‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 218 sur 864 · ODE · texte numérisé non relu

ODE

hâta sa fin ; elle mourut l'an 742 de Rome, 11 av. J.-C.

octavie, fille de l’empereur Claude et de Messaline, et sœur de Britaimicus, fut d’abord fiancée à Silanus, petit-fils d’Auguste; mais Claude, cédant à l’ambitieuse Agrippine, lui fit épouser Néron, qui la relégua dans l’île de Pandataria et la fit tuer à 20 ans, pour épouser Poppée, l’an 815 de Rome, 62 ap. J.-C.

OCTAVIEN, Octavianus, nom que prit Octave après son adoption par Jules César.

OCTEVILLE, ch -1. de cant. (Manche), arr. et à 2 kil. S. -O. de Cherbourg; 1,335 hab.

OCTOBRE, 10e mois de l’année dans le calendrier moderne, a 31 jours. Il était le B' dans le calendrier romain; de là lui vint son nom. Il était consacré à Mars. On le personnifiait par un chasseur qui avait un lièvre à ses pieds, des oiseaux au-dessus de la tête, et une espèce de cuve auprès de lui.

OCTürre 1789 (Journées des 5 et 6 ). V. louis xvi.

OCTODURUM ou OCTODURUS, v. de la Gaule (Alpes Grées|, capitale des Véragres. Auj. Martiyny. Près de là eut lieu le massacre de la Légion Thébaiue. — v. d’Hispanie ; auj. Toro.

OCTOGESA, v. dTTispanie ( Tarraconaise) , chez les Ilcrgètes. Auj. Mequinenza.

OCTROIS, taxe municipale perçue en France sur les objets de consdmmation, à l’entrée des villes et à leur profit, sauf déduction d’un 10e sur le produit net, pour le Trésor public. Les octrois ont été inventés vers le milieu du xi ve siècle, à la demande de quelques communes. Les rois n’en permirent l'établissement qu’en vertu d’une concession, d’un octroi de leur part, d’où vint le nom de la chose. Ils prélevaient un quart du produit pour leur épargne; Louis XIV, dès 1663, doubla cette part royale. Les octrois furent supprimés en 1791, rétablis par la loi du 27 vendémiaire an vu (18 octobre 1798), et rendus obligatoires dans les villes dont les hospices n'avaient pas de'revenus suffisants. Cette nouvelle destination les fit appeler octrois municipaux et Je bienfaisance. Auj. les octrois ne sont établis que sur la demande des communes, après avis favorable du Conseil d'Etat, et l’autorisation de l’empereur. Presque toutes les villes ont des octrois, qui forment souvent leurs seuls revenus. Les lois du 28 avril 1816, et du 18 juillet 1837, laissent aux conseils municipaux la désignation des objets à soumettre à l’octroi ; mais la quotité de chaque taxe doit être approuvée par le Conseil d’Etat. Les taxes se tarifent suivant l’importance des localités, ce qui fait qu’elles sont très-dissemblables.

OCZAKOFF. V. Otchakoff.

ODALISQUES, c.-à-d. en turc chambrières, esclaves du Harem impérial, attachées au service des autres femmes de Sa LIautesse. On a étendu ce nom à toutes les femmes d’un harem. D.

ODENAT (Septimius), prince arabe, époux de la célèbre Zénobie, était phylarque ou cheikh des tribus sarrasines de la Palmyrène, et sénateur de la colonie romaine de Palmyre. Pendant le règne de Valérien, il se rendit à peu près indépendant, fut l’allié de Sapor, roi de Perse, contre les Romains, et le seconda dans ses opérations en Syrie, l’an 256 de J.-C.; puis il le harcela dans sa retraite, et lui enleva une partie de son butin. Plus tard, Valérien étant tombé entre les mains des Perses, il sollicita de nouveau l’alliance de Sapor, n’obtint' de lui qu’un dédaigneux silence, le battit sur les bords de l’Euphrate, et l’assiégea dans Ctésiphon, dont il ne put s’emparer. Ayant ensuite écrasé les usurpateurs qui avaient pris la pourpre, il reçut de Gallien le titre de général de tout l’Orient, 263. Son ambition n’en fut point satisfaite : il força l’empereur à lui donner le titre d’Auguste. Après de nouveaux succès contre les Perses, les Scythes et les Goths, il fut assassiné à Emèse par son neveu, dont Zénobie est accusée d’avoir armé le bras, 267.

ODENIIEIM, brg du gr.-duché de Bade, à 16 kil. N.-E. de Bruchsal ; 1,700 hab. Célèbre abbaye de Bénédictins.

ODENSÉE, v. de Danemark, capitale de l’ile de Fionie etdustiftde ce nom, sur l'Odensée, à 140 kil. O. -S. -O. de Copenhague; 14,255 hab. Evêché luthérien, gymnase, 2 bibliothèques. Belle cathédrale du xi® siècle. Maisons de force et de correction. Excellente bière. Fabr. de gants et de draps. — La fondation de cette ville est attribuée à Odin. On y tint, en 1528, une diète pour la réformation de l’Eglise danoise.

ODENWALD, chaîne de montagnes de la Hesse-Darmstadt, s’étendant du N. au S. entre le Neckar, qui la sépare du Schwarzwald, et le Mein, qui la sépare du Spenhardt. Point culminant : le Katzenbuckel {727 mèt.).

ODEON (du grec ddè, chant). Athènes avait, dés avant la construction du premier théâtre de pierre (70e olymp.), un Odéon où se livraient les combats de musique et de poésie. 11 était sans toit, et fort vaste ; il servit plus tard à des distributions de blé, aux séances d’un tribunal. L’Odéon construit par Périolès, pour les concours poétiques et les représentations dramatiques, était couvert en forme de tente, avec les mâts de la flotte de Xercès On connaît encore l’Odéou de Kégille, bâti à Athènes par Ilérode Atticus, et subsistant de nos jours. — A Paris, l’Odéou est un théâtre élevé en 1782, prés du palais du Luxembourg; destiné d’abord à la Comédie française, consacré à des opéras en 1~97, il prit alors le nom d’ Odéon. On en fit un Second théâtre Français eu 1818. C’est un des beaux édifices de Paris; il fut construit sur les plans de De Wailly et Peyre. L’intérieur de cette salle fut brûlé deux fois, en mars 1799 et en 1818. Le Conseil des Cinq-Cents y fut réuni en 1797 , poVr prononcer les .proscriptions du 18 fructidor (F. Fructidor).

ODER, c.-à-d. supérieur, situé au-dessus, en allemand; se joint à des noms de lieux, par opposition à nieder ou unter.

ODER, Viudrus, fleuve d’Allemagne, prend sa source dans les montagnes de la Moravie, trave.se la Silésie autrichienne et la Si é.-ie prussienne, le Brandebourg, la Poméranie, arrose Ratibor, Oppeln, Brieg, Breslau, Ülogau, Francfort, Kustrin, Stettin, et reçoit, à droite, l'Otsa, la Klodnitz, la Malapane, la Stober, la Weida, la Bartseh avec l’Orla, la Wartha; à gauche, l’Oppa, la Zinna, la Neisse, l’Oblau, la Lobe, la Weistriz, la Katzbaeh, la Boher, et se jette dans la Baltique vis-à-vis des i les IVollin et Usedom. Cours de 940 kil. environ. Le canal de Bromberg, en Pologne, l’unit à la Vistule, et il communique aussi avec la Wartha, au-dessus de Posen, par les marais d’Ohrzycha.

ODERAN, v. du royaume de Saxe (Zwickau), à 7 kil. N.-E. d’Augustusburg ; 5,183 hab. Fabr. de cotons et lainaues.

ODERAU, v. des Etats autrichiens (Silésie), à 30 kil. S. de Troppau, sur l’Oder; 2,900 hab. Fabr. de draps.

ODERBERG, v. des Etats prussiens (Brandebourg), sur l’Oder, à 55 kil. N.-E. de Berlin; 2,300 hab. — Détruite par les Suédois, en 1637.

UDERZO, anc. Opiterqium,v. du royaume d’Italie (Vénétie,1, délcg. et à 26 kii. N.-E. de Trévise, sur le Monticano: 5,200 hab.

ODESCALCHI. V. Innocent xi.

ODESSA, grande ville, de la Russie méridionale, gvt et à 170 kil. O. -S. -O. de Kherson, dont elle est un ch.-l. de district, par 46e 27’ 05” lat. N., et 28» 25’ 35” long. E., sur la côte N. de la mer Noire, où elle a 2 ports. Elle est défendue du côté de la mer par plusieurs batteries. Citadelle ; enceinte continue et 5 forts commencés pendant la guerre de Crimée de 1855. La ville, vue de la mer, paraît située en amphithéâtre au S. d’une vaste baie ouverte aux vents d’E.. entourée de falaises, et peu sûre en hiver. Elle est régulièrement percée et bien bâtie, mais manque d’eau et de bois, de pavé, et presque d’éclairage. On y remarque la cathédrale, le théâtre, la bourse, la banque, le lazaret, l’Université (anc. lycée Riche lieuj, et -ur 1 esplanade du port, la statue de ce duc, térnognige de la reconnaissance du gvt Ecoles de langues or. eut des, de commerce , d’hydrographie; collections scientifiques, bibliothèques. Société d'économie rurale et d’histoire. Chantiers de construction. Grand commerce de grains et farines; soieries, savons, suif, cuirs, laines, chanvre, goudron; brasseries, forges, etc. ; 120,000 hab. environ, dont beaucoup d'étrangers. — Odessa fut fondée en 1791, par Catherine II, au lieu appelé dans l’antiquité Islrianorum \ portus, près de l'emplacement d’Odessus, anc. colonie milésienne. Originairement on l’appela Iladji-Bey , d’un bourg tartare dont 'elle occupa Remplacement ; le nom d’Odessa lui fut donné en 1795. Quelques franchises commerciales, concédées en 1802, commencèrent sa prospérité, dont les développements les plus notables sont dus au duc de Richelieu, émigré français, qui en fut gouverneur de 1803 à 1815, et au général Langeron, autre émigré français, qui succéda au duc de Richelieu de 1815 a 1823, et i fit, en 1817, déclarer Odessa port franc. Depuis cette franchise, et sous l’administration du prince Woronzow, qui a noblement continué les traditions de ses prédéces- | senrs, la ville est une place de commerce de premier | ordre. Sou industrie consiste surtout en corderies, dont les produits sont fort estimés, en fabrioat. de chandelles, et fabricat. de bougies stéariques. Il y a aussi des lavoirs de laine, des fonderies de suif, et une belle minoterie à vapeur. Le port d’Odessa a été bombardé eu avril 1854

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