OMM
OMAN ou sohar , v. d’Arabie ( Oman ) , sur la mer d’Oman, à 220 kil. N.-O. de Maskate. Chantiers de construction; comm. assez actif.
OMAR 1er | Abou-Hafsa-Ibn-al-Khattab ), 2® calife, succéda à Abou-Bekr, l’an 634 de J.-C. Persécuteur de l’islamisme , il en devint le plus zélé défenseur. A son avènement au califat, il dit aux Musulmans : «Il n’y aura Jamais d'homme plus puissant à mes yeux que le plus faible d’entre vous, s’il a pour lui la justice ; et jamais homme ne me paraîtra plus faible que le plus puissant, s’il élève des prétentions injustes. » Toute sa vie fut conforme à ces paroles. Il fut le premier auquel les Musulmans donnèrent le titre d'émir- al- mnuménim, c.-à-d. commandeur des croyants. Son général Khaled, euvoyé en Syrie, battit à Yarmouk les Grecs commandés par un lieutenant d'Héraclius, conquit la Mésopotamie, et s’empara de Damas. La prise de Jérusalem acheva la soumission de la Syrie. Omar, après avoir fondé Bassora pour couper aux Persans le chemin des Indes, se rendit à Jérusalem pour signer la capitulation : son équipage était de la plus austère simplicité. Il reçut à coups de pierres les émirs Yazid et Abou- Obayda,qui s’étaient présentés à lui avec des vêtements de soie. De retour à Médine , il créa des bureaux d’administration et de finances. Il accorda des pensions aux parents de Mahomet. Son général Amrou fit la conquête de l'Egypte, et prit Alexandrie en 640, où il brûla une riche bibliothèque, non pas, comme on le dit ordinairement, celle du Serapeum, détruite longtemps auparavant, mais une autre. Amrou proposa au calife de conserver ces trésors littéraires : Omar ordonna de les brûler, en disant que le Coran tenait lieu de tous les livres. Dès 640, toutes les tribus arabes étaient déjà réunies en un seulcoi'ps de nation. La Syrie, la Mésopotamie, la Perse jusqu’à l’Oxus, la Libye jusqu’aux confins de la Tripolitaine, reçurent la foi musulmane ou payèrent tribut. Pendant son califat, Omar détruisit 4,000 églises et bâtit 1,400 mosquées. Il fut assassiné au milieu de ses succès par un esclave persan , 644. Il était sobre , d’une grande dignité de caractère. Son inflexible justice faisait pardonner à la dureté de son commandement. La sagesse de son administration assura Ja durée de ses conquêtes, et sa simplicité créa d'immenses ressources à ses successeurs. D.
omar il , fils d’Abd-el-Aziz, 8e calife ommiade, succéda, en 717, à son cousin Soliman, fils d’Abd-el-Mélek. 11 fut simple, modeste, équitable, pieux. 11 supprima la malédiction d’Ali , qu’on publiait dans la mosquée après la prière solennelle, et dont Moawiah Ier était l’auteur. Son affection pour Ali et ses descendants, et la crainte qu'il ne changeât l'ordre de succession au trône, déterminèrent les Ommiades à se défaire de lui. 11 fut empoisonné à l'âge de 40 ans, 720. D.
omar (Abou-Hafs-al-Galedli-br.n-Schoaib), officier arabe, né près de Cordoue vers la fin du vu® siècle, se révolta contre Abdérame II, fut battu, s’enfuit avec quelques compagnons, exerça la piraterie sur la Méditerranée, prit l’ile de Crète, et y bâtit un fort, El-Khandak (le retranchement), d’où est venu le nom de Candie.
OMAR-AL-MOTAWAKKEL-AL-ALLAH(AbOU-Mohammed), dit Al Afias , 5e et dernier roi maure de Badajoz, 1079- 1094, succéda à son frère aîné Yahia, se joignit aux Almoravides contre Alphonse "VI, roi de Castille, puis fut dépouillé par eux et mis à mort. Il était célèbre par ses richesses et son goût pour les arts.
OMAWHAWS, peuplade indigène de l’Amérique du N., dans les Etats-Unis (Missouri ).
O.MBAY , île de la Malaisie néerlandaise, dans l’archipel de la Sonde, au N.-O. de Timor, dont un canal de 26 kil. la sépare; par 8» 22' 5" lat. S., et 122° 46' 53" long. E. ; 90 kil. sur 35.
OMBOS, auj. El-Boueth ou Koum-Ombos, v. de l’anc. Egypte (Thébaide), sur la rive dr. du Nil, entre Apollinopolis Magna au N. et Syène au S.; ch.-l. du nome Ombite. On y rendait un culte spécial au crocodile. — Visà-vis Oinhos, de l’autre côté du Nil, était Contra-Ombos.
OMBRES. Les anciens nommaient ainsi, quelque chose d’intermédiaire entre l’âme et le corps, une image impalpable du corps, servant comme d’enveloppe à l'âme. C’était l’Ombre qui descendait aux Enfers.
omures , Umbrœ , convives qui, chez les anc. Romains, étaient amenés dans un festin par un invité, et sans avoir été invités eux-mêmes. Ils étaient comme l'ombre portée de celui qui les amenait. C. D — y.
OMBRIE, Vmbria, contrée de l’Italie ancienne, entre la Gaule Cispadane au N., l’Etrurie à l’O., dont le Tibre la .séparait, la Sabine au S., le Picenum et la mer Adriatique àl’E.; v. princ. ; Fulginium, Seua Gallica, Iguvium. Tra-
versée par l’Apennin , arrosée au S. par le Nar. — Les Ombriens (du celtique ombra, homme fort) étaient d’origine gauloise. Ils prirent part aux guerres des Etrusques et desSamnites contre Rome, 311-307 et 297-295 av. J.-C., et furent soumis par les Romains en 280.
ombrie, anc. prov. du roy. d’Italie, auj. Prov. de Pérouse; entre celles d’Aquila, d’Ascoli et Macerata à l'E., de Pesaro-Urbino au N., d’Arezzo et Sienne à l'O., et l’Etat pontifical au S. Ch.-l. , Péiouse ( V . ce mot).
OMBRIOS, c.-à-d. pluvieux, surnom sous lequel Jupiter avait un autel sur l'Hymette. Des médailles le représentent versant la pluie de la main gauche. Sur la colonne de Marc-Aurèle, à Rome ( V. Colonnes), il a les traits d’un vieillard ailé , dont la barbe et les deux bras étendus épanchent des torrents d’eau.
OMBRONE, Umbro , riv. de Toscane, prend sa source dans les Apennins, à 22 kil. E. de Sienne, coule au S., passe à Asciano et Buonconvento, et se jette dans la Méditerranée près de Grosseto. Cours de 170 kil. Sous le 1er empire français, en 1808, elle donna son nom à un département borné à l’O. par la principauté de Piombino, au S. par le département du Tibre, à l'E. par celui du Trasimène , au N. par celui de l’Arno et la Méditerranée ; ch.-l. Sienne; s.-préf. : Montepulciano et Grosseto.
O’MEARA ( Barry-Edward ), né en Irlande vers 1770, m. aux environs de Londres en 1836, était chirurgienmajor sur le vaisseau le Bellérophon, où Napoléon Ier vint si fatalement réclamer l’hospitalité anglaise. Comme il se montra empressé auprès de l’empereur, on lui proposa de le suivre à Ste-Hélène, ce qu’il accepta, avec l’autorisation de l'amiral anglais. Il vécut environ trois ans dans la familiarité de Napoléon; mais le gouverneur Hudson-Lowe ayant voulu qu’il devînt l’espion de l’illustre captif, il s’y refusa noblement, fut rappelé en juillet 1818, et rentra en Angleterre, où le gouvernement le priva de tout emploi. O’Meara a publié divers ouvrages sur Napoléon, entre autres : Napoléon en exil à Ste-Hélène, relation contenant les opinions et le3 réflexions de Napoléon sur les événements les plus importants de sa vie, trad. de l’anglais parMme Collet, Paris, 1822, 2 vol. in-8°.
OMER (Saint), Audomarus, né près de Constance en Helvétie, d’une famille noble, vers la fin du vie siècle, entra au monastère de Luxeuil, en fut tiré par Dagobert, en 637, pour occuper le siège épiscopal de Thérouanne , travailla à rétablir la discipline dans son diocèse, aidé de S1 Bertin, de S1 Mommolin , et de S1 Ebertram , qu’il appela près de lui. S1 Orner mourut vers 670. Fête, le 9 septembre.
. OMER (saint-), Audomari fanum , s.-préf. I Pas-de-Calais), à 68 kil. N.-O. d’Arras, 285 N.-E. de Paris, par le chern. de fer du Nord, sur l’Aa, à i’embouch. du canal de Neuf-Fossé, dans un pays marécageux; 19,656 hab. Place de guerre de 2e classe, direction d’artillerie. Cour d’assises; tribunaux de lre inst. et de comm., lycée, bibliothèque, musée, salle de concerts. Filât, de laine, de coton, de fil; fabr. de draps, couvertures de laine, passementeries, broderies, chapeaux, toiles métalliques, savons, papier, cuirs; brasseries, distilleries, huileries, raffineries de sel, amidonneries, sucre indigène ; manuf. de pipes en terre. Comm. de grains, vins, huiles, eaux-de-vie, houille, etc. Belle cathédrale gothique, du xivc siècle, contenant un remarquable buffet d’orgues, la tombe de S1 Orner par Girardon, et une statue colossale, dite grand Dieu de Thérouanne. Les faubourgs de Hautpont et de Lyzel sont sillonnés par 300 canaux environ. — Cette ville se forma autour du couvent de Sithiu, fondé en 640 par S1 Bertin, qui en fut le 1er abbé. Ses franchises furent reconnues et étendues par une charte de 1127. Louis XI l’assiégea en 1477 : les Français s’en emparèrent en 1487; en 1489, les Impériaux, d'intelligence avec les habitants, y rentrèrent. Un évêché y fut érigé en 1560. Les Français prirent Sl-Omer en 1677, et il leur resta depuis lors. On y remarque une tour et quelques arcades de la nef de la magnifique abbaye de St-Bertin, détruite pendant la Révolution. Cette ville possédait un célèbre collège de jésuites anglais, où les familles catholiques de la Grande-Bretagne envoyaient leurs enfants. Sous la lr« République française, on l'appela Morin-la- Montagne. Patrie de l’abbé Suger.
OMESSA, ch.-l. de cant. (Corse), arr. et à 12 kil. N.-E. deCorte; 977 hab. Fabrique de gros draps.
OMMEGANCK ( Balthasar- Paul), peintre de paysage, né à Anvers en 1755, m. en 1826, eut pour maître Antonissen ; mais l’étude de la nature et ses goûts innés furent ! ses vrais instituteurs. Les provinces de Liège et de Namur lui fournirent la plupart de ses motifs. Il sut reproduire la brume du matin, l'éclat voilé du soleil d’automne, la grâce des vallons et des pâturages. Son coloris est l’une
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19fi3 —