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NOA

tite-fille épousa Jean l*r de Clèves. Le comté de Nevers fut érigé en duché-pairie, en 1538, en faveur de François de Clèves, fils de ce dernier, et qui s’illustra comme capitaine. En 1562 , un mariage porta le duché de Nevers dans la maison de Gonzague ; le cardinal Mazarin le racheta en 1659, et le donna à son neveu Jules-Philippe Mancini, dont le petit-fils, Jules Barbon-Mancini-Mazarini, duc de Nevers ou Nivernais, fut dépossédé en 1789.

hivernais (Canal du), canal qui joint l’Yonne et la Loire. Il commence près de Decize, à l’embouchure de l’Aron dans la Loire, rive dr., passe à Clamecy, et finit à Auxerre, sur l’Yonne; 176 kil. de long; 15 mèt. de large, sur lm,50 de profondeur. Commencé en 1784, achevé en 1842.

NIVERNOIS (Louis-Jules, BARBON-MANCINI-MAZARINI, duc de), né âParis en 1716, m. en 1798, fit ses premières armes, en 1734, sous le maréchal de Villars en Italie, et devint colonel du régiment de Limousin. Les fatigues qu’il essuya dans la campagne de Bavière, en 1743, et la faiblesse de sa santé, l’obligèrent à quitter la carrière militaire. Il fut ambassadeur à Rome en 1748 , à Berlin en 1756, enfin à Londres, où il négocia la paix de 1763. Lors de la lutte entre le parlement et le ministère, en 1771, il soutint les droits de la pairie , siégea au conseil de Louis XVI de 1787 à 1789 , sous les ministres Loménie et Necker; pendant la Révolution, fut dénoncé par Chaumette à la Commune de Paris en 1793, jeté en prison, et recouvra la liberté au 9 thermidor. Sa vie fut en grande partie consacrée aux lettres ; successeur de Massillon à l’Académie française, il entra aussi à l’Académie des Inscriptions. Ses OEuvres complètes, qu’il publia luimême, Paris, 1796, 8 vol. in-8°, et auxquelles il faut joindre ses OEuvres posthumes, éditées par François de Neufchâteau, 1807,2 vol. in-8°, contiennent : des Fables; des traductions en vers de l'Essai sur l’homme de Pope, des 1er, 2e et 15e liv. des Métamorphoses d’Ovide, du 4e chant du Paradis perdu, du Joseph de Métastase, du Ricliardel de Forteguerri ; des imitations de Virgile, de Properce et d’Anacréon ; des Réflexions sur le génie d’Horace, de Boileau et de J. -B. Rousseau; une traduction de la Vie d’Agricola de Tacite, etc. Nivernais écrivait avec une trèsgrande facilité et beaucoup d’esprit; néanmoins, il ne fut guère qu’un poète amateur. Dans ses meilleures Fables, qui sont en très-petit nombre, quoique le recueil forme 2 volumes, il rivalise à peine avec Lamotte. B.

NIVERNUM, nom latin de Nevers.

NIVILLAC, brg (Morbihan), arr. et à 44 kil. S.-E. de Vannes; 227 hab.

NIVILLERS, ch.-l. de cant. (Oise), arr. et 8 kil. N.-E. de Beauvais ; 205 hab.

NIVOSE, 4e mois du calendrier républicain français. Il commençait le 21 ou le 22 décembre, suivant les années; son nom était formé du latin nix, nivis, neige, parce qu’il arrivait dans la saison des neiges, sous le climat de Paris.

NIXDORF ou GROSS-NIKOLSDORF, v. des Etats autrichiens (Bohême), sur une riv. du même nom, à 34 kil. N.-E. de Leitmeritz; 4,000 hab. Fabr. d'ouvrages en fer et en acier, instruments de chirurgie. Entrepôt de colportage.

NIZAM, c.-à-d. en arabe règlement. On appelle en Turquie Nizâmi-Djedid, le nouveau système militaire créé par le sultan Sélim III, dans le but d’exercer des troupes turques à l’européenne, pour remplacer les janissaires. L’exécution de cette mesure, suspendue pendant quelque temps, a été reprise avec succès par Mahmoud II, père du sultan régnant. D.

nizam (Royaume du), Etat de l’Hindoustan, dans le Décnn, entre la présidence anglaise des Provinces Centrale- au Nord-Est et au Nord, la présidence de Bombay au N. -O. et à PO., et celle de Madras au S. et au S.-E., 247,000 kil. carrés environ; 10,000,000 hab. Capitale, Haiderabad; v. princip. : Aurengabad, Golconde, Daouletabad. Compris dans les possessions médiates de l’empire anglo-indien, il est formé des anc. prov. dllaiderabad, Bider, Bérar, et Aurengabad. Sol montagneux au N. et à l’E., arrosé parle Tapty, le Godavéry, et leurs affluents. Le souverain est tributaire des Anglais depuis 1800.

nizam-el-molouk ( Khodjah-Haçan ) , né près de Thous (Khoraçan | en 1017, m. à Néhavend en 1092, exerça divers emplois sous Mas’oud, sultan gaznévide, fut nommé vizir, en 1064, à Pavénement d’Alp-Arslan, réprima une révolte du Kerman, diminua les impôts, encouragea les lettres, et fit l’éducation de Mélik-Chah, fils de son maître. Après Pavénement de celui-ci, en butte à la haine de la sultane Terkhan-Khatoun, il fut déposé et assassiné.

nizam-el-molouk (Tchyn-Qélytch-Khan), né à Delhi, vers 1648, m en 1748, seconda Aureng-Zeyb dans toutes ses entreprises, jouit d’une grande influence à la cour de ses successeurs, et reçut, en 1717, de Férokhser la viceroyauté du Décan avec le titre de Nizam-el-Molouk, c.-à-d. ordonnateur du royaume. Il soumit les Mahrattes ; puis, rappelé au milieu de ses victoires, il fit déposer son souverain, se rendit maître du Guzzerat et du Malwa, 1720, et ressaisit le gouvernement du Décan. Mohammed-Chah, qui le redoutait, le prit pour vizir, 1731 ; mais il s’enfuit bientôt de la cour, et, de retour dans le Décan, laissa les Mahrattes piller l’empire mogol, et provoqua l’invasion de Nadir-Chah, 1738. 11 mourut à l’âge de 100 ans, détesté des siens et des étrangers.

NIZAMI ou NIDHAMI, poète persan , né à Candjeh (prov. d’Arran), m. en 1180, jouit d’une telle considération parmi les Persans, qu’on le préfère quelquefois à Ferdouci. On lui doit un recueil formé de 28,000 distiques, nommé en arabe Khamsèh (cinq) eten persan Pentch-Urandj (les cinq trésors), dans lequel se trouvent l'histoire romanesque du roi de Bahramghour et celle d 'Alexandre, divisée en deux parties : la première a été imprimée à Calcutta, 1812, in-4°. On trouve encore quelques apologues et anecdotes de ce poète dans le 2e vol. des Asiatick Miscellany, Calcutta, 1786, où elles sont traduites en anglais.

NIZOLIUS (Mario), en italien Nizzoei , littérateur et philosophe, né en 1498 à Brescello (Modénais) , m. en 1566, vint à Brescia, en 1522, pour y faire l’éducation des neveux du comte de Gambara, puis occupa en 1547 une chaire à l’université de Parme, et fut chargé, en 1562, par Vespasien de Gonzague, de la direction de l’Académie de Sabionetta. On a de lui : Observaliones in M. Tullium Ciceronem, 1535, in-fol.; une2e édit, de cetouvrage, préparée par Nizolius,fut publiée parson neveu, sous le titre de Thésaurus Ciceronianus, Venise, 1570, in-fol.; la meilleure édition est celle que Facciolati donna, avec des augmentations, sous le titre de Lexicon Ciceronianum , Padoue, 1734. On doit encore à Nizolius : De veris principiis et vera ratione philosophandi contra pseudo-philosophos , Parme, 1553, in-4°, ouvrage où il attaque le langage barbare et les doctrines des scolastiques, et réimprimé avec une préface de Leibniz, Francfort, 1670, in-4°.

NIZ Z A , nom italien de Nice.

nizza-moneebkato ou njzza-della-eaglia , v. du roy. d’Italie, au confluent du Belbo et de la Nizza,arr. et à 17 kil. N. d’Acqui ; 5,390 hab.

NOA1LLAN, brg (Gironde), arr. et à 14 kil. O.-N.-O. de Bazas ; 397 hab.

NOAILLES, Noviliaca, ch.-l. de cant. (Oise), arr. et à 16 kil. S.-E. de Beauvais; 1,209 hab.

noailles, brg (Corrèze), arr. et à 7 kil. S. de Brive ; 700 hab. Autrefois ch.-l. d’un duché-pairie, érigé en 1663, et composé de 4 châtellenies et de 24 paroisses. Château.

noailles ( Maison de), famille noble du Limousin , qui remonte au Xe siècle.

noailles (Antoine de), né en 1504, m. en 1562, entra fort jeune dans la carrière des armes et dans celle de la diplomatie, accompagna en Espagne le vicomte de Turenne, son parent, chargé d’épouser pour François Ier Eléonore de Portugal , fut nommé chambellan des enfants de France en 1530, se distingua à la bataille de Cérisoles en 1544, reçut le titre d’amiral de France à l’avénement de Henri II, 1547, remplit ensuite une mission en Angleterre, négocia la paix de Vaucelles, en 1556, et devint gouverneur de Bordeaux. Ses Négociations en Angleterre ont été publiées par Vertot , avec celles de son frère , 1763 , 3 vol. in-12. B.

noailles (François de), frère du précédent, né en 1519, m. en 1585, entra dans les ordres , devint évêque d’Aqs, et fut un très-habile diplomate. Tour à tour ambassadeur à Venise, à Londres, à Rome et à Constantinople, il fit signer la paix entre Sélim H et les Vénitiens.

noailles (Louis-Antoine de), né en 1651, m. en 1729, entra dans les ordres sacrés, et devint archevêque de Paris en 1695, cardinal en 1700. Il avait fait partie des assemblées du clergé en 1681 et 1682. Dans la controverse du quiétisme, il voulut d’abord être médiateur entre Bossuet et Fénelon ; mais bientôt , entraîné par le premier, il publia quelques écrits contre Fcnelon. La douceur de son caractère, la pureté de ses vues, semblaient promettre la paix à son diocèse: mais les propositions du P. Quesnel, qu’il approuva et condamna tour à tour, et la bulle Unigenitus, qu’il ne consentit à signer qu’en 1728, excitèrent de nouvelles agitations. Pendant l’hiver de 1709, le cardinal de Noailles fit fondre son argenterie pour venir au secours des pauvres. Il rebâtit l’archevêché de Paris, auj. détruit,

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