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bains romains, le cours Feuchcres, la fontaine monumentale (le l’Esplanade, érigée en 1851, enfin la maison centrale de détention, ano. citadelle bâtie par Vauban sur les débris du fort Rohan, que les calvinistes avaient élevé en 1629. Nîmes est l’entrepôt général des soies grèges et ouvrées du midi de la France. Fabriques de soieries, châles et tartans, bonneterie, et gants de soie, de coton et de laine, tulles et blondes, rubans, tapis, galons, distilleries, vinaigreries, teintureries, imprimeries sur étoffes. Scierie mécanique pour placage. Commerce de vins, eaux-de-vie, vinaigre, huiles de ricin et d’amande, graines oléagineuses, plantes médicinales et tinctoriales, etc. Chem, de fer pour Montpellier, Tarascon, Alais. — Nimes, une des villes les plus belles et les plus importantes de la Gaule, était le ch.-l. des Volces Arécomiees, et reçut une colonie - de Massaliotes. Soumise aux Romains dès l’an 120 av. J.-C., embellie par Auguste, Tibère, Trajan , Adrien, Antouin, et Dioclétien, saccagée par les Vandales en 407, elle passa aux Visigoths de 465 à 507, puis aux Franlcs , fut prise par les Sarrasins, que Charles-Martel en chassa en 737, souffrit encore les dévastations des Normands ; au xive siècle, elle était en ruines et réduite à 400 liab. Pendant quelque temps, comprise dans le comté de Maguelonne, elle avait relevé de l’Aragon. François Ier l’aida à se réparer. La plupart des habitants de la ville nouvelle ayant embrassé le calvinisme, Nimes fut encore désolée par les guerres civiles du xvi' siècle ; Louis XIII et Louis XIV la traitèrent avec rigueur. Les passions politiques, aussi ardentes que les convictions religieuses, amenèrent de sanglantes luttes en 1791 et en 1815. Des conciles provinciaux se tinrent à Nimes en 389, 886, 997 et 1096. Patrie du père de l’empereur Antonin, de Nicot, Jacques Saurin, Rabaut- Saint-Etienne, Court de Gébelin, et de M. Guizot. B.
NI.MWEGEN, nom hollandais de Nimègue.
N1NÉANAI, peuple d’Afrique (Nigritie méridionale), dans le Bomba. Sur son territoire, on s’accorde à placer l’empire du Monoémugi.
N1NG-HIA-OUÉI , v. de la Chine propre (Kan-sou), ch.-l. du département de son nom, sur la frontière de la Mongolie, et près du Hang-ho. Comm. de sel, tapis, etc.
N1NG-PO, v. murée de la Chine propre (Tché-kiang), sur le fleuve Tahea ou Yung-kiang, à 25 kil. de la mer Orientale ; rues et places spacieuses, vastes temples, arcs de triomphe en granit; faubourgs immenses; 300,000 hab. Fabriques de tissus de soie, crêpes, velours, broderies sur satin, cotonnades, tapis de haute-lisse, joaillerie, miroirs en métal blanc, ébénisterie renommée, nattes, riches cercueils, etc. Distilleries d’eau-de-vie de riz, confiseries. Chantiers de construction. Mission de Lazaristes. — Soumise par Koublaï, visitée en 12'4 par Marco-Polo, qui la décrit sous le nom de Ganpou ou Cunfou. En 1534, Fernand Mentiez Pinto la visita ; il l’appelle Liam-poo. Les étrangers furent chassés du Tahea en 1759; mais l’amiral Parker força la ville en 1841, et Ning-po est un des cinq ports ouverts aux Anglais en vertu du traité de Nankin.
NINIANS (SAINT-), vulgairement St-Ringans, paroisse d’Ecosse, comté et à 3 kil. S. de Stirling; 10,080 hab. Elle comprend les vges de S'-Ninians et de Bannoclcburn (K. re mon. Victoire de Wallace sur les Anglais, 13 septembre 1297.
NIAI VE, Ninus, v. de l’Asie ancienne, capitale des deux empires d’Assyrie ou de Ninive, et de l’Assyrie propre, sur le Tigre, au N. -O. de Babyione. Fondée par Assur, elle fut agrandie et fortifiée par Ninus. Ses murs, en briques crues, séchées au soleil, formaient un carré de 150 stades sur 90, et avaient 480 stades de circuit (89 kilomètres, en stades olympiques), 100 pieds de hauteur (33 mètres environ), étaient assez épais pour que trois chars pussent les parcourir de front, et flanqués de 1,500 tours élevées de 200 pieds On lui attribue 1 million d’habitants, ou plus vraisemblablement 600,000. Ninive était célèbre par son luxe, ses richesses et sa mollesse. Elle fut prise, l’an 759 av. J. -G., par Arbaeès et Bélésis, et, eu 625, par Nabopolassar et Cyaxare 1", qui la détruisirent, suivant la prédiction du prophète Jouas. La ville parait cependant n’avoir disparu complètement qu’au vne siècle, lors de la conquête arabe. Ses ruines ont été retrouvées par M. Layard à Nimrod, et près de Mossoul, par M. Botta, consul français, à Khorsaùud. Une galerie a syrienne a été formée au musée du Louvre, en 1849, des i lonuments recueillis sur l’emplacement de Ninive. V. Botta, le Monument ds Ninive, Paris, 1847-49, in fol.; Layard, Nmeveli and ils remuins, Lond., 1849, 2 vol. iu-8°j the Monuments o[ Nineveh, ibid. , 1849, iu-fol. B.
ninive (Empire de). V. ASSYRIE.
N EN O DE GUEVARA (Don Juan), peintre, né à
Madrid en 1632, m. en 1698, élève d’Alphonse Cano, qu’il aida par la suite à exécuter un certain nombre de grands tableaux , fut habile dessinateur, savant anatomiste et bon coloriste ; mais sa touche était trop timide. Ses œuvres portent l’empreinte de la double influence de Cano et de Rubens , maîtres qu’il admirait par-dessus tout. En 1676, il peignit à Cordoue les tableaux qui ornaient le cloître du monastère de S1- Augustin , et qui ont depuis été transportés au palais de cette ville. Grenade, Cordoue, Malaga, Séville et Madrid renferment le plus grand nombre de ses tableaux. A. M.
NINON DE LENCLOS. V. Lenclos.
NINOVE, v. de Belgique (Flandre orientale), sur la Dendre , à 33 kil. E. d’Oudenarde; 4,675 hab. Fondée, dit-on , par les Goths au Ve siècle , elle eut des murs en 1194, et obtint, en 1339, des privilèges de ses seigneurs, connétables des comtes de Flandre. Les ducs de Brunswick l’achetèrent de Charles-Quint , en 1515, et la vendirent à la maison d’Egmont. Elle a été prise par les Français plusieurs fois, et notamment sous Louis XIV. Patrie de Despautère. Nombreuses fabr. de fil et de toiles ; teintureries, raffineries de sel, corderies.
NINUS , roi d’Assyrie, succéda, vers 1968 av. J.-C., à Bélus son père, et mourut en 1916. Il soumit la Babylonie, imposa un tribut à Barsanès, roi d’Arménie, vainquit et fit mettre en croix Pharnus , roi de Médie , subjugua toute l’Asie jusqu’à la Bactriane , et ne s’empara de Bactres qu’à l’aide de Sémiramis, femme d’un de ses officiers. Il épousa cette femme, qui, dit-on, le fit tuer. Ninus agrandit Ninive, qui lui doit son nom.
NINYAS, fils de Ninus, régna après la mort de sa mère Sémiramis, qu’il est accusé d’avoir fait périr. Bien qu’il ait été incapable et efféminé, Voltaire en a fait le principal héros de sa tragédie de Sémiramis.
NIO , anc. /os, île de l’Archipel, une des Cyclades centrales, avec un ch.-l. de même nom ; 5,000 hab. On crut y avoir retrouvé, en 1772, le tombeau d’Homère.
NIOBÉ , fille de Tantale et sœur de Pélops, suivant Homère, épousa Amphion, roi de Thèbes, et eut six fils et six filles. Fière de sa fécondité, elle insulta Latone, qui n’avait eu que 2 enfants. Apollon et Diane vengèrent leur mère, en perçant de leurs flèches tous les enfants de Niobé. Pendant dix jours ils restèrent sans sépulture , et leur mère les pleura; les dieux changèrent Niobé en rocher , et ses larmes continuèrent à couler en une source abondante. Le célèbre groupe de Niobé, qui est au musée de Florence, et qu’on attribue à Praxitèle ou à Seopas , fut découvert à Rome, en 1583, près de la porte San-Giovanni. On possède encore trois groupes remarquables de Niobé, à la villa Borghèse, au Vatican, et à la villa Albani.
NION, NIONS. V. Nyon, Nyons.
NIORD , dieu Scandinave , époux de la chasseresse Skada, père de Freyr et de Freya, présidait aux vents et au feu, apaisait la mer furieuse, et était invoqué par les chasseurs, les pêcheurs, les marins et les mineurs.
NIORT, Niortum, ch.-l. du département des Deux-Sèvres, à 410 kil. S.- O. de Paris, sur deux collines, près de la Sèvre-Niortaise ; par 46° 19’ 23” lat. N,, et 2° 48’ 12” long. O. ; 18,454 hab. Ch.-l. de la 9« légion de gendarmerie. Tribunaux Ce lre instance et de commerce, conservation des forêts, église calviniste, lycée, bibliothèque, musée d’histoire naturelle et des beaux-arts; école de dessin. Sociétés d’agriculture, d’horticulture, de statistique, et philharmonique. On remarque l'ancien palais d’Eléonore d’Aquitaine, château-fort bâti par Henri II d’Angleterre, la maison de Candie, où naquit Mme de Maintenon pendant la réclusion de son père d’Aubigné ; l’église romane de St-André, l’église gothique de Notre-Dame, du xve siècle, l’anc. hôtel-de-ville, de la même époque, la fontaine du Vivier, et de très-belles promenades. Fabr. de chaussures, gants, brosserie, crins frisés; chamoiseries, bonneterie; comm. de grains, laines, cuirs, bestiaux, chevaux, mulets, bois de tonnellerie et de construction, vins, angélique confite. — Niort fut pris par les Anglais en 1361 ; le prince Noir y convoqua les Etats-Généraux, 1368; les Français y rentrèrent en 1372. En 1569, les protestants y soutinrent un siège contre l’armée royale. Patrie de Beausobre, du général Chabot, de Fontaues.
NIPHATES I Monts |, chaîne de mont, de l'Arménie, au S.-E., d'où le Tigre descend; auj. Nimrod.
NIPHON, la plus grande des îles du Japon, au S. d'Yéso, au N. de Kiou-siou et de Sikokf, et séparée de l’Asie par le détroit de Corée; entre 33° et 41u de lat. N., 129» et 140» de long. E.; 1,300 kil. sur 390: 16,000.000 d’hab. Ch.-l., )tao. Elle comprend les 6 premières régions ou do au Japon ( V. ce mut ), et une partie de celle de Nnn-