NIGRITIE MÉRIDIONALE. V. CONGO
NIGRITIE OCCIDENTALE. V. SENEGAMBIE.
NIGRUM monasterium, nom latin de Noirmoutiers.
nigrum palatium, nom latin de négrepelisse.
N1JNI, signifie inférieur en russe, et se joint à beaucoup de noms géographiques.
nijxi-novogorod. V. NOVOGOROD.
N1KA (Sédition), nom donné à une guerre civile causée dans Constantinople, sous l’empereur Justinien 1", par les factions du cirque, dites les Bleus et les Verts. Nika (sois vainqueur) était le cri des combattants. La lutte dura 5 jours, et 30,000 personnes y périrent.
NIKARIA. V. Icarie.
NIKLASBERG, NIKELSBERG ou NICLASBOURG, vge des Etats autrichiens (Bohême), à 28 kil. N.- O. de Leitmeritz, 17 N. d’Eger; 600 hab. Un traité de paix y fut conclu en 1 622 entre l’empereur F erdinand II et Bethlem Gabor, qui renonça à ses prétentions sur la Hongrie.
NIKOLAI , v. des Etats prussiens (Silésie) , à 83 kil. S.-E d’Oppeln; 2,600 hab.
NIKOLAIEF. V. Nicolaief.
NIKOLSBURG, v. des Etats autrichiens (Moravie), à 45 kil. S. de Briinn ; 10,000 hab., dont 7,000 Juifs. Grand rabbin; séminaire, collège philosophique, gymnase. Ün cite le château de Dietrichstein , sa belle bibliothèque , ses collections, et son fameux tonneau jaugeant plus de 112 mille litres.
NIKOLS, v. de la Russie d’Europe , gvt et à 620 kil. E. de Vologda; 1,000 hab. Ch.-l. d’un district qui compte 83,000 hab. , appartenant presque tous à la couronne.
NIKOPOLI. V. Nicopolis.
NUCsAR ou NIGISSAR. anc. Néocésarée, v. de la Turquie d’Asie (Siwas), à 36 kil. N.-E. de Tokat; 1,000 hab. Ch.-l. de livah. Evêché.
NIL, Nilus des anciens, grand fleuve del’ Afrique orientale , se divise en 3 parties distinctes : le Nil Supérieur ou de Soudan et d'Abyssinie , depuis la source jusqu’à la ville de Khartoum; le Nil Moyen ou de Nubie, de Khartoum à Pliiloe ; et le Nil Inférieur ou d'Egypte , de Philoe à la Méditerranée. — Le Nil Supérieur se compose de deux grands cours d’eau qui se réunissent à Khartoum : le
Dnhr-el-Abiad ou fleuve Blanc (anc. Nil propre), et le Bahrel-Azrek ou fleuve Bleu (anc. Aslapus). Des voyages de M. d’Arnaud et de Sélim-Bimbaehi en 1840 , de M. Brunllollet en 1844 et 1851 , de Don Ignace Knoblecher en 1849, des frères d'Abhadie, de M. d’Esca rac de Lauture en 1855, de Petherick, Peney, Bono, Baker, l.ejean en 1860-61 de .'-peke et Grant en 1860-63, il résulte que e Bahr el-Abiad est fo-mé par la réunion de trois rivières : 1° le Keilak, venant de l’O. du Soudan ceutral ; 2° le Sauhat , venant de l’E., des montagnes d’Abyssinie; 3° le Bahr-el-Abiad proprement dit, appelé Kir par les nègres, coulant du S. au N. en re les deux précédents Le Kir, regardé d’ordinaire comme le véritable Nil, s'écoule, vers 1° lat. S. et 31° ou 32° long. E., par trois bras, du lac Ukéréwé ou Victoria Nyanza, dans le lac AHert-Nyanza au Nord-Ouest, forme la cataracte de Garbo et quelque. autres, arrose le pays des Bary, où .e trouvait la mission catholique autrichienne de Gondokoro, traverse en-uite des bois et des marécages en formant plusieurs bras, reçoit le Modj ou Louri , le Nitbor, etc., puis le Iveilak, grossi du Bahr-el-Ghazal , enfin le Saubat. La longueur de son cours jusqu’à Khartoum , où il se joint au Bahr-el-Azrek , est évaluée à plus de 2,300 kil. Le Bahrel-Azrek est plus complètement connu par les voyages de Poncet, 1698-1700. de Bruce, 1769, de Sait, 1809, de MM. Combes et Tamisier, Lefebvre , Ferret et Galinier, 1839-43, Trémaux, 1848, Vayssières et Malzac , 1854. 11 prend sa source au S. -O. du lac Dembéah en Abyssinie, vers 11° lat. N. et 31° ou 35° long. E., traverse ce lac sans mêler ses eaux aux siennes , forme la cataracte d’Alata , passe à l’O. du pays des Changallas, perce une chaîne de montagnes par trois cataractes , et arrose la vaste plaine de Sennaar, où il reçoit plusieurs affluents. Tout le bassin du N i Supérieur, fertilisé par des pluies annuelles et par le débordement des rivières , présente les terres les plus fécondes, un sol humide sous un ciel de feu, et se couvre dune végétation puissante. — Le Nil Moyen, arrosant la plus grande partie de la Nubie , coule en ligne droite de Khartoum à Gherry, forme ensuite, jusqu'à file de Mokrat, un arc de cercle dont la concavité est tournée vers le Sahara , et reçoit sur sa rive dr. , près de Damer, le Tacazzé ou Atbara ( anc. Astaboras). C’est entre l’Atbara , le Bahrel-Abiad et le Bahr-el-Azreh , que les anciens plaçaient l’empire de Méroé. A partir du confluent de l’ Atbara, le Nil ne reçoit plus d’affluents jusqu’à son embouchure, c.-à-d. sur une étendue de près de 2,000 kil. A l ile de Mokrat, il coule au S. , puis au N. et à l’E. , formant jusqu'à Philoe, et en traversant le pays de Dongolah , un second arc de cercle, dont la concavité est tournée vers la mer Rouge. Tout le Nil de Nubie est embarrassé de cataractes , dont la plus importante est celle de Wady- Halfa. — Le Nil Inférieur commence à l’ile de Philoe, à l’entrée de l'Egypte, là où il est le plus large { 3,000 mit.) ; 3 kil. plus bas, se trouve la dernière cataracte, dont les anciens avaient exagéré la hauteur (elle n’a guère que 2 mèt. ) , à moins qu'ils ne l’eussent confondue avec celle de Wady-Halfa. A partir d’Eléphantine etdeSyène; Assouan), le Nil ne forme plus jusqu’à la mer qu’un courant majestueux , de plus en plus resserré par les montagnes Libyques à 10. et les montagnes Arabiques à l’E. Sa vallée n'a pas plus de 12 kil. et quelquefois 1,200 mèt. seulement de largeur. Il coule presque perpendiculairement d’Assouan à Denderah (anc. Tentyris ) , arrosant Edfou | ApnUinopolis Magna ) , Esneh ( Latopolis ) , Louqsor, Karnak et Gournah (ruines de Thèbesl. De Denderah jusqu’au Caire, il décrit un arc de cercle dont la concavité est encore tournée vers la mer Rouge, et arrose Syout ( Lycopolis I, Monfalout, Benisoueyf. Au Caire, les deux chaînes de montagnes s’écartent, l’une à l’E. jusqu'à Suez, l’autre à 10. vers Alexandrie, et le Nil forme un large triangle appelé Delta , parce qu’il a la forme de cette lettre grecque. Les deux branches principales, celle de Damiette à l’E. , celle de Rosette à l’O. , sont reliées entre elles par une infinité de canaux, qui sillonnent le Delta et y répandent la fertilité. Les anciens comptaient sept branches, qui étaient, de l'E. à l’O. : 1° la branche Fetusiaque ou Bubastique (auj. canal d’Abou— Meneggeh | , qui a sa prise d’eau au-dessus du sommet actuel du Delta; autrefois cette branche se jetait directement à la mer, et était l’une des plus considérables; elle n’est plus remplie que par les crues extraordinaires du Nil , et se perd dans le lac Menzaleh ; son embouchure est encore reconnaissable à Tyneh ; anc. Péluse ) , et se nomme bouche de Tyneh ; 2® la branche Tanitique ou Sailique (auj. canal de Moueys | ; elle se jette dans le lac Menzaleh , et son* cours se prolonge à travers le lac jusqu’à la bouche d’Oum- Fareg ; 3® la branche Mendésienne (auj. canal d'Achmoun)
NIL