‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 214 sur 864 · NYE · texte numérisé non relu

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pagne Philippe IV en 1640, était très-habile dans la ■fresque. Il eut le privilège exclusif de dorer et de diriger les peintures destinées à. orner les navires du roi.

nunez de villavicencio , peintre , né à Séville en 1635, d'une illustre famille, m. en 1700, élève de Murillo, alla à Naples se perfectionner dans l’usage du clairobscur, sous la direction de Mathias Preti. A son retour, il fonda avec Murillo l’Académie de Séville. Nunez avait un talent tout particulier pour peindre les enfants, et exécutait aussi le portrait d’une manière supérieure. Nul ne s’est mieux approprié le style de Murillo. A. M.

NUORO, v. de l’ÎIe de Sardaigne, eh.-l. d’arrondissement, à 130 kil. N. de Cagliari ; 5,162 hab. Evêché. — L’arrondissement compte 51 ,698 hab. (Prov. de Sassari.)

N1TOVO I MONTE-), montagne volcanique du royaume d’Italie, prés et au N. -O. de Pouzzoles. A la suite d'un tremblement de terre, en 1533, elle s’éleva en deux jours, et combla le lac Lucrin. Elle est circulaire, a 5 kil. environ de tour, et 400 mèt. de haut. On dit que cette hauteur diminue insensiblement, et que le mont s’affaisse.

NU-PIEDS , nom donné à des insurgés de Normandie, sous Louis XIII. La sédition , causée par les impôts onéreux que levait Richelieu, commença à Avranches en juillet 1639, envahit toute la Basse-Normandie et Rouen, et fut réprimée par le colonel Gassion. Puis le chancelier Séguier, envoyé avec Laubardemont et le sieur de Verthamont , prononça la dissolution et l’exil de la Cour souveraine de Normandie. V. Diuire ou Journal de voyage du chancelier Séguier en Normandie après la sédition des Nupieds, publié par M. Floquet , Rouen, 1842, in-8<>. B. NURAGHES. V. Noragues.

NUREMBERG , Nürnberg en allemand , Norica , Noricum castellum , Norimberga en latin, v. du roy. de Bavière (cercle de Franconie-Movenne), à 56 kil. S. de Bamberg, sur la Pegnitz; par 49° 27' 30" lat. N , et 8° 44' 26" long. E.; 62,797 hab., dont 6,500 catholiques. Tribunaux de l'e instance et de commerce, gymnase, école polytechnique, écoles des beaux-arts, de commerce, d’arts industriels, de métiers. Sociétés de physique et de médecine, d’agriculture et d’industrie. La ville est divisée en deux quartiers : Lorenz et Sebald ; elle a 3 faubourgs, Værdz, S'-Jean, et Gostenhof. La plupart des maisons sont dans le style du moyen âge; elle est entourée d’un mur flanqué de 74 vieilles tours. Fabr. d’instruments de musique et de mathématiques, quincaillerie, porcelaine, faïence, produits chimiques, ouvrages en acier, tabletterie, jouets d enfants exportés dans toutes les parties du monde, gazes de soie mêlées d’or et d’argent, brasseries, fabr. d’outremer; fonderies de fer, filatures, etc. Port de station du canal Louis (entre le Mein et le Danube). Station du chem. de fer de Leipzig à Munich. Chem, de fer àFurth. Grand marché et place de S'-I.aurent, avec une fontaine gothique. Statue de Mélanchthon, devant le gymnase royal. Place de Durer, avec la statue de cet artiste. Beaux ponts; églises de Sl-Laurent et de Sl-Sébald, chefsd oeuvre, d’architecture gothique. Le vieux château est du xie siècle. Vieux et nouvel hôtel-de-ville. Chapelle de S '-Maurice, avec collection de tableaux des xme, xive et xve siècles; musée germanique, composé d'objets du moyen âge; six bibliothèques publiques. — Nuremberg, dé» 11 12 , devint ville libre; en 1130, elle fut prise par Lothaire IL En 1142 s’y tint pour la première fois une diete. Depuis ce temps, cette ville fut souvent la résidence des empereurs, qui contribuèrent beaucoup à son embellissement et à sa richesse. Charles IV y signa, en 13o6, la Bulle d’Or : la chapelle où cet acte célébre'Vut rédige a été démolie en 1854. Du xnie à la fin du xve siècle Nuremberg était le centre du commerce de l’Europe. Au xte et au xvie siècle, c’était le siège d’écoles remarquables de peintres et de poètes. De tout temps, ses industriels ont fait d’importants travaux : ils ont fabriqué les premières cartes à jouer, en 1380, fondé la De papeterie de i “i!S"e 611 1390, établi les premières tréfileries ; vers ioOO y furent inventées les montres par Pierre Hèle, et la gravure sur bois par Veit Stoss. En 1517, on y fabriqua la D» batterie de fusil; en 1550, le Dr alliage de métaux connu sous le nom de bronze, etc. Nuremberg fut la première ville qui adopta la Réformation. En 1532, un traite de paix y fut signé entre les luthériens et les catholiques allemands, sous les auspices de Charles-Quint. lendant la guerre de Trente-Ans, elle eut beaucoup à souffrir. De 1649 à 1650, la commission exécutive de la paix de VY estphalie y siégea. En 1800, Augereau y battit us Autrichiens. Par la paix de Presbourg, 1805. Nurem-

v3-fUn iedC a la B^'êre. Patrie de Hans Sachs, de Martin Behaim, et d Albert Durer. g g

| Nuremberg ( Landgraviat de), anc. Etat de l’Empire I d’Allemagne, créé, en 1060, par l’empereur Henri IV pour ! la maison de Vohburg, passa, vers le milieu du xne siècle, aux comtes de Hohenzollern , qui l’ont possédé jusqu’en 1 1801. Il fait auj. partie de la Bavière.

NURSIA , auj. Norcia, v. de l’Italie ancienne, dans le N. du pays des Sabins, près des Apennins. Patrie de Sertorius et de S1 Benoît.

NURTINGEN, v. du royaume de Wurtemberg (Forêt- Noire), sur le Neckar, à 15 kil. N.-E. de Reutlingen; 4,000 hab. Fabr. de draps, cotons et cuirs. Autrefois résidence des comtesses et duchesses douairières de Wurtemberg.

NUSCO, v. du royaume d’Italie (Province d’Ave’.lino), à 35 kil. S.-E. de Montefusco; 4,474 hab. Evêché.

NUSSDORF, vge des Etats autrichiens ( B. -Autriche), à 6 kil. N. de Vienne, sur le Danube; 1,500 hab. Vins renommés; fabr. de produits chimiques. Port de station pour les bateaux allant à Vienne.

NUVOLONE (Pamphile), peintre d’histoire, né à Crémone, m. en 1651, se distingua plutôt par le fini de l’exécution que par l’imagination. Il fonda à Milan une école d’où sortirent de bons peintres. Son chef-d’œuvre représente la Vierge et l'enfant Jésus , qui écrasent la tête du serpent et apparaissent à St Charles Borromée et à St François d1 Assise. On cite encore une Résurrection de Lazare, et une Assomption , à Milan. — Son fils, Charles, né à Milan en 1608 , m. en 1661 , peignit dans le goût du Guide, et fut surnommé le Guide de la Lombardie. Ses Vierges sont trèsrecherchées.

NUYS. V. Neuss.

NUYTS , ch.-l. de cant. (Côte-d’Or), arr. et à 16 kil. N.-E. de Beaune, sur le chemin de fer de Paris à Lyon; 3,269 hab. Trib. de commerce. Fabr. de vins mousseux, eaux-de-vie, kirschwasser; grand comm. de vins de Bourgogne. La côte de Nuyts, de 25 kil. d’étendue, comprend les meilleurs vignobles de la Côte-d’Or, ceux de S'-Georges, Richebourg, la Tache, Romanée, Clos-Vougeot , etc. Ville ancienne, Nuyts obtint une charte de commune en 1212. Elle fut prise et saccagée plusieurs fois au xvie siècle.

nuyts (Terre de | , partie de la côte S. de l’Australie, entre 114° 20’ et 130° long. E. Découverte en 1627 par Pierre de Nuyts, négociant hollandais. Elle est encore peu connue : en face, sont les iles de la Recherche, et, à l’ex trémité O., le port du roi George.

NY, c.-à-d. nouveau, en danois et en suédois : NYkmd, nouvelle terre.

NYBORG , v. du Danemark (Fionie), port et péage de la navigation sur le Grand-Belt, à 31 kil. S.-E. d’Odensée ; 4,000 hab. Forte citadelle. Grains, eaux-de-vie. Victoire navale des Danois sur les Suédois, 1659. Patrie de Christian IL

NYCTÈLIES (' du grec mu;, nuit, et teléô, je fais observer) , fêtes célébrées par les anc. Grecs en l’honneur de Bacchus, sur le mont Cithéron, et la nuit, à la lueur des flambeaux.

NYDER ( J. ), dominicain allemand , m. à Bâle en 1438 ou 1440, se rendit au concile de Constance en 1414, devint, quelques années après, prieur du couvent de Nuremberg, et, par ses prédications, empêcha les Hussites d’avoir beaucoup de succès en Franconie. Nommé prieur du couvent de Bâle, 1431, il fut un des théologiens les plus distingués au concile qui se tint en cette ville. Après de vains efforts pour ramener la secte taborite , il dirigea contre elle une expédition qui ensanglanta la Bohême. Parmi ses écrits, on distingue: Formicarium, seu dinlogus ad vitam christianam exemplo condilionum formicœ incitalivus, recueil de tous les contes sur les revenants, les sortilèges, la divination, etc., Paris, 1519, in-4°; Traclalus de visionibus et rerelationibus, Strasbourg, 1517.

NYERUP, savant danois, né en Fionie en 1759, m. en 1830, fit ses premières études au gymnase d’Odensée, fut, en 1778, employé à la Bibliothèque de Copenhague, et secrétaire de cette Bibliothèque en 1796, enfin professeur de littérature la même année. 11 publia une Dissertation sur les livre» répandus en Danemark avant la Réformation, 1784, puis une foule de Notices archéologiques dans les recueils de Luxdorph, 1791, de Langebek, 1794, et de Suhm, 1799, puis les Proverbes de Pierre Loi! , les Kampe-Viser de Syv, et un Tableau du règne de Christian IV. 11 continua le Dictionnaire de littérature de Worms, et composa des Lectures récréatives pour le Danemark et la Norvège. Son principal ouvrage est une Description historique et statistique du Danemark et de la Norwége.

NYESTED, v. de Danemark, dans le stift et sur la côte S. de l’ile de Laaland, à 11 lcilom. S. -S.-E. de Mariboë;

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