‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 216 sur 864 · O AK O AS · texte numérisé non relu

O AK O AS

O’, c.-à-d. fils, précède beaucoup de noms irlandais : O'Connell, O Connor, O'Meara, etc.

O |François, marquis d’), né vers 1535, d’une noble et anc- famille de Normandie, m. en 1594, renonça de bonne heure au métier des armes pour entrer dans l’administration. Présenté à Henri III par de Villequier, son beaupère, il fut nommé surintendant des finances en 1578. Ses dilapidations, ses débauches, les nouveaux impôts qu’il établit, lui attirèrent la haine universelle. Après la mort du roi, ce fut lui qui se chargea de déclarer à Henri IV que la noblesse catholique ne le reconnaîtrait qu'après qu’il aurait abjuré le calvinisme. Quand il mourut, ses dettes surpassaient de beaucoup ses biens. B.

O (SAINT-MARTIN-D1), vge (Orne), arr. et à 15 kil. S.-E. d’Argentan; 987 hab. Jadis titre de marquisat.

OAHOU. V. Ouaiiou.

OA.IACA. V. Oaxaca.

OAK11AM, v. d’Angleterre, cap. du comté de Rutland, station du chemin de fer du Centre, à 152 kil. de Londres et 28 S. de Leicester; 2,789 hab.

OAKHAMPTON, v. d’Angleterre (Devon) , sur l’Oak, à 45 kil. O. d’Exeter;.2,200 hab. Fabr. de serges. Elle appartint à la famille de Courtenay.

OANNÈS, dieu chaldéen, sortit de la mer Erythrée, pour apprendre au monde naissant les arts, l’agriculture et les lois. On le représentait moitié homme, moitié poisson.

OARACTA, nom anc. de l’île de Keichmt.

OARUS,riv. de Scythie, sortait du pays des Thyssagètes, et se jetait dans le Palus-Méotide.

OASIS, portions de terre cultivée qui se trouvent dans le désert de Libye, à l’O. de l’Egypte, et qui semblent des îles de verdure au milieu d’une mer de sable. On réserve particulièrement ce nom à deux chaînes de vallées longues et étroites : l’une, parallèle au Nil, depuis le Darfour jusqu’au Caire, comprend les Oasis appelées auj. Selimet, El Kargèh, Dalihel, l'arafré, Buharyèh ; l’autre, parallèle à la Méditerranée, depuis les environs de Tripoli jusqu’à la capitale de l’Egypte, coupe la première ligne à angle droit, et se compose des Oasis de Gliadamès, du Fezzan ,. d'Augilu, et de Siouah. Ce sont les stations obligées des caravanes qui traversent le désert, et, sans elles, le commerce africain ne pourrait exister. Les anciens réservaient le nom d’Oasis à celles de Siouah (leur Ammonium ), et à celles de Baharych et d’El-Kargèh , qu’ils appelaient Petite et Grande-Oasis. Ce nom, outre son sens physique.

OBE

OBE

était pris encore, au temps de l’empire romain , pour celui d’une division administrative rattachée à l’Egypte. La Grande Oasis, auj. Ouah-el Karg'eh, est située au S. de l'Egypte, sous le parallèle de Tlièbes, et renfermée entre deux chaînes de montagnes; un cours d’eau traverse des bois de palmiers , d’acacias , d’orangers , de citronniers et d'oliviers, et se perd dans les sables. On y trouve aussi du riz, du blé, du millet; mais la principale richesse consiste dans les dattiers, dont les fruits sont exportés en Egypte. Au temps d’Hérodote, cette Oasis était habitée par une tribu de Samiens, devenus très-riches et très-nombreux à l’époque de l’empire romain. Aux IV' et Ve siècles, elle servit tour à tour de lieu d’exil aux catholiques et aux nestoriens persécutés par les empereurs de Constantinople ; au vie, elle devint le siège d’un évêque ; mais, en 943, elle tomba au pouvoir des Arabes. Auj. elle dépend nominalement du pacha d’Egypte , qui envoie à El-Kargéh, la capitale, un caïmacan, chargé de percevoir un modique tribut annuel ; mais le gouvernement intérieur est laissé aux cheicks. La population s’élève à 4,500 personnes. L’Oasis renferme les ruines d’un temple bâti sous Darius Itr, fils d’Hystaspe, dont on a pu déchiffrer le nom, et de deux temples de l’époque romaine , où l’on a lu les noms d’Adrien et d’Antonin. Dans le S. de l’Oasis, des ruines portent les noms de Domitien, deTrajan, d’Adrien; on lit sur un des temples celui de Ptolémée Evergète : enfin cinq inscriptions grecques très - importantes , de l’époque romaine , ont été trouvées sur le grand temple d’Él-Kargèh, et insérées par M. Letronne dans le recueil des inscriptions grecques de l’Egypte. — La Petite-Oasis , auj. Ouah-el- Baharyèh, au N. de la précédente, à 10. de la province de Fayoum , est une vallée de 40 kil. sur 12, divisée en deux parties par une chaîne de collines : les villages les plus importants sont El-Kars et Zabou. Le terrain, coupé de beaucoup de sources, la plupart ferrugineuses, est fertile en grenadiers, pruniers, pêchers, orangers, citronniers, dattiers, bananiers et vignes ; il produit aussi du riz. La population est d’environ 2,400 hab., soumis, comme ceux de la Grande-Oasis, au pacha d’Egypte. On y trouve des ruines romaines, entre autres un arc de triomphe et plusieurs aqueducs. C. P.

OATES (Titus), misérable intrigant anglais, né en 1619 dans une condition obscure, m. en 1705, étudia à Cambridge, et embrassa l’état ecclésiastique. Ayant encouru une condamnation comme faux témoin, il passa en Hollande, professa le catholicisme, et se fit jésuite. De retour à Londres, il espéra qu’une nouvelle abjuration lui procurerait quelques bénéfices dans l’Eglise anglicane; trompé dans cette attente, il chercha des ressources dans le métier de délateur. Sous l’inspiration des Covenantaires, il dénonça, en 1678, une prétendue conspiration des catholiques contre Charles II et les protestants. Le parlement s’empara de cette affaire; plusieurs illustres personnages périrent, et Oates reçut une pension de l’Etat. La fausseté de ses révélations ayant été reconnue, Jacques II le condamna à une prison perpétuelle, et à être fustigé 4 fois l’an par le bourreau. La révolution de 1688 lui rendit la liberté et sa pension. B.

OAXACA, OA.JACA ou GUAXACA , v. du Mexique, sur le Rio-Verde, dans la belle vallée d’où Fernand Cortez prit le nom de Marquis del Valle ; ch.-l. d’un dép. de son nom, dans la division militaire de Puebla: à 360 kil. S.-E. de Mexico; par 17° 45' lat. N., et 99° long. O.; 25,000 hab. Evêché. On remarque la cathédrale et le palais épiscopal. Ville b en bâtie; beaux aqueducs, beaux jardins. Arbres à cochenille, guaxe s (d’ou GuaxacaJ. Aux environs, mines d’or et d’argent. — Le dép. d’Oaxaca, entre celui île Vera-Cruz au N., le Grand-Océan au S., les dép. de Guerrero à l’O., et de Chiapas à PE. , est une des plus riches contrées du Nouveau-Monde. Sol fertile ; climat salubre; 82,158 kil. carr. ; 525,000 hab.

OAXES, riv. de la Crète septentrionale.

OB. V. Obi.

OBDORIE,anc. contrée de la Sibérie septentrionale, dont le nom était particulièrement appliqué à la presqu’île entre les golfes de l’Obi et de la Kara, tirait sans doute son nom de la ville d'ObdorsIc. C’est aujourd’hui la partie N. -O. du gouvernement de Toliolsk. La terre n’y dégèle jamais.

OBDORSK, v. de la Russie d’Asie (Sibérie), sur l’Obi, gvt et à 920 kil. de Tobolsk, par 66° 31' 7” lat. N., et 64“ 31' 7" long. E. Ville la plus septentrionale de la Sibérie.

OBEDIENCE (Pays d’), pays dans lesquels le pape nomme aux bénéfices vacants.

obédience (Lettre d’), lettre par laquelle un supérieur ecclésiastique donne â son inférieur'une mission, le

transfère d’un lieu dans un autre, l’autorise à dire la messe hors de son diocèse, etc.

obédiences, maisons, églises, chapelles, ou métairies, où l’on commettait un religieux pour les faire valoir. S’il y en avait plusieurs, celui qui était le chef s’appelait prieur.

OBEID-ALLAH-AL-MAHDY, fondateur de la dynastie des Fatimites, né vers 882, m. en 934. Proclamé souverain de l’Afrique sous le titre de Mahdy (directeur des fidèles), il prétendait descendre de Fatime, femme d’Ali, fille du Prophète, d’où le nom des Fatimites donné à ses descendants, les califes d’Égypte. Il se fit passer pour le Mahdy annoncé par la tradition comme devant venir l’an 300 de l'hégire (912 de J.-C.). Il conquit la province d’Afrique, d’où il chassa les Aghlabites, 909, fonda Al-Mahdyya, dont il fit sa capitale, et détruisit, en 919, l’empire des Edrissites. Maître de l’Afrique septentrionale, il tenta, sans succès, de s’emparer de l’Egypte. P.

OBELISQUE, Obeliscus, sorte de pyramide monolithe, très-longue relativement à son diamètre , et terminée par un pyramidion. Le nom vient du grec obelos, bi’oche. Les Egyptiens sont les premiers, peut-être, qui aient taillé des obélisques ; ils en faisaient des monuments historiques et sacrés, qu’ils élevaient par deux, à l’entrée des temples de leurs dieux, de la demeure ou du tombeau des rois. Sur les parois étaient gravées, du haut en bas, des inscriptions hiéroglyphiques , rappelant le nom du souverain qui avait élevé l’édifice , et celui du dieu auquel il était consacré. Leur matière était le granit rose de Syène. Quand l’Egypte eut été réduite en province romaine , Auguste conçut l’idée d’orner Rome de deux de ces monuments, mais non avec le caractère ni l’agencement que leur donnaient les Egyptiens; il en plaça un sur l’Epine du cirque Maxime, et l’autre dans le Champ-de-Mars ( V. Cirque et Gnomon ). Caligula, ayant bâti un cirque au pied du Vatican, en orna aussi l’Epine d’un obélisque égyptien. Claude en fit venir deux , qu’il mit à l’entrée du mausolée d’Auguste. Des obélisques furent placés, à l’égyptienne, de vant les temples des divinités égyptiennes Isis et Sérapis, dans le Champ-de-Mars; mais les Romains n’employaient ordinairement ces monolithes que pour l’ornement de leurs cirques : ainsi, il y en avait aux cirques de Salluste , de C.araealla ou Rotnulus . d’Héliogabale , et Constance en érigea un second dans le cirque Maxime. Les Barbares qui saccagèrent Rome renversèrent ces monuments ; la munificence des papes les a restaurés, et la plupart se voient encore dans la ville chrétienne , mais à d'autres places qu’ils occupaient originairement. Sixte-Quint a fait dresser, en 1589, au milieu de la place del Popolo, l’obélisque, haut de 23m,90, qu’Auguste avait mis dans le cirque Maxime; Pie VI, en 1789, a restauré le Gnomon, ie 21“, 91, sur la place du Monte-Citorio; en 1586 , Sixte- Quint a décoré la place St-Pierre de l’obélisque, de 25™, 14, du cirque de Caligula ; celui de Romulus, de 16“, 75, orne la belle fontaine d’innocent X , à la place Navone ; et ce fut encore Sixte-Quint qui érigea, en 1588, l’obélisque de Constance, le plus beau de tous (32m,16), sur la place St-Jean-de-Latran. Les obélisques du mausolée d'Auguste, qui mesurent 14“, 74, sont, l’un derrière S,e-Marie-Majeure, l’autre au Monte-Cavallo ; celui de Salluste, de même hauteur, est devant l’église de la Trinité-des-Monts; celui d’Héliogabale, de 9“, 16, dans le jardin du Pincio; ceux d’isis et Sérapis, mesurant 10 mèt., 8 mèt., et 5 mèt., sont dans la villa Mattéi, sur la place du Panthéon, et sur celle de la Minerve. — Obélisque de Louqsor, à Paris, au milieu de la place de la Concorde. 11 a été donné au roi Louis-Philippe par le pacha d’Egypte Méhémet-Ali, enlevé devant le temple de Louqsor, apporté à Paris en 1838, et dressé à sa place en 1836 par des procédés infiniment plus simples que ceux que l’on avait employés jusqu’alors. Sa hauteur est de 23m,39, son poids de 250,000 kilog. ; il a un piédestal monolithe, de granit gris, haut de 5 mèt., et sur lequel on a représenté, par des figures gravées en creux et dorées, les appareils imaginés par l’ingénieur Le Bas, chargé de ces difficiles opérations, pour abattre le monument, l’embarquer, puis l’ériger à Paris. C. D — y.

OBER , c.-à-d. haut, supérieur, en allemand, entre dans la composition de beaucoup do noms géographiques.

OBER-BERGHE1M. V. Bergheim.

OBÉRÉ, Obœratus , citoyen romain, dans l’anc. Rome, débiteur d’un autre citoyen. S’il ne s’acquittait pas au terme convenu, on le citait devant le préteur de la ville, qui, après avoir reconnu l’insolvabilité, l’adjugeait comme esclave à son créancier. L’obéré devait son travail ou la location de ce travail à son créancier; les fruits qui en provenaient servaient à diminuer la dette, et quand elle était acquittée, il recouvrait de plein droit sa liberté.

OBO

OBE — 1944 —

Obœralus venait de œs ou as, première monnaie des Romains. C. D — y.

OBEREHNHEIM. V. Obernai.

OBERHAUSEN. V. Neubourg.

OBER-INNTHAL, c.-à-d. Hau l-Innthal. V- Innthal.

OBEKKAMPF (Christophe-Philippe), célèbre manufacturier, né à Weissenbaeh (Anspachj en 1738, d’un teinturier qui s'établit à Aarau (Suisse), m. en 1815, introduisit en France la fabrication des toiles peintes, dites indiennes, et y éleva la première filature de coton. La fabrication des toiles peintes, qui existait en Suisse et en Angleterre, était prohibée en France comme pouvant nuire aux toiles de chanvre, de lin, et aux soieries; Oberkampf , après quelques années passées en Suisse, vint en France, obtint, en 1759, un décret d’autorisation pour la nouvelle industrie, et, dans une chaumière de Jouy, sans ouvriers, avec un capital de 600 fr., commença ses essais. R resserra le lit de la riv. de Bièvre, assainit la vallée, et attira en peu de temps une population de 1,500 âmes, dans un lieu à peu près désert avant lui. Il faisait lui-même le dessin, la gravure, l’impression, et la teinture de ses toiles. Elles devinrent de mode à la cour; il les perfectionna, et les vit recherchées même en Angleterre. Ses agents allaient jusque dans l’Inde , pour tâcher de dérober aux indigènes le secret de leurs couleurs. Louis XVI lui accorda des lettres de noblesse; en 1790 , le conseil-général de Seineet-Oise lui décerna une statue, dont sa modestie empêcha l’érection ; sous Napoléon 1er, Oberkampf refusa d’entrer au sénat, et l’Empereur lui donna, de sa main, la croix d’honneur. Vers cette époque, Oberkampf créait pour la France une nouvelle source de richesses, en élevant à Essonne la première filature de coton. B.

OBERKIRCH, v. du grand-duché de Bade, à 62 kil. S.-S.- O. de Carlsrulie ; 2,000 hab. Grande récolte de cerises.

OBERLAND, c.-à-d. haut pays , contrée de la Suisse (Berne), comprenant plusieurs vallées le long des Alpes- Bernoises (celles de Ilasli, Grindelwald, Lauterbrünnen) . On donne le même nom à quelques parties de la Prusse orientale et de l’Allemagne, qui forment des plateaux assez élevés.

OBERLIN (Jérémie-Jacques), antiquaire et philologue, né à Strasbourg en 1735. m. eu 1806, fut dirigé dans ses études par son père, insth jteur au gymnase de Strasbourg, le suppléa dans ses fonctions dès l’âge de 20 ans , et trouva encore le loisir de se faire recevoir docteur en philosophie et d’étudier la théologie. 11 s’attachait surtout à la critique du texte sacré, et, pour ainsi dire, à l’archéologie des livres saints. La place de conservateur-adjoint de la bibliothèque de l’université qui lui fut donnée en 1764, le cours public de langue latine qu’il fut autorisé à ouvrir la même année, sa nomination à la chaire de son père en 1770, et ensuite à celle de professeur-adjoint d’éloquence latine à l’Académie, ne l’empêchèrent pas de faire des cours publics d’archéologie, de géographie ancienne, etc., et d’en former des espèces de Manuels élé mentaires, qui ont été adoptés dans beaucoup d’écoles en Allemagne. Il devint professeur extraordinaire à l’université en 1778, fut nommé à la chaire de logique et de métaphysique en 1782, et chargé de la direction du gymnase en 1787. Membre de l’administration départementale du Bas-Rhin en 1793, il subit, cette même année, une détention de trois mois. L’Institut, lors de sa création, le nomma membre correspondant. On a de lui : J unyendorum marium jluviorumque omnis œvi molimina, Strasb., 1770 75, 4 part. in-8°; Miscellanea litteraria maximam parlem Art/entorutensia, 1770, in-4° ; Riluum romanorum labulœ, 1774; Orbis antiqui momimenlis suis illuslrati primæ lineœ , 1775; Essai sur le patois lorrain des environs du comté du Bun-dela-ltorhe, 1775; Lillerarum omnis œvi fala tabulis synopticis exposila, 1779; Alsatia litterata, sub Celtis, Romanis, Francis, (iermanis, etc., 1782 et suiv., in-4u; Arlis diplomaticce primæ lineœ, 1788; Dissertations sur les Minnesingers, 1782- 89, iu-4°; de bonnes éditions de Vibius Sequester, 1778, des Tristes d’Ovide, 1778, d'Horace, 1788, in-4°, de Tacite, 1801, 2 vol. in-8°, et de César, 1805, etc. B.

OBERLIN (Jean -Frédéric) , frère du précédent, né à Strasbourg en 1740, m. en 1826, pasteur au Ban-de-la Roche , s’est rangé au nombre des bienfaiteurs de l'humanité, en civilisant sa paroisse, l’une des plus incultes des Vosges. V. Rapport fait à la Société royale d'agriculture par M. François de N eu [château, sur (' agriculture et la civilisation du Bnn-de-la- Roche , Paris, 1818 , in-8°.

OBERNAI ou OBEREHNHEIM, ch.-l. de cant. (Bas- Rhin), arr. et à 25 kil. N. de Schelestadt , au pied du Hoheuberg; 4,996 hab. Collège. Hôtel-de-ville, un des plus

beaux de France. Fabr. de chapeaux, chandelles, poterie, bonneterie, pâtés estimés, colle-forte, savon dur. Aux environs , on remarque le Mur ou Camp des païens , et les ruines du monastère de Ste-Odile.

OBERNDORF, v. du royaume de Wurtemberg , sur le Neckar, à 70 kil. S.-O. de Stuttgard; 1,800 hab. Fabr. d’armes à feu et armes blanches. Foires à bestiaux.

OBERNKIRCHEN , v. de Prusse Hesse) , sur le Buckeberg, a 9 kil. de Rinteln ; 1,800 hab. Couvent de dames nobles. Grès à bâtir renommé; riches houillères en commun avec l’Etat de Lippc-Schauenbourg.

OBÈRON , roi des génies de l’air, dans la mythologie Scandinave, avait pour femme ou amante Titania, eu, selon d’autres , la fée Mab. Il a été chanté par Shakspeare et Wieland.

OBERSTEIN , vge du duché d’Oldenbourg , à 10 kil. N.-E. de Birkenfeld, sur la Nahe; 1,900 hab. Comm. important de bijouterie, de pierrés demi-fines et fausses, fabr. de camées. Ruines de deux vieux châ eaux.

OBERSTENFEL1), brg du Wurtemberg ( Neckar ) , à9 kil. N.-N. E. de Marbach ; 1,500 hab. Chapitre de dames nobles.

OBERWALD, partie O. du canton suisse d’Unterwalden ; ch.-l. Sarnen. — plateau de la Hesse-Darmstadt, dominant la chaîne du Vogelsberg.

OBI ou OB , Obius , principal fleuve de la Sibérie , route de la navigation russo-chinoise, prend sa source près de l’Altaï, dans le lac Tétéisk, et se jette dans 1 océan (xlacial arctique par le golfe de l’Obi. Cours tout entier navigable de 3,200 kil. Il arrose le gvt de Tomsk et le N. de celui de Tobolsk, passe à Barnaoul, Kolyvan, Narym et Beresov , reçoit, sur la rive g. , l’Irtich , et, sur la rive dr., le Tom, le Tschoulim, la Keta, la Tyna, le Vack, etc. Très-poissonneux ; beaucoup d’ambre sur ses bords. — Le golfe de l’Obi a 700 kil. sur 110.

OBIDOS, v. de Portugal (Estramadure) , à 35 kil. N.-N.- O. d’Alenguer, près de l’Océan; 4,000 hab. Ruines d’un bel aqueduc.

OBITUAIRE. V. Nécrologe.

OBIUS , nom latin de I’Obi.

OBLATES. V. Françoise (Sainte).

OBLATION", tribut en blé que la Sicile offrait spontanément à l’Annone de Rome pour ses besoins extraordinaires, en sus d’un tribut annuel auquel l’ile était imposée.

OBLATS, Oblati, c.-à-d. offerts, nom donné : 1° à ceux qui , entrant dans un ordre monastique, avaient fait abandon de leurs biens à la communauté ; 2° à ceux qui , dès l'enfance, avaient été voués à la vie religieuse; 3° à des laïques qui , sans renoncer entièrement au monde, venaient vivre dans un couvent, auquel ils payaient une certaine somme pour leur entretien; 4° aux soldats invalides que les rois de France plaçaient quelquefois dans les monastères avant la fondation de l’Hôtel des Invalides.

obi.ats de saint ambroise, congrégation de prêtres réguliers, établie à Milan, en 1578, par S‘ Charles Borromée , sous le patronage de S1 Ambroise, et approuvée par le pape Grégoire XIII. Les Oblats furent destinés à aller en mission , à desservir des cures , et à diriger des établissements d’instruction.

obi.ats de marie-immacülée, congrégation de prêtres, établ e à Aix, en 1815, par l’abbé Mazeuod, et approuvée par le pape en 1826. Ces prêtres se consacrent aux missions, à la direction des grands séminaires, au servied des prisons, etc.

OBL1GADO (Punta d’), lieu situé sur le Parana, un peu au-dessus de sa jonction avec l’Uruguay. Victoire d’une escadre anglo-française sur les troupes de Rosas, dictateur de la Plata , le 20 novembre 1845.

OBL1NCUM , nom latin de la ville du Blanc.

OBNOXIATION, acte par lequel on se déclarait autrefois serf d'une personne dont on invoquait la protection.

OBOIANE , v. de la Russie d’Europe , gvt et à 60 kil. S. de Ivonrsk, au confi. de la Psol et de l’Oboianska; 5,000 hab. Comm. de bétail , cire , soies de porc.

OBOLE, monnaie d’argent de l’anc. Athènes. Elle valait le 6e de la drachme, ou 15 centimes de notre monnaie. Après la conquête de la Grèce par les Romains, on fit aussi des oboles de cuivre. Le nom d’obole vient du grec obelos, broche, parce qu'originairement la forme de la monnaie était celle d’une petite baguette.

OBOTRITES, peuple slave de la Germanie septentrionale, branche des Wcndes ou Veuèdes, habitait sur le haut Oder, dans le Mecklembourg actuel. Louis le Germanique les battit en 844, et leur imposa des ducs allemands; ils se révoltèrent en 858 , et furent encore défaits eu 862 par Louis de Saxe.

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