‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 217 sur 864 · OBS · texte numérisé non relu

OBS

ORRA, riv. des Etats prussiens (Posen) , affl. g. de la Vi’arllia. Cours de 240 kil. , par Kosten et Meseritz.

OBRAt (Jri , nom latin de I’Ocker.

OBRECHT (Ulrich), jurisconsulte et philologue, né à Strasbourg eu >46 , ru. en 1701 , étudia à Montbéliard et à Altdorf , vovagea en Allemagne et eu Italie , et . de retour dans sa’patrie, succéda à Bœcler dans sa double chaire d'éloquence et d’histoire. Il abjura le luthéranisme à Paris , entre les mains de Bossuet, en 1664 , fut nommé , l’année suivante , préteur royal de Strasbourg, et chargé, en 1698 , d'une mission diplomatique à Francfort-sur-Ie- Mein. On a de lui , entre autres ouvrages : De vexillo imperiali, Strasbourg, 1673, in-4°; Alsaticarum rerum prodromus, 1681, in-4°, plan d’une histoire complète de l'Alsace; Dissertationes , Urationes et Programmata , 1704, in-4°; des éditions estimées de Dictys , de Quintilien , et de {'Histoire Auguste ; des Notes sur le traité de Jure belli et pacis de Grotius; une version latine de la Vie de Pylhayore par Jamblique.

OBRÉUON (Bernardin) , né à Las Huelgas, près de Burgos en 1540, m. à Madrid en 1599, suivit d’abord la carrière des armes , renonça au monde en 1568, et institua les Frères-Infirmiers Minimes, qui soignent les malades dans les hôpitaux en Espagne.

O’BRIEN , nom d’une anc. et illustre famille d'Irlande, issue de Brien , né en 926 , m. en 1014 , qui régna 56 ans sur le S. de Pile et expulsa les Danois après la victoire de Clontarf. Elle gouverna pendant 500 ans la Momonie. Parmi ses membres , on distingue Mortogh O Brien , qui soumit la plus grande partie de l'Irlande, fut en correspondance avec Henri Ier d’Angleterre, et auprès duquel le pape Pascal II accrédita un légat. Le dernier de la famille, Donogh O’Brien, fut détrôné par Henri VIII, eu 1543. A cette époque, les O'Brien formèrent deux branches : l’une s’éteignit au xvme siècle avec la fille de lord J. -Ch. O’Brien vicomte de Clara et comte de Thomond, qui servit en France et y devint maréchal; l’autre subsiste encore.

OBRINCA ou OBRINCUS , riv. de la Gaule, séparait la Germanie lre de la Germanie IIe. Auj. Akr.

OBROGATION, Obrogalio, changement à un chef de loi, chez les auc. Romains, substitution d’un chef à un autre déjà en vigueur.

OBSÉCRATION, sacrifice que le sénat de l’anc. Rome ordonnait en temps de calamités.

OBSEQUENS (Julius), auteur latin, probablement de la fin du ive siècle, est connu par un livre de Prodigiis , extrait en grande partie de Tite-Live et des autres historiens. On n’a que la partie comprise entre les années 16 et 743 de Rome. Le style en est plus simple et plus clair que celui des autres écrivains de ce siècle. On le trouve ordinairement à la suite d’Aurélius Victor. Des éditions spéciales ont été données par Lycosthènes , Bâle, 1552; Oudendorp, Leyde, 1720; Hof, 1772; il a été traduit en français par La Bouthière , Lyon , 1557 , et par M. Verger, dans la Bibliothèque latine - française de Panckoucke , 2e série, 1842, in-8°. D — R.

OBSERVANCE (Religieux de 1’), nom donné à des communautés qui observaient dans toute sa rigueur la loi monastique. C'étaient : 1° les Pères de l'Observance ou Observantins, issus des Franciscains ( V. ce mol) ; 2° les Pères de l’étroite Observance, dans l'ordre de Citeaux; 3° les Pères de la grande Observance, dans l’ordre de la Merci ; 4° les Frères prêcheurs de la primitive Observance, dans l'ordre des Dominicains.

OBSERVATOIRE DE PARIS, situé rue Cassini, entre les rues d’Enfer, du faubourg S^Jacques, et à l’extrémité S. de l’avenue de l’Observatoire. Sa forme est celle d'un rectangle de 29™, 23 de l’E. à PO., et de 26m,63 du N. au S., orientation rigoureusement exacte. Deux tours octogones sont engagées dans les angles de la façade méridionale, et un avant-corps de 7“, 80, couronné par un fronton, forme sujet de milieu sur la façade septentrionale, où se trouve la porte d'entrée. Du reste, l’architecture est d'une simplicité nue, et sans aucun ornement. L'édifice, construit tout en pierre, sans fer ni bois^ à 2 étages, un très-grand sur un petit, et se termine par une terrasse à 27 met. du sol. Claude Perrault en fut l'architecte, et l’éleva de 1667 à 1672. En 1834, on a ajouté au monument deux basses ailes accessoires, l’une à l’E., pour les observations, l’autre à 1 O., pour les cours publics. En outre, il y a un grand dôme rotatif en cuivre, de 13 mètres de diamètre, pour les observations astronomiques, sur la terrasse de la tour orientale. La ligne de la façade du S. de l’édifice se confond avec la latitude de Paris; la ligne méridienne passe au milieu du monument ; elle est tracée sur les dalles de la principale salle du 2e étage, et s’étend au N. jusqu’à

Dunkerque, au S. jusqu’à Collioure. Des caves, égales à la hauteur de l’édifice, servent aux expériences sur la chaleur des corps. L’Observatoire est un des plus beaux établissements de ce genre, surtout par les instruments dont il est pourvu. Un télégraphe électrique le met en comrnu- ; nication avec les principaux observatoires de l’Europe.

OBSESSION. V. Possession.

OBSIDIENNE ( Pierre), Obsidiana lapis , espèce de verre de volcan, très-noir et transparent, dont les anciens faisaient des parures et des statuettes.

OBS1DIONALE (Couronne). V. Couronnes.

OKVODIE, subdivision d’une waivodie.

OBY, île de la Malaisie néerlandaise, au S. de Gilolo. Culture du girofle; pêcheries de perles.

OC (Langue d’). V. Langue d’oc.

OCA (Sierra d’), anc. Jdubeda mons , partie septentrionale des monts Ibériens en Espagne , se rattache au versant méridional des monts des Cantabres , dans la prov. de Palencia, et se prolonge dans la prov. de Burgos, entre les sources de l’Ebre et de la Pisuerga, sur une longueur d’environ 120 kil.

OCAMPO (Florian de), historien espagnol du xvie siècle, né à Zamora, devint historiographe de Charles-Quint, et écrivit une Chronique générale de L'Espagne, Zamora, 1544, et Alcala, 1578, in -fol., depuis le déluge jusqu’à la 2e guerre punique; cet ouvrage a été continué jusqu’au christianisme par Ambrosio Morales.

OCANA, v. d'Espagne, prov. et à 50 kil. N.-E. de Tolède ; 6,013 hab. Palais du duc de Frias. Bel aqueduc, dit Fuenla-Vieja. Fabr. de savons et lainages, tanneries. Victoire des Français sur les Espagnols, le 19 nov. 1809.

ocana , brg de la Nouvelle-Grenade, sur le Rio-de-Oro, à 400 kil. N.-E. de Bogota. Mines de cuivre. Il s’y tint une Convention colombienne, pour modifier la constitution de Cucuta, en 1828.

OCCAM (Guillaume d’), philosophe scholastique, de l’ordre des Cordeliers, né vers 1280 à Occam (Surrey), m. à Munich en 1347 , fut disciple de Duns Scot , dont il devint par la suite l’un des plus ardents adversaires. Il se signala dans les disputes de l’école par la vivacité de son esprit. Banni de l’université d’Oxford pour y avoir excité des troubles parmi les élèves , il vint à Paris , y professa la théologie, et y soutint la cause du Nominalisme avec tant de chaleur, qu’il reçut le nom de Prince des Nominaux. En morale, il faisait dépendre le bien et le mal de la volonté arbitraire de Dieu. Occam prit la défense de Philippe le Bel contre Bouiface VIII, et s’engagea encore dans la querelle des ordres mendiants et des papes. Excommunié en 1330, il se réfugia auprès de l’empereur Louis de Bavière, qu’il soutint dans sa longue lutte avec la cour de Rome. On a de lui : Super quatuor libros senlentiarum , Lyon, 1495; Quodlibela , Paris, 1487; Summa logiez, ihid., 1488 ; Super potestale summi pontijicis, 1496.

OCCASION (L’|, divinité allégorique des anciens, présidait au moment le plus favorable pour réussir. Elle était figurée par une femme nue, un pied en l’air et l’autre sur une roue, la tête chauve par derrière (pour montrer qu’on ne peut plus la saisir quand elle est passée).

OCCATOR, agriculteur qui, chez les anc. Romains, recouvrait la semence, brisait les mottes, et labourait les vignes avec un raslrum. C. D — y.

OCCHIALI (Kii.ig-Ali , dit), eapitan-pacha ottoman , était né en Calabre dans le xvie siècle, et, pris jeune par les Turcs, s’était fait mrsulman. Pirate sous Dragut, il s’éleva aux plus hautes dignités dans la marine, eut un commandement à la bataille de Lépante , 1571, ramena les débris de la flotte turque à Constantinople, fut nommé capitan-pacha par Sélim II, prit aux Espagnols le fort de la Goulette en 1573, et mourut en 1577. Il avait fondé une [ belle mosquée à Constantinople, dans le quartier de Toi phana, et un collège pour 100 étudiants.

OCCIDENT ( Empire d’), un des deux empires romains formés, en 395, par le démembrement des Etats de Théodose. Le partage outre Arcadius et Honorius , fils de ce prince, avait été déjà préparé par celui qu’avaient fait Valentinien Ier et Valens en 364. L’empire d’Occideut ne subsista que jusqu’en 476, et eut pour souverains :

Honorius

Valentinien III. . . .

Olybrius

Pétrone-Maxime. .

Glycérius

Avitus

Julius Népos

Majorien

Romulus Augustule. .

Sévère III

Il était divisé en préfectures, diocèses, et provinces, de la manière suivante;

OCE

1° Préfecture des Gaules.

Diocèse de Bretagne. . |

Diocèse des Gaules...

Diocèse d'Hispan'e ..

Bvetagnes lre et 2«.

Grande-Césarienne.

Flavie Césarienne.

Yalentie.

Belgiques lre et 2e.

Germanies lre et 2e.

Lyonnaises ire, 2®, 38 et 4*.

Grande-Séquanaise.

Aquitaines lrc et 2e, Novempopulanie.

Narbonaises lre et 2e.

Viennoise ( plus tard subdivisée en lre et 28).

Alpes Grecques.

Alpes Maritimes.

Tarraoonaise.

Gallécie.

Carthaginoise.

Lusitanie.

Bétique.

Baléares.

Mauritanie Tingiiane.

2° Préfecture d'Italie.

Diocèse d’Italie propre.

Diocèse de Rome.

Diocèse d’Afrique,

Diocèse d’Illyrie.

Rhéties lre et 2®.

Alpes Cottiennes.

Vénétie.

Ligurie.

Emilie.

Flaminie.

Tuscie et Ombrie.

Valérie.

Picenum Suburbicaire.

Campanie.

Samnium.

Apulie et Calabre.

Lucanie et Brutium.

Sicile.

Sardaigne.

Corse.

Afrique et Byzacène.

Numidie.

Mauritanies Césarienne et Sititienne.

Tripolitaine.

Noriques lre et 2e.

Paimonies lre et 2e.

Valérie.

Savie.

Dalmatie.

En 800, Charlemagne renouvela l’empire d’Occident, qui fit place, en 902, à l’empire d’Allemagne, constitué parOtbon le Grand. V. Allemagne. Histoire.

occident, un des points cardinaux. V. couchant.

occident (Eglise d’). V. église.

occident (Grand schisme d’). V. schisme.

OCCIDENTAL (Archipel), groupe d’iles de l’Océanie (Polynésie). Les principales sont : Kendrick, Dolorès, Borodino.

OCCI TANIE , nom donné , pendant le moyen âge , au Languedoc, et même à tout le littoral français de la Méditerranée.

OCCO (Adolphe), numismate, né à Augsbourg en 1524, m. en 1606. Il exerça d’pbord la médecine, puisse livra à l’étude des antiquités. Son ouvrage principal est : Numismata impernl. rnmnnorum a Pompeio ni arjno ad Heraclium , Anvers, 1597, in-4°, réimprimé plusieurs fois avec des additions.

OCÉAN, Oceanus, dieu de la mer chez les païens, frère et époux de Téthys, et père des Océanides.

océan , nom général sous lequel on comprend l’immense étendue d’eau salée qui , avec les mers qui en dépendent, occupe les 3/4 de la surface du globe. Sa superficie est évaluée par Balbi à 580,141,000 kil. carrés. On distingue d’ordinaire 5 océans: V Atlantique, le Pacifique, l’Indien, le Glacial arctique, et le Glacial antarctique ( V. ces mots).

OCÉANIDES , nymphes des mers extérieures, filles de l’Océan et de Tétnys.

OCÉANIE , 5e partie du monde, entre l’Amérique à l’E. et l’Asie à 10., formée des nombreuses terres situées dans le Grand-Océan, se compose de quatre parties, selon la division de Dnmont-d’Urville, qui a été généralement acceptée : la Micronésie au N. -O., la" Mélanésie au S. -O., la Malaisie à l’O., et la Polynesie à TE. (T. ces mots ) , aux-

OCE

I quelles il convient d’ajouter les Terres australes, terres ; volcaniques , désertes et glacées , que Ton a découvertes dans ces dernières années, au S. du cercle polaire antarctique. La superficie de l'Océanie est évaluée à 10,631,000 kil. carrés, et la population à 25,000,000 d’hab. Entre les îles qui la composent, il y a de nombreux détroits; les principaux sont ceux de la Sonde, de Macassar, de Torrès, de Bass, de Cook ( V. ces mots). Les fleuves y sont peu considérables, excepté en Australie, à Bornéo, à Sumatra, à Java; les lacs sont aussi peu remarquables par leur étendue, mais on compte de nombreux volcans. La température, généralement chaude et humide, entretient une végétation très-brillante : on y voit le maïs, la canne à sucre, les épices, le benjoin, la cannelle, le camphre, le poivre, le cocotier, l’arbre à pain, le bananier, l’igname , les patates , tous les fruits des zones tropicales et équinoxiales. Sur les côtes se trouvent les poissons, les mollusques et les zoophytes les plus rares et les plus curieux; mais les mers sont hérissées de récifs de corail. Les anciens ne connaissaient pas l’Océanie : Marco-Polo est le premier Européen qui ait visité les îles malaises; mais aux Portugais revient l’honneur de l’exploration de ce nouveau continent. Dès 1511, ils visitent Sumatra, et s’établissent aux Moluques; en 1513, ils explorent Bornéo et Java. En 1521, Magellan, dans le premier voyage qui ait été fait autour du monde, découvrit les îles Philippines. Les Espagnols et les Hollandais continuèrent l’œuvre des Portugais. A la fin du xvne siècle, les Anglais succèdent aux Hollandais , et les Français leur disputent la gloire des voyages scientifiques; Byron , Carteret, Wallis, sont surpassés par notre Bougainville; enfin vint l’illustre Cook , qui acheva la reconnaissance de l’Océanie. Rappelons encore l’infortuné La Pérouse , dont le voyage, arrêté par une épouvantable catastrophe, servit à reconnaître quelques îles, et lorsqu’eut lieu son naufrage à Vanikoro, il allait entreprendre la série de ses explorations dans l’Océanie. — L’islamisme est la religion de presque tous les Malais; le catholicisme domine aux îles. Mariannes, aux Philippines, à Timor ; de nombreux Irlandais catholiques habitent la Nouvelle-Hollande et la terre de Van-Diémen; les calvinistes se rencontrent dans les colonies hollandaises, sut tout aux Moluques ; les colonies anglaises sont peuplées d’anglicans. Les missionnaires catholiques français ont converti les indigènes des îles Wallis, Gambier, etc.; les missionnaires protestants et américains ont établi leur croyance parmi les habitants des îles Taïti, Hawaii , Mangia. Le bouddhisme n’est plus guère professé que par les nombreux Chinois établis dans la Malaisie ; le brahmanisme subsiste encore à Java et dans quelques antres îles ; un polythéisme plus ou moins grossier est la religion des ind. gènes de la Micronésie et de la Polynésie. — Les colonies des Européens dans l'Océanie sont: aux Hollandais, les îles de la Sonde, Sumbawa-Timor, les Moluques, une partie de Célèbes et de Bornéo; ils comptent parmi leurs vassaux plusieurs sultans; leur capitale est Batavia, dans l'ile de Java. Les Anglais possèdent l’ile Labonan, l’ile Peel, la totalité de l'Australie, la terre de Van-Diémen, l’ile Norfolk et la Nouvelle-Zélande. Les Français ont les îles Marquises, Taïti, Gambier, la Nouvelle-Calédonie et Clipperton ; aux Espagnols appartiennent les Mariannes et les Philippines; les Portugais ont conservé l’Est de Timor.

OCELIS, anc. v. d’Arabie, à l’entrée de la mer Rouge. Auj. G héla.

ÔCELI .ODURUM, v. d’Hispanie (Tarraconaise), chez les Vaccéens Auj. Z'imora.

OCEI.LUM, v. de la Gaule Cisalpine, entre Suse et Turin, à 29 kil. de cette dernière, dans la vallée de la Doive; entre les vges de Condooe et. Aeùjliana. C. P.

ocellum duuii, v. d’Hispanie (Tarraconaise), cher les Vettons. Auj. Fermoselle.

OCELLUS LUCANUS, philosophe grec de l’école pythagoricienne, né en Lucanie, florissait vers 500 av. J.-C. On a sous son nom un petit traité De ta nature de l'univers, en 4 livr., dont le premier établit que le monde n’a pas été engendré et ne peut pas périr ; le 2e, qu il y a deux éléments, l’un actif, l’autre passif, dont les rapports harmonieux constituent Tordre du inonde ; le 3«, que rien n’est nouveau dans l’univers, mais que tout y est seulement renouvelé; le 4e, qu'il faut, dans l’union des sexes, songer à la conservation de l’espèce, non au plaisir. Ce traité a été publié en grec, Paris, 1539, in-4°; avec trad. lat. de Nogarola, Venise, 1559 ; la meilleure édition est celle de A. -F. -G. Rudolph, Leipzig, 1801, in-8». Il a été trad. en i français par d’Argens, Berlin , 1762, et par Batteux, Paris,. 1768, iu-y“.

oco

OCX

OCHINO (Bernardino ), moine apostat, né à Sienne en 1487, m. en 1584, entra dans l’ordre de Sl-Frauçois, puis dans celui des Capucins, embrassa la réformation à Genève en 1542, se maria avec une jeune fille qu’il avait enlevée, mena désormais une vie errante, se fit chasser d’Angleterre, de Suisse et de Pologne, et mourut de la peste en Moravie. On a de lui: des Sermons, Sienne, 1543, 4 vol. in-8° ; 100 Apologues contre les abus et les erreurs de la synagogue papale , de ses prêtres, moines, etc. , Genève, 1554, in-8° ; 30 Dialogues, Bâle, 1563, 2 vol. in-12; l'Image de l'Ante- Christ , etc. Ces ouvrages, écrits en italien , sont pleins de déclamations contre l’Eglise romaine. B.

OCHMIANA ou OSMIANÀ. , v. de la Russie d’Europe, gvt et à 53 kil. S.-E. de Wilna; 4,000 hab.

OCHO.S1AS , fils et successeur d’Acbab , roi d’Israël, monta sur le trône l’an 888 av. J.-C., et suivit les traces de son père, adorant Baal et Astarté, et consultant Belzébuth, dieu d’Accaron. Il mourut, suivant la prophétie d’Elie, l’an 887, après un an de règne.

ocuustAS, roi (le Juda, appelé aussi Joachus et Azarias, fils de Joram et d’Athalie, succéda à son père l’an 877 av. J.-C., à l’àge de 22 ans. Impie comme son aïeul Achab, il accompagna Joram , roi d’Israël , dans une guerre contre les Syriens ; mais Jéhu , son général , marcha contre les deux princes, qui furent vaincus et tués, en 876.

OCHRIDA. V. Okhrida.

OCHS, c.-à-d .bœuf, en allemand: OcnsENfiop/-, tête de bœuf. Même signification que le breton Penochsen (Paimbceuf ).

OCHS (Pierre), né à Bâle en 1749, m. en 1808, chancelier et grand-tribun du canton de Bâle, prit parti pour la démocratie en Suisse, entra en rapports avec les agents du Directoire de France, contribua à amener la paix de Bâle entre cette puissance et l’Espagne en 1795, s’entendit avec Brune et le colonel Laharpe pour amener la révolution helvétique de 1798 , fut nommé un des directeurs de la république nouvelle, donna sa démission l’année suivante, servit bientôt les desseins du 1er consul Bonaparte, prit part à la Consulta helvétique, convoquée à Paris en 1802, ainsi qu’à la rédaction de la nouvelle constitution , et reçut le titre de conseiller d’Etat. On a de lui : Histoire de la ville et du territoire de Bâle , 1786-1821, 5 vol. in-8°.

OCHSENHAUSEN , vge du royaume de Wurtemberg, à 12 kil. E.-S.-E. de Biberach; 1,340 hab. Ane. abbaye bénédictine de Winnebourg , 1099-1803, auj. résidence princière. Fabr. de broderies sur mousseline.

OCIiSFELD ou OCHSENFELD , vaste plaine, jadis inculte en partie, entre Thann et Cernay ( H. -Rhin ). Les Suédois y vainquirent les Impériaux, commandés par le duc de Lorraine, en 1634.

OCHUS. V. Artaxerce III.

ochus, auj. Teiljend, riv. de la Haute-Asie, sortait du mont Paropamisus, bornait ia Bactriane à 10., arrosait l’Arie. la Parthie, et l’Hyrcanie , et se jetait dans la mer Caspienne selon les uns, dans l’Oxus selon les autres. Le Tedjend se perd auj. dans les sables.

OCIvER, Obracus, riv. d’Allemagne, naît dansleHarz, à l’E. de Klausthal (Hanovre), passe à Wolfenbuttel et Brunswick, et se jette dans l’Aller, rive gauche. Cours de 120 kil. du S. au N, — Sous le 1er empire français, l’Ocker donna son nom à un département du royaume de Westphalie, ch.-l. Brunswick.

OCLAS1R, v. de l’Hindoustan anglais (Bombay), dans Pane. Goudjérate, à 9 kil. S. -O. de Barotche ; 9,000 hab.

OCKLEY (Simon), orientaliste, né à Exeter en 1678, m. en 1720, fut professeur d’arabe à l’université de Cambridge. On a de lui : Introdvctio ad linguas orientales, 1706, in-8°; Précis sur la Barbarie occidentale, 1713, in-8° ; Histoire de la conquête de la Syrie, de la Perse et de l’Egypte par les Sarrasins, 1708-18, ou 1757, 2 vol. in-8°, etc.

O’COXNELL (Daniel), le grand agitateur irlandais, né en 1775, prés de Cahirciveen , dans le comté de Kerry, m. en 1847, était d’une famille aisée, qui rattachait son origine à d’anciens chefs de clans. Il fit ses premières études au collège des Jésuites de Sl-Omer, et les termina au séminaire irlandais de Douai. La loi qui interdisait le barreau aux catholiques irlandais venait d’être abrogée ; O’Connell entra comme étudiant au Middle-Temple, et se fit recevoir avocat en 1798. Ses débuts furent brillants; il eut bientôt une clientèle nombreuse et une influence considérable. De bonne heure, il s’associa aux efforts des patriotes, qui travaillaient à l’émancipation de l'Irlande, parla dans les clubs, écrivit dans les journaux, défendit avec succès plusieurs libéraux arrêtés pour cause politique, et vit. croître de plus en plus sa popularité. En 1815, un propos injurieux tenu sur la municipalité de Dublin lui attira une provoca-

tion de la part d’un des aldermen : un duel eut lieu ; l’ai— dermen fut tué. En 1823, aidé du célèbre avocat Shiel , il fonda une Association catholique, et établit une contribution assez faible pour que tous pussent y prendre part. Toute l’Irlande se trouva en peu de temps réunie dans cette association , dont l’organisation alarma le gouvernement. Traduit devant le grand-jury en 1824 pour excitation à la révolte, O’Counell fut acquitté, et, en 1828, le comté de Clare le nomma député au parlement : niais il refusa le serment du Test, et ne put siéger. L’année suivante, l’émancipation des catholiques fut accordée, et les électeurs de Clare élurent de nouveau O’Connell, 1830, qui représenta ensuite successivement les comtés de Waterford, Kerry, Kilkenny, Dublin et Cork. Sa présence et sa parole furent d'un puissant secours pour le parti whig, qui lui dut son triomphe. 11 sut d’ailleurs rester indépendant, refusa les places qui lui furent offertes par le ministère Melbourne, et se consacra tout entier à la défense des intérêts de son pays. L’Irlande lui dut l'abolition de la plupart des lois vexatoires qui pesaient sur elle, le rejet du bill de lord Stanley qui menaçait le peu de libertés qu'elle avait conquises , et enfin l’admission des Irlandais aux charges municipales. Lui-même fut nommé, vers la fin de 1841, lord-maire de Dublin , et devint l'organe légal de ce peuple qui , depuis longtemps, n’écoutait plus d’autre voix que la sienne. C’est alors qu’il poussa l’Irlande à solliciter le rappel , c.-à-d. la dissolution de l’union législative entre l’Irlande et l’Angleterre. Il fit signer des pétitions, organisa de nombreux meetings, parcourut l’Irlande, l’électrisa par sa parole, y excita et y maintint cette agitation pacifique dont il se fit une arme puissante et souvent victorieuse dans les discussions du parlement. Cette effervescence d’un pays que la force seule maintenait dans l’obéissance prit bientôt des proportions menaçantes, et , malgré le caractère essentiellement pacifique de ses discours, O’Connell se vit arrêté de nouveau et traduit devant le tribunal de Dublin ; condamné à la prison , il en appela à la Chambre des Lords, et l’arrêt fut cassé, 1844. La question du repeal ne fut d’ailleurs jamais portée devant le parlement britannique. O’Connell finit lui-même par ne plus espérer le succès d’un projet chimérique. Mais cette lutte gigantesque contre un fait à jamais accompli avait usé ses forces : il dut abandonner l’arène où il avait si longtemps combattu sans relâche. Il se décida à aller en Italie pour y rétablir sa santé ; la maladie l’arrêta à Gênes, où il mourut. L’Irlande sembla perdre avec lui tout espoir d’affranchissement, et retomba, après la mort du libérateur r dans l’assoupissement d’où il l’avait tirée. F — T.

O’CONNOR, nom d’une dynastie de rois irlandais du Connaught, avant la conquête anglaise. On connaît surtout : Turlogh O’Connor le Grand, né en 1088, m. en 1156, qui chercha à régner sur l'ile entière et eut pour adversaire Mortogh O'Brien ; et Roderic O’Connor, qui fut dépouillé, en 1171, par Henri II, roi d’Angleterre.

o’connor (Feargus), né dans le comté de Cork en 1796, m. en 1855, membre du barreau irlandais, et plusieurs fois député au parlement, se rendit populaire parmi les classes laborieuses par sa défense du chartisme. Fréquemment condamné pour discours séditieux, il fut placé, en 1853, dans un asile d’aliénés.

OCOPA, v. du Pérou, département et à 70 kil. N. de Huancabelica, sur la Jauja; 15,000 hab. Haras important.

OCOSINGO, v. du Mexique, département et à 145 kil. E. de Chiapa, sur la rive dr. du San-Pedro ; 5,000 hab. Vestiges de l’anc. v. de Tulha.

OCREA, jambart de fer, partie de l’équipement du soldat légionnaire chez les anciens Romains, jusqu’au temps de Gratien ; il le portait à la jambe droite seulement, qui en était couverte par devant, du cou-de-pied au genou. — grosse bottine de cuir épais, à l’usage des chasseurs à la grosse bête, en hiver, dans les neiges, chez les anciens Romains. C. D — V.

OCRICULUM, v. d’ümbrie ; auj. Olricoli.

OCTAÈTÉRIDE. V. Calendrier grec.

OCTAVE. F. Adguste.

OCTAVIA , gens ou maison patricienne de l’anc. Rome, dont les branches principales furent les Rufus et les Balbus. — Maison plébéienne, qui acquit un grand éclat par son union à la famille Julia, et par l’élévation d Octave à l’Empire.

OGTAVIE, sœur de l’empereur Auguste, fut mariee d’abord à M. Claudius Marcellus, puis à Antoine, qui, épris de Cléopâtre, se montra insensible à sa beauté et à ses vertus. Elle avait eu de son 1er époux un fils qui fut Marcellus, qn’ Auguste destinait à l’Empire , et dont Virgile a célébré la mort. Le chagrin profond de 1 avoir perdu

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