‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 197 sur 864 · NI T · texte numérisé non relu

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kaï. Un tremblement de terre l’a bouleversée en 1854. Il y a auprès un courant chaud, qui procure à l’ile un climat plus doux que celui qui existe ailleurs sous la même latitude.

NIPHUS (Augustin Njfo, en latin) , philosophe scholastique , né vers 1473 à Sessa ( Terre de Labour ) ou à Japoli (Calabre), m. en 1538, professa la philosophie à Padoue , fut appelé , vers 1500 , à Salerne par le prince Robert San-Severino , puis à l’université de Naples vers 1510, à Rome par Léon X, enfin à Pise en 1519. Il suivit les idées d’Aristote et d’Averroës. On a de lui : de Intelleclu Ub. VI, Padoue, 1492 ; de Immortalitate animœ, Venise, 1518,1524, in-fol., réfutation du traité de Pomponace sur le même sujet; de Fahâ diluvii prognosticatione, Naples, 1519, in-4°, ouvrage composé pour rassurer les esprits effrayés par l’annonce d’un déluge universel pour 1524 ; de Auguriis libri II, Bologne, 1531, in-4°, ouvrage d’archéologie romaine; Opuscula moralia et politica , Paris, 1645, in-4°, parmi lesquels on trouve un traité de Pulchro et amore, adressé à Jeanne d’Aragon.

NIRÉE, roi de Naxos, fils de Charopus et d’Aglaïa , était le plus beau des Grecs après Achille.

) NJSÆA ou PARTHAUNISA , v. de la Parthie, près de l’Ochus; lieu de sépulture des rois parthes; auj. Nisa.

NISAS (Lemtv-quis de). V. Carrion-Nisas.

NISCH ou NISSA , anc. Naissus, v. forte de la Turquie d’Europe (Servie) , sur la Nissava , à 185 kil. S.-S.-E. de Semendria; 4,000 liab. Evêché grec. Sources thermales et bains. Ch.-l. d’un eyalet ( V . Supplément). Cette ville se révolta contre le sultan en 1841.

NISCHAPüUR, v. de Perse, dans le Khoraçan, à 73 kil. S.-O. de Mesched ; 8,000 hab. Détruite par Alexandre le Grand, rebâtie par Sapor 1er ; capitale de la Perse sous les Seldjoucides, elle fut ruinée par les Tartares au xne siècle. Ses ruines occupent une circonférence de 40 kil. Riches mines de turquoises aux environs.

NISIBIS ou ANTIOCHIA MYGDONIÆ, anc. v. de Mésopotamie, sur le Mygdonius (auj. Sindjar ). Quelques auteurs en attribuent la fondation à Nemrod. Lucullus la prit sur Tigrane. Importante sous les Romains, qui en firent la forteresse de leurs possessions d’Orient, elle donna le jour à saint Jacques. C’est auj. Nézib ( V .ce mot ).

NISIDA, anc. Nesis, charmante petite île près de la côte de Pouzzoles. Port avec lazaret pour la quarantaine des vaisseaux qui vont à Naples.

NISMES. V. Nîmes.

NISSA. V. Nisch.

NISUS, roi de Mégare, avait, sur sa tête blanchie par 1 âge, un cheveu de couleur pourpre, auquel était attachée, suivant un oracle, la conservation de son royaume. Sa fille Scylla, éprise deMinos, qui vint assiéger Mégare, coupa ce cheveu pendant le sommeil de son père, et le porta à son amant. Minos prit la ville, dédaigna Scylla, et la fit attacher au mat de son navire. Les dieux changèrent Nisus en épervier, et sa fille en alouette.

nisüs , un des guerriers troyens qui suivirent Énée en Italie. Virgile l’a immortalisé, avec Euryale , son ami, dans un des plus touchants épisodes de son Enéide ( liv. v et vi.)

NISYROS , île de la mer Egée, une des Sporades, était autrefois unie à celle de Cos.

NITHARD, fils d’Angilbert et de Berthe, fille de Charlemagne, né vers 790, m. en 858 en combattant les Normands. Duc ou comte de la côte maritime , il servit dans les armées de Charlemagne, et fut un des principaux conseillers de Charles le Chauve, qui le députa, en 840, vers Lotbaire, son frère , pour tâcher de conclure la paix. Il est 1 auteur d’une Histoire des divisions entre les [ils de Louis le Débonnaire, mise au jour par Pithou en 1588, réimprimée par Duchesne en 1636, et insérée dans le Recueil des historiens des Gaules et de la France , de Dom Bouquet. Le président Cousin l'a traduite en français dans son Histoire de l Empire d Occident. C’est un ouvrage curieux, composé avec assez d’habileté , un précieux monument de nos annales.

NITIOBRIGES, peuple de la Gaule (Aquitaine 2') , au S.-E. des Bituriges-Vivisques; ch.-l. Ayinnum ou Nitiobriges (auj. Agen.)

RIIOCRIS, reine de Babylone, administra pendant la demence de Nabuchodonosor II, son époux. Une partie des fameuses constructions de la ville date de son temps. Elle est célèbre par l’inscription qu’elle fit mettre, dit-on, sur son tombeau; celui qui l’ouvrirait devait y trouver de grandes richesses. Darius Ier, l’ayant ouvert, n’y trouva que ces mots: •< Si tu n’étais insatiable, tu n’aurais pas viole ma sépulture, a r

NITRIA , marais de la Basse-Égypte, à l’O., d’où l’on a toujours tiré une grande quantité de nitre. Il donnait son nom à un nome , Nitriotes nomos , qui est auj . la vallée de Natron (F. ce mot).

NITSCH (Paul-Fréd.-Achate), savant et laborieux compilateur, né en 1753 à Glaucha (comté de Sehœnbourg), m. en 1794 à Bibra (Thuringe) , où il était ministre évangélique , a laissé : Manuel de l'histoire jusqu’à Constantin le Grand, Erfurt , 1784, in -8°; Introduction à la connais sance des auteurs classiques grecs et latins, Altenbourg, 1790, in-8° ; Plan abrégé de$ antiquités grecques, ibid. , 1791, in-8°; Description de l'état civil, scientifique, moral, etc., des Grecs, 1791 , 2 vol. in-8°, et 1806, 4 vol.; Description de l’état civil des Romains, Altenbourg, 1806, 2 vol. in-8°; Leçons sur les poètes classiques romains, Altenbourg, 1792-3, 2 vol. in-8® , commentaire sur les Odes et le 1er livre des Satires d’Horace, terminé par J. -F. Ilaberfeldt; Introduction d l’élude des anciens monuments , 1792, in-8° ; Nouveau dictionnaire de mythologie , 1793 et 1821, in-8°; Plan abrégé de la géographie ancienne, dont Mannert a donné une édition trèsestimée, Leipzig, 1798, in-8°.

NIVARIA, île de l’océan Atlantique. V. Tenériffe.

NIVE, riv. de France ( B. -Pyrénées ) , prend sa source au S. de S1- Jean-Pied-de-Port , qu’elle arrose, et se jette dans l’Adour, rive g., à Bayonne. Cours de 65 kil.

NIVELEURS , faction politique de l’Angleterre pendant la révolution de 1648 ; c’était un démembrement des Indépendants. Les Niveleurs voulaient tout soumettre au niveau de l’égalité absolue, supprimer la royauté et la noblesse, partager également les biens et le pouvoir entre tous, ce qu’ils appelaient la Société chrétienne. Cromwell fit mettre à mort quelques-uns de leurs chefs, et dispersa toute la secte.

NIVELLE , riv. de France , naît au mont Urdache (Espagne) , et afflue au golfe de Gascogne, dans la rade de S1- Jean-de-Luz. Cours de 45 kil.

nivelle ou nivelles, v. de Belgique (Brabant méridional) , sur la Thinne, à 31 kil. S. de Bruxelles; anc. capitale du Brabant wallon ; 8,000 hab. Ch.-l. d’arrond. Cette ville se forma autour d’un monastère fondé, en 645, par Sle Gertrude , fille de Pépin de Landen ; elle eut des comtes particuliers, et appartint depuis 1422 à une branche de la maison de Montmorency , qui prit le nom de Montmorency-Nivelle, et qui plus tard , héritière des biens de la maison de Hornes, adopta ce dernier nom. On y remarque l’église de St<s-Gertrude, sur la tour de laquelle se trouve une figure de fer, qui frappe les demi-heures sur le timbre de l’horloge, et est connue sous le nom de Jean de Nivelle. Le 2 juillet 1794, Marceau battit à Nivelle les Autrichiens. Elle eut des fabriques de toiles très -prospères ; mais , en 1647 , ses tisserands allèrent s’établir à Valenciennes; elle possède auj. des fabriques de dentelles, serges, siamoises, étoffes de laines, chapeaux, etc.

nivelle (Jean de). V. jean.

NIVERNAIS, anc. prov. du centre de la France, capitale, Nevers ; située entre l’Orléanais et l’Auxerrois au N., la Bourgogne à l’E., le Bourbonnais au S., le Berry à l’O., et formant auj. le département de la Nièvre. Des forêts, qui couvrent une grande partie de cette province, et des mines de fer, forment ses principales richesses commerciales. Cours d’eaux nombreux , mais étroits, utiles pour le flottage à bûches perdues. L’Yonne, la Loire, l’Ailier, la Nièvre, transportent les bois réunis en trains. Les montagnes du Morvan traversent le Nivernais du N.- O. au S.-E. Il se divisait en 8 petits pays : les Vaux de Nevers, villes princip. : Nevers; les Amognes; le Bazois, ville princip. : St-Saulges ; les vallées de. Montenoison , ville princip.: Premery; les Vallées de l’Yonne, ville princip.: Clamecy ; le Morvan, ville princip.: Château- Ch inon; le Pays d’Entre-Loire-et-Allier, ville princip. : S'-Pierrele-Moutier ; le Donziois, capitale, Donzy, qui formait une seigneurie indépendante et ne fut réuni au duché de Nevers qu’en 1552. — Histoire. Le Nivernais, avant l’invasion romaine, était habité par les Ambarres, Ambivarètes ou Vadicasses, tributaires des Eduens; sous Honorius, il était compris dans la lre Lyonnaise et dans la Sénonaise. Le* Bourguignons, puis les Francs, s’en emparèrent. En 817, Louis le Débonnaire le donna à son fils Pépin, roi d’Aquitaine ; dès le ixe siècle , il eut ses comtes particuliers ; il passa par mariage à Pierre de Courtenay, 1184, puis, vers 1199, à Hervé IV de Donzy ; il entra ensuite par alliance ou succession dans les maisons de Bourbon, de Bourgogne, de Flandre, 1280 ; Marguerite de Flandre l’apporta à Philippe le Hardi, duc de Bourg-ogne, son époux, 1384 ; leur fils Jean-sans-Peur en porta quelque temps le titre. En 1404, Jean le donna à son frère Philippe, dont la pe-

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