‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 177 sur 864 · NAY · texte numérisé non relu

NAY

N AV

Rois de Navarre.

Garcias Ximénès .... 857

Fortunio 880

Sanche L'r 905

Garcias II 926

Sanche II 970

Garcias III 994

Sanche III, le Grand. . . 1001

Garcias IV 1035

Sanche IV 1054

Rois d’Aragon et de Navarre.

Sanche V . 1076

Pierre Ier 1094

Alphonse Ier 1104

Rois de Navarre.

Garcias V 1134

Sanche VI 1150

Sanche VII 1194

Thibaut Ier 1234

Thibaut II 1253

Henri Iir 1270

Jeanne Ire 1274-1305

Rois de France et de

Navarre.

Philippe le Bel 1285

Louis le Hutin 1314

Jean Ier . . 1316

Philippe le Long1 1316

Charles IV (Ier en Navarre) 1322

Rois de Navarre.

Jeanne II et Philippe

d’Evreux 1328

Charles II le Mauvais. 1349

Charles III 1387

Jean II et Blanche . . . 1425

Eléonore 1479

Fr. Phébus de Foix, 1479 Catherine et Jean d’ Al-

bret 1484

Henri II 1516

Jeanne III d’Albret et Ant. de Bourbon... 1555 Henri III ( depuis Henri IV) 1572

Navarre, capitainerie-générale du royaume d’Espagne, au N.-E.; capitale, Pampelune; formée de la partie de l’anc. royaume de Navarre située au S. des Pyrénées , entre la France (Basses-Pyrénées) au N., l’Aragon à l’E. et au S., les prov. de Soria au S. -O., d’Alava à l’O. , et de GuipuzcoaauN.-O.; 10,478 kil. carrés; 150 kil. sur 130; 299,660 hab. Elle est couverte par les montagnes des Pyrénées, et arrosée par l’Ebre et ses affluents. Belles forêts. Sol fertile en blé, vins estimés, huiles, légumes, etc. Agriculture assez avancée ; élève de bétail. Peu d’industrie : draps, lainages , papier , savon , liqueurs. Mines de fer, plomb, cuivre, sel.

navarre-et-béarn, grand-gouvernement de l’ancienne France, composé du Béarn et de la Navarre française ( V. ces mots).

NAVARRE FRANÇAISE OU BASSE-NAVARRE , petit pays

de l’ancienne France, entre le Béarn au N., la Soûle à l’E., les Pyrénées au S., et le Labourd à l’O.; ch. -1., St- Jean-Picdde-Port. Il comprenait les pays de la Mixe, de la Cize, du Baigorry, de l’Arberou, et de l’Ostabaret.

Navarre (nouvelle-), anc. province du Mexique, au N.-O., auj. comprise dans l’Etat de Sonora.

Navarre (Collège de), un des collèges de l’anc. Université de Paris , fondé en 1304 , rue de la Montagne- Ste-Gcneviève, par Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel, pour recevoir gratuitement de pauvres écoliers. C’était alors le seul établissement de Paris où l’on enseignait complètement les humanités. Plus tard , les princes du sang et les plus grands seigneurs y mirent leurs enfants. Le collège de Navarre possédait une riche bibliothèque. On y réunit, en 1283, le collège de Tournât /, et, en 1638 , le collège de Boncourt ( fondé en 1353 ). Ses bâtiments furent, en 1806, affectés à l’Ecole polytechnique. (F. ÉCOLES.)

Navarre (Pedro de), célèbre capitaine espagnol, né en Biscaye, m. à Naples en 1528, fut d’abord matelot dans sa patrie, puis valet de pied du cardinal d’Aragon en Italie. S’étant fait une grande réputation de valeur parmi les bandes génoises, Gonsalve de Cordoue l’attira au service de l’Espagne. Il contribua, par le perfectionnement de la mine, à la prise du château de l’Œuf, citadelle de Naples, 1503 , et fut fait noble et comte d’Alvetto. En 1509, Ximénès le chargea d’une expédition contre les Maures d’Afrique ; il dut , après quelques succès, abandonner son entreprise. Renvoyé en Italie, il tomba au pouvoir des Français à la bataille de Ravenne, 1512. N’ayant pas été racheté par Ferdinand le Catholique, il passa au service de la France, et se distingua aux batailles de Marignan, 1515, et de la Bicoque, 1522. Pris par les Impériaux, lorsqu’il allait au secours de Gênes, et enfermé dans le château de l’Œuf, il recouvra la liberté en vertu du traité de Madrid , 1526, fut ressaisi à Aversa, lors de l’expédition de Lautrec contre Naples, et périt, étranglé, dit-on, par ordre de Charles-Quint.

Navarre (Château de). V. évreux.

NAVARRENX ou NAVARREINS, Beneharnum , ch.-l. de eant. (B. -Pyrénées), arr. et à 21 kil. S. d’Orthez, sur le Gave d’Oloron ; 1,290 hab. Ancienne ville de guerre, déclassée en 1867. Connu, de chevaux.

X AV ARRETE (Jean-Fernandez), surnommé el Mudo

ou le Muet, peintre espagnol, né à Logroüo vers 1526, m. en 1579. Une maladie grave l’ayant rendu sourd, à l’âge de trois ‘ans, il oublia peu à peu les mots qu’il avait appris, et devint muet. 11 témoigna de bonne heure un goût très-vif pour la peinture: on lui fit apprendre le dessin , puis on l’envoya en Italie, où il travailla sous la direction du Titien. Philippe II le rappela, pour l’employer aux décorations de l’Escurial, et le nomma son peintre officiel , 1568. Navarrete a su réunir la grâce à l’énergie, les tons vigoureux du Titien et les nuances charmantes du Corrège. Ses tableaux sont nombreux; l’Escurial seul en renfermait trente, que l’on voit maintenant à Madrid. A. M.

NAVARRETE. V. aussi NAVARETTE.

NAVAS-DE-TOLOSA, brg d’Espagne, prov. et à 48 kil. N. de Jaën; célèbre par une grande victoire des rois d’Aragan , de Castille et de Navarre, sur les Arabes, que commandait Mohammed-el-Nasr, le 16 juillet 1212. Cette bataille est quelquefois appelée bataille de Muradal ou de Lorca.

navas-del-madrono, v. d'Espagne (Badajoz), à 36 kil. S.- O. de Cacérès; 2,900 hab.

navas-del-marqttes , v. d’Espagne (Vieille-Castille), prov. et à 53 kil. E.-S.-E. d’Avila; 2,800 hab.

NAVES, vge (Corrèze), arr. et à 6 kil. N. de Tulle; 265 hab. Près de là sont les ruines romaines de Tintiniac.

NAVIER (Pierre-Toussaint), médecin, né à Sl-Dizier en 1712, m. en 1779, a laissé de nombreux Mémoires dans les recueils de l’Académie des Sciences de Paris, de l’Académie de Châlons, et dans la Gazette de médecine. On lui doit la découvèrte de l’éther nitreux.

navier (Louis-Marie-Henri), inspecteur divisionnaire des ponts-et-chaussées, né à Dijon en 1785, m. en 1836, fut élève de l’Ecole polytechnique, et devint ingénieur ordinaire en 1808. A la suite d’une mission en Angleterre, 1823, il publia un Mémoire sur les ponts suspendus; c’était un traité complet de la matière, qui lui ouvrit les portes de l’Académie des Sciences, 1824. Plus tard, il fut un des ingénieurs envoyés en Angleterre pour étudier les chemins de fer; il a inséré sur ce sujet différents articles dans les Annales des ponts et chaussées. Navier a construit plusieurs ponts de chaînes sur la Seine : un d’eux, d’une seule arche, établi en face des Invalides, à Paris, était à peine achevé, lorsque des lézardes assez graves, qui se manifestèrent dans les puits de retenue, inspirèrent des craintes sérieuses sur la solidité de ce pont, qui avait 155 mèt. d’ouverture, et en firent ordonner la démolition. Navier, pour se justifier, publia une Notice sur le pont desinvalides. Professeur à l’Ecole des ponts et chaussées et à l’Ecole polytechnique, ses leçons, dans la première de ces écoles, ont été publiées en 1826, et rééditées en 1833; celles qu’il a données à l’Ecole polytechnique ont été imprimées en 1841. Il a inséré divers Mémoires dans les Annales des ponts el chaussées, celles de Chimie, le Bulletin de la Société philomatique, et la collection de l'Institut. V. Prony, Notice biographique sur Navier, 1837, in-8°. V.

NAVIGATEURS (Iles ou Archipel des). V. Hamoa.

NAVIGATION (Acte de). V. Acte de navigation.

NAVILLE (François-Marc-Louis), éducateur, écrivain pédagogique et économiste, né à Genève en 1784, m. en 1846, destiné dès sa jeunesse à l’état ecclésiastique, fut pasteur à Chancy (canton de Genève), et se montra animé de la plus ardente charité. Après quelques années d’exercice, il résigna ses fonctions, pour aller, en 1817, fonder à Vernier, près de Genève, un institut d’éducation de famille, où il appliqua, avec le plus grand succès, la méthode éducative du P. Girard ( V. ce nom). Naville dirigea son institut pendant près de 30 ans, avec le dévouement le plus absolu , et sut encore trouver des loisirs pour écrite sur la pédagogie et l’économie politique divers ouvrages remarquables par une grande fermeté de principes, un rare talent d’exposition , et un style net et précis. Les principaux sont: De l'éducation publique, Paris, 1831, 1 vol. in-8°; 2« édit., 1833, traité qui offre un système d’enseignement à tous les degrés, parfaitement conçu, et répon-= dant à tous les besoins de sociétés aussi complexes que nos sociétés modernes; De la culture de l’esprit et du cœur par l'étude de la grammaire,, Genève, 1845, 1 vol. in-8°, analyse de l’admirable livre du P. Girard sur T Enseignement régulier de la langue maternelle ; Tableau des études de l’établissement d'éducation de Vernier, Genève, 1845, 1 vol. in-8°, mémoire qui renferme un des meilleurs systèmes d’enseignement à tous les degrés pour les classes aisées de la société ; Traité de la charité légale, son œuvre la plus importante, et qui le classe parmi les meilleurs écrivains

NAX

NEA

économistes, Paris, 1836, 2 vol. in-8°; dans ce livre, il attaque la charité légale ou publique, comme tendant à détruire dans les cœurs la charité chrétienne , la seule vraie; à s’y substituer à la charité privée, qui secourt pour son propre compte, unit le bienfaiteur à l’obligé, tandis que la charité administrative , froide , sans entrailles , n’agissant que d’après la loi ou le règlement, repousse impitoyablement le malheureux, si sa misère ne rentre pas dans une des catégories prévues. Ce livre , très-remarquable, a cependant un défaut; c’est de n’indiquer pas le remède au mal qu’il signale. L’auteur s’occupa de combler cette lacune dans un Se vol., qui est resté manuscrit. Naville a inséré, dans la Bibliothèque de Genève et dans les Actes de la Société d'utilité publique de la même ville, beaucoup de mémoires et de rapports sur la pédagogie ; on remarque parmi ces travaux celui qu’il donna en 1839 sous le titre : Des moyens de développer dans les élèves l'amour de la patrie. Il avait aussi préparé une édition des œuvres de Maine de Biran , d’après les manuscrits autographes de l’auteur. C. D — y.

NAXOS, île de l’Archipel, auj. Naxia , l’une des Cyclades, et la plus grande de toutes, entre Paros et Amorgos, par 23° 10’ long. E., et 37» lat. N., est de forme presque circulaire, ce qui la fit appeler par les anciens Strongyle (la Ronde). Les côtes ont un aspect sévère, mais l’intérieur est charmant. On y trouve le mont Corono au N.-E., et le mont Zia au centre ( ane. Drion). Forêts d’orangers, de figuiers et de grenadiers. Gibier, bestiaux et poisson en abondance. Le marbre blanc de Naxos était presque aussi renommé chez les anciens que celui de Paros , et son vin n’avait pas de rival dans toute la Grèce ; de la ses surnoms de Dia (la divine) et de Dionysias ( l’île de Bacchus). La beauté de sa capitale, Naxos, située sur la côte N.-Ù., valut aussi à l’île le nom de Callipolis (aux belles villes). Il ne reste plus de monuments antiques qu’une porte de marbre, et quelques restes d’un temple de Bacchus. — Les premiers habitants de Naxos furent des 1 hraces-Pélasges ; puis vinrent des Cariens, qui lui donnèrent le nom de Naxos, fils de l’un de leurs rois. Bacchus était la principale divinité adorée dans l’île. Au xie siècle av. J.-C., Naxos reçut une colonie ionienne, composée d une partie des Grecs que Nélée menait en Asie. Au vie siècle, les Naxiens , a}’ant conquis Andros et Paros, dont les ports étaient excellents, créèrent une marine, et devinrent les plus riches et les plus puissants des insulaires. Ils n’en furent pas moins soumis par Pisistrate, qui leur imposa un gouvernement oligarchique, dont le chef était son ami Lygdamis. Des dissensions éclatèrent après la chute des Pisistratides à Athènes : les nobles appelèrent Aristagoras de Milet, qui voulut en vain soumettre Naxos aux Perses, 504. Saccagée par Datis et Artapherne en 490 , Naxos s’en vengea en envoyant des soldats qui combattirent à Salamine et à Platée, et entra dans la ligue maritime à la tête de laquelle était Athènes ; mais, avant affecté l’indépendance, elle fut réduite à la condition de sujette , et ses terres partagées entre des colons athéniens. Après la bataille d’Ægos-Potamos, elle dépendit des Spartiates, dont la flotte fut vaincue près de cette île par Chabrias en 376 , et , de maître en maître , passa aux Romains. Antoine la donna aux Rhodiens, puis la leur reprit. Elle fit partie de l’empire grec jusqu’à la prise de Constantinople par les Croisés. Marco Sanudo, noble vénitien , s’empara alors de Naxos et des îles voisines , 1207 , et obtint de Henri, 2e empereur latin de Constantinople, le titre de duc de l’Archipel et de prince de l’Empire. Naxos était la capitale de ce duché, qui demeura jusqu’en 1566 dans les maisons de Sanudo et de Crispo. En 1535, le corsaire Barberousse avait saccagé l’île et prélevé un tribut. En 1566, les Grecs de Naxos, irrités de la tyrannie des Latins qui s’étaient établis parmi eux avec les ducs , se donnèrent à Sélim II. Naxos prit une part active à la guerre de l’Indépendance, et, à la paix, fut comprise dans le royaume de Grèce. Elle est rangée dans le nome des Cyclades, et forme une éparchie ou diocèse avec Paro, Antiparo, Despotiko, Strongilo, Raklia, Sehinusa, Kéros, Kuphonisia, Makarias et Denussa. Elle fait un commerce assez actif d’orge, vins, figues, coton, soie, lin, fromage, sel, moutons, bœufs, mulets, et huile. Outre Axia, la capitale , 4,000 hab., où se trouvent un métropolitain grec et un archevêque catholique , elle compte , sur les côtes les petits ports de Calados, Panormo, S'-Jean-Triangata’ Potamidès et Apollona. i C. pf -

naxos , anc. v. de Sicile, la lr« des colonies grecques de ce pays, sur la côte N.-E., à l’embouchure de l’Acésine. Pondee en 736 av. J.-C. par des Chalcidiens d’Eubée, elle envoya a son tour des colonies à Leontium , Catane et

Zancle. Soumise par Hiéronyme, tyran de Gela, elle ressaisit sa liberté , s’allia avec les Athéniens contre Syracuse, et fut détruite par Denys l’Ancien en 403. C. P.

NAXUANA, anc. v. d’Arménie, passait pour la première bâtie après le déluge ; auj. Nakchivun.

NAY, Novum Oppidum, ch.-l. de canton (Basses-Pyrénées), arr. et à 17 kil. S.-E. de Pau, sur le gave de Pau ; 2,909 hab. Aux environs, calvaire de Bétharram, lieu de pèlerinage célèbre. Fabr. de bonneterie, chapeaux, cadis, etc. Exploit, de marbre. Patrie de Jacques Abbadie.

NAZAIRE (SAINT-), sous-préf. depuis 1868 (Loire- Inf.), à 26 kil. O. -S. -O. de Savenay, sur la rive dr. de l’estuaire de la Loire, à 8 kil. de la mer; 6,500 hab. Port de commerce de 1er ordre ; deux bassins à flot, pouvant admettre les plus grandes frégates à vapeur : l’un a 10 hectares 1/2 de superficie, et l’autre 20, à la suite du 1er, avec formes de radoubs. Point de départ des paquebots transatlantiques des Messageries impériales. Chemins de fer sur Nantes, le Croisic, et reliés au réseau de l’Ouest. Entrepôt. Commerce de grains et de sel.

nazaike (saint-), brg (Var), arr. et à 15 kil. O. de Toulon; 1,621 hab. Petit port de commerce et de pêche.

NAZARÉENS , nom donné : 1» aux Juifs de l’ancienne loi qui faisaient vœu de chasteté , s’abstenaient de liqueurs, et laissaient pousser leur chevelure, pour toute la vie ou seulement pour un temps déterminé ; 2° aux premiers chrétiens , parce que Jésus était de Nazareth ; 3“ à des sectaires du ne siècle, qui voulaient qu’on observât la loi de Moïse, et qu’on crût en même temps à J.-C.

NAZARETH, en arabe Nasra, v. de la Turquie d’Asie (Saïda), par 32° 43' lat. N. et 33» long. E., dans l’ancienne Palestine (prov. de Galilée, tribu de Zabulon), à 130 kil. N. de Jérusalem ; 3,000 hab., la plupart catholiques. Résidence de la Sle Famille jusqu’au baptême de Jésus. Eglise de l’Annonciation, bâtie, dit-on, sur l’emplacement où la Vierge fut saluée par l’ange Gabriel; couvent de Franciscains; maison de S1 Joseph. Près de là, dans la vallée d’Esdrelon, eut lieu, en 1799, un combat brillant de cavalerie où Junot et Murat, à la tête de 500 hommes, mirent en fuite 6,000 Turcs et Arabes.

nazareth, v. de Belgique (Flandre orientale) , à 11 kil. S. -O. de Gand ; 5,400 hab. Comm. de lin et toiles.

nazareth, v. des Etats-Unis (Pensylvanie), dans le comté de Northampton, à 14 kil. N.- O. de Bethléem. Association de Frères Moraves.

NAZIANZE, Nazianzus, anc. ville de l’Asie-Mineure (Cappadoce). Patrie de St Grégoire de Nazianze.

NEAGH (lough), lac d’Irlande (Ulster), baigne les comtés d’Antrim au N. et à l’E., d’Armagh au S., de Tyrone et de Londonderry à l’O. ; 26 kil. sur 16. 11 reçoit au S. le Blackvvater et le Bann supérieur, et se décharge au N. dans l’Atlantique par le Bann inférieur. Iles petites et peu nombreuses ; bords plats et marécageux.

NEANDER (Michel), savant philologue allemand, né à Sorau en 1525, m. en 1595, disciple de Mélanchthon, fut professeur à Nordhausen et ensuite à Ihlefeld (Hanovre). Il a laissé, entre autres ouvrages estimés : Erotemata linguœ grœcœ, Bâle, 1553 ; Arislnlogia Pindarica grœco-latina, 1556, in-8°; Aristologia grœco-latina Euripidis, 1559, in-8® ; Gnomologia grœco-latina, 1557, in-8»; Tabulas linguœ grœcœ, 1553; Elegantiœ linguœ grœcœ, 1583. E. S.

neander (Jean-Aug. -Guillaume ) , célèbre théologien protestant, né à Gœttingue en 1789, de parents juifs, m. en 1850. Après avoir embrassé la confession luthérienne, il étudia la théologie à Halle et à Gœttingue, devint , en 1812, professeur de théologie .à Heidelberg, et fut, la même année, appelé à l’université de Berlin. On a de lui : l'Empereur Julien et son temps, Leipzig, 1812; St Bernard et son temps, 1813 ; Développement génétique des principaux systèmes gnostiques, Berlin , 1818 ; St Chrysostôme et l’Eglise de son temps, surtout celle de l’Orient , 2 vol., Berlin, 1821 et 1832; Antignosticus , Esprit de Tertullien, et Introduction à ses écrits, Berlin , 1826 ; Mémoires sur l’histoire du christianisme et la vie chrétienne, 3 vol., Berlin, 1822, 1825 et 1845 ; Histoire universelle de la religion et de l’Eglise chrétiennes, 10 tomes, Hambourg, 1843 ; Histoire de la fondation et du gouvernement de l’Eglise par les Apôtres, 1832-33, 2 vol.; la Vie de Jésus-Christ dans ses rapports avec l’histoire, Hambourg, 1837 et 1845, controverse contre le livre de Strauss ; Petits écrits d’occasion, 3e édit., Berlin, 1829. E. S.

NEAPEL , nom allemand de Nai>les.

NEAPOLIS, v. de Palestine. V. Sichem. — nom latin de Naples (F. ce mot). — nom d’un quartier de l’anc. Syracuse.

NEARCHI , peuple de la Gaule, entre la branche occidentale du Rhône et Marseille ; v. principale : Bergine , située

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