enlevant, pour les ajouter à l’Aquitaine, les Convenœ et les Helvii , mais ces derniers reprirent, après Auguste, leur ancienne position. La Narbonaise, y compris le territoire des Helvii , a/ait pour limites : au S., la Méditerranée, les Pyrénées, et une ligne allant de ces montagnes à la source de la Gimone, affluent de la Garonne; à l'O., la Gimone; au N. et au N. -O., le Tarn, les Cévennes, le Rhône; à l’E., une ligne à peu près droite allant de Genève au Var, en coupant le cours supérieur de l’Isère et de la Durance. Les villes principales étaient : Narbonne, Toulouse, Carcassonne, Béziers, Agde, Nîmes, Marseille, Fréjus, Antibes, Arles, Aix, Orange, Valence, Vienne. Elle comprenait, en totalité ou en partie, les départ, des Pyrénées Orientales, de l’Ariége, de la Haute-Garonne, du Tarn , de l’Aude, de l’Hérault, du Gard, des Bouches-du-Rhône, du Var, des Basses-Alpes, des Hautes-Alpes, de la Vaucluse, de la Drôme, de l’Isère, de l’Ardèche, une petite partie de l’Ain au N. du Rhône, et une partie de la Savoie. Sous Constantin , en 314, la Viennoise fut formée de l’ancienne Narbonaise à l’E. du Rhône, et du territoire des Helvii ; de 37 1 à 381, elle fut divisée en deux parties, et l’une d’elles appelée Narbonaise seconde, le territoire de Narbonne gardant le nom de Narbonaise première. C. P.
narbonaise ire, nom que prit l’anc. Narbonaise à 10. du Rhône, après la séparation de la Viennoise en deux provinces; entre l’Aquitaine Ire au N., la Novempopulanie à l’O., les Pyrénées au S., la Méditerranée au S.-E., et la Viennoise à l’E. Les peuples étaient : les Ataeins, les Tectosages, les Sardons, les Tolosates, les Arécomices. Elle répondait aux départ, actuels des Pyrénées-Orientales, de l’Ariége, de la Hauto-Garonne, du Tarn, de l’Aude, de l’Hérault et du Gard, et renfermait, avec Narbonne, sa métropole, les cités de Toulouse, Béziers, Nîmes, Lodève, Uzès. C. P.
narbonaise 11e, nom que prit la partie S.-E. de l’anc. Narbonaise, lorsqu’elle fut détachée de la Viennoise; entre la Viennoise au N. et à l’O., la Méditerranée au S., et les Alpes-Maritimes ù FE. ; habitée par les Albièces, les Salyes, etc. Elle renfermait, avec Aix, sa métropole, les villes d’Apt, Riez, P’ réjus, Gap, Sisteron, Antibes, comprenait en totalité ou en partie les départements actuels des Bouche s-du-Rhône, de Vaucluse, du Var, des Hautes- Alpes, des Bases-Alpes, et des Alpes-Maritimes. C. P,
NARBONNE, anc. Narbo ou Narbo-JUarlius , dite aussi Julia Pulerna , Colonia Decumanorum , s.-préf. (Aude), à 56 kil E. de Carcassonne, à 8 de la Méditerranée, dans une plaine marécageuse, sur le chemin de fer de Perpignan et le canal de la Bobine, qui la met en communication par l’étang de Sigean avec la Méditerranée; 12,341 hab. Trib. de lre itist. et de cumin., musée, bibliothèque, école d’hydrographie, société d’agriculture. Fabr. de vert-de-gris, distilleries d’eaux-de-vie, tuileries, briqueteries, poteries, minoteries. Conun. de vins, esprits, sel, salpêtre, miel renommé. On remarque : la cathédrale de S<-Just, en style gothique, et dont le chœur seul est achevé ; l’anc. palais de l’archevêché; les murs de la ville, couverts de bas-reliefs antiques. — Prise par les Wisigoths en 462, par Gondebaud, roi des Bourguignons, en 508, par les Sarrasins au vme siècle, par Pépin le Bref en 759, Narbonne fut la capitale du marquisat de Septimanie ou de Gothie. Au moyen âge, elle fut érigée en vicomté dépendant du comté de Toulouse. Le dernier vicomte, Guillaume III, vendit ses domaines, 1447, à Gaston IV de Foix, dont le petit-fils les échangea, en 1507, avec Louis XII contre le duché de Nemours. L’archevêché de Narbonne, dont le titulaire était président des Etats du Languedoc, a été réuni à celui de Toulouse. Patrie du grammairien Varron. B.
nahbonne ( Collège de ), collège fondé en 1317, à Paris, rue de la Harpe, auj. boulevard de Sébastopol , par Bernard de larges ou du Fargis, archevêque de Narbonne.
narbonne-lara I Louis, comte de), né à Colorno (duché de Parme) en 1755, m. en 1813, vint en France, à
5 ans, avec sa mère devenue dame d’honneur de la princesse Adélaïde, fille de Louis XV, étudia au collège de Juilly, fut colonel à 30 ans, accueillit les idées nouvelles en 1789, commanda les gardes nationales du Doubs eu 1790, accompagna les tantes de LouisXVl dans leur départ pour l’Italie, en 179 1 , revint en France, fut nommé ministre de la guerre le 6 décembre 1791, déploya une grande activité, perdit son portefeuille le 10 mars 1792, partit pour l’armée, revint avant le 10 août, se compromit noblement dans cette journée, s’enfuit, écrivit un Mémoire justificatif pour Louis XVI, rentra sous le Consulat, recouvra son grade de lieutenant-général en 1809, remplit les fonctions de gouverneur à Raab et à Trieste, et de ministre plénipotentiaire en Bavière. Nommé aide de camp particulier de Napoléon Ier, il le suivit en Russie, fut nommé ambassadeur à Vienne en 1813, ministre plénipotentiaire au congrès de Prague, puis envoyé à Torgau , commandant de la place, et y mourut. Homme d’esprit, homme de cour, Narbonne eut beaucoup d'amis ; mais l’époque fut trop grande pour qu’il y jouât un rôle important. Une de ses filles épousa M. de Rambutean , préfet de la Seine avant 1848. V. Sou» venirs contemporains par M. Villemain, Paris, 1854, 1 vol. in-12. J. T.
NARCISSE, fils du fleuve Céphise et de la nymphe Liriope, méprisa l’amour de la nymphe Echo; épris de sa propre image, il se laissa mourir ou se tua près de la fontaine qui reflétait ses traits; il fut changé en une fleur qui a gardé son nom , et qui était consacrée aux dieux infernaux. Cette fable a fourni à Malüllàtre le sujet d’un petit poème.
narcisse , affranchi de Claude, usa de son influence sur ce faible empereur pour perdre ceux dont il convoitait les richesses. Messaline, jalouse de son autorité, essaya de le perdre. Il la prévint, en dénonçant ses débordements à Claude. Agrippine, plus heureuse, le fit exiler, et le contraignit à se tuer, Fan 807 de Rome, 54 de J.-C.
NARDI (Jacques), historien florentin, né en 1476, m. en 1555, a écrit en italien une Histoire de Florence, en neuf livres, de 1494 à 1531, Florence, 1580, in-4» ; il y montre les sentiments d’un républicain zélé. On lui doit aussi une traduction estimée de Tile-Live, et une comédie intitulée l' Amic.izia , dans le prologue de laquelle est le premier modèle des vers sciolti (vers libres).
NARDINI (Famiano), archéologue italien, né à Capri en , m. en 1661, est surtout connu par un excellent livre intitulé Roma antica, étude topographique, archéologique et monumentale sur Rome ancienne, le premier bon ouvrage méthodique sur cette matière. Il n’a été publié qu’en 1666, Rome, 1 vol. in-4°, par les soins de Falconieri. Grævius Fa inséré dans son Thésaurus antiquitatum Romanarum , en le traduisant en latin. L’ouvrage original a eu 3 éditions : A. Nibby en a donné une 4e, Rome, 1818, 4 vol. in 8°, avec des notes, des appendices sur les découvertes faites jusqu’à cette année, et 45 planeh. comprenant des plans topographiques, architectoniques, et quelques vues de monuments. C’est un bon travail , bien conçu et bien fait. C. D — Y.
nardIni (Pietro) , célèbre violoniste, né à Livourne en 1725, m. en 1796, élève de Tartini, fut attaché à la cour de Wurtemberg, 1672, et à celle de Toscane, 1770. lia laissé des œuvres de musique instrumentale.
JSIARDO, anc. Neritum, v. du royaume d’La'ie, dans la province et à 24 kil. S. de Lecce, 16 N. N.-E. de Gallipoli -. 10,971 hab. Evêché. Culture du coton.
NAREDA, fils de Brahma et de Saraçouati, est regardé par les Hindous comme l'inventeur de la lyre ( vina), faite d’écailles de tortue.
NARËJNI (Basile), romancier russe, m. en 1825, jeune encore, s’est fait une réputation dans sou pays par 3 ou 4 romans de mœurs : Arislion ou l' Education refaite, Sl-Pétersbourg, 1822,2 vol. in-12; le Boursier, Moscou, 1824, 4 vol. in-12 ; les Deux [van ou la Manie des procès, Moscou, 1825, 3 vol. in-12. On a encore de lui des Nouvelles, et un roman posthume fort estimé, le G il Bios russe.
NARENTA, anc. Narona, fleuve de la Turquie d’Europe, a sa source en Bosnie, près de Mostar, coule à l’O. et au N., durant 280 kil., et se jette dans l’Adriatique près d’Opuz en Dalmatic. Très-poissonneux.
narenta, v. de la Turquie d’Europe (Bosnie), dans l’Herzégovine, à 24 kil. S.- O. de Mostar, sur la Narenta. Ses habitants, qui faisaient la piraterie, furent exterminés par les Vénitiens en 987.
NAREW, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gvt de Grodno, et se jette dans le Boug. rive dr., après avoir arrosé Ostrolenka et Pultusk. Cours de 520 kil. Sur ses bords, les Français battirent les Russes, le 18 févr. 1807.
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NARINO ( Antonio), né à Santa-Fé Je Bogota, l’un des chefs de l’insurrection de la Nouvelle-Grenade contre les Espagnols, 1794-1811, fut nommé président de la république nouvelle, mais tomba entre les mains des troupes royales, et alla mourir dans les prisons de Cadix.
NARNI, anc. Narnia, v. du roy. d’Italie (Pérouse), sur la Nera, à 32 kil. S. -S. -O. de Spolète; 8,124 hab. Evêché. Fondée l’an 301 av. J.-C., dans le S.-O. de l’Ombrie, sur l’emplacement de l’anc. Nequinum , elle était très-forte, et contiguë à la voie Flaminienne. Ruines d’un pont romain. Patrie de l’empereur Nerva.
NARO, Molyum, v. de Sicile, sur le Naro, à 21 kil. E.-S.-E. de Girgenti; 10,623 hab. Antiquités. Comm. d'huile, vin et soufre.
NARONA. V. Narenta.
NARO VA. V. NARVA.
NARRAINGUNGE , v. de l’Hindoustan anglais (Bengale), sur le Sikol-Lokia, affl. du Brahmapoutra, à 13 kil. S.-E. de Dakka; 15,000 hab. Comm. de sel , grains, tabac, indigo.
NARSÈS, général de l’empire d’Orient, originaire de Perse. Employé obscur du palais, il s’éleva par son adresse à la dignité de grand-chambellan et de grand-logothète, quoiqu’il parût voué, comme eunuque, aux emplois les moins importants. Mais, nourri dans le palais, il avait la confiance de l’empereur. Envoyé, en 540, pour observer Bélisaire dans la guerre des Goths d’Italie, sous prétexte de commander un corps de troupes , il se fit regarder comme seul capable de le remplacer. Il l’était, du reste, et le prouva par ses succès : il battit Totila près de Nocéra, 552, et Téias près du Vésuve, 553, et détruisit les Francs et les Alémans de Leutharis et Bucelin près de Casilinum , 553. Resté dans l’Italie conquise, comme exarque, il s’appliquait à réparer les ruines de ce pays, lorsqu’il fut outragé par Sophie, femme de Justin II, qui lui envoya one quenouille et un fuseau , et rappelé sur les plaintes du sénat de Rome, 567. Les Lombards, qui envahirent l’Italie l’année suivante, parurent avoir été appelés par Narsès. II mourut, lorsqu’il se disposait à les combattre, 568. S.
narsès, 7e roi sassanide de la Perse, 296-303, fils de Bahram ou Varanès II, succéda à son frère Bahram III, •battit Maximien en 301, s’empara de la Mésopotamie, et força Tiridate, roi d’Arménie, de se ranger de son parti. Battu l’année suivante, il dut céder aux Romains les cinq provinces au delà du Tigre.
narsès. V. aussi Nersès.
NARUSCEWICZ (Adam-Stanislas), historien et poëte polonais, né en 1733 en Lithuanie, m. en 1796, se fit jésuite, fut professeur d’éloquence à l’Académie de Vilna et au collège des Nobles à Varsovie, et gagna la protection des princes Czartoryski. Après la suppression de son ordre , le roi Stanislas -Auguste le nomma grand -notaire de Lithuanie, puis évêque àe Smolensk, et enfin de Luck. Il a laissé : une excellente Histoire de la nation polonaise, en 7 vol., qui finit à l’an 1386; le Voyage de Stanislas- Auguste à Kaniow en 1786 , offrant de bonnes recherches sür l’origine des Cosaques ; une traduction de Tacite, 1772, . 4 vol. in-4°; une Histoire des Tartares de la Crimée, 1797, in-8° ; des Poésies diverses, etc.
NARVA, v. forte de la Russie d’Europe, sur la Narva, à 13 kil. du golfe de Finlande, dans le gvt et à 160 kil. S.-O. de St-lJétersbourg; 6,000 hab. Comm. de chanvre, lin, bois de construction, grains. Fondée en 1223 par Valdemar II, roi de Suède, prise par Iwan IV en 1558, reprise par les Suédois en 1581, dévastée par des incendies en 1659 et 1773, elle est célèbre par la victoire, en 1700, de Charles XII, roi de Suède, sur le tzar Pierre Ier, qui, en 1708, prit la ville et en dispersa les habitants.
narva ou narova , fleuve de la Russie d'Europe, sort du lac Peipous, passe à Narva, et se jette dans le golfe de Finlande. Cours de 100 kil. Navigation gênée par plusieurs cascades.
NARVAEZ (Pamphile de), guerrier espagnol, né à Yalladolid, m. en Floride en 1526, se distingua par sa bravoure en Amérique. En 1510, il servait sous Esquibel, gouverneur de la Jamaïque, et, en 1520, sous Diégo Velasquez, gouverneur de Cuba. Envoyé par ce dernier contre Fernand Cortez, qui venait de conquérir le Mexique, il fut battu et fait prisonnier à Zampoala. Revenu à Cuba, il voulut tenter un établissement en Floride ; après avoir découvert la baie de Pcnsacola, il s’avança imprudemment dans le pays, où il fut massacré par les indigènes.
NARYC1E ou NARYX, v. delà Grèce ancienne, dans la Locride Epicnémidienne. Patrie d’Ajax , fils d’Oïlée.
NASAMONS, Nasamones, peuple Libyen, sur la côte N. de l’Afrique, le long de la Grande -Syrtq* entre les
possessions de Carthage et celles de Cyrène. C’était un peuple nomade, laissant pendant l’été ses troupeaux paître sur les côtes, et allant en automne, dans l’intérieur du désert, faire la récolte des dattes à l’oasis d’Augila. Ils allaient aussi à la chasse des sauterelles, les faisaient sécher au soleil, les broyaient, et en saupoudraient leur lait. La polygamie était en usage chez eux. Les Nasamons étaient les facteurs du commerce entre Carthage et l’Egypte; ils paraissent, d’après Hérodote, avoir connu l’existence du Niger. C. P.
NASBINALS, ch.-l. de canton (Lozère), arr. et à 27 kil.
N. -O. de Marvejols; 931 hab. Fabrique de fromages.
NASEBY, vge d’Angleterre (Northampton) , à l’O. de
Rothwell. Victoire de Fairfax et de Cromwell, à la tête des troupes du Long-Parlement, sur le roi Charles 1er, le 14 juin 1645.
NASER (Aboul-Haçan) , 3e prince de la dynastie des Samamdes dans la Perse et la Transoxiane, avait 8 ans lorsque son père Ahmed fut assassiné, 914. Le vizir Abou- Abdallah-Mohammed, et le général Hamouyah l’affermirent sur le trône, qu’il se montra ensuite digne d’occuper par sa justice, sa clémence, sa libéralité, son amour pour les lettres et les sciences.
NASHUA, v. des Etats-Unis (New-IIampshire), au confluent de la Nashna et du Merrimack. La Nashua y forme une chute de 19 mètres, employée à de vastes manufactures d’ouvrages en fer, d’armes ; filatures et tissus de coton, indienne, etc. ; 10,100 hab.
NASHVILLE, v. des Etats-Unis, sur la rive g. du Cumberland, capitale de l’Etat de Tennessee, à 1,142 kil. S.-O. de Washington ; par 36° 9’ 33" lat. N. et 89° 9' 27" long.
O. ; entrepôt de produits échangés entre l’Est et l’Ouest; centre de cinq chemins de fer; 17,000 hab. Evêché catholique; université, fondée en 1806; musée; bibliothèque, maison pénitentiaire. Bateaux à vapeur pour la Nouvelle- Orléans. Commerce de grains.
NASICA, surnom de plusieurs Romains de la famille Cornélia et de la branche des Scipions.
NAS1UM, v. de la Gaule Belgique, chez les Leuces, à l’O. Auj. Naix.
NASKA, nom arabe de Nazareth.
NASSAU (Duché de), anc. Etat de la Confédér. germanique, borné au N. par la Prusse rhénane et la Westphalie, à l’E. par la Hesse-Darmstadt, la Prusse rhénane, la Hesse-IIombourg, la Hesse-Electorale, et le territoire de la ville de Francfort, au S. par ce dernier et la Hesse- Darmstadt, à l’O. parla Prusse rhénane ; 4,752 kilomèt. carr. ; pop., 456,600 hab. Capita’e, Wiesbaden. Le Taunus au S. et le Westerwald au N. sont les montagnes principales de ce pays ; le Rhin et le Mein touchent aux frontières du duché, qu’arrosent la Lahn et ses affluents : la Weil, l’Ems et l’Aar. Sol très-produrtif en céréales, lin, chanvre, houblon, tabac, vignes. Mines de fer, plomb, cuivre, argent; sources minérales; forêts magnifiques. Industrie peu considérable. Le duché était divisé en23 bailliages. Force armée : 5,500 hommes; revenu de l’Etat : plus de 9 millions de francs; dette publique : 28 millions de fr. Le duché avait eu partage une voix avec le Brunswick dans les diètes ordinaires, et à lui seul 2 voix dans la diète génér. L’enseignement public est renommé par son excellente organisation. — Le pays de Nassau fut habité autrefois par les Alémans , ensuite par les Francs , puis fit partie de l’empire franc et du royaume de Germanie. Othon de Laurenburg, frère du roi Conrad Ier, est regardé comme la tige des comtes de Nassau. Le comte Walram Ier, m. en 1020, laissa deux fils, tige de deux lignes. L’aîné, Walram II, continua la ligne de Laurenburg, qui, depuis 1160, prit le nom de Nassau; l’autre, Otton, marié à la princesse de Gueldre, commença la ligne de Nassau-Gueldre, éteinte en 1423 dans la descendance mâle. Par suite d’un partage en 1255, deux nouvelles lignes se formèrent : la ligne Walramienne et la ligne Ottonienne, dont la 1™ règne auj. en Nassau, la 2e en Hollande. Le comte Adolphe, fils de Walram IV, fut élu empereur d’Allemagne, 1292. Ses descendants partagèrent le pays, qui fut réuni de nouveau sous le comte Louis II, 1605. Les fils de celuici se partagèrent encore l’Etat, et fondèrent les lignes de Nassau -Saarbruck, Nassau-Idstein, et Nassau -Weilburg. La ligne de Nassau-Idstein s’éteignit en 1721; celle de Saarbruck se divisa, en 1640, en trois rameaux : Ottweiler, Saarbruck, et Usingen, dont le premier finit en 1721 , le 2® en 1797, et le 3e en 1816. La dignitéde prince, conférée en 1365 au comte Jean , avait été renouvelée pour la ligne d’Usingen en 1688 par l’empereur Léopold Ier. Le prince Frédéric-Auguste de Nassau-Usingen fut un des premiers à accéder à la Confédération au Rhin, ce qui lui rapporta,
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en 1806, le titre de duc, ainsi qu’un agrandissement de territoire; de plus les possessions des deux lignes furent déclarées indivisibles. Après la bataille de Leipzig , 1813, les ducs de Nassau se joignirent aux alliés; le congrès de Vienne reconnut le droit de succession de la ligne Walramienne sur le Luxembourg après l’extinction de la ligne Ottonienne. Ce droit a été racheté en 1839 par le roi des Pays-Bas, moyennant une somme d’argent. En 1815, le duc de Nassau-Usingen , à la suite d’un échange avec la Prusse, réunit toutes les possessions de la ligne Walramienne, qui échurent après sa mort, 1816 , à la ligue de Weilburg. Le duc Guillaume donna au pays , en 1817, une constitution. Mais, comme dans la plupart des Etats constitutionnels d’Allemagne , il y eut des conflits continuels entre les chambres et le gouvernement, surtout dans les questions d’argent. Au mois de mars 1848 , pendant l’absence du duc , le gouvernement , à la suite de manifestations populaires , se vit forcé d’élargir les libertés publiques, concessions confirmées par le duc à son retour. En 1866, le duché a été annexé à la Prusse. E. S.
Nassau-orange (Maison de), actuellement régnant aux Pays-Bas, remonte au comte Otton de Nassau , qui fonda la ligne Ottonienne de Nassau, 1255. Un de ses descendants, Guillaume Ier, hérita, en 1544, de son cousin René, la principauté d’Orange; dès lors, lui et ses successeurs s’appelèrent princes d’Orange. En 1702, la principauté d’Orange et de Mœrs passa à la maison de Brandebourg. En Hollande, succéda la ligne de Nassau-Dietz, dont la tige est le comte Jean de Dillenburg, frère de Guillaume Ier. Ses quatre fils fondèrent les lignes de Nassau-Siegen (éteinte en 1743), Nassau-Dillenburg (éteinte en 1739), Nassau-Hadamar (éteinte en 1811), et Nassau-Dietz. Le comte Jean-Guillaume-Friso de Nassau-Dietz, lieutenant de la Frise, succéda à Guillaume III , et s’appela prince d’Orange. Ses descendants régnent en Hollande.
nassau, v. du roy. de Prusse (prov. de Hesse), sur la Lahn; à 35 kil. N.-E. de Wiesbaden; 1,600 hab. Château construit en 1101, berceau des comtes de Nassau.
Nassau, v. de l’ile de Banda (Moluques), sur la côte S.; 6,000 hab. Nombreux muscadiers.
Nassau, v. de l’Amérique anglaise, ch.-l. de l’ile de New-Providence et de la colonie des Baliama; port sur la côte N. Commerce de fruits, oranges, ananas, etc. Résidence du gouverneur - général de l’archipel; 6,000 habitants.
nassau (Adolphe de), empereur. V. Adolphe.
Nassau (Engelbert, comte de), gouverneur de Brabant , rendit de grands services à Charles le Téméraire dans la guerre contre les Gantois révoltés, reçut l’ordre de la Toison d’or en 1473 , fut fait prisonnier à la bataille de Nancy en 1477 , paya sa rançon , se dévoua à Marie de Bourgogne , prit part au combat de Guinegatte en 1479 , signa eu 1493 le traité de Senlis , et mourut en 1504.
Nassau | Guillaume Ier de ) , dit le Taciturne , né au château de Dillenburg en 1533 , de Guillaume le Vieux , comte de Nassau, et de Julienne de Stolberg, m. en 1584 , fut élevé à la cour de Charles-Quint , prit le titre de prince d'Orangc à la mort de son cousin René de Nassau , 1544 , et commanda l’armée de Flandre contre les Français en 1554. Sous le règne de Philippe II , il poussa les Etats des Pays-Bas à demander l’éloiguememt des troupes espagnoles, et, mécontent de n’avoir aucune part à l’administration de Marguerite de Parme , fit cause commune avec les seigneurs flamands. Il fut le véritable auteur du compromis de Bréda, signé par la noblesse en 1566. Le duc d’Albe ayant été nommé gouverneur des Pays-Bas , il se retira en Allemagne, fut condamné à mort par contumace, leva des troupes, fit deux démonstrations infructueuses contre le Brabant, se déclara protestant, accepta le commandement des Hollandais révoltés, et organisa les Gueux de mer , 1572. Puis il prit Middelbourg, et fut nommé comte de Hollande et de Zélande, 1574; les Flamands eux-mêmes lui donnèrent le titre de gouverneur-général du Brabant, mais Alexandre Farnèse eut l’adresse de les ramener à l’Espagne. En 1579, Guillaume fit signer aux 7 provinces bataves l’Union d’Utrecht. Sa tête fut mise à prix par Philippe II , et Balthasar Gérard l’assassina. V. Amelot de La Houssaye, Histoire de Guillaume de Nassau, Londres (Paris), 1754,2 vol. in-12. B.
Nassau ( Maurice de ) , fils du précédent, né au château de Dillenburg en 1567, m. en 1625, étudiait à Leyde quand son père fut assassiné , 1584. Elu aussitôt président du conseil d’Etat des Provinces-Unies , et, deux ans après, capitaine-général et amiral des provinces de Hollande et de Zélande, par l’influence de Barneveldt, il justifia l’opinion que l'on avait conçue de son habileté. En 1589-90, les pro-
vinces de Gueldre , d’Utrecht et d’Over-Yssel lui conférèrent aussi le commandement. Il établit une sévère discipline dans les troupes , tomba à l’improviste sur les Espagnols, tandis qu’ Alexandre Farnèse était en France à soutenir les ligueurs contre Henri IV, leur enleva Bréda en 1590 , Zutphen , Deventer, Hulst et Nimègue en 1591 , Groningue en 1592 , parvint à conclure à La Haye un traité d'alliance offensive et défensive avec la France et l’Angleterre en 1596 , gagna la bataille de Turnhout en 1597 , prit Nieuport en 1600 , Rheinberg et Grave en 1601 , et mit le sceau à sa réputation de grand capitaine par la belle défense d’Ostende , dont le siège coûta aux Espagnols , commandés par Spinola, 60,000 hommes et 100 millions. Une trêve de 12 ans fut signée en 1609. Maurice, qui s’y était opposé , ne pardonna point à Barneveldt de l’avoir emporté sur lui. 11 le poursuivit avec persévérance, et réussit à le faire traîner à l’échafaud , 1619. Le synode de Dordrecht venait de sanctionner tous ses actes : Grotius et d’autres adversaires de son ambition furent également poursuivis. La guerre contre l’Espagne ayant été reprise , 1621 , Maurice combattit sans succès Spinola , et ne put ni lui faire lever le blocus de Bréda , 1624 , ni prendre luimême Anvers , 1625. B.
nassau (Frédéric-Henri de), prince d’Orange, né à Delft en 1584, m. en 1647, fut élevé par son frère aîné Maurice, et se signala de bonne heure dans la carrière des armes. Nommé stathouder en 1625 , il enleva aux Espagnols Bois-le Duc en 1629 , échoua devant Dunkerque en 1631 , prit Skenk en 1635, Bréda en 1637 , Gennep et Sasde-GaDd en 1640 , et Hulst en 1645. Sous son gouvernement , la marine prit un grand essor, et de nombreux établissements furent formés aux Indes-Orientales.
nassau (Guillaume II de), prince d’Orange, fils du précédent, né en 1626, m. en 1650 , succéda à son père en 1647 , vit l’indépendance des Provinces-Unies reconnue par l’Europe entière au traité de Westphalie en 1648 , et exerça quelque temps une autorité dictatoriale , que l’opposition du parti républicain l’obligea de déposer.
nassau (Guillaume III de) , prince d’Orange. V. Guillaume iii , roi d’Angleterre.
nassau-siegen (Jean-Maurice, prince de) , né en 1604, m. en 1679 , capitaine-général des possessions hollandaises au Brésil de 1636 à 1644 , enleva aux Portugais plusieurs places importantes , ruina leurs établissements sur la côte d’Afrique , et , en récompense de ses services , fut nommé gouverneur de Wesel , général en chef de la cavalerie hollandaise , gouverneur du duché de Clèves pour le duc de Brandebourg. 11 établit à Clèves un jardin magnifique, dont Voltaire a donné la description dans son Voyage à Berlin. La Bibliothèque impériale de Paris possède de lui 2 vol. sur les animaux de l’Amérique du Sud , dessinés et enluminés , avec de courtes descriptions.
nassau-siegen ( Ch. -Henri-Nic.-Othon, prince de), né en 1745, m. à Paris en 1805. Sa mère, Charlotte de Mailly, avait abandonné son époux, Emmanuel-Ignace; il ne fut pas reconnu légitime , entra au service de la France , accompagna Bougainville dans son voyage autour du monde, combattit ensuite à la solde de l'Espagne contre l’Angleterre, 1782, se rendit en Russie auprès de Catherine II , fut nommé amiral , détruisit une flotte turque près d’Otchakow en 1788, battit les Suédois à Svenksund, 1779, et à Borga, 1790. Un échec naval devant Viborg, ainsi que les conflits menaçants entre la Russie et la France, lui firent quitter le service.
NASSER-LEDINILLAH, 34e calife abbasside, succéda à son père Mostadi en 1180. Mohammed, sultan duKharizm, le fit déposer, et marcha sur Bagdad ; mais les neiges le forcèrent de se retirer. Il préméditait une 2e expédition, lorsqu’une irruption de Gengis-Khan dans ses Etats le contraignit d’y renoncer. Nasser dut son salut à ces deux circonstances. Saladiu , qui avait conquis l’Egypte , se fit reconnaître par lui comme chef de la dynastie des Ayoubites. Nasser mourut en 1225 , âgé de 69 ans. D.
nasser-mohammed ( me'lhc-al- ) , 9® sultan mameluk d’Egypte, de la dynastie des Baharites. Son règne, de 1293 à 1341, fut interrompu plusieurs fois : Ketbogha, Ladjin etBibars II usurpèrent son trône. Il eut à étouffer plusieurs révoltes, à soutenir de grandes guerres A l’extérieur ; mais, vainqueur de tous ses ennemis , il étendit son pouvoir jusqu’à Malatiah et Anah sur l’Euphrate. Il se montra actif et éclairé dans l’administration intérieure , et fit faire de grands travaux d’utilité publique. On lui doit la fondation du Moristân, grand hôpital des fous au Caire. Il encouragea l’agriculture et les arts. D.
NASS1R-EDDYN , célèbre astronome persan, dit Al- Thoussi, parce qu’il était né à Thous (Khoraçan) en 1201,