‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 199 sur 864 · NOB · texte numérisé non relu

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et embellit l’église de Notre-Dame. On a publié, en 1718, un recueil de ses mandements. B.

noailles (Anne-Jules de), duc et pair, frère du précédent, né en 1650, m. en 1708, obtint la survivance du grade de capitaine des gardes-du-corps du roi en 1661, fit sa lre campagne en 1664, servit pendant l’invasion de la Francbe-Comté en 1668 et celle de la Hollande en 1672, et reçut le gouvernement du Languedoc, où, lors de la révocation de l'édit de Nantes, il apporta la plus grande douceur dans l’exécution des ordres de la cour contre les calvinistes. Mis à la tête d'une armée qui devait seconder l’insurrection des Catalans contre l’Espagne, 1689, il prit et démolit Campredon , s’empara de Koses, gagna la bataille du Ter, 1694, et prit encore Girone et Hostalrich.

noailles (Adrien-Maurice, duc de) , fils du précédent, né à Paris en 1678, m. en 1766, fit ses premières armes en Catalogne sous les ordres de son père, se signala ensuite sous le duc de Vendôme, et accompagna le duc d’Anjou à Madrid en 1701). Général de l’armée du Roussillon pendant la guerre de la succession d’Espagne, il prit Girone en 1710, et reçut de Philippe V le titre de grand d’Espagne. A la mort de Louis XIV, 1715, il fut nommé président du conseil des finances, obligea les traitants à des restitutions considérables, et s’opposa à l’adoption du système de l.aw, comme devant amener des désastres ; alors , écarté du consed des finances, 1718, il devint membre du conseil de Régence. Il reprit du service en 1733, gagna le bâton de maréchal au siège de Philipsbourg, et força les Allemands à évacuer Worms en 1734. En 1743 , fait ministre d’Etat, il resta au conseil jusqu’en 1756. Il a laissé des Mémoires , rédigés par l'abbé Miilot sur des pièces originales, 1777, 6 vol. in- 12, et reproduits dans la Collection de mémoires pour servir à l’histoire de France.

noailles (Louis, duc de), fils aîné du précédent, et de Charlotte d’Aubigué, nièce de Mme de Maintenue, connu sous le nom de duc d'Aijen, né en 1713, m. en 1793, fut successivement mestre-de-camp du régiment de Noailles , maréchal- de-camp , lieutenant- général , gouverneur de S'-Uermain-en-Laye en 1754, maréchal de J' rance en 1755. Il fut capitaine des gardes-du-corps du Roi, et vécut dans l’intimité île Louis XV. Il avait une grande réputation d’homi. e d’esprit.

noailles (Philippe de). V. mouchy (duc de).

Noailles (Jean-Louis-François-Paul, duc de), fils de Louis, né eu 1739, m. en 1824, fut colonel du régiment de Noailles en 1755, fit les 4 dernières campagnes de la guerre de Sept-Ans , devint capitaine de la compagnie écossaise des gardes-du-corps, émigra à la Révolution, reparut un moment en France lors de la Restauration , et siégea quelquefois à la Chambre des pairs. Il avait été reçu, en 1777, membre de l’Académie des bcience-s.

noailles (Louis-Marie, vicomte de), 2e fils du maréchal de Mouchy, et cousin-germain du précédent, né en 1756, m. en 1804, alla combattre en Amérique sous les yeux de Washington, y puisa un enthousiasme de liberté qui lui fit accueillir avec ardeur la révolution de 1789, et proposa, dans la fameuse nuit du 4 août, l’égale répartition des impôts, le rachat des droits féodaux, et la suppression des servitudes personnelles. Ce fut sur ses rapports que l’Assemblée constituante décréta l’organisation nouvelle de l’armée et de la gendarmerie. Après le départdeLouisXYI pour Varennes, il prêta serment à la nation et à l’Asscmblee, et commanda la place de Sedan, puis les avant-postes du camp de Valenciennes, 1792. Bientôt après, il donna sa di mission, et passa en Angleterre. 11 vint reprendre du service sous le Consulat, se rendit à tJ-Domingue avec le grade île général de brigade, y défendit avec intrépidité le môle S^NicoIas, et mourut a la Havane, d'uue blessure reçue en capturant une corvette anglaise. B.

noailles (Alexis, comte de), fils du précédent, né en 1783, m. en 1835, fut incarcéré, puis expulsé de France sous Napoléon I« à cause de son opposition au régime impérial, fit d’actives démarches en 1812-13 auprès des souverains alliés en faveur des Bourbons, figura au congrès de Vienne, et , dans les Chambres législatives, dont il fit partie sous la Restauration , sut rester tout à la fois fidèle à la dynastie et indépendant. Il a concouru à beaucoup de fondations p euses et charitables.

NOANAGOR, v. forte de l'Hindoustan (Guikowar), dans l'anc. Goudjerate,à 120 kil. N.- O. de Djounagor, sur la Nagni et près de son embouch. dans le golfe de Kotsch. Ti ssage de toiles, teintureries renommées.

NOBATES , peuple de l’Ethiopie (Nubie inférieure), à qui Dioclétien éda 7 journées de pays au S. d’Eléphantine. Il y avait aussi des Nobates près de la grande oasis d’Egypte.

NOBILIBUS (Robert de), en italien Nobtli , jésuite missionnaire, né en 1577 à Montepulciano (Toscane), m. à Meliapour (Côte de Coromandel) en 1656, fut envoyé aux Indes-Orientales, en 1606, pour y prêcher l’Evangile , étudia les langues les plus usuelles dans ces contrées, prit le costume , les mœurs , les usages des brahmanes saniassis, qui vivent en pénitents, enseigna parmi eux le christianisme , et opéra des conversions. Ce mode déplut aux Frères-Mineurs, qui le dénoncèrent en cour de Rome; mais le pape Grégoire XV le toléra, moyennant certaine modifications. Nobilibus fut contraint , par l’état de sa santé, de renoncer aux missions en 1651, et se retira dans le collège de la ville où il est mort. Il a laissé divers ouvrages d'instruction chrétienne, écrits dans les langues des pays où il fut missionnaire. On conjecture qu’il est l’auteur du livre de V Ezourvédam.

NOBILIOR (Marcus-Fulvius). V. Fulvius Nobiliou.

NOBILISSIME , titre honorifique réservé , dans le Bas- Empire , à la famille des empereurs. Il donnait le droit de porter la pourpre.

NOB1LITY, haute noblesse d’Angleterre, formée des familles en possession de la pairie , les seules titrées.

NOBLE, anc. monnaie d’or. Le noble à la rose, frappé en Angleterre , portait la rose d’York ou celle de Laricastre ; il eut cours en France de 1420 à 1436, et valait 23 fr. 71 c. Le Noble Henri, d’une valeur un peu moindre, eut cours sous les premiers Valois.

NOBLE MAISON (Ordre de la). V. Étoile (Ordre de 1 ).

NOBLES , Nobiles, dans l’anc. Rome. C’étaient les citoyens, plébéiens ou patriciens, indistinctement, qui parvenaient aux magistratures; leurs descendants héritaient de ce titre Je nobles, qui, sans avoir plus de valeur que n’en a auj. en français celui de notable, donnait le droit d’images. V. Images. C. D — y.

NOBLESSE, distinction sociale qui résulte, entre hommes d’un même Etat, soit de la conquête, soit de l’ancienneté de la race , de la possession de certaines charges , ou d’une concession du souverain. Il n’y a pas de nation qui n’ait eu quelque genre de noblesse : dans l’Inde , la noblesse résulte de la distinction des castes , ou bien de hautes fonctions remplies auprès d’un souverain ; certains radjahs se disent aussi issus de Brahma; les nobles portent des vêtements de bysse. Chez les anc. Perses, les nobles avaient le droit d’aller toujours à cheval. Chez les Hébreux , l’obligation de restituer toutes les terres, lors du jubilé, aux anciens possesseurs, empêcha de naître une classe supérieure dont l’influence eût reposé sur la propriété domaniale ; mais on attachait une sorte de noblesse à la primogéniture et à la qualité de ministre des autels. En Grèce, ceux qui, dans les divers Etats, portaient, avant les guerres Médiques, le nom de cavaliers ( ippeis ), étaient de véritables nobles. En Laconie, les Spartiates ou descendants des Doriens conquérants, formèrent une noblesse de race, par rapport au reste de la population. Les Athéniens distinguaient les nobles (eupatridai) , et le peuple ( dèmos , plèthos), et c'est parmi les premiers qu’ils choisirent, durant assez longtemps, les archontes, les membres de l’Aréopage et du sénat, les généraux, etc. Dans l’ancienne Rome, les patriciens étaient une noblesse de race, issue des compagnons de Romulus, distincte de la plèbe, et qui se recruta des hommes nouveaux, admis aux magistratures : cette noblesse, décimée dans les proscriptions du dernier siècle de la république , victime de la défiance et de la cruauté des empereurs, finit par disparaître, et fut remplacée, au temps de Constantin ( V. ce nom ) , par une noblesse de collation. — Les Germains accordaient une certaine illustration à plusieurs familles, que l’on disait issues des dieux, et dans lesquelles on choisissait les rois; c’étaient, par exemple, les Amali et les Baldi chez les Goths , les Mérovingiens chez les Franks, les Agilolfinges chez les Bavarois. Après les invasions du ve siècle, la noblesse, en France, fut composée des conquérants qu'on appelait Ahrimans, Leudes, Antrustions , et de quelques Gallo-Romains admis au rang de convives du roi. Dans les temps féodaux, elle fut exclusivement attachée à la possession d’une terre : « Roint de seigneur sans terre » , disait on , et sur cette terre, qui se transmettait héréditairement, de mâle en mâle, le noble exerçait tous les droits de la souveraineté. On nommait noblesse de parage celle qui était ainsi transmise héréditairement et par la ligne paternelle. A partir du xme siècle , les rois, non contents de disputer et d’enlever à l'ancienne noblesse les droits régaliens, s’attribuèrent le privilège de I conférer la qualité de noble ( V. Lettres de noblesse) ;

' les anoblissements de roturiers furent nombreux , et l’on

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