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m. en 1274, écrivit sur la théologie et la philosophie des musulmans, l’économie politique, la métaphysique, l'histoire naturelle, la géographie, la médecine, etc. Un lui doit les Tables Illchaniennes, où sont consignées ses observations astronomiques, avec le résumé de celles laites avant lui. On en a tiré la Table des longitudes et des latitudes publiée en latin par Greaves, Lond., 1652, et réimprimée dans le tome jii des l'etits géographes.
NATAL ou CIDADE-DOS-REYS, v. du Brésil, port de commerce à l’embouchure du Rio-Grande-del-Norte, ch.-l. de la prov. du Rio-Grande, à 2,500 kil. N.-N.-E. de Rio- Janeiro; 10,000 hab.
natal (Colonie de), possession anglaise de l’Afrique australe, entre la Cafrerie au N. et au S., la République du Fleuve Orange à l’O. et l’océan Indien a 1 E., sur les côtes duquel elle s’étend du fleuve Tngela au N., à l’Oumsinkoulou au S. Ch.-l., Port-Natal. Superf., 47,000 kil. cnrr.; 158,600 hab., dont 16,000 Européens, 150,000 Cafres indigènes. Sol fertile, nombreuses rivières; canne à sucre, café, coton, indigo; élève de bétail. — Le pays de Natal, appelé ainsi par Vasco de Gama, qui y aborda le jour de la Nativité (Noël, 1497), fut occupé d’abord par les Hollandais comme dépendance du Cap, par les Bœrs réfugiés (1837), qui y fondèrent au centre la ville de Pieter-Maritzbourg, enfin par les Anglais (1842). C. P.
N ATA LIS COMES. V. Conti (Noël).
NATCHEZ, v. des Etats-Unis (Mississipi), sur la rive g. du Mississipi, â 130 kil S.-O. de Jackson, 200 N.-O. de la Nouvelle-Orléans; 6,600 hab. Evêché; academie, bibliothèque. Cette ville doit son nom à la tribu des Natehez qui l’habitait, et presque détruite en 1730 par les Français, pour venger le massacre des leurs, arrivé peu après qu’ils eurent fondé la ville en 17 16. Elle faisait partie de la Louisiane, cédée aux Anglais en 1763. Grand marché de coton; construction de machines à vapeur.
NATHAN, prophète juif, reprocha à David le meurtre d’Urie, et lui prédit que l’honneur de bâtir un temple à Dieu dans Jérusalem était réservé à son fils Salomon.
NATIONS (Collège des Quatre-) ou Collège Mazarin, ancien collège de Paris, fondé en 1661, par testament du cardinal Mazarin, pour y élever gratuitement 60 enfants de gentilshommes pauvres ou principaux bourgeois de Pignerol et de son territoire, on de l’Etat ecclésiastique ; d’Alsace et pays d’Allemagne; de Flandre, et de Roussillon, pays nouvellement conquis. Ces nations étant seules admissibles dans ce collège, il en reçut le nom de Collège des Quatre-Nations. Il fut ouvert en 1688. C’était le plus beau et le plus riche des collèges de l’Université de Paris. Il a subsisté jusqu’à la Révolution. Eu 1806, l’édifice qu’il occupait est devenu Je Palais de l’Institut de France, appelé quelquefois Pulais des Quatre-Nations. V. Alfr. Franklin, Origines tin palais de T Institut, Paris, 1862, in-8°.
NATIVITE DE J.-C., fête que l’Eglise célèbre en l’honneur de la naissance de J.-C. V. Noël.
nativité de la s,e vierge , fête célébrée dans l’Eglise, le 8 septembre , en l’honneur de la naissance de la Ste Vierge. On en attribue communément l’institution au pape Sergius Ier. L’Eglise grecque ne l’a adoptée qu’au xne siècle.
nativité de s1 jean-baptiste , fête célébrée par l’Eglise, le 24 juin, eu mémoire de la naissance de S1 Jean- Baptiste, précurseur de J.-C. En beaucoup de lieux, elle est l’occasion de réjouissances et de feux de joie. Cette fête existait déjà au temps de S* Augustin.
NATOIRE (Charles), peintre, né à Nîmes en 1700, m. en 1777 , élève de Lemoine, dirigea l’Académie de France à Rome pendant 20 ans, et fut membre de l’Académie de peinture de Paris, 1734. 11 ne reproduisit que les défauts de son maître; fort heureusement, Vieil, qui sortit de son école, répudia ses traditions. Les peintures les plus estimées de Natoire ornaient le premier étage du château de Versailles, le salon de l’hôtel Soubise, et la chapelle des Enfants-Trouvés à Paris. B.
NATOLIE. V. Anatolie.
NATRON (Vallée de) , Nitriotes nomos , dans la Basse- Egypte , à 70 kil. O. du Caire. Elle a 110 kil. du N.-O. au S.-E. Il y a 7 lacs d’où l’on tire du natrou I carbonate de soude ).
NAU ( David ). V. Olonnais (P ).
NAIJCELLE, ch.-l. de cant. (Aveyron), arr. et à 34 kii. S.-O. de Rodez; 758 hab.
NAUCLERUS (Jean Vergen, dit), chroniqueur, né vers 1430 en Souabe, m. vers 1510, fut le précepteur d’Eberhard, duc de Wurtemberg , qui , ayant fondé l'université de Tubingue, l’y nomma professeur de droit canon, puis recteur et chancelier. On a de lui une Chronique en
latin, qui s’étend depuis Adam jusqu’en 1400, Tubingue, 1501, in-fol., et Cologne, 1564, 2 vol. in-fol.
NAUCRATIS, auj. Fouah ? v. de Pane. Egypte (Delta), sur la branche Canopique du Nil. Lis marchands grecs y eurent un comptoir, une sorte de factorerie , après l’introduction des Cariens auxiliaires en Egypte par Psammétique ; Amasis confirma leurs privilèges et leur organisa-, tion. Patrie d’Athénée et de Julius Pollux.
NAUDÉ (Gabriel), bibliographe, né à Paris en 1600, m. en 1653, était un homme d’un savoir étendu et d’un esprit pénétrant. Il étudia d’abord la médecine , et devint médecin ordinaire de Louis XIII. Il voyagea en Italie , puis devint, à Rome, bibliothécaire des cardinaux Bagni et Barberini , et, à Paris, du cardinal Mazarin. S'étant rendu à Stockholm , sur l’invitation de la reine Christine , le climat altéra bientôt sa santé, et le força de revenir en France. Il mourut en route à Abbeville. Ses ouvrages les plus intéressants sont : Marfore , ou Discours contre les libelles, Paris, 1620 , in-8° ; instruction à la France sur la vérité' de l'histoire des frères de la Rose-Croix , ibid. , 1623 , in-4° et in-8°; .4ris pour dresser une bibliothèque , ibid., 1627; Addition à l’histoire de Louis XI, ibid., 1630, in-8°; Bibliographia politica , Venise, 1633 , in-12 , livre composé pour l’utilité de ceux qui veulent étudier la manière de gouverner les autres dans l’Etat, ou de se gouverner soi-mème avec les autres et sous les autres dans la vie civile; Challine l’a traduit eu français, Paris, 1642, in-8°; Considérations politiques sur les coups d'Etat , Rome , 1639 , in-4°, où l’auteur érige en principe ce mépris de la justice et de l’humanité dans les nécessités politiques, qui souleva une si grande réprobation contre le Prince de Machiavel, et où il blâme ceux qui, dans son propre pays, avaient abandonné la défense du massacre de la S* Barthélemy; Apologie des grands hommes faussement soupçonnés de magie, Paris, 1625, in-8», et Amsterdam, 1712. On a publié, sous le titre de Naudiann, un recueil d’anecdotes tirées des conversations de Nnudé. Amsterdam, 1703, in-12. C. N.
NAUDET (Aimé) , né à Sl-Denis-du-Port (Seine-et- Marue) en 1785, m. en 1847, suivit la carrière militaire, devint capitaine au corps royal d’état-major, fit les grandes campagnes du Ie' empire, de 1806 à 1812, et fut nommé maréchal de-camp en 1813. Il a publié : La Fontaine chez AJu'e de La Sablière, comédie en l acte, en vers, 1821;. Epitre à Molière, in-8°, 1818; Fables, 1829, 1 vol. in-18, recueil de 80 fables écrites avec esprit et naturel, et dont la moralité a souvent un tour philosophique. Un quart environ est imité des fabulistes espagnols, italiens, anglais, et du Russe Kriloff.
NAUEN , v. des Etats prussiens (Brandebourg) , à 38 kil. N.-O. de Berlin; 3,800 hab. Tribunaux. Grand incendie en 1830.
NAUGARD , v. des Etats prussiens (Poméranie) , à 35 kil. N.-E. de Stettin , entre deux lacs; 2,600 hab. Tribunaux. Fabr. de mousselines, chapellerie, bonneterie.
NAUGERIUS. V. Navagerio.
NAUHE1M, brg de la Hesse - Darmstad t , à 34 kil. N. -N. -O. d’Hanau , sur l’Use , au pied du Johannisberg ; 1,500 hab. Sources et bains d’eaux salées; salines produisant annuellement 17,000 quintaux de sel.
NAULOQUE, Naulochus, v. et port de la Sicile ancienne, au N.-E. , près du cap Pélore. Victoire de la flotte d’Octave, commandée par Agrippa, sur celle de Sextus Pompée, l’an 717 de Rome, 36 av. J.-C.
NAUMACH1E, Naumachia , nom donné, chez les anc. Romains , à un spectacle public de combat naval , et souvent aussi au bassin où on le donnait. César offrit, le 1er, une Naumaehie au peuple de Rome, et fit à cet effet creuser un bassin dans le Champ-de-Mars , tout proche du Tibre. Auguste, Claude, Néron, Titus, Domitien , en donnèrent aussi , et ce fut toujours un spectacle impérial , car il fallait un matériel de navires, dont l’empereur seul pouvait disposer. Les Naumaehies étaient des jeux non moins sérieux que les combats de gladiateurs, et plus cruels, parce qu’il y avait un danger de plus. Les Naumachiaires étaient des criminels ou des prisonniers de guerre. Il en fallait un grand nombre; car, dans ces jeux, deux flottes luttaient l’une contre l’autre, avec toutes les manœuvres usitées dans les combats navals. Chaque flotte représentait une nation, et le combat ne finissait qu’aprés un grand carnage, quand il ne restait plus assez de Naumachiaires pour combattre. Les Naumachies-bassins étaient très-vastes ; aussi faisait-on paraître dans ces combats des navires du plus fort échantillon : à la Naumaehie d’Auguste, on vit 30 trirèmes ou quadrirèmes , et beaucoup de peti s bâtiments; à celle de Claude, donnée sur le lac Fuein, il y avait 50 navires. Les Naumaehies de Néron , de Titus ,
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de Domitien, furent données, la première, dans un théâtre, dont l'orchestre fut immédiatement rempli d'eau, et les autres, dans le Colisée, dont la construction avait été prévue pour cet usage. Dans ces espaces circonscrits, on ne pouvait faire figurer que des barques. Quelquefois le spectacle consistait en combats de'Naumachiaues contre des crocodiles , des taureaux , ou d’autres gros quadrupèdes dressés à se battre à la nage. Les Naumachies véritables , c.-à-d. représentant des éombats navals, furent très-rares : on les compte , tandis que toutes les autres sortes de jeux sont littéralement innombrables. C. D — y.
NAUMANN (Jean-Amédée) , compositeur de musique, né à Blasewitz, près de Dresde , en 1741 , m. en 1801 , fut maître de chapelle de l’électeur de Saxe. Elève de Tartini et du P. Martini, il sut se faire, à côté de Mozart, une réputation honorable. On a de lui une foule de morceaux pour clavecin et autres instruments , et des opéras italiens, allemands, suédois . Gustave Wasa est son chef d’œuvre. Ses meilleures compositions religieuses sont la Passion et le Giuseppe riconosciuto de Métastase, et le Pater noster de Klopstock. La pureté des motifs , la grâce des détails, un style facile , caractérisent ses œuvres. B.
NAUMBOURG, v. des Etats prussiens (Saxe) , sur la Siale, dans la régence età31 kil. S.-S. -O. de Mersebourg; I 1,000 hab. Ch.-l. de cercle. Jadis évêché souverain; cour d'appel; gymnase; société d’antiquités nationales. Foires importantes pour les laines. Belle cathédrale gothique. Fabrique de toiles, bonneteries, acide sulfurique, amidon, peignes de corne ou d’écaille, etc.
NAUPACTE, Naupaclus , auj. Lépante , v. de l’ane. Grèce , chez les Locriens Ozoles , au N.-E. du cap Antirrhion , à l’entrée du golfe de Corinthe , possédait un port vaste et sûr. Les Héraclides y construisirent la flotte qui les transporta dans le Péloponèse. Elle fut prise par les Athéniens , qui, vers 456 av. J.- C. , y établirent les Messénicns chassés de leur pays après la 3e guerre de Messénie. Elle retourna aux Locriens après la bataille d'Ægos-Potamis, tomba ensuite au pouvoir des Aehéens, auxquels Philippe , père d’Alexandre, l’enleva vers 342 ou 341, pour la donner aux Etoliens. Le consul romain Aeilius Glabrion la prit en 191. Pausanias y trouva un temple de Neptune et un de Diane , les ruines d'un temple d’Esculape , et une grotte consacrée à Vénus, grotte qui existe encore aujourd’hui. C. P.
NAUPLIE. V. Na poli.
NAUPL1US , roi d’Eubée , l’un des Argonautes , et père de Palaméde , vengea la mort de son fils tué devant Troie , en attirant la flotte grecque , la nuit , par des feux , sur les récifs dont son île était entourée. Beaucoup de vaisseaux périrent ; mais Ulysse ayant échappé , Nauplius fut pris de désespoir, et se jeta à la mer.
NAUSICAA, fille d’Alcinoüs, roi des Phéaciens, accueillit Ulysse naufragé.
NAUTüDIQUES, juges choisis chaque année, à Athènes et dans plusieurs autres villes de l’anc. Grèce, pour prononcer sans appel sur les affaires de commerce maritime. Us tenaient leurs audiences , d’octobre à avril, pendant l’interruption de la navigation, afin que les marins ne fussent pas retenus à la bonne saison par la nécessité de comparaître en justice.
NAUVOO. F- Mormons.
NAUZE (Louis Jouard de la), savant littérateur, né à Villeneuve d’Agen en 1696, m. en 1773, devint membre de l'Académie des Inscriptions et Belles- lettres en 1729, et a donné, dans les Mémoires de cette société, 30 mémoires estimés, sur divers points de chronologie ancienne. Il a défendu le système de chronologie de Newton , dans la continuation des Mémoires de littérature de Sallengre.
NAVA-DEL-REY , v. d’Espagne (Vieille -Castille), prov. de Valladolid, à 14 kil. O. -N. -O. de Medina-del- Campo; 6,150 hab.
nava-ei.-carnero , v. d’Espagne (Nonvelle-Castille), prov. et à 33 kil. S.-O. de Madrid; 3,750 hab. Patrie du peintre Séb. Mutioz.
NAVAGERIO (André), en latin Naagerius, poëte latin, né à Venise en 1483, m. en 1529, ambassadeur de la république auprès de Charles-Quint et de François Ier, s’était proposé Catulle pour modèle. Il brûla des Sylves qu’il. avait faites, parce qu’on lui dit qu’elles étaient du caractère de celles de Stace. U avait le goût sévere, mais pur. On a de lui : Epigrammatum liber i ; Eclogæ , libri n, Bâle, 1546, in 8°, et Padoue , 1718, in-4°; des Leçons sur Ovide, et sur les Oraisons de Cicéron ; quelques poésies italiennes, etc. Un manuscrit de l’histoire de la République de Venise fut brûlé par ses ordres avant sa mort. C. N.
NA VAILLES (Philippe de Montaut de Benac, duo de), né en 1619, d'une anc. maison du Bigorre, m. en 1684, fut d’abord page du cardinal de Richelieu, puis, en 1641, colonel d’un régiment de son nom, et se signala en Italie, où il fut gravement blessé au siège de Crémone. F idèle à Mazarin, il combattit les Frondeurs dans l’Orléanais et l’Anjou, et, en 1658, retourna en Italie, pour remplacer le duc de Modène dans le commandement des troupes françaises. Apres une courte disgrâce , qu’il n’avait pas méritée, il fut nommé gouverneur de l’Aunis. Envo/é, en 1669, au secours de Candie, assiégée par les Turcs, il ne répondit pas aux espérances de Louis XIV, et fut exilé dans ses terres pendant trois ans. Après avoir pris une part glorieuse à la seconde conquête de la Franche- Comté, 1674, et commandé l’aile gauche à la journée de Senef, il reçut le bâton de maréchal, 1675, et fut envoyé, l’année suivante, en Catalogne, où il défit, 1677, au col de Bagnols, le comte de Monterey . A près la paix de Nimègue, il devint gouverneur du duc de Chartres ( Philippe d'< frléans, depuis régent). On a de lui des Mémoires de 1635 à 1683, Paris, 1701, in-12. — Mme de Navailles fut admise dans l’intimité d’Anne d’Autriche et du cardinal Mazarin ; nommée dame d'honneur de la reine Marie-Thérèse , et surveillante des filles d’honneur, elle perdit cette charge à cause de sa vigilance, qui contrariait les passions de Louis XIV.
NAVALE (Couronne). V. Couronnes.
NAVALE (Ecole). V. ÉCOLE NAVALE.
NAVAN, v. d’Irlande, dans le comté de Meath (Leinster), au confluent de la Boyne et du Blackwater, à 42 kil. N. -O. de Dublin, avec chemin de fer; 3,855 hab. Produits agricoles.
NAVARETTE (Ferdinand), missionnaire dominicain, né en Castille vers 1620, m. en 1689 , parcourut les îles Philippines, Manille, et Célèbes, séjourna eu Chine de 1659 à 1672, et, a rès de vifs démêlés avec les Jésuites, revint en Europe, d’où il partit pour S'-Domingue avec le titre d’archevêque. On a de lui un Traité historique, politique, moral et religieux de la monarchie de la Chine, en espagnol, Madrid, 1676, iu-fol., ouvrage estimé.
naVarette, brg d’Espagne (Burgos) , à 11 kil. O. de Logrono; 2,200 hab. Pierre le Cruel et le Prince Noir y remportèrent, en 1367, une victoire, dite aussi d eNajera, sur Henri de Transtamare; Duguesclin, qui était venu au sec .urs de ce dernier, y fut fait prisonnier.
NAVARIN, en grec moderne Neo-Caslron , v. et port du roy. de Grèce (Murée), dans le nome de Messénie, sur la côte O., à 130 kil. S.-O. de Tripolitza; 2,000 hab. Victoire des flottes combinées d’Angleterre, de Fiance et de Russie sur la flotte turco-égyptienne, le 20 octobre 1827. — Au N.- O. est Vieux-Navarin ou Zoucliio, sur l’emplacement de l’anc. Pylos.
NAVARRE (du basque Navarros , habitants des pays plats), ancien royaume formé sur les deux versants des Pyrénées, dans le pays des Vaccéens de Pline (Basques ou Vascous), et dont l’orLine remonte au ixe siècle II se composait principalement du pays conquis par Charlemagne sur les Arabes jusqu’à l'Ebre, en 778. Le comte Aznar, qui, en 806, en avait reçu l’administration de Louis le Débonnaire, alors roi d’Aquitaine, se rendit indépendant en 831 ; son neveu, Garcias Ximénès, prit le titre de roi, 857. Sous Fortunio, fils aîné de Garcias Ximénès, l indépendance de la Navarre fut reconnue à la diète de Tribur, 887. A la mort de Sanche III le Grand, 1035, elle se partagea en trois royaumes, Navarre, Castille, et Aragon. SanchelV ayant été renversé par son cousin Sanche Rainire, roi d’Aragon, 1076, la Navarre perdit son indépendance, et ne redevint un Etat distinct qu’en 1134. Un mariage la fit passer, en 1234, à une famille française, que commença Thibaut IV de Champagne. En 1273, Philippe le Bel fut fiancé à Jeanne de Navarre, et, en 1285, il monta sur le trône avec le titre de roi de France et de Navarre. Sa petite fille, Jeanne, privée de la couronne de France par la loi salique, garda du moins la Navarre, qu’elle porta, par son mariage, dans la maison des comtes d’Evreux. Le royaume passa plus tard aux maisons d’Aragon, 1425, de Foix, 1479, et d’Albret, 1484. En 1512, Ferdinand le Catholique, roi d’Aragon, s’empara de la Haute-Navarre ( toute la partie au S. des Pyrénées >, qui, depuis, est restée àl Espagne; la maison d’Albret conserva la Basse-Navarre ou Navarre française, qui passa dans la maison de Bourbon par le mariage de Jeanne d’Albret avec Antoine de Bourbon, et qu’Henri IV, fils de ce prince, réunit à la couronne de France en 1607. Depuis cette époque jusqu’en 1830, les Bourbons ont pris le titre de rois de France et de Navarre. ( V. Navarre française.)